APF-31 Alexa Conradi, «féministe», s’indigne et accuse  André Spénard de «masculinisme» …et celui-ci  se résigne et s’excuse  Addendum 17 mars

 Homme d'aujourd'hui

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1-Présentation

Alexa Conradi est présidente de la Fédération des femmes du Québec, un organisme «communautaire » féministe subventionné par l’État mais qui ne juge pas utile de révéler l’étendue de ce financement  ni son budget global sur son site officiel, ce qui ne l’empêche pas d’exiger la plus haute transparence de la part des autres agents politiques.

Alexa est au centre, assez visible en blanc et rouge

Ce groupe de pression s’ajoute au Conseil du statut de la femme, soutenu par le Secrétariat à la condition  féminine  qui, eux sont des organismes du gouvernement du Québec dotés d’un budget annuel qui n’a cessé d’augmenter avec les années pour atteindre 11 millions de dollars en 2014-15 (4 et 7 millions $ respectivement). Le gouvernement du Québec, rosifié depuis des quatre décennies, n’a pas jugé nécessaire et logique d’instituer un Conseil de la condition masculine et la proposition de créer un Conseil de l’égalité, paritaire, a été combattue par le lobby féministe et n’a jamais vu le jour. Enfin le gouvernement ne subventionne aucun organisme se décrivant, officiellement comme étant   «masculiniste».

 André Spénard est député de Beauce-Nord Coalition avenir Québec

Vice-président de la Commission des finances publiques Porte-parole du deuxième groupe d'opposition pour les petites et moyennes entreprises Porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'allègement réglementaire Porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de développement économique régional

 

2-À propos du titre

Nous aurions pu aussi choisir cet autre titre. «Quand une «ayatollie» s’indiqne». En effet, la présidente de la FFQ, comme celle du Conseil du statut de la femme, ont ce privilège particulier d’’être des guides temporels et spirituels de l’église féministe ce qui les autorise à émettre des approbations ou surtout des condamnations des gestes posés par les élus politiques.  Malheureusement, comme le  terme ayatollah1 n’a pas encore été féminisée (un autre accroc à  l’égalité de fait entre les femmes et les hommes) nous avons dû nous résoudre à utiliser une autre formule.

3-Mise en contexte

Radio-Canada s’est récemment fait un point d’honneur de rapporter un ’incident 2 qui aura certainement un impact majeur  sur l’économie, l’écologie, l’organisation sociale et politique du Québec, pour nous limiter à ces quelques aspects  de la contribution très songée de cette présidente de la FFQ  aux récents travaux de la commission parlementaire sur les  Finances publiques relativement au Projet de loi 28  3. La FFQ avait rédigé un mémoire à cet égard 4 qui peut difficilement être considéré comme favorable au gouvernement libéral. Mais, curieusement, Conradi s’en prend à un député d’une autre formation politique, la CAQ, dont un représentant n’a pas pu s’empêcher de réagir à la teneur du dit mémoire.  Le lecteur sera à même juger qui aurait dû  s’indigner, qui aurait dû s’excuser.

                                                           oooo

«La présidente de la FFQ, Alexa Conradi, garde un très mauvais souvenir de son échange avec le député de Beauce-Nord, devant la commission parlementaire qui étudiait le projet de loi 28, le 10 février dernier. Plusieurs jours plus tard, Mme Conradi ne décolère toujours pas. « Ça ne m'arrive pas souvent d'être choquée comme ça », a-t-elle commenté, lors d'une entrevue à La Presse canadienne. Elle qualifie les propos tenus alors par le député de « choquants » et d'« insultants pour les femmes du Québec ». M. Spénard est un « masculiniste », un député à la vision « rétrograde » et « conservatrice », selon Mme Conradi, encore secouée de voir un membre de l'Assemblée nationale banaliser publiquement le taux élevé d'agressions sexuelles commises sur le territoire du Plan Nord. D'entrée de jeu, M. Spénard avait mis Mme Conradi sur la défensive en qualifiant le mémoire déposé par la FFQ de «très alarmiste ».

Dans son mémoire, l'organisme cherchait à attirer l'attention des parlementaires sur le fait que le développement du Nord, notamment grâce au secteur minier, pouvait entraîner divers problèmes sociaux comme un taux élevé d'agressions sexuelles, et que le gouvernement devrait tenir compte de cette réalité, en mesurant l'impact de ses politiques sur les femmes.

M. Spénard a rejeté du revers de la main l'argumentaire du groupe féministe. Il a répliqué en disant que « si les agressions sexuelles augmentent dans ce coin-là, ce sera à la Sécurité publique à mettre plus de policiers. C'est comme ça ». Puis, il a ajouté : « On n'arrêtera pas les ressources naturelles et l'extraction du minerai de fer, de cuivre, ou l'or, parce qu'il y a plus d'agressions sexuelles dans ce coin-là! »

Mme Conradi était abasourdie : « Personne ne parlait de fermer les mines. Mais c'était absolument choquant de voir à quel point on pouvait banaliser le problème des agressions sexuelles, comme si ça allait de soi! » Quand elle a fait remarquer au député qu'il banalisait ce problème réel, il a répliqué : « Vous me charriez! ».

L'échange avait mal commencé, car la prémisse de M. Spénard était que l'égalité entre les hommes et les femmes était chose acquise à ses yeux. « On ne peut pas faire beaucoup plus que ça », ni « faire juste des lois pour les femmes », a-t-il commenté. Il a enchaîné en disant que s'il n'y avait pas davantage de femmes en politique, c'était uniquement parce que celles-ci éprouvaient « un effarouchement de la politique ». Car les partis politiques, selon l'ancien maire de Saint-Joseph-de-Beauce, n'ont rien à se reprocher, déployant déjà « tous les efforts inimaginables » pour attirer « la gent féminine ».

Déplorant l'« ignorance inouïe » et le manque de connaissances du député, Mme Conradi lui a proposé de suivre un cours de Féminisme 101, pour lui faire la démonstration des inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes au Québec, malgré l'égalité de droits reconnue sur papier.

Dans son mémoire, la FFQ notait que la violence sexuelle augmentait « de façon exponentielle » dans les milieux où les hommes travaillent en nombre concentré, surtout dans les milieux éloignés des grands centres. La FFQ note que le taux d'agressions sexuelles est en hausse sur la Côte-Nord et dans les régions du nord du Québec. »

Spénard s'excuse

Après la parution de cet article sur divers sites Internet, la Coalition avenir Québec a transmis un communiqué dans lequel le député s'excusait des propos qu'il avait tenus le 10 février.

« Les mots que j'ai utilisés laissent entendre que je minimise le phénomène de la violence envers les femmes et banalise la question de l'égalité entre les hommes et les femmes. Il n'en est rien et soyez assurés que si mes propos ont offensé de quelque manière que ce soit la porte-parole de la Fédération, je le regrette sincèrement », a déclaré M. Spénard. » 4

 

4- Le  mémoire de la FFQ

Or, il nous apparaît que les excuses de M. Spénard ne pouvaient être justifiées que par des considérations électoralistes qui, apparemment, se situent au-dessus du sujet du débat lui-même.  En effet, la lecture du mémoire de la FFQ nous a révélé diverses propositions qui sont de nature à faire sursauter d’’indignation n’importe quel lecteur un peu informé de la situation qui prévaut au Québec, tant sur les plans économique que social. Il vient un temps où il faut dénoncer avec force les inepties et faussetés que répand ce groupe de pression qui vit aux crochets de l’État et  dont l’action ne réussit qu’à opposer et diviser les hommes et les femmes du Québec alors que la réalité actuelle exige au contraire qu’ils s’unissent pour le plus grand bien de la société.. Le mémoire est accessible dans son entier à la note 55. Nous sommes donc très à l’aise de n’en reproduire ici que quelques extraits qui nous apparaissent représentatifs de la pensée de la FFQ. et de les commenter.

4.1 L’image d’ensemble

«Introduction

«Présentement, le gouvernement libéral poursuit une ligne d’action politique qui nuit à la liberté, à la justice sociale et à l’égalité des femmes et des filles. Sa politique s’appuie sur une logique patriarcale qui a pour effet de maintenir et de reproduire les inégalités vécues par les femmes. Ce faisant, il va à l’encontre de ses valeurs déclarées et, plus particulièrement, contre l’égalité femmes-hommes, une valeur de la société québécoise inscrite pourtant dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

(…) Les signataires se concentreront sur une critique plus globale de la politique poursuivie par le gouvernement, politique qui s’ancre dans le projet de loi. Elles s’intéresseront aux éléments qui permettent de comprendre de quelles manières cette politique est particulièrement nocive pour le droit des femmes à l’égalité, à la justice sociale et à la liberté.

P.3 Le projet de loi 28

o    Vise l’équilibre budgétaire sans analyse différenciée selon le sexe. Ainsi, on épargne sur le dos des femmes;

o   Met fin à l’universalité de l’accès aux services de garde. Ainsi, on nuit à l’accès équitable des femmes au travail et l’on favorise la dégradation des conditions de travail des femmes qui œuvrent auprès des enfants;

o   Fragilise l’accès au système de santé et aux médicaments. Le projet de loi ouvre de nouvelles brèches dans l’universalité en santé en permettant le retrait de certains soins de ceux qui sont assurables;

o   Renforce une politique de développement économique contestée par les groupes de femmes pour son caractère sexiste, colonial et nocif pour l’environnement. Il fragilise l’accès à des frais raisonnables à de l’électricité;

o   Génère un recul de la place des femmes dans les espaces décisionnels en région. On redonne aux élus municipaux (qui sont en grande majorité des hommes) des pouvoirs accrus tout en faisant reculer la place de la société civile (très majoritairement dominée par les femmes) dans la gestion du développement social et économique des régions.

 «Le Parti libéral du Québec se dit également « engagé à promouvoir simultanément le développement économique et le développement social du Québec ». Or, cet équilibre est remis en question par les choix politiques du gouvernement. La recherche de l’équilibre budgétaire se fait d’abord et avant tout dans le domaine du développement social, ce qui affecte les femmes en premier. Par ailleurs, le type de développement économique soutenu favorise les hommes et les riches, et désavantage la vaste majorité des femmes »

 C- Nous sommes admiratifs devant cette imagination créatrice toute féministe. Parce que les femmes n’ont pas, à ce jour, joué rôle dominant en matière de développement économique elles s’en attribuent un, aujourd’hui, en matière de développement social. C’est comme si les principales avancées sociales, au cours des siècles passés, n’avaient pas été mises de l’avant et appliquées par des hommes, philosophes, hommes politiques et religieux. Au  moins,­ on pourrait convenir que s’il y a  une Mère Teresa il y aussi eu un Abbé Pierre. C’est comme si les femmes renonçaient à «améliorer» le développement économique en y prenant part. Il est aussi désolant de constater que ces féministes ne sont pas conscientes du fait que le développement social stagne en l’absence de développement économique.

Leur condamnation du système économique libéral est d’autant plus incompréhensible qu’il leur a permis précisément de se libérer plus que tout autre système qui a existé auparavant. Si le développement économique est « sexiste, colonial et nocif pour l’environnement » parce qu’il est masculin pour qu’elle raison le développement social, féminin, ne serait-il pas lui aussi sexiste, oppressif et préjudiciable? A voir le peu de considération que ces féministes ont pour la contribution des hommes on doute  qu’il puisse en aller autrement.

Enfin, ce mémoire ne prend nulle part en considération  le modèle traditionnel de la famille dans lequel l’homme  est le pourvoyeur qui, encore aujourd’hui, unit des millions de couples dont les membres se considèrent égaux même s’ils  exercent des rôles différents comme c’est le cas pour des millions personnes sur le marché du travail.

Ces féministes sont, de toute évidence, des célibataires qui n’éprouvent aucun malaise à  continuer de bénéficier  de lois qui discriminent en  leur faveur  contre les hommes (Lois sur l’accès à l’égalité en emploi, Loi sur l’équité salariale) sur le marché du travail, même si elles occupent la majorité des emplois dans les secteurs public et parapublic.

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4.2  Les diverses composantes de ce mémoire

Ce document, manifestement l’œuvre d’un collectif d’auteuiRes,, a privilégié l’expression de la diversité des opinions et leur répétition  à la concision et à la cohérence de la présentation. Le lecteur sera juge de la pertinence des propos.

 

4.2.1. La recherche de l’équilibre budgétaire va pénaliser principalement les femmes

-- (P7) -«Les groupes de femmes demandent depuis des lustres que le gouvernement procède à une analyse féministe de ses politiques au moment de leur conception et pendant leur élaboration, leur application et leur évaluation. L’idée étant de vérifier si le projet de loi ou de politique est négatif, neutre ou positif pour les femmes.» (…)

«Tout indique qu’il serait absolument nécessaire de procéder à une telle analyse avant d’avancer, faute de quoi le gouvernement peut être tenu responsable d’adopter des politiques patriarcales »

--«La perte d’emplois en raison des coupes de l’État affecte principalement les femmes. Qui travaille comme éducatrice spécialisée dans les écoles? Qui s’occupe de l’aide aux devoirs et de l’aide alimentaire? Qui œuvre dans les commissions scolaires et les agences de santé? En maintien à domicile? En protection de la jeunesse? En santé mentale? Comme infirmière? Il s’agit d’emplois occupés en grande majorité par des femmes qui jouent un rôle essentiel pour la dignité, la santé et le bien-être de la population. En coupant tous azimuts dans ces domaines, le gouvernement fragilise l’accès des femmes à l’emploi tout comme leur autonomie et leur sécurité économiques. (…) De plus, le programme À égalité pour décider a été amputé de moitié laissant planer une insécurité pour plusieurs organisations de femmes quant à leur avenir (on veut dire :La Fédération des femmes du Québec qui rassemble environ 700 membres individuels et 190 associations réparties à travers le Québec; Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec = 17 Tables régionales de groupes de femmes et quelque 400 groupes qui en sont membres : Le Conseil d’intervention pour l’action des femmes au travail (CIAFT))

1.     Que le gouvernement procède à une analyse de l’impact différencié de ses politiques macroéconomique et fiscale sur les femmes et les hommes ainsi qu’entre les femmes, afin d'adapter ces politiques de manière à ne pas nuire aux conditions de vie et de travail des femmes.

Commentaire -

--Aucun gouvernement au monde n’accompagne son budget d’une analyse différenciée selon le sexe.  Cette proposition est tellement  ridicule qu’elle mine au départ la crédibilité de tout le document. Pourquoi pas un budget différencié selon la race la religion, l’orientation sexuelle, l’âge, le statut civil, la classe économique etc. ? S’il faut différencier en plus entre les femmes pourquoi ne pas le faire aussi entre les hommes, entre les membres des diverses religions, des divers groupes d’âge etc.  Des heures de plaisir pour savoir que l’on gagne selon un critère et que l’on perd selon un autre.

--On s’émerveille devant le syllogisme «si l’on coupe dans les secteurs public et parapublic donc on épargne sur le dos des femmes». Nous reconnaissons bien là le sempiternel  discours victimaire si cher à nos féministes et d’autant plus efficace que les médias féminisés s’empressent de jeter aux enfers le premier homme politique qui ose mettre en doute  la pertinence de toute affirmation venant de ce lobby, peu importe qu’elle soit parfaitement insensée.

-- Dans le cas présent, il est vrai que les femmes occupant la majorité des emplois dans les secteurs public et parapublic il est logique qu’elles soient touchées par des hypothétiques abolitions de postes. On omet de dire qu’au départ les fermes  étaient privilégiées de pouvoir travailler dans ces secteurs, d’y bénéficier non seulement de la sécurité d’emploi, du moins celles qui sont la Fonction publique, mais également de lois de discrimination positive qui leur ont permis d’évincer les hommes de plusieurs postes et de profiter d’une rémunération supérieure à celle de plusieurs hommes occupant des emplois «équivalents».  --À la différence, les hommes qui travaillent dans le secteur privé subissent, depuis toujours, les mises à pied  dues aux contractions périodiques qui se produisent  dans les divers secteurs de l’économie n’en ont pourtant jamais fait une question «de genre». Il faudrait donc, selon ce mémoire, que l’État continue d’amplifier le déficit et la dette parce qu’il pourrait arriver  que certaines femmes, employés occasionnels dans la Fonction publique, perdent leur emploi.  Quel drame. Il justifie certainement que l’on qualifie ce gouvernement de patriarcal, rétrograde et conservateur.

 

--(P-10)  La recherche de l’équilibre budgétaire risque d’engendrer une récession

«Plusieurs acteurs jugés crédibles par le gouvernement ont reconnu que l’austérité ne fonctionne pas et risque de générer une récession (…) Par ailleurs, les signataires ne partagent pas l’opinion du gouvernement à l’effet que celui-ci doive poursuivre à tout prix une politique de déficit zéro. Alors que l’économie canadienne est secouée par l’attachement trop important au pétrole et à ses produits dérivés, à un moment où sa valeur monétaire chute, il n’est pas à propos de plonger le Québec dans une crise économique générée par une volonté idéologique de revenir à un budget équilibré. Les femmes refusent de faire les frais d’un tel « équilibre ». En fait, nous affirmons qu’un tel équilibre serait un mensonge, car il reposerait sur l’externalisation des coûts sur les femmes (travail gratuit ou à moindres frais) ou sur l’environnement  »

2.      Que le gouvernement mette fin à l’externalisation des coûts sociaux et environnementaux pour atteindre l’équilibre budgétaire.

3.      Que le gouvernement trouve de nouvelles sources de revenus en s’inspirant des solutions fiscales identifiées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

Commentaire

Curieusement, on n’a jamais entendu le lobby féministe au cours des dix dernières années  exiger de la rigueur budgétaire pour combattre la spirale inflationniste occasionnée par l’addition  répétée des déficits annuels et d’un  endettement qui atteignait, en 2014, 197,098 milliards de dollars soit 54,3% du PiB lequel est constitué à 70«% par le secteur public5. Le remboursement de la dette occasionne  une dépense annuelle de 11 milliards%   

La recherche de l’équilibre budgétaire  est idéologique mais la ruine de l’économie par des dépenses gouvernementales incontrôlées, comme en Grèce, ne l’est pas.

4.2.2  La modulation  des frais de garde dans les CPE va nuire aux femmes, racisées et immigrantes 

a) (P.12) ; «On n’a qu’à regarder du côté des autres provinces canadiennes qui ont encore un système de subventions modulé en fonction du revenu des parents. Bien que certaines provinces rendent les services de garde abordables pour les familles à faible revenu, les frais de garde peuvent dépasser 5 000 $ par année, même pour des familles dont le revenu est aussi bas que 40 000 $. Au Québec, à 7 $ par jour, le coût annuel est de 1 800 $ par enfant, peu importe le revenu familial»

(P.13) « Quelques études récentes montrent que les jeunes couples d’aujourd’hui sont plus nombreux à adopter une gestion séparée ou partiellement indépendante des revenus de chacun. Lorsque les revenus des conjoints sont gérés séparément, peut-on encore parler de revenu familial ? (…)   «En somme, la notion de revenu familial semble n’avoir jamais réellement incarné les idées qu’elle véhicule, à savoir la mise en commun de l’ensemble des revenus et la redistribution plus ou moins égalitaire de ceux-ci entre les membres du ménage. Cette notion masque des inégalités, des rapports de pouvoir, etc., au sein des familles et de la société en général. »

4                  Que le gouvernement augmente l’offre de garderies à prix abordable notamment dans les milieux où l’on retrouve une forte concentration de personnes immigrantes et racisées.

5       Que le gouvernement multiplie les haltes garderies dans les lieux de service aux personnes immigrantes.

Commentaire

--Étant donné le taux très  élevé de divortialité et le fait que  les obligations alimentaires incombent généralement aux hommes on ne s’étonne pas que ces derniers préfèrent le régime de la séparation de biens. Typiquement, les féministes qui ont  combattu le régime de la communauté de biens patriarcal,  dénigrent maintenant le régime qu’elles réclamaient.

-- Ce sont les féministes qui ont demandé la multiplication des services de garde publics pour libérer la femme qui veut travailler, dès après la naissance, mais, maintenant que les coûts explosent à la suite de la syndicalisation des éducatrices, elles refusent de payer ce que cela coûte en  exigeant que ces services soient  financés par l’Impôt, donc également par ceux qui n’ont jamais eu  ou n’ont plus d’enfants  en garderie.

--On s’explique mal pourquoi il faudrait, maintenant, reconnaître et privilégier des catégories de femmes – notamment immigrantes ou «racisées». On peut concevoir qu’elles aient besoin de services mieux adaptés à leur situation tout comme les hommes immigrants d’ailleurs. Mais il n’est pas judicieux que les services en question soient plus généreux que ceux offerts aux  gens déjà établis.    

 

b)- P.17 L’augmentation des frais de garde pourrait inciter les parents à rechercher des gardiennes à domicile, une solution  beaucoup moins stressante 

«L’augmentation des frais de garde pourrait également pousser des parents à revenus élevés à quitter le réseau des centres de la petite enfance à la faveur de l’embauche de travailleuses domestiques. C’est moins difficile d’avoir quelqu’une qui vient chez soi que de courir les services de garde avant et après le travail. Si les frais sont tels que ce n’est plus avantageux pour les parents aisés d’envoyer leurs enfants en un centre de la petite enfance, nous allons voir une augmentation du nombre de travailleuses domestiques embauchées pour prendre soin des enfants. Jusqu’à présent, le Québec compte moins de travailleuses domestiques que d’autres provinces comme l’Ontario. L’une des raisons de cela est l'existence du réseau des centres de la petite enfance. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces travailleuses ne sont ni protégées adéquatement par la Loi sur les accidents et maladies professionnelles ni par celle sur les normes du travail. Leurs conditions de travail sont plutôt mauvaises (heures travaillées, salaire horaire, isolement, etc

6              Que le gouvernement procède à une analyse de l’impact de la modulation des tarifs des services de garde ainsi que de sa politique favorisant le développement des services de garde privés (subventionnés indirectement par des crédits d’impôts) sur l’accès des femmes au travail ainsi que sur les conditions de travail des femmes dans le milieu des services de garde.

7              Que le gouvernement annule la modulation des frais pour les centres de la petite enfance et respecte son engagement électoral.

8              Que le gouvernement se serve d’abord et avant tout des impôts pour financer équitablement le réseau d’éducation à la petite enfance et cesse d’élargir le recours au principe de l’utilisateur-payeur..

9              Que le gouvernement cesse de nuire au développement des centres de la petite enfance à la faveur du réseau de garde privé non subventionné qui n’offre pas la qualité requise pour le bien-être des enfants ni des conditions de travail acceptables aux éducatrices.

10                  Que le gouvernement adopte un projet de loi pour protéger les travailleuses domestiques des accidents et des maladies du travail

Commentaire

--Ces féministes ne savent pas que la création  de garderies sans but lucratif  remonte à la fin des  années 70  et qu’avant cette période les parents qui travaillaient à l’extérieur du foyer faisaient garder leurs enfants à la maison. Les deux paliers de gouvernement accordaient des crédits d’impôt  et les parents s’estimaient  chanceux. La création des CPE à 5 $  remonte à 1997  (Pauline Marois); ils sont passés de 55 000 à 200 000 entre 1997 et 2005 et la facture pour le gouvernement atteindra rapidement le milliard de dollars. L’on a ajouté par–dessus le congé de maternité et même le congé de paternité non  transférable pour s’assurer que le père puisse aussi «materner». Toutes ces dépenses  n’ont pas,  pour autant, hausser le taux de natalité au dessus du seuil de la régénération (2,1).

-- Pour être certaines d’empêcher que le marché réussisse`sa mettre au point des services moins coûteux que l’appareil public en place, ces féministes demandent au gouvernement  de régir le travail domestique de sorte qu’il ne soit plus concurrentiel avec les merveilleux CPE.

 

4.2.3 L’exploitation  des ressources naturelles a des impacts négatifs pour les femmes

P.19 «Les signataires de ce mémoire souhaitent que le gouvernement amorce une transition écologique et féministe de l’économie. Au lieu de miser autant sur un développement économique basé sur l’expansion des industries extractivistes, nous proposons qu’il y ait plutôt une démarche de désinvestissement dans ces domaines pour en garder l’essentiel car les effets néfastes de cette industrie sont nombreux.

«Pour les femmes, les impacts négatifs de ces industries sont nombreux alors que les avantages leur échappent. On peut caractériser cette forme de développement comme sexiste. Il est déjà connu que le développement minier se fait souvent aussi sans tenir compte de la capacité des régions d’accueil de s’y adapter. Le manque et l’augmentation des coûts des logements créent des problèmes pour les personnes (surtout les femmes) qui ne travaillent pas dans l’industrie minière (employant environ 95% d’hommes).»

--«Pour les « veuves » du système « fly-in fly-out », les semaines de monoparentalité créent de l’isolement et de la dépendance économique. D’ailleurs le modèle économique favorise une division sexuelle du travail traditionnel, mettant à risque l’autonomie économique des femmes qui se trouvent dans des emplois peu rémunérés, faute d’options; ou à la maison, sans revenus. Elles amassent nettement moins en terme d’avoir comparées aux hommes, alors qu’elles sont des maillons essentiels du système économique et de la reproduction sociale

---«La violence sexuelle augmente de façon exponentielle dans les milieux où les hommes travaillent en nombre concentré et loin de leur tissu social. C’est également vrai pour l’industrie du sexe. Sur la Côte-Nord, autant les agressions sexuelles que l’industrie du sexe sont en expansion. Les agressions sexuelles y sont en nette hausse: « Il y a eu 102 plaintes formelles du 1er avril 2013 au 31 mars 2014, contrairement à 81 cas pour la même période en 2012-2013 et 67 en 2011-2012. »

Les premières victimes sont des femmes autochtones, dévalorisées et « sacrifiables » aux yeux de larges pans de la communauté non autochtone » «Par ailleurs, le type d’emplois associé à ce développement accroît le nombre d’hommes non autochtones sur le territoire, ce qui augmente le risque de violence et de prostitution pour les femmes autochtones qui vivent près des chantiers». Or, la situation des femmes autochtones ne s’améliore pas forcément lorsqu’elles quittent leurs communautés. Pensons aux 1186 femmes autochtones assassinées ou disparues.

Par ailleurs, les richesses et les opportunités d’emploi générées dans ce milieu avantagent particulièrement les hommes. Les femmes sont peu bénéficiaires de ce type de développement. Pis encore, il contribue à l’affaiblissement de ce qui fait une bonne vie dans une communauté. Bien sûr, l’économie locale est souvent dépendante de ces industries, souvent les principaux employeurs dans les régions éloignées. Or, il est encore temps de prévoir une transition qui tienne compte des besoins légitimes des communautés

13           Que les politiques industrielles, notamment celles touchant l’extraction de ressources naturelles, soient sujettes à une analyse différenciée selon le sexe.

14           Que le gouvernement étudie, avec les populations concernées, les actions à poser en vue de diminuer les investissements dans le secteur extractiviste pour investir dans le développement d’emplois basés sur les énergies propres, les transports électriques et l’efficacité énergétique.

17                   Que le gouvernement respecte le droit des peuples autochtones de refuser l’exploitation de leurs territoires ancestraux.

18                   Que le gouvernement interdise les mines d’uranium sur tout le territoire québécois.

Commentaire

--L’abondance de propositions stupides ou fausses dans un si court texte est digne de mention. Il doit sûrement être inclus dans le synopsis  du cours Féminisme 101

--- on demande le désinvestissement dans l’extraction  minière; mais sans préciser avec quels moyens l’État val  défrayer nos très nombreux et coûteux programmes sociaux;

--- on prohibe l’exploitation de l’uranium même si cela a pour effet d’empêcher la production de la très nécessaire électricité dans divers pays qui n’ont pas les ressources hydrauliques nécessaires mais  avec lesquels nous sommes, évidemment très solidaires, … sur d’autres plans; 

--- on demande de développer l’éolienne qui coûte deux fois plus cher alors que nous avons un surplus d’hydro-électricité nt que l’on développe l’éolienne

--- il n’y aurait qu’au Québec où le développement d’un quartier d’habitation- la hausse de la demande-  ne devrait pas être accompagné d’une augmentation du prix des logements;

--- les veuves du «fly in fly out»  s’ennuient tandis que les hommes qui doivent habiter dans des dortoirs dans baraques  vivent le parfait bonheur comme l’a si bien chanté. Georges Dor, dans «La manic».  

--- finalement, l’argument de fond – le développement des richesses naturelles au Nord (où elles se trouvent) accroît  les agressions sexuelles et la violence contre les femmes qui a explosé au cours des dernières années à cause de la concentration accrue d’hommes dans ce Nord.

Ici, évidemment, on n’a pas à se préoccuper de faits, il faut imprimer dans la tête des gens qu’au Québec c’est l’enfer pour les femmes. Cela fait des dizaines d’années que le lobby féministe répand de fausses données et qu’elles trompent la population à ce sujet. Il charrie, pas à peu près   

Les auteuRes du mémoire savaient très bien que le chiffre de «1186 femmes autochtones assassinées ou disparues» inclut toutes les provinces et tous les territoires au Canada mais elles laissent  entendre qu’il s’applique au seul le Nord du Québec.

Les auteuRes du mémoire ont choisi de ne pas tenir compte des faits suivants :

A- La société québécoise n’est pas violente

En 2012 Le Québec avait  un taux de criminalité aussi bas que celui de l’Ontario .Ces deux provinces ont les taux de criminalité les plus bas au Canada,  même inférieurs à celui  de l’Île du Prince –Édouard,

Taux  de crimes déclarés par la police  par province  2012

Province

Total crimes

Crimes Violents

Crimes contre les biens

Autres crimes

 

Nombre

Taux      

Nombre

Taux

Nombre

Taux

Nombre

Taux

Québec

347 650

4 316

84 352

1 047

217 744

2  703

45 554

566

Ontario

542  445

4 016

121 725

901

354 166

2 622

66 554

493

Ile du Prince Édouard

9 532 b

6 524

1 707

1 168

6 700

4 586

1 125 

770

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2013001/article/11854/tbl/tbl02a-fra.htm

Presque toutes les provinces ont vu leur taux de crimes déclarés par la police et leur IGC reculer en 2012. La plus importante baisse du taux de crimes déclarés par la police a été observée en Saskatchewan (-7 %), suivie de l’Ontario (-4 %). Le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré les plus forts reculs de l’IGC, soit une baisse de 5 % chacun (tableau 2a, tableau 2b)

B- En matière de violence conjugale le Québec est en bas de la moyenne des provinces  

«Les résultats de l'Enquête sociale générale (ESG) de 2009 ont révélé que la violence conjugale autodéclarée est stable depuis 2004, dernière année au cours de laquelle l'enquête a été menée. Comme en 2004, 6 % des Canadiens ayant eu un conjoint ou un ex-conjoint ont déclaré avoir été agressés physiquement ou sexuellement par ce dernier au cours des cinq années précédant la tenue de l'enquête.

La proportion de Canadiens ayant mentionné des incidents de violence conjugale était semblable dans la majorité des provinces. Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec ont fait exception : les proportions notées dans ces provinces étaient inférieures à la moyenne nationale»

http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/2010000/aftertoc-aprestdm2-fra.htm

C- La violence conjugale est plus présente au Nord du Québec depuis plusieurs années

En 2002 La région du Nord-du-Québec présente le taux de victimisation conjugale le plus élevé (661 par 100 000). Suivent les régions de Montréal (406), de l'Outaouais (382) et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (269). La région de Chaudière-Appalaches se démarque avec le taux le plus faible (120).

En 2013, parmi les 17 régions administratives de la province, 7 enregistrent un taux d’infractions plus élevé que la moyenne du Québec (graphique suivant). Parmi celles-ci, la région de la Côte-Nord se classe en tête avec un taux près de deux fois supérieur (471,9) à celui de l’ensemble du Québec (264,5). Suivent les régions de l’Abitibi-Témiscamingue (361,5) et de l’Outaouais (328,8). Parmi les régions moins touchées par cette criminalité, 3 affichent des taux inférieurs à 200 infractions par 100 000 habitants, soit l’Estrie (193,9), la Chaudière-Appalaches (169,8) et le Nord-du-Québec (140,4).

L’isolement est sans doute un facteur mais également la consommation de boissons alcooliques et de drogues, un phénomène qui n’est pas récent.

Ce n’est pas banaliser la violence conjugale et la violence faite aux femmes que d’observer que les auteuRes du document traitent de cette question de manière malhonnête  simplement dans le but de culpabiliser les hommes  pour obtenir divers privilèges par la suite. C’est effectivement du «charriage».Il est assez ironique que le 7 mars, la veille  de la journée de la femme, ce sont deux femmes qui ont agressé deux hommes au couteau à Québec7.

 

4.2.4 La hausse des tarifs d’électricité a un impact plus négatif sur les femmes

(P.21) « Rappelons que les femmes sont nettement plus pauvres que les hommes au Québec travaillant pour beaucoup aux alentours du salaire minimum. En effet, 61 % des travailleurs au salaire minimum qui ne sont pas aux études sont des femmes (Au bas de l’échelle, 2014). Ces mauvaises conditions de travail font en sorte que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à vivre dans la pauvreté. 1,5 millions de femmes contre 1 million d’hommes ont des revenus annuels inférieurs à 20 000 $ (Conseil du statut de la femme. 2010). Autrement dit, la moitié des femmes touchant un revenu vivent avec moins de 20 000 $ par année. Chaque hausse des frais pour des services publics ou pour des services essentiels a un impact plus négatif sur les femmes que sur les hommes dans la mesure où elles doivent consacrer, toute proportion gardée, un pourcentage plus élevé de leurs revenus sur ces dépenses »

19           Que le gouvernement modifie l’article 17 afin d’affirmer l’aspect prioritaire que doit avoir l’électricité patrimoniale dans l’approvisionnement des Québécois en électricité.

20           Que le gouvernement revoie ses plans promulguant la hausse constante des tarifs d’électricité.

21           Que le gouvernement investisse davantage dans les politiques d’isolation des appartements en location de réduction de l’usage de l’électricité pour générer des économies.

Commentaire

On voit mal comment les solutions préconisées (énergie patrimoniale et isolation des logements) vont bénéficier aux femmes qui sont censées être, en majorité, plus pauvres que les hommes. La sensibilité des féministes envers les difficultés vécues par une  minorité de femmes ne s’étend pas aux hommes, en l’occurrence à ceux qui sont moins riches que certaines femmes ? 

 

4.2.5 Santé

(P23) Loi sur l’assurance maladie

22- Que le gouvernement assure l’accès aux soins et aux services sociaux et de santé par le maintien d’un régime public, accessible, gratuit et universel pour l’ensemble de la population dans toutes les régions du Québec et en envisage la cessation de tous les projets de privatisation dans le domaine de la santé

23.Que le gouvernement adopte un régime entièrement public d’assurance pour les médicaments 

Commentaire

On voit mal comment les solutions préconisées vont bénéficier spécifiquement aux femmes qui sont censées être plus pauvres que les hommes. Par contre, on comprend aussi que, comme les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles vont profiter davantage que ces derniers de la gratuité des services. En somme, selon ce mémoire, la solidarité sociale s’impose seulement quand elle joue en faveur des femmes.

 

4.2.6  Développement local et régional.  Le sujet  du mécontentement –

-- Le démantèlement des structures régionales actuelles occasionnerait une accentuation du déficit démocratique. Pourquoi ?

Parce que :

a) (P 25) «il y a actuellement une  sous-représentation  aberrante des femmes dans les collectivités locales élues Nous sommes d’autant plus inquiètes qu’il est prévu de remettre les rênes du développement territorial entre les mains des Municipalités régionales de comté, ce qui équivaut, encore une fois, à écarter les femmes des décisions les concernant. Nous vous rappelons que les conseils de MRC sont composés exclusivement de maires et de mairesses, que la proportion de mairesses au Québec est de 17.3% et que sur 104 préfets de MRC au Québec seulement 20 sont des femmes. Mais il n’y a pas que cette sous-représentation aberrante des femmes qui pose problème.

Commentaire

Cette sous-représentation serait de 20%. Étant donné que les femmes peuvent voter et être candidates aux élections depuis plus de 70 ans  il faut croire qu’elles ne s’intéressent pas suffisamment à l’activité politique malgré les nombreuses incitations (notamment monétaires) contenues dans au moins deux programmes gouvernementaux et dans les pratiques des divers partis politiques dont un qui se déclare même constitutionnellement féministe mais  qui ne recueille qu’un très faible pourcentage des votes. 

 

b) les MRC n’ont ni les compétences, ni l’expertise nécessaire ni le mandat pour travailler à l’avancement de l’égalité pour les femmes sur leur territoire respectif.

«Nous devons constater que les seuls organismes régionaux dont la mission est de travailler à l’égalité pour toutes les femmes en région et qui possèdent l’expertise nécessaire sont les Tables régionales de groupes de femmes soutenues par les quelques 400 groupes de femmes qu’elles représentent et le Réseau qui les concerte.» (…) «En effet, avec le projet de loi 28, ce sont également les 19 ententes régionales en matière d’égalité pour les femmes qui sont reléguées au néant ; ce sont des projets qui visent à l’autonomie économique des femmes ou à leur représentation dans les lieux de pouvoir qui sont annulés ; ce sont des groupes de femmes en région qui voient leur maigre financement menacés ; ce sont des dizaines de travailleuses qui risquent de perdre leur emploi et ce, sans compter l’effet négatif pour les femmes des compressions prévues aux systèmes d’éducation et de santé, aux services de garde et possiblement aux congés parentaux».

-«De plus, ces coupes ont eu comme conséquence directe la disparition des bureaux régionaux du Ministère de l’Éducation. Ces directions régionales sont responsables du concours « Chapeau les filles », de projets novateurs et du suivi en orientation scolaire permettant de diversifier les choix de carrière des filles et favoriser leur insertion dans les métiers traditionnellement masculins.

Commentaire

-- En 2010-11, le gouvernement dégageait un maigre  9 millions pour les verser dans les 19 ententes régionales «en matière d’égalité». On ne peut citer un seul programme réservé exclusivement aux hommes

--Les MRC n’.ont pas plus d’expertise ni de mandat pour travailler à l’avancement des hommes et des femmes,  de la population en général et pourtant elles le font

 

c) les femmes -vont absorber davantage les hausses de tarifs parce qu’elles vivent plus longtemps que les hommes.

-«En santé, le gouvernement prévoit aussi de nouvelles compressions. Les femmes sont les principales utilisatrices des services de santé car elles vivent plus longtemps et sont souvent responsables des soins aux enfants. Elles absorbent donc la plus grande part des hausses de tarification des services qu’elles doivent débourser comme utilisatrices

De plus, dans les régions et plus spécifiquement celles dites régions ressources, la ségrégation professionnelle des emplois fait que les emplois des femmes sont concentrés dans les services publics, parapublics et gouvernementaux»

Commentaire

On réussit à s’apitoyer sur le sort des femmes même si :

-- elles  vivent plus longtemps que les hommes. Pourtant la hausse de l’âge moyen de la population qui est généralement associée à l’essor économique et au progrès de la médecine est considéré comme une caractéristique d’un pays riche, privilégié. Il faudrait maintenant plaindre les personnes qui en bénéficient le plus dans un État qui a établi une régime d’assurance santé public, donc défrayé principalement par ceux qui ont les plus hauts revenus – les hommes-, et qui procurent un régime de retraite à des femmes qui vivent plus longtemps que les hommes donc qui auront  bénéficié d’avantage tout en ayant relativement  moins contribué du régime public.

-- elles travaillent très majoritairement dans les services publics, des milieux de travail où les mises à pied sont très rares,  sinon illégales comme dans la Fonction publique, et où les réductions de salaires ne se sont produites qu’une fois au cours du présent siècle. À la différence ces phénomènes se produisent régulièrement dans le secteur privé où chaque entreprise doit assurer sa survie chaque jour  

 

d) (P27) «L’administration Couillard a sabré,(en juin 2014. dans le programme À égalité pour décider visant à soutenir financièrement les organismes qui, dans toutes les régions du Québec, font la promotion des femmes en politique et tendent à favoriser leur participation citoyenne. Le programme disposait d’un budget annuel de 1 million. Le gouvernement l’a réduit à 500 000$, soit une coupure de 50%.(…) Le refus de tenir compte de l’analyse différenciée selon les sexes.»

Commentaire

-- Il faudrait que l’on nous explique pour quelle raison les femmes ont encore besoin  en 2015 d’une aide de l’État pour faire de l’action politique alors qu’elles évoluent dans le même système d’éducation et le même système  électoral que les hommes depuis plus d’un demi-siècle ?

-- Parallèlement, le même groupe exige que le gouvernement impose la parité dans un  organisme de concertation  à créer ce qui dispenserait les femmes de consentir les mêmes efforts que les hommes. On a vraiment une prédilection pour les mesures de discrimination  positive, et le moindre effort.

-- Personne ne s’est encore interrogé sur le fait qu’aucune analyse différenciée selon  le sexe n’ait à ce jour conclut à  l’existence d’une situation  désavantageuse pour les garçons et les hommes même si les premiers réussissent moins bien à l’école et même si les seconds sont discriminés à l’embauche  et  que certains d’entre eux sont  moins bien rémunérés pour un travail équivalent à C’est que, voyez-vous,  il y a des lois dites de «discrimination positive» qui dérogent spécifiquement à la Charte des droits et qui sanctionnent ces «aberrations». 

 

e) il est nécessaire de maintenir le Plan d’action gouvernemental en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et le budget qui l‘accompagne.

Tous ces changements imposés aux structures régionales surviennent au moment où le Plan d’action gouvernemental en matière d’égalité entre les femmes et les hommes est sur le point de prendre fin en mars 2015. Un plan d’action qui jusqu’à présent a permis l’arrivée en région d’environ 3 millions de dollars par année pour le développement de partenariat et la réalisation d’actions en matière d’égalité pour les femmes.

24-       Que le gouvernement du Québec reconduise jusqu’en 2017 le Plan d’action gouvernemental en matière d’égalité entre les femmes et les hommes de même que le budget qui l’accompagne.

25-          Que le gouvernement du Québec dirige vers les Tables régionales de concertation de groupes de femmes les sommes qu’il consacrait annuellement aux ententes en matière d’égalité pour les femmes, pour que ces sommes d’argent soient investies dans des mesures structurantes élaborées en concertation et en partenariat pour améliorer les conditions de vie des femmes des régions et faire avancer l’égalité pour toutes les femmes.

Commentaire

---Répétition de 4.2.6 b)  En  2010, Christine St-Pierre triplait les sommes consacrées aux 21 ententes régionales,  9 millions pour trois ans. Nous ne connaissons toujours pas de programme régional dédié spécifiquement aux hommes, en tant que tels.

--Où est la démonstration à l’effet que les conditions de vie des femmes, en tant que telles, sont inférieures à celles des hommes en région ? Et si cela est vrai comment se fait-il que ces mêmes femmes ne désertent pas les régions puisque rien ne  les empêche de le faire ?

 

f) (P 29)  l’égalité entre les femmes et les hommes exige qu’il y ait une vision féministe du développement des régions…donc le maintien des Tables régionales des groupes de femmes  mais aussi la parité de la représentation  aux MRC

L’égalité entre les hommes et les femmes est réalisée lorsque hommes et femmes jouissent des mêmes droits et obligations, des mêmes conditions de vies, de ressources et de rémunérations équivalentes. Une politique de l’égalité ne vise pas à rendre les hommes et les femmes identiques, mais à assurer l’égalité des chances. L’égalité de droit entre les femmes et les hommes existe au Québec. Elle n’est cependant pas atteinte dans les faits. « Passer de l’égalité de droit à l’égalité de fait ne se réalise pas facilement. Au-delà des changements législatifs, l’atteinte de l’égalité passe par des changements de mentalités, de cultures et de manières de penser Pour une vision féministe du développement des régions

26           Que les Tables régionales de groupes de femmes soient reconnues comme les interlocutrices des MRC en matière d’égalité pour les femmes et qu’elles reçoivent l’appui financier nécessaire pour accompagner les MRC dans leur rôle et responsabilité en cette matière.

27           Pour assurer un développement territorial égalitaire et permettre un accès égal pour les femmes et pour les hommes aux services, aux ressources et aux sphères de décisions, que le gouvernement du Québec s’assure que les MRC :

i) Adoptent une politique d’égalité entre les femmes et les hommes prévoyant la parité de représentation entre les femmes et les hommes au conseil de MRC.

i)  Incluent dans les plans de développement territorial des objectifs précis visant l’amélioration des conditions de vie des femmes de la région.

iii) Établissent et entretiennent des bases de cueillette de données ventilées selon le sexe ou des observatoires en condition féminine.

28           Procèdent à une analyse différenciée selon les sexes pour chaque programme, politique ou mesure prônés par la MRC

Commentaire

-- En toute logique égalitaire, s’il doit y avoir une vision féministe du développement régional il doit y avoir également une vision «masculiniste» de ce même développement et des tables régionales composées uniquement d’hommes. Cela implique une confrontation des deux visions et un arbitrage par des hommes politiques qui doivent leur élection à un corps électoral paritaire. Autant dire qu’il y aura des impasses à répétition et inertie totale.

-- On comprend que le maintien  des Tables régionales des groupes de femmes se justifiait  pas  l’absence de parité aux conseils des MRC. Mais on constate ici que, «tant qu’à y être», la FFQ exige maintenant, à la fois, la parité aux MRC et le maintien des Tables. Le beurre et l’argent du beurre.  Il n’y a rien de trop beau pour nos éternelles victimes.

-- Pour être bien certaines de récolter encore d’avantage on exige également, la cueillette de données et la conduite d’analyses différenciées selon le sexe lesquelles  ont comme caractéristiques :

- d’être conduites par des féministes gagnées à la cause, donc non scientifiques;

- de coûter un bras parce que la cueillette et la normalisation des données sur une base régionale est à construire, parce qu’il n’y a pas de définition de l’égalité «entre les femmes»- et parce que, logiquement, on devrait aussi se préoccuper de l’égalité entre hommes et, dans les deux cas, subdiviser les données en fonction  de l’âge, du statu matrimonial, de l’orientation sexuelle, etc. ;

--d’être partiales parce orientées exclusivement vers les besoins des femmes. On ne découvre bien que ce que l’on cherche--

 

g) le développement régional actuel est inéquitable

(P.30) « Les programmes et mesures spécifiques pour femmes sont destinés à accélérer le rattrapage des femmes dans différents domaines et secteurs pour qu’elles soient considérées et traitées à égalité par rapport aux hommes mais également par rapport aux femmes entre elles ».

28 Pour assurer un développement territorial équitable et donc inclure les gens qui vivent des difficultés d’intégration sociale basées sur leur sexe, leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, leur origine ethnique, leur milieu social, leur revenu, leur âge, leur statut familial ou leurs limitations fonctionnelles que le gouvernement du Québec s’assure que les MRC :

i)              Développent des mesures pour faciliter l’accès à des formations qualifiantes et des programmes d’accès à des emplois de qualité pour les personnes marginalisées.

ii)             Développent un réseau de transport collectif accessible à coût abordable.

iii)            S’assurent que le territoire soit doté de services de gardes éducatifs en nombre suffisants pour répondre aux besoins de sa population.

iv)            Développent sur son territoire du logement social et abordable en fonction des besoins de sa population.

v)             Mettent en place des mécanismes pour assurer la représentation équitable dans les structures organisationnelles des personnes et groupes marginalisés afin que leurs préoccupations soient prises en compte.

vi)                  Se dotent d’un programme d’accès à l’emploi favorisant l’embauche des femmes et des personnes marginalisées

Commentaire

-On comprend que ce sont les mêmes observatoires en condition féminine qui vont aussi prélever les données relatives aux individus –  selon leur sexe, origine ethnique etc..- ? En somme, on propose la constitution  d’Instituts régionaux de la statistique – mais féministes.  Ou bien ces personnes sont d’une ignorance crasse quant aux implications de ce qu’elles proposent ou bien  elles sont carrément malhonnêtes intellectuellement.    

 

h) le développement régional  actuel ne favorise pas l’application  du  principe de démocratie participative

29  Pour assurer que le développement soit solidaire et favorise l’utilisation des ressources humaines et naturelles en vue d’un développement territorial qui permet de répartir équitablement les richesses, les services, les bénéfices et les retombées positives dans les diverses localités qui composent la région, que le gouvernement du Québec s’assure que les MRC :

i)       Reconnaissent et d’appuient financièrement les entreprises d’économie sociale, les coopératives, de même que les personnes qui apportent un soutien à leur famille et dont le travail est invisible (de la même façon qu’on le fait pour l’entreprise privée et publique).

ii)      Instaurent un programme pour inciter les entreprises de son territoire à développer des mesures de conciliation travail/famille/études afin que toutes les personnes, y compris les femmes, puissent profiter du développement de l’emploi d’une région donnée.

iii)     Travaillent en partenariat avec des groupes de femmes, des organismes communautaires et l’ensemble des organismes concernés pour assurer la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans les stratégies locales de développement.

iv)     Développent des mesures afin d’inciter les entreprises de son territoire à donner leur appui à des groupes de femmes ou à des groupes communautaires dans la réalisation d’actions communes visant le bien-être des populations régionales.

v)    Valorisent, encouragent et soutiennent concrètement l’implication sociale de tous les citoyens et de toutes les citoyennes.

Commentaire

-Il y a abus de langage.  Sous une  rubrique en apparence très généreuse et inclusive -la  démocratie participative-  il est clair que le document ne vise qu’à bonifier la situation particulière des femmes même si la formule est parfois subtile (!), comme dans la phrase,  «les personnes dont le travail est parfois invisible». .

 

i) le développement régional actuel ne représente pas équitablement  diverses composante de la société

(P.32) Les structures de représentation et les mécanismes d’élection doivent être les plus accessibles possibles afin d’assurer une représentation équitable de toutes les catégories de personnes composant la collectivité dans les diverses instances de décision et dans la réalisation de projets de développements. Par catégories de personnes nous entendons : les femmes, les hommes, les jeunes, les adultes, les aînéEs, les pauvres, les personnes provenant de communautés ethnoculturelles ou de groupes marginalisés et autres.

26    Pour s’assurer que le développement soit démocratique et repose sur des personnes élues à l’écoute des citoyennes et des citoyens grâce à des mécanismes de concertation, de consultation et de prise de décision où peuvent s’exprimer toutes les catégories de personnes composant la collectivité, que le gouvernement du Québec ;

i)           Facilite la mise sur pied d’une instance de concertation régionale ayant comme mandat d’élaborer les grandes orientations d’un plan d’action quinquennal qui guidera le travail des élus municipaux lesquels devront rendre régulièrement des comptes à cette instance.

ii)        Que cette instance régionale respecte la parité entre les femmes et les hommes, soit inclusive de même que représentative de tous les territoires et de tous les secteurs d’activités.

iii)       Que le fonctionnement de cette instance régionale soit financé par le MAMOT.

iv)       Que chaque MRC ait l’obligation de respecter et de mettre en œuvre les grandes orientations fixées par l’instance de concertation régionale.

v)        Que cette instance régionale adopte une politique d’égalité entre les femmes et les hommes prévoyant notamment la parité de représentation entre les femmes et les hommes.

vi)       Que les plans de développement quinquennaux incluent des objectifs précis visant l’amélioration des conditions de vie des femmes de la région.

vii)      Que cette instance régionale établisse et entretienne des bases de cueillette de données ventilées selon le sexe ou des observatoires en condition féminine.

viii) Que chaque politique ou mesure mise de l’avant par cette instance fasse l’objet d’une analyse différenciée selon les sexes

 Commentaire

-- Les 87 MRC et les 14 Villes ayant des responsabilités de MRC  sont déjà des instances de concertation régionale qui vont maintenant, suite à l’abolition des Conférences des élus, disposer de pouvoirs en matière de développement régional.

-- Pour quelle raison  faudrait-il instituer parallèlement une autre instance de concertation régionale également représentative ? Sous un gouvernement de Jean «Cravate rose» Charest cela n’aurait pas posé de problème. Mais un gouvernement sensé ne pourrait pas établir  deux instances «représentatives» qui prétendraient avoir le dernier mot parce que  détenant la plus  grande légitimité

-- Les auteuRes n’ont pas indiqué comment elles pourraient instituer un organisme paritaire de concertation, comptant,  disons, une vingtaine de membres qui, en même temps, représenterait équitablement les personnes handicapées (physiques, visuels, déficience intellectuelle), les ainéEs, (sic, c’est enfantin) les jeunes (normaux, en difficulté d’adaptation, en dépendance), les  pauvres (mais pas les riches), et au moins une dizaine de communautés ethnoculturelles. Il est clair que la jeune femme immigrante légèrement handicapée et lesbienne  constituerait une candidate idéale. Il y a déjà quelques siècles, la plupart des pays occidentaux ont décidé que dans une démocratie les détenteurs du pouvoir politique devaient être élus au suffrage de toute la population adulte en fonction de leurs qualités personnelles et aptitudes à remplir le poste ainsi que de leur adhésion à un programme électoral  et non sur la base de leurs caractéristiques sociologiques  particulières.  

-- Les MRC actuelles ont le pouvoir de constituer des comités consultatifs qu’ils désirent. Mais nous imaginons très mal  l’établissement de 101 comités consultatifs de : condition féminine (et de condition masculine), de

 

j) le développement régional actuel n’est pas éthique (P.34)

31 Pour que le développement soit éthique et fasse preuve de transparence dans la gestion, de respect des règles de bonne gouvernance et du concept de développement durable, que le gouvernement du Québec s’assure que les  MRC :

i)              Adoptent des règles d’éthique et de saine gestion tenant compte de l’intérêt de la communauté, du respect des personnes, de l’égalité entre les femmes et les hommes habitant le territoire.

ii)             Administrent le territoire en tenant compte des principes de développement durable tels que définis par la Déclaration de Rio dont celui qui précise que : « Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l'environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d'un développement durable ».

iii)         Gèrent en toute transparence en se dotant de procédures nécessaires pour expliquer les tenants et les aboutissants des projets affectant les résidantEs (sic) et pour les consulter sur ceux-ci.

Commentaire

-- Sans mettre en doute la proposition, Il aurait quand même été de mise de préciser le rôle  des femmes  dans la gestion de l’environnement et de développement et  en quoi il est vital, par rapport à celui des hommes lesquels, incidemment, n’exigent pas une structure spécifique de concertation ni une consultation particulière.

 

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Le mémoire se termine par une interrogation  qui permet de réaffirmer les exigences du maintien des structures et programmes  actuels qui avantagent spécifiquement les femmes

 

(P.35) Les modifications apportées à la loi sur les compétences municipales et l’abolition des CRÉ : Quel sera l’impact sur les projets reliés au développement de la main-d’œuvre féminine en régions?

«Les statistiques sont très éclairantes à cet égard : encore aujourd’hui, seulement 22% des femmes et 18% des hommes sur le marché du travail occupent un emploi dit « mixte », c’est-à-dire où se retrouvent entre 40% et 59,9% des deux sexes. Et ce sont près de 40% des hommes et des femmes qui occupent des emplois dits fortement ségrégués (où il se retrouve 80% de personnes du même sexe). DEP est Santé, assistance et soins infirmiers où on retrouve 87% de filles, suivi de secrétariat où il y en a 99%. Au niveau du DEC, le portrait est le même. Au DEP en charpenterie-menuiserie, les garçons représentent 98% des élèves, en électricité 97% et en soudage-montage 94%. En conséquence, le parcours des travailleuses vers des emplois majoritairement masculins continue d’exiger pour la plupart d’entre elles une détermination qui dépasse le niveau de volonté normale pour poursuivre une carrière.

Commentaire

Ce n’est évidemment pas l’endroit pour observer :

-- que les filles sont maintenant surreprésentées dans les Facultés de médecine et qu’une , une fois diplômées, elles travaillent moins d’heures que les hommes médecins…parce qu’elles ont le droit à une vie moins stressante ,

-- qu’elles réussissent  mieux que les garçons aux niveaux  primaire et secondaire où les professeurs et directeurs sont, maintenant, en majorité des femmes. Il y a déjà un moment que l’on a reconnu que le sexe de l’enseignant influence grandement l’intérêt que les  élèves portent aux enseignements et qu’il constitue donc un facteur de réussite. Si l’on ajoute à cela que les  enseignantes et leur syndicat s’affichent comme féministes on peut penser que le milieu scolaire n’est pas plus également favorable aux garçons.

-- les filles bénéficient même d’un programme -Chapeau les filles - qui accordent un soutien financier spécifique pour celles qui veulent envahir les champs d’études où les garçons sont majoritaires, sans aucune contrepartie pour ces derniers. Les  garçons, eux ,sont visés par un autre programme, «violence tolérance zéro»;

-- qu’il serait grand temps que le  ministre de l’Éducation se préoccupe de l’avenir des garçons, après tout, ils constituent la  moitié de la population Non ?  

 

(P.36)

32              Qu’à travers les nouvelles responsabilités qui leur seront accordées, dans l’élaboration des plans d’action pour l’économie et l’emploi, la formule de concertation actuelle perdure et continue d’impliquer les partenaires suivants dans les projets concernant le développement de la main-d’œuvre féminine : institutions scolaires, représentantes et représentantes (sic) de ministère, table de concertation de groupes de femmes, entreprises des secteurs économiques identifiés, particulièrement les créneaux d’excellence régionaux.

33          Que dans l’élaboration des plans d’action pour l’économie et l’emploi, les MRC tiennent compte des orientations et des objectifs de la Stratégie d’intervention à l’égard de la main-d’œuvre féminine d’Emploi-Québec qui visent l’intégration en emploi des femmes sur tout le territoire québécois, particulièrement dans les métiers à prédominance masculine dans les qu’elles auront à élaborer.

Commentaire

--- Au cas où nous n’aurions pas saisi le message le lobby féministe veut non seulement continuer à bénéficier des lois de discrimination positive  –  sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics (c.à.d. les  secteurs public et parapublic-les municipalités, les commissions scolaires)  et  sur l’équité salariale» (dans tous les secteurs y compris les entreprises privés de 10 employés et plus)-- mais il veut aussi que les femmes puissent déloger les hommes dans emplois où ils ont été traditionnellement  majoritaires en vertu d’ententes concoctées en catimini avec des tables féminines de concertation.

 

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Conclusion

---Il est tout à fait normal qu’un groupe de pression défende les intérêts de ses membres. Cela dit, il aussi souhaitable qu’un tel groupe démontre  que ce qu’il demande  serait aussi profitable pour l’ensemble de  la société. Or, à cet égard, le  groupe de pression féministe s’est généralement contenté  d’observer que, comme les femmes constituent la moitié de la population, il devait aller de soi, sans autre démonstration, que ce qu’il réclame  sera nécessairement bénéfique pour la société  dans son ensemble, sans compter qu’il cherche essentiellement à instaurer l’égalité de droit «et de fait » entre les  femmes et les hommes.

---Plus personne au Québec ne conteste, depuis plus d’un demi siècle,  la reconnaissance de l’égalité de droit entre une femme et un homme, c’est-dire, sur le plan des droits individuels. Cependant, Il peut en aller autrement lorsque l’on déplace le débat sur le plan des droits collectifs, des femmes  par rapport aux hommes. 

---Cela se produit, par exemple,  lorsque dans la recherche, cette fois, de l’égalité de fait entre hommes et femmes on réclame d’attribuer à ces dernières des droits collectifs exclusifs dans des lois dites de discrimination positive, ou encore des programmes dont seules les femmes peuvent bénéficier, sous prétexte que c’est le seul moyen d’atteindre une égalité de fait (jamais identifiée de manière concrète) dans une limite de temps raisonnable (jamais  définie) entre les femmes et les hommes. Il est assez ironique de constater qu’une fois ces mesures adoptées l’égalité de fait de fait ne semble jamais être atteinte même si les données officielles disent que les femmes occupent une position  majoritaire ou dominante  dans un domaine. Il est remarquable qu’à  ce jour, aucun constat de ce genre n’a  pourtant conduit  à la mise en place de mesures de discrimination positive cette fois en faveur des hommes. Il y a même un brillant juge qui a  décidé qu’il s’agirait là d’une discrimination à rebours, illégale. 

---À vrai dire,  la notion même de l’égalité de fait  entre les hommes et les femmes  est une utopie pour la simple raison qu’il apparaît très tôt dans l’analyse qu’il peut exister  autant de différences entre les femmes qu’entre les hommes,  peu importe le secteur d’activité étudié. Il suffit de choisir un critère –âge,  sexe, religion, scolarité, statut  marital, état physique, mental, localisation territoriale, richesse etc. pour que rapidement des groupes distincts apparaissent. La preuve en est que ce mémoire lui-même réclame que le gouvernement prenne de mesures pour instaurer l’égalité entre les « catégories » de femmes, tout en ignorant les hommes évidemment. En fait le moindre changement dans une situation  peut servir  de justifications à de nouvelles revendications.10  

---Enfin, il est indéniable que ce groupe de pression jouit d’une position tout à fait exceptionnelle en ce qu’il a été incorporé en quelque sorte à l’intérieur de l’appareil gouvernemental depuis plus de trente ans sous la forme du Conseil de la condition féminine (1973)  et du Secrétariat `à la condition  féminine (1979) lequel, la même année, relevait d’un ministre responsable spécifique. Les autres «segments de la société» considérés comme minoritaires et qui ont aussi bénéficié d’une structure semblable  – les jeunes, les ainés, les autochtones –ne jouissent certainement de du même degré de visibilité et de pouvoir  politique. Seul le secrétariat à la  condition  féminine est parvenu à s’implanter dans tous les ministères et dans les structures régionales tout en demeurant branché sur des instances externes comme la Fédération  des femmes du Québec.

-- Il est passablement désagréable de savoir que l’appareil de l’État est utilisé, par le truchement des analyses différenciées selon le sexe, pour alimenter ce groupe de pression en d’incessantes et nouvelles revendications . Aucun autre groupe  de pression ne bénéficie d’une telle assistance. Il va sans dire que l’absence de groupe de pression préoccupé de la condition  masculine amplifie l’avantage dont bénéficie le lobby féministe.

---Conséquemment, il serait impératif que ce groupe de pression présente la plus haute rigueur dans la formulation  de ses demandes. Malheureusement, nous devons constater qu’il n’hésite pas à recourir à des procédés de propagande qui incluent la manipulation des données comme  nous l’avons démontré dans le cas de la violence conjugale. Il est aussi clair que le discours victimaire qu'utilise ce mouvement  n'est pas plus valable sur le plan économique comme en  témoigne ce rapport de l' institut de la statistique du Québec:

 «L'emploi n'a guère bougé globalement au Québec en 2014, après quatre années de croissance. Et ce sont les femmes qui ont fait quelques gains, révèle l'Institut de la statistique du Québec, dans son État du marché du travail pour l'année 2014 qu'il a rendu public mercredi. (…) Ce sont les femmes qui en ont le plus profité, celles-ci réalisant un

gain de 15 500 emplois, comparativement aux hommes qui en ont perdu 16 400.

 Avec du recul, les gains des femmes sont encore plus frappants, représentant près du double de celui des hommes. Ainsi, durant la décennie 2004-2014, l'emploi des femmes a connu une hausse de 13,8 %, pendant que celui des hommes n'augmentait que de 7,5 %.Pour ce qui est des secteurs d'activités, sans surprise le secteur des biens a connu une baisse, alors , que celui des services a continué de croître.(...)Plus particulièrement, l'emploi a crû dans deux secteurs, à savoir les soins de santé et l'assistance sociale, de même que l'hébergement et les services de restauration.»( Le Soleil 19 mars/ 15 p.30)

--Nous souhaitons vivement que le présent gouvernement s’interroge sur la situation que nous venons de décrire lorsqu’il  aura rétabli l’ordre dans les finances publiques. Nous espérons qu’il profitera de cet exercice pour mettre fin à l’application de la Loi sur l’équité salariale, une iniquité qui a trop longtemps duré .    

 

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Addendum 17 mars  2015  

                                       avec la collaboration  de G. Claes

La «pôvre »Alexa est revenue bredouille de sa rencontre avec  la  ministre Stéphanie Vallée, responsable de la condition féminine, à qui elle avait transmis son précieux mémoire.  Elle a fait écrire sur le site  du CDEACF  11– un  autre truc féministe subventionné par les contribuables---  le communiqué suivant

«Y a-t-il encore au Québec une ministre responsable de la Condition féminine

Montréal, le 13 mars 2015 – Le Collectif 8 mars, composé d’organisations qui s’expriment au nom d’un million de femmes du Québec, sort indigné de sa rencontre avec la ministre responsable de la Condition féminine. Le constat des femmes qui ont rencontré ce matin Stéphanie Vallée est clair : il n’y a personne pour défendre les droits des femmes au sein de ce gouvernement. « La ministre partage la préoccupation de ses collègues du gouvernement d’atteindre le déficit zéro à tout prix au point de refuser d’analyser l’impact sur les femmes des mesures, lois et politiques gouvernementales. Les préoccupations des femmes aux prises avec les répercussions des politiques d’austérité apparaissent secondaires à ses yeux », a déclaré Alexa Conradi, porte-parole du Collectif et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

Cette rencontre se voulait un véritable cri d’alarme, un levier pour faire entendre la voix des femmes, leurs revendications, les injustices qu’elles vivent dans un contexte d’austérité qui ne fait qu’accentuer les inégalités entre les femmes et les hommes. « Or ce cri d’alarme n’a pas été entendu du tout. La ministre ne reconnait pas les faits que nous avançons et n’accorde aucun crédit aux études que nous lui avons soumises. »

« Nous avons signalé à la ministre Vallée que, contrairement à ce que son gou-vernement prétend, les mesures d’austérité ne sont pas neutres et justes pour toutes et tous. L’étude réalisée par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) portant sur les mesures d’austérité et les femmes1 le dé-montre, mais elle a refusé de s’engager à en tenir compte », a poursuivi Alexa Conradi. Au moment de la révision des programmes en octobre dernier, la ministre a d’ailleurs refusé d’appliquer une telle analyse différenciée.

Outre l’analyse de l’impact des orientations gouvernementales sur les femmes, les représentantes du Collectif avaient deux autres demandes à présenter à la ministre :

La reconduction et l’application, après 2016, de la politique Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait. Elles ont exigé d’être consultées à ce sujet.

Des mesures favorisant l’accès des femmes à l’emploi et à l’autonomie financière. Le Collectif déplore que la ministre n’ait fait aucune déclaration en faveur de l’égalité des femmes depuis sa nomination et persiste à ne prendre aucun engagement en ce sens.

Elles sont sorties choquées de constater que la ministre n’entend pas assumer ses responsabilités au sein du gouvernement, soit défendre les droits des femmes et leur égalité effective, et s’assurer que les décisions gouvernementales soient reconsidérées à la lumière de leur impact sur les femmes.« Nous sommes d’avis que la ministre responsable de la Condition féminine n’assume pas sa responsabilité légale à l’endroit des femmes et n’a pas l’intention d’agir concrètement pour instaurer des mesures favorisant non seulement l’égalité de droit des femmes, mais surtout leur égalité de fait. En l’absence d’une réelle écoute, les femmes devront se faire entendre autrement », de conclure Alexa Conradi.

Soumis par Mélissa Lessard le 16 mars 2015 - 11h08

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Commentaire

---Stéphanie Vallée est la première ministre responsable de la Condition féminine qui a le courage de parler franchement à un groupe de pression féministe et de lui dire que le fait qu’il soit subventionné par l’État ne l’autorise pas à tromper la population en trafiquant les données et en manquant de la rigueur la plus élémentaire dans sa description  des enjeux auxquels la société fait face.

---En refusant de cautionner les analyses différenciées selon  le sexe la ministre a mis fin à une pratique ridicule grâce à laquelle le lobby fémi-niste se faisait servir gratuitement sur un plateau de nouveaux motifs de revendication alors que «ces études» ne prenaient jamais en compte la véritable situation des hommes et étaient donc fortement biaisées. On  ne peut pas expliquer autrement le maintien de ces diverses mesures de discrimination positive qui ne jouent qu’en faveur des femmes, comme:

--la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics est maintenue alors que les femmes occupent la majorité des emplois dans les secteurs public et parapublic comme le reconnaît le mémoire même de la FFQ. Celle-ci a ensuite le culot de se plaindre que les femmes soient davantage visées par les mesures d’austérité. 

-- la Loi sur l’équité salariale permet aux femmes d’obtenir le salaire du plus haut échelon de la catégorie des hommes qui occupent des emplois équivalents. Cette loi est maintenue alors qu’il y a quantité d’hommes qui ne sont pas  rémunérés au plus haut échelon de leur catégorie, sans qu’ils puissent rien n’y faire

-- le fait que parmi les nombreux organismes communautaires qui sont subventionnés par l’État et qui s’identifient comme assurant la prestation  de services aux femmes  ou aux hommes exclusivement, les premiers sont largement favorisés par rapport aux seconds. Il convient de préciser que

 

Organismes Femmes

Organismes Hommes

Année

 Nombre total

Subventions $

 Nombre total

Subventions $

2011-12

45

2, 823, 810

3

112, 550

2012-13

45

2, 801, 617

1

3, 000

2013-14

45

2 788,717

2

24, 480

2014-15

23

639, 663

o

0

 ces données, tirées de registres gouvernementaux12 , sont grandement incomplètes. En effet sous la rubrique «population cible» –les «femmes»-- elles ne font pas mention des CALACS, des Centres de femmes, des maisons de naissance, des maisons d’hébergement pour femmes violentées ou en difficulté, des centres de la petite enfance etc.  Voir sur ce site  SDSP -2 –La sexualisation des services publics - Une image d’ensemble en 2011 –

Bref, il faut saluer le bon sens de la ministre et espérer qu’elle sera capable de tenir le coup alors qu’elle devient la cible des attaques vicieuses de la part de  ces militantes perpétuellement indignées.

Espérons, enfin, que la CAQ (il n'y pas vraiment d'espoir du côté du PQ) saura éviter de se mettre à genoux les bras en croix au moment d'engager un  dialogue avec le mouvement féministe et qu'il ne craindra pas alors de mettre en doute ses revendications tout simplement en se basant sur des études sérieuses.  

 

__________

(1) Ayatollah titre honorifique donné  aux principaux chefs religieux de l’islam chiite Figuré, Familier : Personne aux idées rétrogrades qui use de manière arbitraire et tyrannique des pouvoirs étendus dont elle dispose. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ayatollah/7206

(2)http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/02/22/001-spenard-conradi-agressions-sexuelles.shtml

 (3)Projet de loi no 28 Loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et visant le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016

(4) Le Journal de Québec  «Le député caquiste s’excuse »  2e février 2015 p.35

(5) http://www.ffq.qc.ca/2015/02/memoire-sur-le-projet-de-loi-28/

 

(6) http://www.finances.gouv.qc.ca/fr/page.asp?sectn=36   

(7) J de .Q 9 mars 2015 p.17

(8) http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/crc-39-1/journal-debats/CRC-100506.htm

(9) Certains viennent de se rendre compte que le sexe de l’enseignant a beaucoup d’influence sur la réussite des gars et des filles  ce que nous avions souligne il y a belle lurette

(10) Voir sur ce site  un éditorial écrit en 2012 mais qui  indique que rien ne change sous le soleil féministe. On recycle à l’’infini les mêmes sornettes et mensonges aux frais principalement des contribuables masculins puisqu’ils sont directement  visés  par ces brûlots (Machine de guerre dont les Anciens se servaient pour lancer des dards enflammés) Voir E-1(12) La  Fédération des femmes du Québec  célèbre la Journée  internationale de la femme  par une litanie de jérémiades et de mensonges

(11)http://cdeacf.ca/actualite/2015/03/16/encore-quebec-ministre-   responsable-condition-feminine 

(12) http://www.mess.gouv.qc.ca/sacais/soutien-financier/soutien_ gouvernemental/répertoires/portrait-du-soutien-financier.asp Et http://142.213.167.138/bd_recherche/portrait/formreporg.asp