AEE-10 La recherche de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes du  Conseil du statut de la femme c’est comme la quête du Saint-Graal du Roi Arthur - Addendum mars 2010

 

Homme d'aujourd'hui

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Le Conseil du statut de la femme vient de publier, à nos frais,  deux documents 1, «Portrait statistique Égalité Femme /Homme  Où en sommes-nous au Québec» – (91 pages) et  «Le Portrait  des Québécoises en 8 temps »– (14 pages). Ils sont en quelque sorte des rapports d’étape à propos de la mise en œuvre de la Politique  de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes adoptée, en 2006, par le gouvernement de Jean Charest. Même si le deuxième document n’est pas une synthèse du premier on trouve plusieurs informations similaires, c’est comme çà quand on dispose des fonds publics inépuisables. Nous allons, nous, éviter les dédoublements en ajoutant  au premier quelques extraits tirés du second, au besoin. 

Nous croyons que cette recherche de l’égalité de fait  est aussi utopique que la quête du Saint-Graal du Roi Arthur à l’époque médiévale 2. Trois raisons.

1-   Dans les deux cas l’objectif poursuivi est inatteignable parce qu’il est flou et imprécis. En effet, il est aussi impossible de préciser la nature du Graal qu’il est impossible de préciser   quand  et comment  l’égalité de fait entre les femmes et les hommes sera atteinte au Québec, parce que les corrélations entre les variables en cause (le temps, les secteurs, les occupations, les  territoires, les situations, les catégories de femmes et d’hommes…) sont pratiquement infinies.

2-  Ceux qui prétendent vouloir l’atteindre ont intérêt à ne jamais réussir. En effet, la première utilité de ces démarches est de procurer un pouvoir aux personnes qui la prêchent  car l’œuvre est tellement noble (comme la maternité) qu’il faudrait être un mécréant pour ne pas  les appuyer,  peu importe le temps que cela pourrait leur prendre. À cet égard, la différence entre le Roi Arthur et le Conseil du statut de la femme n’est pas aussi grande qu’il y paraît à première vue. Si le premier s’est servi du St-Graal   (et de Excalibur) pour régner lui-même, le CSF, s’est servi de  la recherche de l’égalité et de la maladie du clientélisme électoral dont sont atteints les partis politiques pour régner de concert avec le gouvernement en lui faisant adopter une foule de mesures qui discriminent en faveur des femmes.

3- Les propagandistes de cette égalité sont assurés d’un emploi bien rémunéré pour des dizaines d’années à venir, en l’occurrence, à même  les fonds publics. Comme la mère de Napoléon, elles pensent en elles-mêmes «Pourvou que çà doure ». Il y a pourtant une différence.  Au moins, dans Kaamelott, Arthur a eu la décence de démissionner.   

Cela dit, la recherche de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes a ceci de particulier qu’elle est conduite par des personnes qui ont bien du mal à masquer leur véritable dessein, la promotion des intérêts et du pouvoir des femmes seulement, peu importe la situation des hommes. Logiquement. l’individu qui prône l’égalité de fait entre les femmes et les hommes devrait se préoccuper de corriger tout ce qui désavantage autant les hommes que les femmes. Nous allons démontrer que cela n’est pas le cas d’après les écrits mêmes du CSF. En somme, il s’agit d’une fraude intellectuelle. C’est ce qui avait amené d’ailleurs à écrire,  en 2008, «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons». 

Ces sont là les raisons pour lesquelles nous demandons instamment au gouvernement Charest de  mettre un terme aux activités du Conseil du statut de la femme et de sa branche administrative, le Secrétariat à la condition féminine, car il serait indécent, dans cette période de crise budgétaire, de réclamer la création l’institution d’organismes comparables voués à la seule défense et à la seule promotion des intérêts des hommes. Par ailleurs, Il nous apparaît  aussi indécent, illogique et méprisable qu’un gouvernement continue à entretenir des organismes dont la mission  est exactement celle-là, pour les femmes seulement.               

 

La preuve que la recherche de l’égalité de fait est une utopie d’après les écrits mêmes du  Conseil du statut de la femme 

Nous allons nous servir de divers extraits des documents mentionnés plus haut pour démontrer que:

-A– l’objectif initial d’une égalité de fait  est toujours présenté, soit explicitement soit implicitement, comme étant  mathématique, c’est- à-dire que 50% des femmes et 50% des hommes devraient être dans la même situation à défaut de quoi les unes ou les autres seraient  victimes de discrimination. Or, dans la plupart des situations, l’atteinte de cet objectif  est fort improbable, n’est pas désirable ou ne fait pas de sens  Enfin, on en arrive souvent à une perception d’inégalité en faisant abstraction d’une partie de la réalité, notamment l’existence  d’arrangements qui atténuent, de manière convenable, les aspects négatifs d’une situation, principalement, pour la femme.   

-B- l’atteinte de l’objectif de l’égalité de fait demeure aussi impossible à atteindre d’abord parce que les corrélations entre les variables sont infinies et ensuite  parce que le mouvement féministe modifie les variables et les indicateurs au fur et à mesure de l’évolution de la situation par le recours à la technique du Oui….mais;

-C- même si la situation des femmes est plus avantageuse que celle des hommes, le Conseil du statut de la femme omet de le mentionner ou continue de ne manifester de l’intérêt qu’envers la situation des femmes et ne réclame aucune correction en faveur des hommes alors que les hommes ont voté diverses mesures de discrimination positive en faveur des femmes ; 

-D- les principales mesures de discrimination positive ont été établies en faveur des femmes (par des hommes)  sans aucune  preuve scientifique de l’existence d’une inégalité au détriment des femmes  et sont maintenues malgré la preuve que les hommes ont raison de se plaindre ;

-E- dans sa démarche, le CSF omet délibérément de mentionner des situations engendrées par diverses «avancées» du  mouvement féministe qui desservent gravement la société québécoise;

-F- cet espèce de bilan «provisoire» de l’application de la politique sur l’égalité`de fait entre les femmes et les hommes, tout comme d’ailleurs les analyses différenciées selon le sexe, est une fumisterie parce qu’il est univoque et parce que ses buts sont d’entretenir le sentiment victimaire chez les femmes et de culpabiliser le gouvernement de manière à inciter ce dernier à accorder des privilèges à celles-ci.

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AL’objectif initial d’une égalité de fait  est présenté, soit explicitement soit implicitement, comme étant  mathématique, c’est- à-dire que 50% des femmes et 50% des hommes devraient  être dans la même situation, à défaut de quoi les unes ou les autres seraient  victimes de discrimination. Or, dans la plupart des situations, l’atteinte de cet objectif  est fort improbable, n’est pas désirable  ou ne fait pas de sens.  De plus, on en arrive souvent à une perception d’inégalité en faisant abstraction d’une partie de la réalité, notamment l’existence  d’arrangements qui atténuent, de manière convenable, les effets négatifs d’une situation,  principalement pour la femme  

1- (Chap. 1 Démographie  1.1.4 Structure des familles)

 «Par ailleurs, 352 830 familles monoparentales vivaient au Québec en 2006, soit  27,8 % des familles avec enfants. Il s’agit d’une hausse par rapport à 2001, alors qu’on en dénombrait 335 595. Ce sont toujours largement les femmes  qui se retrouvent à la tête d’une famille monoparentale   (77,9 %). Ce taux atteint 84,9 % lorsqu’on ne retient que les familles comprenant au moins un enfant d’âge préscolaire. En effet, 44 370 mères seules avaient au moins un enfant de moins de 6 ans, comparativement à 7 920 pères.»

Note  Nous savons que, pour le mouvement féministe, la femme monoparentale incarne la parfaite victime du machisme et  du système patriarcal.  On n’entend  jamais parler du 22% d’hommes qui élèvent l’enfant abandonné par la mère, même sans preuve d’ADN. On ne mentionne jamais  une des causes de cette situation : la pratique des femmes  de  «se faire faire un enfant». pour s’attacher un homme rébarbatif à l’idée du mariage même si  le «mariage obligé»'a plus de justification  à cette époque de la pilule, des avortements à gogo et de la disparition de la pratique religieuse. Il est fort improbable qu’il y ait un jour autant de familles monoparentales dirigées par des hommes que par des femmes étant donné la pratique judiciaire de confier l’enfant à la mère dans les cas de séparation. Enfin, en quoi  serait-il  si impérieux que le nombre de familles  dirigées par des hommes soit égal à celui des familles dirigées par des femmes  si,  par ailleurs, on  peut mettre au point un arrangement convenable ?  À ce propos, il n’est dit nulle part que  94% des pensions alimentaires sont payées par les hommes au Québec, ce qui nous amène à penser que les pères des familles monoparentales ne reçoivent  pas de pensions alimentaires de la part des mères qui ont donc fui leurs responsabilités.   

2- (Chap.1- 1.3 Caractéristiques de la population «Le vieillissement de la population touche davantage les   femmes, celles-ci vivant souvent plus longtemps que les hommes. Les femmes sont une fois et demie plus  nombreuses que les hommes de 75 à 84 ans et même deux   fois et demi après 85 ans».

Note  Pourquoi, au juste, faudrait-il ou serait-il désirable que le nombre de vieux soit égal au nombre de vieilles, surtout s’ils vivent séparés ?

3- (Chap.6- 6.1Santé physique et mentale «On dénombre par ailleurs au Québec 27,6 avortements  provoqués pour 100 grossesses »

Note – Le fait que l’homme ne puisse accoucher évacue toute possibilité de calcul d’‘égalité de fait, à moins  que l’on juge que le géniteur et la mère devraient pouvoir prendre à deux la décision. Mais s’ils sont en désaccord quelqu’un doit  l’emporter, ce qui fait que l’égalité est, ici aussi, impossible. Curieusement, le CSF ne mentionne pas que les tribunaux ont jugé que seule la femme pouvait décider de l’avortement, une inégalité de droit qui a des conséquences beaucoup plus graves qu’une simple égalité de fait.    

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B- L’atteinte de l’objectif de l’égalité de fait demeure aussi impossible à atteindre d’abord parce que les corrélations entre les variables sont infinies et ensuite  parce que le mouvement féministe modifie les variables et les indicateurs au fur et à mesure de l’évolution de la situation par le recours à la technique du «Oui….mais»;

-1- (Chap.  5 Revenu 5.1 Revenu moyen d’emploi 

5.1.1 Différences de rémunération entre les femmes et les hommes En 2005, le revenu moyen d’emploi des femmes au Québec équivalait à 68,6 % de celui des hommes (26 297 $ contre 38 359 $). Par conséquent, les femmes reçoivent encore en moyenne 12 062 $ de moins que les hommes par année.

5.1.2 Revenu moyen d’emploi selon l’âge et le sexe

«Le revenu moyen d’emploi des femmes demeure inférieur à celui des hommes, peu importe l’âge. L’écart, encore faible chez les plus jeunes, devient plus marqué chez les 30 à 34 ans : 27 790 $ pour les femmes, mais 38 803 $ pour les hommes. Le revenu des femmes équivaut à 71,6 % de celui des hommes»

5.2.1 Revenu moyen total selon la source

« En  2005,  le  revenu  moyen  total  (revenus  de  placements,  des  pensions, des  transferts  gouvernementaux,  tels  que  les   prestations  d’assurance-emploi  ou  les  prestations  pour   enfants). des  Québécoises   était  de  25  870  $  et  de  38  509  $  pour  les  Québécois»   

5.2.2 Revenu moyen total par tranche de revenu

«La moitié des femmes qui avaient un revenu (50,1 %)    touchait un montant inférieur à 20 000 $. Il y avait une   fois et demie plus de femmes que d’hommes disposant  d’un revenu inférieur à 20 000 $ (1 494 150 femmes et    966 585 hommes). La proportion de femmes et d’hommes    qui avaient un revenu moyen se situant entre 20 000 $ et    39 999 $ est similaire (30,7 % des femmes et 30,8 % des    hommes), mais les hommes demeurent plus nombreux à   disposer d’un revenu de 40 000 $ et plus. On dénombre en  effet une fois et demie plus d’hommes que de femmes qui  ont touché entre 40 000 $ et 69 999 $ en 2005 (459 900  femmes et 696 550 hommes) et même près de trois fois  plus d’hommes à avoir bénéficié de revenus supérieurs   à 70 000 $ (107 105 femmes et 320 170 hommes). »

Note En somme, pour satisfaire l’atteinte de l’égalité de fait  en matière de revenu il conviendrait que le revenu moyen d’emploi soit identique pour les femmes et les hommes globalement et selon divers groupes d’âge et  que le revenu moyen total soit identique selon la source et par tranches de revenus. Il va sans dire que cela ne pourra se produire que si tous les emplois sont occupés par autant de femmes que d’hommes, partout dans toutes les régions, à tout moment, dans tous les secteurs d’activités, à tous les niveaux hiérarchiques, dans toutes les entreprises petites, moyennes et grandes , que tous ces emplois, à temps partiel et à temps plein, soient répartis également  entre les hommes et les femmes, que  des femmes acceptent d’entretenir leurs conjoints pour qu’ils s’occupent des enfants dans la même portion que les hommes. Plus fondamentalement, il faudrait que toutes les femmes et tous les hommes aient  la même habileté  et le même intérêt  à devenir riches, disposent des mêmes talents à la naissance et soient élevés dans un environnement de qualité égale. Il est remarquable que le CSF n’a jamais exposé «sa» problématique de l’égalité de fait et le gouvernement  social-démocrate n’a jamais songé à la lui demander. Il aurait pourtant été clair au départ que le gouvernement lui-même n'est pas instrumenté pour les ajustements délicats entre les diverses inégalités observables entre les divers groupes qui composent la  société. À preuve, il n’a pas les données statistiques  sur la rémunération globale, laquelle   peut varier selon  les diverses entreprises, même si l’application de l’équité salariale les suppose. Depuis, il a été  incapable de remettre les hommes à égalité dans les cas où  les femmes ont obtenu des gains supérieurs à ceux des hommes         

 -2- (Chap. 3  Économie et Emploi   3.1.1 Situation de l’emploi au Québec 

 «La présence des femmes sur le marché du travail s’est accrue au cours de la dernière décennie. (…) Or, non seulement les femmes sont-elles moins nombreuses  que les hommes à occuper un emploi (taux d’emploi moins élevé), mais elles sont aussi en moins grand nombre à  obtenir un emploi à temps plein. En effet, 74,0 % des  femmes qui ont travaillé en 2005 l’ont fait surtout à temps  plein, comparativement à 87,2 % des hommes  On constate d’ailleurs une tendance à la hausse du taux  d’emploi à temps partiel chez les femmes au Québec de   1987 à 2007. Il était de 11,7 % en 1987 et de 14,8 % en   2007. Au cours de la même période, le taux d’emploi à  temps partiel chez les hommes a aussi progressé, mais   a continué d’être nettement inférieur à celui des femmes, passant de 5,2 % en 1987 à 7,7 % en 2007».  

Note   Le pourcentage de l’accroissement de l’emploi des femmes a été plus que le double de celui des hommes, «Oui …Mais»  cela n’est pas encore suffisant. Une fois l’emploi acquis, (dans les organismes publics, grâce à une loi qui privilégie l’embauche et la promotion des femmes)  il faudrait qu’il soit à temps plein, puis qu’il s’agisse d’un  emploi de direction, puis …..  Pourtant, le même document indique bien qu’il y a une tendance à la hausse de l’emploi à temps partiel.  Il  reconnaît aussi, comme d’autres études,  que plusieurs femmes optent pour le temps partiel pour diverses raisons, dont celle des soins à donner aux enfants, mais il omet de préciser que c’est leur vraie préférence. (Voir «La discrimination positive- privilèges aux femmes, injustices envers les hommes » chapitre 2 et 3) 

-3-  La Conclusion du document  «Portrait statistique Égalité Femme /Homme  Où en sommes-nous au Québec» «Ainsi, malgré la mise en œuvre d’une grande partie des recommandations    formulées par le Conseil du statut de la femme dans les avis régionaux qu’il a   produits de 1999 à 2004, force est de constater que l’égalité entre les femmes  et les hommes n’est pas atteinte dans les différentes régions du Québec»

Note  Il est difficile de trouver un meilleur exemple de la technique du «Oui … Mais». On comprend qu’il était important pour le CSF d’ouvrir un deuxième front – régional- même s’il ne pouvait pas considérer que tout était parfait au plan national. À venir, le plan local où l’on a réussi déjà à placer quelques mairesses et commissaires d’écoles. Il faut savoir que, comme le mouvement communiste, le mouvement féministe a développé, il y a déjà un bon moment, des racines  sur le plan international avant même d’être solidement implanté dans divers États. Cela permet  à nos féministes de faire des belles marches  à l’étranger, aux frais des contribuables, pour aller montrer comment  elles s’y sont prises  pour écraser l’horrible patriarcat  québécois.    

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C- Même si la situation des femmes est plus avantageuse que celle des hommes, le Conseil du statut de la femme omet de le mentionner ou continue de ne manifester de l’intérêt qu’envers la situation des femmes  et ne réclame aucune correction en faveur des hommes alors que les hommes ont voté diverses mesures de discrimination positive en faveur des femmes

-1- Pourcentage des emplois occupés par les femmes dans l’ensemble des secteurs public et parapublic. Le  CSF  trouve encore matière à se plaindre. Il  observe «Dans l’effectif régulier de la fonction publique québécoise, les femmes occupent, en mars 2007, 38,8 % des postes de haute direction et  35,4 % des postes de cadres».

 Note Or, le CSF sait très bien  que les femmes occupent 70% des emplois dans les secteurs public et parapublic et qu’elles bénéficient encore, malgré cela, d’une priorité d’embauche et de promotion. Cette information n’apparaît nulle part dans ce document  - (Voir notre ouvrage «La discrimination positive privilèges aux femmes, injustices envers les hommes »). Quand on sait que  les hommes, sans sécurité d’emploi, ont été mis au chômage en plus grand nombre que les femmes lors de la présente crise ce «Oui… mais» nous apparaît assez indécent.

-2- (Chap. 2 Éducation -2.1.2 Fréquentation scolaire. «Ainsi, 9,3 % des femmes de 15 à 19 ans et 8,3 % des 20 à 24 ans n’avaient aucun diplôme et n’allaient pas à l’école en 2005-2006, tandis que 13,1 % des hommes de 15 à 19 ans et 14,4 % des hommes de 20 à 24 ans étaient dans la même situation7. Il est toutefois inquiétant de constater une hausse du taux de décrochage chez les filles de 2002-2003 à 2006-2007 dans la majorité des régions au Québec. Certes, les hauts taux de décrochage chez les jeunes hommes s’avèrent un phénomène alarmant partout au Québec. Il faut toutefois conserver à l’esprit que les femmes sans diplôme éprouvent plus de difficultés que les hommes à intégrer le marché du travail

Note Alors que de nombreuses personnalités (MM. Parizeau et Ménardont lancé un cri d’alarme devant le  taux très élevé du décrochage scolaire des garçons le Conseil, lui, insiste sur celui des filles. Manifestement il veut s’assurer qu’aucune mesure particulière de discrimination positive ne viendra rééquilibrer la situation en faveur des garçons.

-3- (Chapitre 3  Économie et Emploi 3.1.1 Situation de l’emploi au Québec 

«On remarque aussi que le taux de chômage, mesuré par   le recensement, est plus faible chez les femmes (6,5 %)   que chez les hommes (7,4 %). Il faut dire cependant   qu’une faible participation au marché du travail a pour   résultat d’atténuer le taux de chômage. Cet effet du taux  d’activité inverse même la relation entre la situation de   l’emploi et le taux de chômage selon le sexe ; le taux   d’activité beaucoup plus faible des femmes ayant pour   conséquence de modérer leur taux de chômage. Avec   le même nombre d’emplois, si l’on appliquait le taux  d’activité masculin  aux femmes, le taux de chômage   féminin dépasserait celui des hommes de 13,7 points   de pourcentage au Québec».  

Note Il faut le faire. Extrapoler un taux de chômage pour s’assurer que les femmes soient encore défavorisées même si, dans la réalité, c’est le contraire. D’autant plus que l’on peut lire en 3.2.1 Évolution de l’emploi des femmes «La présence des femmes sur le marché du travail s’est accrue au cours de la dernière décennie. Leur taux d’emploi a d’ailleurs enregistré une plus forte progression que celui des hommes. Selon les données de l’EPA, il est passé de 47,7 % en 1996 à 55,6 % en 2006, (+7,9%) comparativement à 61,7 % et à 65,0 % (+ 3.3%) pour les hommes

- 4- (Chap.1- 1.3 Caractéristiques de la population «Le vieillissement de la population touche davantage les   femmes, celles-ci vivant souvent plus longtemps que les hommes. Les femmes sont une fois et demie plus  nombreuses que les hommes de 75 à 84 ans et même deux   fois et demi après 85 ans».

Note Pour quelle raison l’espérance de vie plus longue des femmes est-elle présentée  comme un inconvénient et non un bienfait ?  Est-il pensable de faire en sorte que la répartition soit égale ? Sinon, quelle devrait être la meilleure répartition?

-5- (Chap. 3 -3.2.4  Santé et sécurité au travail) «Moins de femmes que d’hommes reçoivent une indemnisation pour une lésion professionnelle.  En 2006, 27 664 femmes au Québec ont touché une indemnisation du revenu pour un accident du travail et 805 pour une maladie professionnelle. Les hommes sont beaucoup plus nombreux à avoir retiré une indemnisation pour un accident du travail (63 572 cas) et pour une maladie professionnelle (1 000 cas).»

Note  Ici encore, ces constats d’une inégalité au détriment des hommes ne commandent,  aux yeux du CSF, aucune correction en leur faveur.

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D- Les principales mesures de discrimination positive ont été instaurées sans  aucune preuve scientifique de l’existence d’une inégalité au détriment des femmes et sont maintenues malgré la preuve que  les hommes ont raison de se plaindre

- 1- En matière d’emploi

La Loi sur l’accès l’égalité en emploi dans la Fonction publique et dans les organismes publics 2000

À ce sujet, les documents ne font aucunement mention d’une quelconque discrimination systémique du marché et des employeurs privés et publics contre les femmes  sans doute parce que les statistiques indiquent un accroissement de l’embauche des femmes plus grand  et un taux de chômage plus petit que  celui des hommes comme on l’a vu en  B.  En fait, ils notent eux-mêmes  que : «  Les femmes sont de plus en plus, nombreuses à choisir les professions régies par un ordre professionnel. En 2008-2009, elles comptent déjà pour plus du tiers des agronomes (37 %), des comptables (41 %), des chimistes (36 %), des dentistes (40 %) et des médecins (38 %). Elles s’approchent de la parité dans la profession d’avocat (47 %); elles représentent plus de la moitié des notaires (53 %) et des vétérinaires (56 %). Une progression qui s’affirmera encore dans les prochaines années, vu les bassins importants d’étudiantes dans les universités».

Note Pourtant, le gouvernement maintient en place la «Loi sur l’accès l’égalité en emploi dans les organismes publics» (2000)  qui confère une priorité d’embauche et de promotion aux femmes. Elles n’étaient tout simplement pas assez nombreuses dans les années 1970  à posséder les diverses  formations requises (voir 3 ci-dessous), ce qui n’est plus manifestement le cas aujourd’hui, tout simplement parce que les filles ont pu librement choisir des disciplines autres que les traditionnelles. En fait, on doit savoir que cette loi n’a jamais eu de justification scientifique. Comme nous l’expliquons dans  «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes » chapitre 1,2 et 3, le mouvement féministe  n’a jamais prouvé que les employeurs, particulièrement dans les secteurs public et parapublic discriminaient contre les femmes. Malgré cela, le gouvernement du Québec a instauré dans la Fonction publique des mesures de discrimination positive à l’embauche et à la promotion  pour les femmes. Il a agi alors  en dehors du cadre même de la nouvelle Charte québécoise des droits et libertés  et ce n’est qu’ensuite qu’il a étendu cette préférence aux divers autres groupes cibles mentionnés dans la Charte (personnes handicapées, minorités visibles  et communautés culturelles). Seules les pressions du mouvement féministe et  la cupidité électorale du gouvernement  expliquent que l’on ait ainsi mis à mal le régime de mérite. Par la suite, on a tenté de rationaliser l’opération en invoquant des indicateurs  en apparence objectifs - le taux de chômage, taux de disponibilité ou de sous utilisation  et taux de sous représentation – mais ces indicateurs n’ont rien à voir avec une preuve de discrimination. Le gouvernement en était bien conscient puisqu’il  a refusé d’étendre l’application de la cette loi au secteur privé. Son application limitée aux organismes publics  démontre bien qu’il s’agit d’une décision politique,  un produit du racolage électoral. Depuis lors, toutes les offres d’emploi dans les organismes publics sont présentées avec les titres féminins d’abord puis les titres masculins-«ingénieure forestière-ingénieur forestier »; et on se demande pourquoi il y a pénurie d’inscription à la Faculté de Foresterie. Le gouvernement Charest a déposé un projet de loi (PL.16 2009) dans le but de faciliter l’extension  éventuelle du  même privilège aux membres des communautés culturelles même privilège aux membres des communautés culturelles; en somme, le même motif électoral que dans le cas des femmes. Mais déjà « les règles gouvernementales actuelles visent à atteindre l'égalité en emploi et à privilégier les groupes cibles qui sont les membres des communautés culturelles, les anglophones, les autochtones et les personnes handicapées. L'objectif global fixé pour l'ensemble de ces groupes cibles représentent 25 % de l'embauche du personnel, tant pour les effectifs réguliers, occasionnels, les étudiants et les stagiaires. (39e législature, 1re session (début : 13 janvier 2009) Le mercredi 7 octobre 2009 - Vol. 41 N° 5 )

- 2 - En matière de rémunération

La Loi sur l’équité salariale

Dans Portrait statistique Égalité Femme /Homme  Où en sommes-nous au Québec» on lit : «Le revenu tiré d’un emploi ou d’un travail autonome  s’avère la principale source de gain des personnes.  En effet, au Québec, le revenu d’emploi correspond à   68,0 % du revenu total des femmes et à 77,0 % de celui   des hommes. À ce chapitre, on observe toujours une  différence entre le revenu moyen d’emploi des femmes  et celui des hommes. Cet écart peut en partie découler  du fait qu’elles sont plus nombreuses à occuper un   emploi à temps partiel, que leur taux de syndicalisation  est encore plus faible que celui des hommes et qu’elles  se concentrent davantage dans des secteurs d’emplois précaires et faiblement rémunérés, notamment le commerce de détail, la restauration et l’hébergement. Toutefois, les études n’arrivent généralement pas à expliquer la totalité  des inégalités salariales par ces raisons, ce  qui a justifié l’adoption de la Loi sur l’équité salariale. »     

Note  Nous consacrons 4 chapitres à cette question dans « La discrimination positive…».Limitons-nous ici au document du CSF. D’une part, il n’a pas le choix d’observer que divers facteurs -qui n'ont rien à voir avec une discrimination systémique du marché- contribuent à l’existence d’un écart entre le salaire des femmes et des hommes - le temps travaillé, le secteur d’activités, le taux de syndicalisation; il aurait dû ajouter l’expérience, le niveau hiérarchique, le territoire etc. D’autre part, il conclut que les études n’arrivent pas à expliquer la totalité des inégalités et que c’est ce qui a justifié la Loi sur l’équité salariale.

Or, ce  texte omet de dire :

 (a) que l’étude la plus sérieuse sur le sujet – celle de Marie Drolet de Statistique Canada – à réduit à environ  7% la portion de l’écart non expliqué entre le revenu d’emploi  des femmes et des hommes mais le CSFl continue à  faire état d’un écart de 32 % ; 

 (b) que le mouvement féministe à proclamé que  cette fraction inexpliquée (statistiquement)  de l’écart  était due à l’existence d’une discrimination systémique du marché contre les femmes mais que, comme cette discrimination faisait partie intégrante du système, elle n’avait pas à être prouvée (Joli, non ? «Vous êtes coupable mais je n'ai pas à le prouver parce que vous êtes un homme et que tous les hommes sont comme çà, c'est moi qui vous le dit»).Les gouvernements péquiste et libéral ont accepté, à tour de rôle, ce raisonnement absurde dans l’espoir de se fidéliser l’électorat féminin -  un scandale qui, jusqu’à maintenant, a coûté 8 milliards de dollars au contribuable québécois pour les seuls secteurs public et parapublic ;

 (c) qu’aucune étude sérieuse (dont la plus réputée, celle de Marie Drolet, n’a confirmé l’existence d’une telle discrimination;  

 (d) que  les documents mêmes du Conseil  nous renseignent sur quelques uns des facteurs objectifs qui expliquent  l’écart salarial: - «:En 2008, 74,1 % des femmes de 15 ans et plus travaillent à temps plein (contre 88,1 % des hommes) et 25,9 % des femmes le font à temps partiel (contre 11,9 % des hommes) -  En 2008, 10,8 % des femmes en emploi exercent un travail autonome comme 16,9 % des hommes » - La proportion de femmes dans les 10 catégories professionnelles traditionnellement féminines (vente, services, soins aux personnes, travail de bureau) s’élève à 81,3 % en 2006, tandis qu’on trouve 70,2 % d’hommes dans les 10 catégories d’emploi traditionnellement masculines » (…) - «En 2006, les travailleuses autonomes composaient 7,9 % de la population active féminine au Québec, une hausse par rapport à 2001 (7,3 %). Il s’agit, pour une large part, de travailleuses autonomes dont l’entreprise n’est pas instituée en société (71,4 %). Seulement un peu plus du quart des entreprises employaient des gens (27,9 %). En comparaison, les travailleurs autonomes formaient  13,2 % de la population active masculine au Québec » ; 

 On a le sentiment  que le CSF n’a pas réussi à faire la jonction entre les constats qu'elle fait et le raisonnement qui doit en découler.    

 3- En matière d’éducation

Des règles internes dans diverses universités ont établi une  admission prioritaire pour les filles, ont établi des bourses d’études exclusives à ces dernières et institué des chaires  ou des groupes qui se consacrent  aux études féministes  

Dans «Le Portrait des Québécoise en 8 temps » on lit

Les femmes sont de plus en plus scolarisées. Les filles affirment leur présence dans tous les ordres d’enseignement. En 2008-2009, elles représentent 49 % des effectifs étudiants du secondaire, 58 % de ceux du collégial et 58,1 % de ceux des universités québécoises.

  Elles affichent une performance scolaire élevée. En 2005-2006, 92,7 % des filles obtenaient un diplôme du secondaire (contre 78,5 % pour les garçons), 50,6 % obtenaient un diplôme du collégial (contre 29,1 % pour les garçons) et 39,6 % obtenaient un baccalauréat (comparativement à 23,6 % des hommes).

.Aux études supérieures, les femmes représentent plus de la moitié des diplômés de maîtrise : en 2007, elles sont 50,9 %. Au doctorat, elles s’approchent de la parité (44,8 %).

Grâce aux avancées des femmes en matière de scolarisation, la part des femmes diplômées de l’université est maintenant plus importante que celle des hommes. Chez les 25 à 64 ans, en effet, 21,2 % des femmes sont titulaires d’un grade universitaire, ce qui est le cas de 20,4 % des  hommes du même groupe d’âge.

Note Alors comment expliquer que les facultés universitaires maintiennent les privilèges mentionnés, les chaires CRSNG/Alcan du même nom et Marianne Mareschal à  Polytechnique? Le gouvernement lui-même a établi la bourse Irma Levasseur, gracieuseté du Secrétariat à  la Condition féminine, et maintient le Programme «Chapeau les filles» qui incite les filles à envahir les disciplines préférées des garçons, même s’il est manifeste aux dires même du document que «Les femmes et les hommes s’orientent naturellement encore dans des professions et des métiers différents». Que dire de la  Chaire Claire-Bonenfant sur la Condition féminine à Laval pour laquelle il n’existe aucun correspondant masculin ? Voir notre ouvrage «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons»  Chapitre 7

 4- En matière de santé

Des programmes de santé spécifiques aux femmes – des campagnes de lutte contre le cancer du sein, etc.  et la mise à l’écart des recommandations du rapport Rondeau 

«6.1  Santé physique et mentale   

-L’espérance de vie des femmes à la naissance atteint 83,4 ans en 2007, alors que celle des hommes est de 78,6 ans.Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à utiliser les services médicaux. Ainsi, dans la population québécoise de 12 ans et plus, la proportion de femmes ayant consulté au moins un professionnel en 2005 est de 96 %, comparativement à 90 % pour les hommes.  -« Le taux ajusté de mortalité pour l’ensemble des causes   au Québec est de 594,1 pour 100 000 femmes et de  862,8 pour 100 000 hommes. Depuis l’an 2000, les  tumeurs malignes ont supplanté les maladies de l’appareil  circulatoire comme première cause de décès au Québec. -Le cancer fait 187,3 victimes pour 100 000 femmes par année et 285,0 victimes pour 100 000 hommes.  Or, si davantage de femmes déclarent ne pas bénéficier  d’une bonne santé mentale, la mortalité par suicide chez les hommes, toujours très élevée, suscite beaucoup d’inquiétude.    En effet, 26,7 hommes pour 100 000 sont morts par suicide en moyenne de 2001 à 2005, comparativement à 7,5 femmes pour 100 000.

Note  Les hommes meurent plus jeunes, sont atteints davantage par le cancer,  et se suicident en plus grand nombre. Pourtant, le MSS a favorisé l’élaboration de  programmes régionaux de santé réservés aux femmes, il a supporté des campagnes de lutte au cancer du sein entre autres et il dépensé des millions pour que les femmes aillent se faire examiner aux USA alors que le cancer de la prostate aussi mortel ne reçoit qu’un appui mitigé. Le suicide des hommes au Québec est un des plus élevé au monde mais  aucun programme spécifique n’a été développé. Le rapport Rondeau dort, depuis des années, sur les tablettes. Pour la première fois, on avait constitué un comité gouvernemental pour examiner les services offerts  à la clientèle  masculine.  Ce rapport  soulignait à quel point les services médicaux et sociaux étaient peu adaptés aux  besoins des  hommes et on se surprend qu’ils consultent moins. Faisant preuve de son  antipathie naturelle envers les hommes  le lobby féministe, avec la grande prêtresse Pierrette  Bouchard en tête, le dénigra sur le champ.  Apparemment, cela a suffit pour qu’il disparaisse de l’écran radar du ministre.

  5- En matière de conciliation travail- famille  

Programme des garderies, de l’assurance parentale

«(a) Soins aux enfants. En 2006 au Québec, 47,4 % des femmes et 36,2 % des hommes de 25 à 54 ans ont déclaré vaquer au moins cinq heures par semaine aux soins des enfants. Non seulement  les hommes sont-ils moins nombreux que les femmes à  s’occuper des enfants, mais en outre, le nombre d’heures qu’ils y consacrent demeure inférieur au temps alloué par  les femmes

(b)«Travaux domestiques. «Le temps que les femmes consacrent quotidiennement aux travaux domestiques est demeuré à 4 heures de 1986 à 2005. Par contre, chez les hommes, le temps réservé aux activités professionnelles a diminué au bénéfice de celui pour les activités domestiques. Le temps professionnel est en effet passé de 5,4 heures par jour en 1986 à 5 heures par jour en 2005, tandis que le temps domestique quotidien montait de 1,8 heure à 2,6 heures » «

Note (a) Soins aux enfants. Les enfants qui ont besoin de soins sont les petits enfantsIl est ridicule de prétendre que les hommes sont aussi aptes que les femmes à cet égard.   Il conviendrait aussi de relativiser la grandeur des efforts exigés des uns et des autres  quand on sait que les familles ont «un enfant et demi en moyenne» et que les garderies accueillent près de  la moitié des enfants de 0 à 4 ans durant toute la journée et au besoin en d’autres temps. Enfin, il est assez ennuyeux de  constater que l’homme qui aide sa femme dans les soins aux enfants ne donne pas lui-même des soins. (b) Les travaux domestiques.  La définition même de ces travaux minimise les  tâches que les hommes accomplissent généralement  et il est ridicule de prétendre que les femmes son t aussi aptes  que les hommes à les accomplir. Par ailleurs, comme les femmes travaillent à temps partiel (à l’extérieur du foyer) davantage  que les hommes il fait plein de sens qu’elles consacrent plus de temps aux tâches domestiques.  

Enfin, il est remarquable et inadmissible que, dans ce dossier, les documents du CSF aient évacué le volet matrimonial au complet. Nous savons tous pourquoi. Les amendements apportés aux lois  qui régissent le régime matrimonial (régime de biens, filiation,  séparation et divorce, partage du patrimoine familial et compensation,  garde des enfants, pensions alimentaires à la femme et aux enfants) et l’interprétation judiciaire qui a été faite de ces dispositions légales ont  fait en sorte que ce sont les hommes qui ont été chargés du plus grand nombre d’obligations sans de véritables contreparties de la part des femmes.  Ils n’ont plus aucun intérêt à se marier légalement  comme en témoigne le fait que c’est au Québec qu’il ya le plus grand nombre de conjoints de fait, donc, le plus grand nombre d’enfants nés hors mariage. Mais les instances gouvernementales  continuent de faire comme si les femmes étaient toujours défavorisées.      

 6- En matière de violence conjugale

Politique de lutte contre la violence conjugale de 1995, Plan d’action 2004-2009- Protocole policier qui prend partie pour la personne présumée la plus faible, la femme, Politique de lutte contre les agressions sexuelles 1995, Plan d’action 2001 -2006, Campagnes de sensibilisation à répétition     

Le document du CSF rapporte à ce sujet

« 6.2.1 Victimes de violence conjugale En 2006, selon les données diffusées par le ministère de la Sécurité publique du Québec, 14 923 femmes et  2 920 hommes ont signalé avoir été victimes de violence conjugale au Québec, ce qui correspond à un taux de     victimisation de 437,7 femmes et de 88,8 hommes pour  100 000 habitants.   Sur les 20 meurtres et 45 tentatives rapportées  en 2006, on dénombre 13 femmes victimes de meurtre  et 35 femmes victimes de tentative de meurtre, si bien   qu’elles représentent 65,0 % des victimes de meurtre et  78,0 % des victimes de tentative de meurtre »

6.2.2 Victimes d’infractions contre la personne   En 2006, selon les données diffusées par le ministère  de la Sécurité publique du Québec, 27 653 femmes   et  25 377 hommes de 18 ans et plus ont été victimes  de crimes contre la personne, ce qui correspond, en   rapport avec la population, à un taux de victimisation de  884,9 pour 100 000 femmes et de 848,5 pour 100 000  hommes. Tant chez les femmes que chez les hommes, ce sont surtout les voies de fait et les menaces qui sont    signalées. On rapporte en effet 499,9 victimes de voies de  fait pour 100 000 femmes et 536,7 pour 100 000 hommes,  de même que 203,5 victimes de menaces pour 100 000  femmes et 249,2 pour 100 000 hommes

Note  Parce que le sujet est aussi très vaste nous invitons le lecteur à prendre connaissance des chapitres 9,10 et 11 de «La Discrimination positive…». Nous allons, ici, nous limiter à quelques observations à propos du document du CSF. –

Vous aurez sans doute lu qu’au Québec, en 2006, 14 923 femmes ont  été victimes de violence conjugale contre 2 920 hommes. Vous avez, comme la plupart des personnes, confondu  victimes et  signalements à la police. Le document omet de dire combien de ces dénonciations ont été suivies d’une condamnation, ni quel était le degré de gravité de ces agressions  En d’autres termes, ce document manipule sciemment les données. C'est d'ailleurs ce que fait le mouvement féministe depuis fort longtemps.

En fait, la Politique de la lutte contre la violence conjugale a été adoptée sur la base de statistiques falsifiées par deux chercheures féministes (Linda McLeod et Andrée Cadieux qui ont été forcées de se rétracter par la suite) et malgré les dénonciations, notamment de Roch Côté dans les années 1990.  Depuis lors, le mouvement féministe a continué cette pratique malgré les dénonciations répétées  du groupe de l’Après rupture, de sorte que tous ce que le  CSF écrit à ce sujet doit être ignoré.

Il  est indiqué de consulter plutôt «La violence conjugale - statistiques 2002», du ministère de la Sécurité publique mais surtout  l’étude remarquable  de Denis Laroche  «La violence conjugale envers les hommes et les femmes au Québec et au Canada, 1999 ISQ 2003 et «Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004» ISQ. 2007. Vous y verrez, notamment, qu’environ le tiers des dénonciations sont suivies d’une condamnation, que «la violence pratiquée par des Québécoises contre des Québécois est proportionnellement plus grave que celle de ces derniers contre les premières, que les voies de fait graves représentent 10,8% et 12,1% de l'ensemble des infractions commises par les hommes contre les femmes en 1997 et 2002 alors que les mêmes infractions contre les hommes représentent 14,8% et 19,0% de l'ensemble des infractions commises par les femmes contre les hommes, et que les voies de fait simples ont représenté 86,4% et 84,8% de l'ensemble des actes de violence commis par les hommes contre les femmes en 1997 et 2002 alors que ces infractions ont représenté 83,0% et 79,2% de l'ensemble des actes commis par des femmes. Tirer sur l’élastique d’une petite culotte peut constituer une voie de fait simple.

Tout  cela na pas empêché le gouvernement de consacrer, de 1991 à 2006, 224 086 969$ à  la lutte contre la seule violence conjugale dont 193 000 000$ pour l’entretien des 100 maisons d'aide et d'hébergement  des femmes violentées (maintenant appelées pour  «femmes en difficulté » parce qu’elles ne sont pas toutes violentées)  et des 100 centres de femmes, comparativement aux  $13 694 436 alloués à la demi douzaine d’organismes qui s’occupent des conjoints violents.  Malheureusement, le document n’a pas trouvé le moyen de dénoncer cette inégalité de fait vraiment indécente.

 7 – En matière de pouvoir politique

Le Programme du Secrétariat à la Condition  féminine «À égalité pour décider» consacre un million de dollars par année pour favoriser l’élection de femmes à diverses instances. Un conseil des  ministres paritaire, les CA de sociétés d’État paritaires

 « -- À l’Assemblée nationale, 28,8 % des députés sont des femmes, en décembre 2009.-  Le Conseil des ministres est formé de 46,2 % de femmes - À la suite des élections municipales de 2009, les femmes représentent, selon l’analyse préliminaire du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, 29,3 % des conseillers et 16 % des élus à la mairie. - En 2007, les femmes comptent pour 26,5 % des membres des conseils d’administration des conférences régionales des élus (CRÉ) et pour 28,7 % des membres du conseil exécutif de ces conférences.-- Dans les commissions scolaires, les femmes et les hommes partagent le pouvoir de façon presque paritaire : 47,8 % des commissaires et 45,1 % des présidents sont des femmes. -- Dans les agences de la santé et des services sociaux, les conseils d’administration sont formés de femmes à 42 % et les forums de la population sont féminins à 56,8 %.»

Note   Comment se fait-il que la citoyenne québécoise soit si démunie qu’elle ait besoin de l’argent des contribuables pour faire de l’action politique, comme si elle ne pouvait pas, comme tous les hommes commencer, par militer dans un parti ou une association quelconque et ainsi se faire connaître et apprécier ?  Comment croire qu’une femme député est aussi apte à devenir ministre quand Jean Charest a pris sur lui, sans consultation la population, de constituer un Conseil des ministres paritaire alors que les femmes ne formaient que 30% de l’Assemblée, écartant ainsi des députés compétents ?  Puis, il a fait adopter  la Loi sur la gouvernance des sociétés qui va rendre obligatoire la parité dans les conseils d'administration de ces organismes en 2011, même si un des plus influents conseillers financiers, S.Jarislowski, avait, comme nous, dénoncé la stupidité du geste. Déjà on peut voir des illustrations de l'interprétation féministe de la parité. Au CA de la Société d'assurance automobile il y a 8 femmes sur 15,à Loto-Québec 5 sur 9  et «ces résultats enthousiasment Québec, qui affirme aussi paver la voie pour les entreprises privées et publiques » (Le Journal de Québec- 11 mars 2010 p.63)  On s’explique mal que certains médias n’aient  aucune réserve à véhiculer le message féministe peu importe son niveau d’insignifiance,  mais censurent systématiquement  toute critique de ce message. Illustrations.     Lors de la «journée de la femme  un journaliste de la Société Radio-Canada est autorisé à animer, le 8 mars 2010, au Musée de la civilisation à Québec, un forum sur « Le  Pouvoir au féminin» dans le monde  (Le Soleil p.9- «Au Québec une femme peut maintenant aspirer à prendre le pouvoir dans tous les secteurs mais rien n’est moins sûr dans certains pays») pendant que sa collègue de la même SRC la réputée féministe Françoise Guénette est aussi autorisée à animer, le même jour, une conférence de la Chaire publique l’AELIES de l’Université Laval «Un siècle de lutte pour la libération de la femme; objectif atteint ?(le Soleil p. 11)

Pour sa part,  le Journal Le Soleil autorise Élizabeth Fleury à appuyer sans aucune réserve le document du CSF  («Du pain sur la planche » -8 mars p. 27) allant jusqu’à copier-coller les propositions les plus saugrenues. Il faut croire que  l’autre éditorialiste  propagandiste du féminisme de service, Brigitte Breton, était au repos. Pour l’avoir tenté à plusieurs reprises, il est clair que ces médias ne vont pas diffuser une analyse critique de ces avancées et encore moins autoriser un membre de leur personnel à le faire. Ce sont les mêmes  personnes qui s'insurgent contre l'intégrisme qui règne dans certaines autres sociétés.       

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E- Dans sa démarche, le CSF omet délibérément de mentionner des situations engendrées par diverses «avancées» du  mouvement féministe qui desservent gravement la société québécoise;     

1- L'incapacité de la société québécoise à  se renouveler

«1.1.3 Caractéristique de la population

On constate cependant dans tout le Québec une diminution   du pourcentage de la population de 0 à 14 ans. Les jeunes de moins de 15 ans composaient en effet 16,6 % de la population totale en 2006,  comparativement    à 17,8 % en 2001. Inversement la population de 65 ans   et plus gagne en importance. (…) La   population québécoise est donc vieillissante.»

 Note Or, ce vieillissement de la population est essentiellement attribuable à une chute dramatique de la natalité et de la fécondité des Québécoises. Il  est vrai qu’à ce sujet «Le Portrait  des Québécoises en 8 temps – février 2010»  rapporte les faits suivants: - L’indice synthétique de fécondité est de 1,74 par femme en 2008 (donnée provisoire) ;- En 2008-2009, 45,7 % des femmes atteignent la trentaine sans avoir eu d’enfants. Cette part a diminué par rapport à celle qu’on observait en 2007-2008 (46,5 %). En 1988-1989, elles n’étaient que 37,6 % dans le même cas; - Elles deviennent mères plus tardivement : l’âge moyen de la mère à la première naissance est de 28,0 ans en 2008, comparativement à 25,9 ans, vingt ans plus tôt; -.En 2006, on compte 28 000 interruptions volontaires de grossesse comparativement à 19 173 vingt ans plus tôt.

Toutefois, le document n’examine pas  les causes et les conséquences  de ces phénomènes. Le taux de fécondité est inférieur au taux nécessaire au renouvellement de la population, soit  2.1. Il omet de signaler que ce résultat est une conséquence directe d’une interprétation qu’a donnée le mouvement féministe à la libération de la femme. Celui-ci a statué, d’abord, que la Québécoise devait être libérée sexuellement (seule maîtresse de son corps) et, deuxièmement, qu’elle devrait être libre économiquement et, dans ce but, travailler en dehors du foyer. Résultat,  la Québécoise est libérée de l’accouchement et  cette tâche doit être assumée dorénavant par…les immigrantes. Si, par mégarde, elle ne se fait pas avorter gratuitement  et accouche  tardivement  elle doit subir le moins possible d’inconvénients, donc pas de test d'ADN obligatoire. C’est pourquoi une ministre péquiste a mis sur pied un réseau public de garderies  pour les  0 à 4 ans  qui, aujourd’hui, va chercher dans les 2 milliards de fonds publics annuellement, syndiqué les gardiennes (même celles qui travaillent chez elles) et doubler leur salaire tout en leur constituant un fonds de pension à même les deniers publics, a instauré un régime d’assurance-parentale avec congé de maternité et de paternité(le principe de l’égalité) à un coût semblable, a adopté  la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics qui, en fait, donne priorité d’embauche et  de promotion aux femmes, ainsi que  la Loi sur l’équité salariale qui accorde aux femmes un salaire égal pour un travail équivalent à celui des hommes les mieux rémunérés et cela au coût, jusqu’à maintenant, de 8 milliards de dollars dans les seuls secteurs public et parapublic. Ceux qui pensent que dans un contexte semblable la société québécoise va pouvoir perdurer  en se renouvelant de l’intérieur sont tout à fait solidaires dans l’utopie.   

 2- Il est manifeste que la violence conjugale est devenue une industrie qui fait vivre de nombreuses femmes et constitue toujours une astuce de marketing politique efficace auprès de l’électorat féminin. On peut considérer assez méprisable le gouvernement qui, par clientélisme électoral, n’hésite pas à investir des argents publics considérables dans des services alors qu’il sait pertinemment que les besoins sont gonflés hors de toute proportion et que le Québec est la société  qui depuis des décennies affiche un des taux les plus bas de violence en Amérique du Nord.  Cela dit, il est encore plus révoltant de constater que le gouvernement lui-même propage, dans ses campagnes de sensibilisation  «contre la violence», une très forte misandrie qui ne peut être inspirée que par le CSF et le SCF.         

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 En guise de conclusion    

  F- Cet espèce de bilan «provisoire« de l’application de la politique sur l’égalité de fait entre les femmes et les hommes, tout comme les analyses différenciées selon le sexe, est une fumisterie parce qu’il est univoque et parce que ses buts sont d’entretenir le sentiment victimaire chez les femmes et de culpabiliser le gouvernement de manière à inciter ce dernier à accorder des privilèges à celles-ci

Il est quand inouï qu’un gouvernement ait prétendu instaurer une politique sur l’égalité de fait entre les femmes et les hommes sans avoir présenté une problématique rigoureuse, dans laquelle  on aurait distingué l’égalité de droit et de fait, les particularité de l’une et l’autre, analysé les paramètres de l’égalité de fait, notamment à quel moment  et à quel degré l’inégalité devient-elle  intolérable, étant conscient que la société regorge d’inégalités qui se complètent pour former un ensemble équilibré acceptable, l’impact de l’intervention gouvernementale, et.

Il est également tout à fait cynique que cette démarche sur l’égalité entre les femmes et les hommes ait été conduite à partir de consultations tenues presqu’uniquement auprès de femmes, par des instances composées presqu’exclusivement de femmes et suivie d’une commission parlementaire bidon. Il ne faut donc pas s’étonner que le Conseil du statut de la femme, composé exclusivement de femmes soit chargé de faire le bilan provisoire de cette démarche.  Il tombe encore sous le sens que ce bilan ne s’intéresse finalement qu’«au progrès» des femmes, manipule l’information de manière à ce que les femmes se sentent encore des victimes tout en soulignant les remarquables «avancées»  et qu’il  ferme les yeux sur les dommages collatéraux que causent aux hommes  et à la société en général les privilèges accordés aux femmes sous l’auréole de la discrimination positive. Ce document s’inscrit dans la même lignée que les analyses différenciées selon le sexe qui n’ont pour but  que de découvrir et amplifier des situations défavorables aux femmes. Le gouvernement Charest consacre un effectif important et des sommes significatives à des soi-disant recherches dont la conclusion est écrite dans le ciel étant donné l’endoctrinement de ses artisanes.3

Durant la commission parlementaire mentionnée plus haut le groupe L’Après rupture avait demandé à la ministre Michelle Courchesne, responsable de la Condition féminine si elle pouvait prendre note des doléances des hommes dans cette matière  (l’égalité; de fait entre les femmes et les hommes) et voir à ce que l’appareil gouvernemental apporte des correctifs comme il le fait à l’égard des doléances des groupes féministes Elle a répondu le 25 janvier 2005(pm) : «Quand on est ministre responsable de la condition féminine, ça ne veut pas dire qu'on peut être responsable aussi de la condition masculine».  C’est  insubmersible.

Pour sa part, le président de cette commission, M. Copeman, a déclaré  que la Commission  tiendrait de touts les interventions dans son rapport qui serait remis à tous les ministres.  Non seulement ce rapport a-t-il fait très peu de cas des doléances masculines mais M. Copeman savait très bien qu’en le remettant à tous les ministres c’est comme s’il l’avait remis à personne. Nous sommes en 2010 et rien n’a changé.

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Addendum  mars 2010 - Collaboration Gilbert Claes

 

 La folie se poursuit

10 M$ en 2010-2011 pour la prolongation du plan d’action

POUR QUE L'ÉGALITÉ DE DROIT DEVIENNE UNE ÉGALITÉ DE FAIT

Québec, le 22 mars 2010 –  La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, M. Clément Gignac, le ministre de la Famille, M. Tony Tomassi, et le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre du Travail, M. Sam Hamad, sont heureux d'annoncer la prolongation du plan d'action Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait accompagnée d'un financement de 10 M$.  « Grâce à ce plan d'action, notre société est reconnue comme étant à l'avant-garde en matière d'égalité entre les sexes sur la scène internationale.

 Au cours des trois dernières années, plusieurs actions porteuses ont été réalisées et suscitent un véritable engouement auprès des clientèles et des partenaires, notamment :

  • la mise en place de cinq nouveaux organismes régionaux de soutien à l'entrepreneuriat féminin et l'attribution d'un financement à une quinzaine d'organismes spécialisés en développement de la main-d'œuvre féminine;

  • la mise en place du Programme de soutien à des projets issus de la communauté en matière de conciliation travail-famille, le lancement du Programme de soutien financier destiné aux milieux de travail en matière de conciliation travail-famille;

  • la réalisation de campagnes de sensibilisation à la violence conjugale et aux agressions sexuelles, la création et le financement du Centre de développement femmes et gouvernance, la conclusion de vingt et une ententes en matière d'égalité entre les femmes et les hommes avec les CRE;

le soutien accru aux tables régionales de concertation en matière de condition féminine et à leur réseau

 Note  En somme, 10 millions$ pour faire vivre des dizaines de femmes qui vont voter Libéral. Si l'entrepeneurship  féminin a besoin de services particuliers de l'État  dispensés, évidemment, par des femmes il devrait en aller de même pour tous  tous les services de l'État. Donc un dédoublement complet sur la base du sexe des bénéficiaires. Et c'est le même lobby féministe qui s'oppose à ce qu'un musulman puisse demander  à ce que sa femme soit examinée par une femme médecin. Allez donc comprendre la logique de  ces grandes penseuses.  Manifestement, elles se lèvent le matin en se disant mais comment pouvons-nous faire chanter encore davantage ces tarlets de libéraux et péquistes . 

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(1)Conseil du statut de la femme  2010

(2) Dans la tradition médiévale chrétienne, le Graal est une mystérieuse coupe sacrée, et l'objet d'une quête menée par les chevaliers de la Table Ronde. Dans cette littérature, le Graal est un objet symbolique : il représente le mystère du christianisme, dont la recherche peut aboutir à une révélation personnelle de la lumière du Christ. La légende du Graal s'est toutefois élaborée sur plusieurs décennies, et n'a pas toujours été assimilée au Christ. La nature du Graal et la thématique de la quête qui lui est associée ont donné lieu à de nombreuses interprétations symboliques ou ésotériques, ainsi qu'à de multiples illustrations artistiques (Wikipédia- février 2010)

(3) Nous nous savons peu de choses  des analyses différenciées selon le sexe (ADS)  qui ont été conduites au sein de l’appareil gouvernemental québécois. Ce gouvernement, qui est incapable de savoir pourquoi le système de santé est dans si piteux état et qui ne veut rien savoir de la corruption dans l’industrie de la construction, s’est lancé quand même dans ce type d’analyses sans leur  avoir défini un cadre central, ni rendu publique leur problématique. Rien de surprenant de la part d’un gouvernement tellement doué pour le gaspillage de fonds publics.  Par ailleurs, grâce à Gilbert Claes, nous avons découvert  que notre gouvernement senior, n’est véritablement dans une meilleure posture. En effet, un rapport de la  Vérificatrice générale du Canada nous informe, que les trois principaux appareils centraux, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, le Bureau du Conseil privé et le ministère des Finances du Canada, ont décliné l'offre qui leur était faite d’assumer la tâche de conduire une évaluation des «analyses comparatives entre les sexes»  (le pendant de nos ADS) en somme, de les remettre en question comme ils le font pour tous les autres programmes,  et que c’est Condition  féminine Canada qui va s’en charger et que chaque ministère sera imputable de ses programmes institués à la suite de ces analyses .

Nous comprenons très bien leur motif. Ils n’ont pas voulu contaminé l’évaluation des autres programmes par des analyses toxiques puisque la seule justification de ces mesures est la quête de l’appui électoral des femmes. La conséquence n’en est pas moins navrante et nous avons dépassé la norme permise de stupidité. Condition féminine  Canada, un organisme autonome, est ainsi devenu un nouvel appareil central qui se situe au-dessus du CP, du CT et  du MF qui ne servent dorénavant qu’à analyser  et remettre en cause les programmes qui s’adressent à toute la population ou aux hommes.  En effet, nous savons pertinemment  que les programmes qui vont émerger des «analyses comparatives selon le sexe» ne vont servir qu’à corriger de soi-disantes inégalités subies par les femmes. Décidément la dérive des continents a des répercussions sur nos systèmes politiques.    

Voyez par vous-mêmes.

Printemps 2009 — Rapport de la vérificatrice générale du Canada

Chapitre 1 — L’analyse comparative entre les sexes

 1.69 Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, le Bureau du Conseil privé et le ministère des Finances du Canada devraient documenter la fonction d’examen critique qu’ils exercent lorsqu’ils examinent les initiatives en matière de dépenses ainsi que les propositions soumises à l’examen du Cabinet par les ministères et les organismes fédéraux. (1.58-1.68)

Réponse des organismes centraux

Les organismes n’acceptent pas la recommandation. C’est d’abord et avant tout aux ministères parrains qu’il incombe de procéder aux analyses requises ayant trait aux nouvelles politiques et aux nouveaux programmes, y compris leurs effets sur les questions d’égalité entre les sexes.

La fonction de remise en question [c’est-à-dire la fonction d’examen critique] fait intégralement partie du mandat des trois organismes centraux. Le Bureau du Conseil privé, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et le ministère des Finances du Canada examinent systématiquement les présentations des ministères sous l’angle d’une série de politiques et d’optiques (p. ex., économiques, budgétaires, environnementales et axées sur l’égalité entre les sexes). La portée de l’examen dépend de la nature de la proposition.

Compte tenu de la nature de la fonction de remise en question, en particulier le caractère confidentiel des activités d’élaboration des politiques et programmes, et de l’importance du facteur temps, il n’est pas toujours facile de documenter la fonction de remise en question. Les organismes centraux s’acquittent généralement des fonctions de remise en question de manière informelle et de vive voix dans le cadre de leurs communications courantes avec les ministères sur une gamme élargie de politiques, de programmes et de projets connexes. S’il y a lieu, les résultats sont documentés et présentés aux ministres sous forme d’avis.

En plus de ne pas être pratique, l’institutionnalisation d’une fonction de remise en question formalisée et documentée par les organismes centraux n’améliorerait pas systématiquement la nature de la fonction de remise en question, tandis que cette obligation aurait pour effet de déployer des ressources considérables. La fonction actuelle de remise en question a pour but de garantir l’accès des décideurs aux renseignements les plus pertinents possible pour les aider à prendre de bonnes décisions.

Par conséquent, les organismes centraux ne sont pas en mesure d’accepter une recommandation qui s’avérerait difficile à instaurer et qui détournerait les ressources de leur but premier.

Réponse de Condition féminine Canada.

L’organisme accepte la recommandation. Afin de respecter l’engagement pris en 1995 par le gouvernement, Condition féminine Canada, avec l’appui du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et du Bureau du Conseil privé, évaluera, chaque année, les résultats de l’analyse comparative entre les sexes (ACS) dans l’ensemble du gouvernement fédéral ainsi que l’efficacité des pratiques connexes :

·                     en recueillant les résultats des autoévaluations effectuées par les ministères à propos des pratiques d’ACS et en faisant rapport à ce sujet, en fonction de son cadre de responsabilisation de gestion (CRG) et dans le rapport sur le rendement de Condition féminine Canada;

·                     en recueillant les résultats des autoévaluations effectuées par les ministères à propos de la mise en œuvre de leurs cadres d’ACS et en faisant rapport à ce sujet en fonction de son cadre de responsabilisation de gestion (CRG) et dans le rapport sur le rendement de Condition féminine Canada;

·                     en examinant les mémoires au Cabinet des ministères, les présentations au Conseil du Trésor et d’autres documents clés de prise de décision afin de déterminer concrètement si les responsables ont tenu compte des différences hommes-femmes au moment de concevoir ou de modifier les politiques, les programmes ou les dispositions législatives.

Condition féminine Canada est disposé à assumer un rôle plus important, tel qu’il est décrit ci-dessus; toutefois, la réussite de l’organisme repose sur l’appui des organismes centraux et sur l’obtention des ressources supplémentaires demandées