APF-32 Les 5 luttes du  mouvement féministe en 2015

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

 

Le 8 mars  est toujours une bonne occasion pour le mouvement féministe non pas de proposer des  solutions aux divers problèmes sociaux et économiques  qui confrontent la société québécoise mais bien plutôt de dénoncer, pour une millième, fois les  malheurs dont les femmes seraient les  principales victimes …de la part des hommes. L’année 2015 ne fait pas exception. Cette année la tâche a été confiée à Gabrielle Thibault-Delorme, journaliste au Soleil, qui a écrit «Cinq luttes à finir  soit la violence conjugale, les agressions  sexuelles  le plafond de verre, l’écart salarial  et les droits reproductifs». (Le Soleil 8 mars 2015 p. 4).

 

Nous avons regroupé divers extraits de cet article sous la lettre A 1  Puis nous sommes allés vérifier  ce que disait le Conseil du statut de la femme sur les mêmes sujets dans une publication intitulée «Portrait des Québécoises 2015» pour être certain que nous avions affaire à la même Bible. Nous avons regroupé divers extraits de cette publication  sous la lettre B2. Par respect pour l’intelligence du lecteur, nous avons ajouté, au besoin,  d’autres publications, celles-là non colorées par la foi féministe,  que nous avons regroupées sous la lettre C. Enfin nous avons complété le tout  par des Commentaires.   

0000 

1-Violence conjugale

 A-- «S'il fallait croire les gens qui répondent aux sondages, la violence conjugale se répartirait équitablement entre les hommes et les femmes, explique Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l'Université Laval» (…) «Les femmes peuvent être violentes, mais étant donné que les hommes sont plus forts physiquement, elles sont plus en danger. La violence conjugale peut aller jusqu'à l'homicide.» Selon les chiffres de 2013, publiés en 2015 par le ministère de la Sécurité publique, la violence conjugale touche plus de 18 000 personnes de 12 ans et plus au Québec.»

B- a)«Le taux d’infractions commises dans un contexte conjugal, après s’être accru de 9,7 % de 2008 à 2012, a diminué de 5,4 % en 2015 (…)

b) En 2011, 17,1 % des femmes de 15 ans ou plus vivent seules, comparativement à 15,8 % des hommes. Ces chiffres ont augmenté au cours des vingt dernières années : en 1991, seulement 13 % des femmes et 10,5 % des hommes vivaient seuls »

C- a)-Une baisse de 5,4 % d’infractions en 2013. Les statistiques officielles de la criminalité déclarée et enregistrée en 2013 par les forces policières indiquent que 18 885 personnes de 12 ans et plus ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal. Ces victimes représentent près du quart (24,4 %) de l’ensemble des victimes de crimes contre la personne au Québec en 2013. Soulignons d’ailleurs que les infractions commises dans un contexte conjugal comptent pour 6,1 % de la totalité des infractions criminelles enregistrées par les corps policiers»  (…) Le taux d’infractions commises dans un contexte conjugal pour l’ensemble du Québec a baissé au cours de la dernière année. Il en va de même dans 13 des 17 régions administratives du Québec»3. 

b)- «Les femmes commettent plus souvent des agressions armées ou causant des lésions corporelles. Les auteurs présumés de sexe féminin ont commis plus d’agressions armées ou causant des lésions corporelles (voies de fait de niveaux 2 et 3) que les auteurs présumés de sexe masculin (19,8 % comparativement à 10,1 %) (tableau 11). En contrepartie, les auteurs présumés de sexe masculin ont commis davantage d’infractions de harcèlement criminel (12,6 %) comparativement à 7,3 %), d’agression sexuelle (2,7 % comparativement à 0,1 %), de séquestration (4,1 % comparativement à 0,4 %) et d’enlèvement (0,1 % comparativement à 0,0 %) que les auteurs présumés de sexe féminin.»4

Commentaires

a)- Roueries féministes -- On note qu’il est question  de 18 000 personnes et non de femmes victimes mais comme la journaliste parle de batailles féministes le lecteur est induit à penser qu’il s’agit de femmes victimes. Bien plus, les 18 000 infractions dont il question  sont des dénonciations aux services policiers et non pas des mises en accusation et encore moins des condamnations; car, voyez-vous, il y a des cas où, pour diverses raisons, (ex :faute de preuves)  l’agresseur n’a jamais été formellement accusé et des cas où l’accusé, pour diverses raisons, n’a pas été condamné (ex: les actes reprochés n’ont pas été prouvés), donc, de fausses accusations. Bien sûr, on ne s’embarrasse pas de ces distinctions quand on a une lutte à finir.

b) C’est évidement un hasard si les deux publications féministes ont omis de signaler que les femmes auteures de violence conjugale ont commis plus de voies de fait graves que les hommes. Sans doute parce qu’elles son plus faibles physiquement, comme l’explique Mme Langevin.  Cette dernière n’est pas au courant que, grâce au «syndrome de la femme battue», celle-ci peut tuer son mari pendant qu’il dort sans jamais faire même une journée de prison5. On peut penser que c’est parce que les Américains étaient plus faibles que les Japonais qu’ils ont eu recours à la bombe atomique à Nagasaki.

c)- Le Conseil du statut de la femme  reconnaît que les hommes et les femmes vivent de plus en plus seuls mais il ne reconnaît pas que les batailles que mène systématiquement le mouvement féministe  contre les hommes depuis des décennies puissent être responsables de cette situation. Il faut croire que c’est que désirent les femmes québécoises car aucune ne proteste contre cette «lutte à finir».   

0000

2-Agressions sexuelles

A- «Les femmes ne sont pas les seules à subir des agressions sexuelles, mais elles sont surreprésentées dans les statistiques : 82,8 % des victimes d'agression sexuelle en 2013 étaient des femmes contre 17,2 % d'hommes. La majorité d'entre elles avaient moins de 18 ans au moment de l'agression. Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l'Université Laval, précise cependant qu'il est possible que ces chiffres soient en croissance parce que les agressions sont plus souvent dénoncées

B- Les jeunes sont particulièrement touchés et les filles sont surreprésentées parmi les jeunes victimes. Les deux tiers des victimes d’agression sexuelle ont moins de 18 ans; 78 % sont des filles et 22 % des garçons. Soulignons que le portrait des victimes d’agression sexuelle, pour ce qui est de l’âge et du sexe, a peu varié au cours des dix dernières années.

C- «Au Québec, 433 des 4 283 dénonciations d’agressions sexuelles au sens strict (non pas de l’ensemble des 5 341 infractions sexuelles-) produites en 2008 ont fait  l’objet d’une condamnation en 2008-09  soit  10,1%.(…)- Au Québec, les  agressions sexuelles ne constituent qu’un faible pourcentage des crimes contre la personne (6%) et de l’ensemble des infractions criminelles (1%).(…)- Les victimes des crimes sexuels sont  principalement des femmes (82%) mais 18% des hommes le sont aussi. (…) Même si on peut considérer qu’une agression est une agression de trop il faut bien reconnaître que c’’est au Québec et à L’Ile-du-Prince- Édouard  que le  taux des agressions sexuelles est le plus faible au Canada (…) Au Québec, le pourcentage des agressions sexuelles les plus graves (niveau 3)  a oscillé, entre .03 % et 1.1% de 2001 à 2008.»6

Commentaires

a) Rouerie féministe .Me Langevin  affirme que «les chiffres sont en croissance» alors que le Conseil, du statut de la femme note peu de changement en ce qui concerne l’âge et le sexe des victimes Pour sa part, le ministère de la Sécurité publique observe une baisse générale, ce qui, normalement, aurait dû réjouir les intéressées, à moins qu’elles n’aient pas intérêt à ce que cela se produise.  

b) Ni la journaliste ni le Conseil du statut de la femme n’ont la décence d’observer que le gouvernement du Québec dans le but de venir en aide aux personnes concernées par cette violence a institué des services dix fois plus nombreux pour les femmes que pour les hommes    «En 2010, il y avait en moyenne,  une maison d’hébergement pour  8,341 femmes de 15 ans et plus. «violentées ou en difficulté» Avec une population masculine de 15 ans et +, estimée à 3 286 641, on comptait donc, selon le cas, 1 organisme par 99,595  hommes  (33 organismes) ou  1 organisme par 80 162 (41 organismes). En somme  les hommes ont, au mieux, dix fois moins de services que les femmes. Une inégalité de fait qui a échappé  au mouvement féministe et à son gouvernement.7

0000

3-Plafond de verre

A-«Dans les entreprises, le plafond de verre craque, mais ne se brise pas aisément. Selon l'Enquête 2012 sur la population active, adaptée par l'Institut de la statistique du Québec, les femmes demeurent sous-représentées dans les emplois de gestion par rapport à leur poids total sur le marché de l'emploiOn ne réfléchit pas au fait qu'un père aussi doit prendre des congés», explique-t-elle. «Cette réflexion-là traverse beaucoup moins l'esprit quand vient le temps d'engager un homme ou de lui donner une promotion. Comme si la conciliation travail-famille était uniquement féminine

B- a)«Les femmes affichent un taux de chômage moins élevé que les hommes : 6,3 % contre 9 %, en 2014.

b) Les femmes forment 58,3 % de l’effectif permanent de la fonction publique québécoise, qui compte, en mars 2013, 49 167 personnes. Elles occupent 5,4 % des postes d’ouvriers et 32,5 % des postes d’agents de la paix, elles représentent 85,4 % du personnel de bureau, 66,2 % des techniciens, 50,7 % du personnel enseignant, 52,9 %des professionnels, 44,5 % des cadres et 43,3 % du personnel de la haute direction

c) Au premier cycle de l’université, les sciences de l’administration attirent, en 2013-2014, 20,8 % des étudiantes et 22,9 % des étudiants, tandis que les sciences humaines regroupent 22,1 % des étudiantes et 15,8 % des étudiants

C- Dans «L’effectif  de la fonction publique du Québec- 2003-2004», le secrétariat du Conseil du trésor notait, à la page 21, « Des 18 000 employés réguliers recrutés au cours de la période 1988-1999 à 2003-2004, 61,1% étaient des femmes et 38,9% des hommes ; 34,7 % étaient des techniciens dont 55,5% étaient des femmes ; 28,4% étaient des professionnels dont 55% étaient des femmes ; 22,9% étaient du personnel de bureau dont 87,6% étaient des femmes. De plus des 7 600 employés réguliers qui ont quitté la fonction publique 40,7 % étaient des femmes et 59,3% étaient des hommes.».8

Commentaires

a) Rouerie féministe  Ni la journaliste du Soleil ni le Conseil du statut de la femme n’ont eu la décence de rappeler que c’est à cause de la  «Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les Organismes publics» (-2000- LQ c.45) qui stipule que les femmes doivent être embauchées et promues de préférence aux hommes que les femmes, déjà majoritaires  en 2003-04, dans les  secteurs public et parapublic, ont réussi à empêcher que ne s’établisse un meilleur équilibre depuis lors. Comment se fait-il qu’une fois en situation  majoritaire les féministes ne réclament plus une égalité de fait ?  En somme, un régime de discrimination positive a remplacé le régime mérite. Les gouvernements péquiste et libéral n’ont reculé devant aucune ignominie pour s’approprier le vote des femmes mais nos journalistes roses-bondon n’ont pas encore trouvé le moyen de dénoncer ce comportement.

b) Suivant leurs habitudes les féministes, comme l’ex-ministre des Finances Monique Jérôme-Forget, ont même tenté d’imposer, par loi,  des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises privées. C’est tellement plus facile d’invoquer une loi devant les tribunaux  que de gagner soi-même le poste par ses propres mérites, après avoir construit et développé une entreprise  florissante.  Heureusement, un seul homme,  Stephen A.Jarislowski, un investisseur milliardaire a réussi à faire comprendre qu’il s’agissait là d’une autre arnaque féministe et que c’est toute la société qui devrait payer les dommages qui en résulteraient.  

0000

4-Écart salarial

A- Le salaire des femmes «est toujours d'environ 0,75 $ pour chaque dollar qu'un homme gagne», explique Carol-Anne Gauthier, doctorante à la Chaire Claire-Bonenfant. «Dans une même entreprise, pour le même travail, il y a de fortes chances qu'on retrouve des inégalités.»

L'écart est surtout présent dans les entreprises de 200 employés et plus et dans les milieux non syndiqués. Entre le salaire horaire moyen d'un homme et d'une femme, on retrouve 4,19 $ d'écart, précise l'Institut de la statistique du Québec, selon l'Enquête sur la rémunération globale. Si les femmes sont défavorisées dans les métiers à prédominance masculine et ceux sans prédominance, l'écart n'est pas significatif dans les métiers plus traditionnellement féminins

B- Le Conseil du statut de la femme reconnaît que  «le pourcentage de travailleuses qui sont visées par une convention collective s’accroît lentement : il est passé de 38,5 % en 2010 à 39,2 % en 2014. Par ailleurs, il reconnaît aussi :«En décembre 2014, 163 517 femmes reçoivent une aide financière de dernier recours, comparativement à 183 897 hommes »

C-  Des statisticiennes de Statistiques Canada ont conduit diverses études au début des années 2000 qui concluent qu’il existe de nombreux facteurs qui expliquent l’écart  salarial entre les hommes et les femmes et qui n’ont rien à voir avec une quelconque discrimination  de la part des hommes et du marché envers les femmes ; la syndicalisation accrue des femmes est justement un de ces facteurs. Les mêmes études concluent que l’écart en question  n’a jamais été de 25 % et que la portion «inexpliquée» est de cinq fois inférieure 9.

Commentaires

a) Nous savons qu’en  vertu de La Loi sur l’équité salariale qui a été adoptée malgré des indications très claires que la situation  ne justifiait pas cette mesure de discrimination positive ici, le gouvernement québécois a instauré le régime le plus généreux au Canada  en obligeant tous les employeurs, tant privés que publics, à accorder aux femmes occupant des emplois dans des «catégories à prépondérance féminine» les salaires les plus élevés accordés aux hommes occupant des emplois «équivalents»  dans «des catégories à prédominance masculine» . Quand on sait que les femmes sont très majoritaires dans l’énorme machinerie qui a été mise en place pour réaliser cet objectif on  comprend que nous avons affaire à opération biaisée qui ne peut conduire qu’à une immense escroquerie 10. 

b)  Le gouvernement a versé, à lui seul. 8  milliards de dollars au chapitre de l’équité salariale de 2001 à 2009;en 2009-10,220, 428,700 $;.en 2010-11, 535 839,700 $;en 2011-12, 1,089,242,000$; en 2012-13, 942,229, 900$. En 2013-14 et 2014-15 aucune information dans le Livre des crédits.

Monique Jérôme Forget, alors ministre des Finances a même eu l’éclair de génie de geler  le salaire des employés masculins des secteurs public et parapublic de manière, dira-t-elle à pouvoir verser les paiements d’équité salariale aux employés féminins. Et nos magnifiques roses-bonbon dans les syndicats et les médias n’ont même ouvert la bouche 11

c)  Comme la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics  la Loi sur l’équité salariale  est une autre mesure de discrimination positive adoptée par nos gouvernements pour faire en sorte que l’égalité de droit devienne une égalité de fait selon les vœux exprimés par une commission parlementaire bidon en 2005. Personne n’a contesté l’abolition, en 1964, de l’incapacité légale de la femme mariée. Toutefois, il faut reconnaître qu’une fois cette égalité acquise le législateur et les tribunaux ont relancé  très loin le balancier dans le sens contraire en voulant donner suite à ce  nouvel objectif féministe comme  le rapporte l’ouvrage «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons ». On  peut y consulter, notamment, un  Inventaire (non exhaustif) des inégalités de droit et de fait subies par les hommes au Québec auxquelles les gouvernements n’ont jamais porté attentionVoici quelques exemples :12

L'espérance de vie:

(1) En 1997, elle était de 75,8 ans pour les Québécois  et de 83,7 ans pour les  Québécoises. En 2000, cet indice est passé à 82.1 ans pour les femmes et à 76.1 ans pour les hommes, en 2002, à 81,9 ans pour les femmes et à 76,3 ans pour les hommes.

Les primes d'assurance et de retraite :

(2) Si les hommes, qui vivent moins vieux que les femmes, contribuent davantage à leurs polices d'assurance-vie, pourquoi, encore aujourd'hui, les femmes ne contribuent-elles pas davantage que les hommes à leurs régimes de retraite?

La pauvreté

(54) De 83, à 89% des plus pauvres au Québec, les itinérants, sont des hommes

(55) Le 8 mars 2004 L’Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et des services sociaux de la Capitale nationale a rendu public le premier «Plan d’action régional en santé des femmes » etc.

0000

 

5-Droits reproductifs

A- Au Québec, l'avortement est légal jusqu'à la 23e semaine de grossesse. Et les frais de l'intervention sont remboursés par la RAMQ. Légale ne veut cependant pas dire accessible. Selon une étude d'IRIS sur le privé et la santé reproductive des femmes publiée en 2011, les points de service seraient mal répartis dans la province. Dans les régions dites «éloignées», les points de service sont plus rares sur un vaste territoire et les femmes doivent alors se déplacer sur de longues distances pour avoir accès au service. Il faut que les gouvernements continuent à investir pour que les femmes aient un accès réel au service», affirme Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l'Université Laval.

En matière de droits reproductifs, la professeure rappelle qu'ils ne sont jamais acquis et que le recul est toujours possible. «Aussi longtemps que les conservateurs seront au pouvoir, il faut veiller au grain. Ça fait combien de projets de lois, de motions, de résolutions qu'ils déposent pour essayer de limiter l'accès à l'avortement

B- En 2011, on compte 26 248 interruptions volontaires de grossesse (IVG), comparativement à 28 080 six ans plus tôt…(…)

--Les couples sont de plus en plus nombreux à vivre en union de fait. En 2011, c’est le cas de 37,2 % d’entre eux, contre seulement 8,3 % en 1981.

--L’indice de fécondité a légèrement diminué. De 1,681 enfant par femme en 2011, il est passé à 1,649 en 2013 (donnée provisoire).

--En 2013-2014, 48,7 % des femmes atteignent la trentaine sans avoir eu d’enfants. Cette part continue d’augmenter par rapport à celle que l’on observait en 1993-1994 (40,8 %) ou en 1983-1984 (33,5 %).

C- Il est clair que la «libération» sexuelle, religieuse, sociale et économique de la femme confortée  par des modifications légales et des programmes adoptés par des gouvernements désireux de s’attirer le support électoral des femmes se sont conjugués pour engendrer des comportements qui ont presque démoli la famille hétérosexuelle traditionnelle et mis en péril dans les années 2000 la survie de la société québécoise elle-même. Dans l’Inventaire (non exhaustif) des inégalités de droit et de fait subies par les hommes au Québec mentionné précédemment on peut lire :

Le mariage et la procréation

(3) Seule la femme décide de devenir enceinte; grâce à la diffusion de la pilule et autres moyens contraceptifs dans les années 1960, la femme est devenue maîtresse de son corps.

(4)  Une femme qui décide d'avoir un bébé sans entente préalable peut poursuivre le père pendant trente ans. Une femme peut décider d'avoir un bébé pour elle seule et le père a un an pour réclamer sa paternité à compter du moment où il apprend la naissance.

(5)  La paternité de l'homme est présumée. Le test de l'ADN est à la charge du conjoint qui conteste et il «doit porter atteinte le moins possible à l'intégrité de la mère».

(6)  Une femme peut «se payer un géniteur» mais un homme ne peut pas «se payer » une mère porteuse car un tel contrat est nul parce qu'il est indécent qu'une femme loue son corps. Rien ne s'oppose non plus à ce qu'un enfant ait deux mères ni à ce que deux mères lesbiennes choisissent le «père semeur» alors que cela semble être défendu à un couple hétérosexuel.

(7)  Les femmes gardent leur nom et peuvent le transmettre à leurs enfants, malgré les objections du père, d'où les merveilleux noms à pentures. Avec la popularité des familles recomposées, cette pratique va rendre les études généalogiques complètement loufoques dans quelques années.

(8)  Le conjoint (l'homme, bien entendu) put être inculpé d'agression sexuelle, de viol de sa femme (Non c'est non). Le Code criminel a été modifié en ce sens en 1983.

(9)  L'avortement n'est plus un acte criminel depuis 1988 et le fœtus n'est pas une personne (depuis 1973 aux États-Unis) mais l'homme peut encore être parricide.

(10)L'homme ne peut s'objecter à l'avortement même si la conception a été décidée de plein gré par les deux conjoints; il ne peut pas non plus obliger une femme à avorter ni lui faire prendre la «pilule du lendemain » à son insu.

La séparation

(19) 43% des Québécoises ont trompé leur conjoint ou ont été tentées de le faire un record mondial. La femme demande le divorce dans 74,7%  des cas et le divorce dans 80,6% des cas.

(22) À la rupture du mariage le patrimoine familial est séparé en deux; il inclut le régime de retraite. L’homme doit aussi verser une prestation compensatoire à la femme pour tenir compte de l’apport en biens ou services à l’enrichissement du patrimoine de la part du conjoint ou de sa collaboration régulière qu’elle soit de nature commerciale ou non

Commentaires

a)Le Conseil du statut de la femme a beau faire divers constats alarmants il n’établit aucun lien  de causalité entre les revendications du mouvement féministe, les réponses serviles des tribunaux et gouvernements qui se sont succédés à ces revendications et la situation périlleuse de cette société 

b) Cette situation  est illutée par les quatre indicateurs ci-dessous.

Taux de nuptialité 1975 : 8,2 --- 2013 : 2,8

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/mariages-divorces/501a.htm

Taux de divortialité  1975 : 36,1 ---  2006 : 51,9

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/mariages-divorces/6p4.htm

Taux de natalité 1965 : 21,7 --- 2013 : 10,9

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/naissance-fecondite/401.htm

Taux de fécondité  1970 : 2,1 --  2010 : 1,6

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2014.pdf#page=41

Une population  se renouvelle lorsque le taux de fécondité est supérieur à 2.1

Bravo, les féministes, bientôt, il n’y aura plus de Québécois pour vous martyriser.

Bien entendu, nous ne sommes pas au Danemark où l’on donne des cours d'éducation sexuelle plus positifs pour encourager la procréation 13 parce qu’ici, seul le Conseil du statut de la femme a autorité en cette matière.

c) Le gouvernement québécois verse encore  annuellement au  moins un milliard dans un système de garderies pour permettre à la femme se s’épanouir au bureau la semaine suivant la naissance du cher enfant  et, depuis 201, les parents payent une assurance parentale pour que le père puisse prendre aussi un «congé de maternité.»

 

0000

Il  est certain  que le 19 novembre prochain, la journée internationale des hommes, le même journal Le Soleil va confier  à l’un de ses journalistes la tâche d’identifier les 5 luttes à finir du mouvement masculiniste, en toute égalité de fait.

 

______

(1)A- Journée  internationale de la femme –  Cinq  luttes à finir

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201503/07/01-4850278-journee-internationale-des-femmes-cinq-luttes-qui-restent-a-finir.php

(2)B-Portrait des QUÉBÉCOISES en 8 temps  édition 2015  Conseil du statut de la femme

https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/portrait_8temps_2015.pdf

(3) MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE  CRIMINALITÉ DANS UN CONTEXTECONJUGAL AU QUÉBEC - FAITS SAILLANTS 2013

http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/publications-et-statistiques/violence-conjugale.html

(4)Statistiques 2013 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec
Date de publication : 2015

(5)sur ce site M (10) L'Affaire Armande Côté, ou comment tuer son mari avec la bénédiction de la Cour suprême  Addendum Nov.2011 

(6) sur ce site  Le Plan d’action en  matière d'agression sexuelle et le Plan d'action en matière de violence conjugale : des compressions possibles de plusieurs millions de dollars- -I- La violence sexuelle

(7) –ibid  La violence sexuelle c) Une offre de service sans commune mesure avec celle qui est faite aux hommes et un  financement du même ordre 

(8) sur ce site L’accès à l’égalité en emploi, la première discrimination positive, ou, comment être embauchée et promue sans se  fatiguer 

AEE 1  Même si les femmes y occupent 60% des emplois le gouvernement continue d'écarter les hommes du secteur public (février 2007)   

(9)  –Marie Drolet ;«Le qui ,quoi et où des écarts salariaux entre les femmes et les hommes Statistique Canada 71 -584 MF 2002 p.45 - Melissa Cooke–Reynolds, Nancy Zukewich, Marie Drolet ;«La féminisation du marché du travail» Tendances sociales  Statistique Canada printemps 2004 .

-«De 1997 à 2007 les femmes ont toujours ont travaillé moins d’heures que les hommes» www.stat.gouv.qc.ca⁄donstat⁄societe⁄march_trav_remnr⁄remnr_condt_tra- 2008-03-06. Rien ne justifiait donc

(10) « L’équité salariale, c’est le droit pour des personnes qui occupent un emploi à prédominance féminine de recevoir une rémunération égale à celle obtenue par les personnes qui occupent un emploi à prédominance masculine équivalent, c’est-à-dire de même valeur, dans l’entreprise et dans un même programme. Pour déterminer si des emplois sont équivalents et si les personnes qui les occupent ont droit à la même rémunération, la Loi oblige l’employeur à faire un exercice d’équité salariale. Au terme de cet exercice, s’il y a lieu, des ajustements salariaux seront versés, conformément aux résultats découlant des différents programmes mis en place. Le nombre de programmes peut varier d’une entreprise à l’autre puisque la Loi prévoit que les associations représentant le personnel syndiqué peuvent demander que l’employeur mette en place un ou des programmes distincts.

Entreprise du secteur parapublic

·        Programme d’équité salariale du secteur parapublic

·        Programme général d'équité salariale du secteur de la santé et des services sociaux

·        Programme général d'équité salariale du secteur de l'éducation

Entreprise de la fonction publique

·        Programme d’équité salariale des fonctionnaires et ouvriers de l’entreprise de la fonction publique

·        Programme d’équité salariale du personnel professionnel de l’entreprise de la fonction publique

·        Programme général d'équité salariale du secteur de la fonction publique

·        Programme d'équité salariale de certains agents de la paix du secteur de la fonction publique

·        Programme d'équité salariale des ingénieurs du gouvernement du Québec

·        Programme d’équité salariale des professeurs de l’État du Québec

·        Programme d'équité salariale des constables du contrôle routier du Québec

·        Programme d'équité salariale des médecins du gouvernement du Québec

·        Programme d'équité salariale des chirurgiens-dentistes du gouvernement du Québec

Évaluation du maintien de l'équité salariale

Lorsque l’équité salariale a été réalisée dans une entreprise, la Loi oblige l’employeur à procéder à l’évaluation de son maintien.
L’entreprise doit vérifier si des évènements susceptibles de créer des écarts salariaux discriminatoires sont survenus durant la période visée. Quand cette évaluation est terminée, l’employeur doit afficher les résultats et apporter les correctifs salariaux requis, s’il y a lieu.

Pour les programmes d’équité salariale complétés avant le 12 mars 2009

Les modifications apportées à la Loi sur l’équité salariale en 2009 prévoient qu’une première évaluation du maintien de l’équité salariale doit être réalisée au plus tard le 31 décembre 2010. Par la suite, la Loi indique que l’évaluation du maintien doit être effectuée périodiquement, tous les cinq ans.

Dans l'administration gouvernementale, les trois programmes suivants étaient visés par ces dispositions :

·        Programme d'équité salariale du secteur parapublic

·        Programme d’équité salariale des fonctionnaires et ouvriers de l’entreprise de la fonction publique

·        Programme d’équité salariale du personnel professionnel de l’entreprise de la fonction publique

Pour les programmes d’équité salariale complétés après le 12 mars 2009

Les modifications apportées à la Loi sur l’équité salariale en 2009 prévoient qu’une première évaluation du maintien de l’équité salariale doit être réalisée au plus tard le 31 décembre 2011. Le cas échéant, les ajustements salariaux doivent être réalisés rétroactivement au 31 décembre 2010. Par la suite, la Loi indique que l’évaluation du maintien doit être effectuée périodiquement, tous les cinq ans. Les neuf autres programmes gouvernementaux étaient assujettis à ces dispositions.

/Ce texte omet de dire que les ajustements versés aux femmes se font en fonction  de l’échelon le plus élevé de la classe d’emploi masculine de sorte que des employés masculins des catégories masculines (qui ne sont pas rendus au niveau supérieur) sont moins bien rémunérés que des employées des catégories féminines mais cela ne  soulève aucune indignation chez les leaders syndicaux et politiciens /.

http://www.tresor.gouv.qc.ca/ressources-humaines/equite-salariale/

(11)André Gélinas « L’Équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec»  Varia 2002 et «La discrimination positive – privilèges aux femmes, injustices envers les hommes » Copiexpress 2008 p 268, 576.

(12) p.552 et suivantes

(13)http://portail.free.fr/actualites/insolite/5706042_20150423_au-danemark-des-cours-d-education-sexuelle-plus-positifs-pour-encourager-la-procreation.html

«Face à son faible taux de natalité, le Danemark envisage de délivrer des cours d'éducation sexuelle plus positifs pour encourager la jeune génération à repeupler le pays»