AS-3- Les Centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (CALACS).

Non seulement  ne desservent-ils que les femmes mais ils sont devenus des écoles de formation des militantes féministes et des agents de propagande de la Fédération des femmes du Québec.

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

Pour le citoyen ordinaire les CALACS sont, selon toutes les apparences,  des organismes qui offrent leurs services à toutes les victimes d’agression sexuelle, peu importe leur âge, leur religion, leur ethnie, et évidemment leur sexe. Erreur, cela n’a jamais été cas.

 

I- La  désignation est trompeuse – la clientèle desservie ne peut être que féminine et féministe

1.1  parce qu’ils ont été crées par des femmes

En 2005, le Regroupement des CALACS  remettait un mémoire au ministre de la Santé et des Services sociaux sur la consolidation des CALACS  dans lequel on pouvait lire :

«En définitive, les centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel ont été créés par des femmes afin de répondre aux besoins des femmes. Leur développement a permis de pallier l'absence et l'inadéquation des services offerts par les institutions.»

C- Selon cette logique, les hôpitaux ne devraient desservir que les hommes. La neutralité de la désignation  des CLACS est une ruse tout à fait féministe car si elle été «Les Centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel pour femmes», il y a bien un député, qui, un jour, sorti de sa torpeur, aurait demandé « Mais où sont les centres pour hommes ?». E il aurait fallu partager les subventions avec ces intrus. Cela ne se produira pas parce que nos braves députés craignent de se faire ridiculiser à «Tout le monde en parle». Nous ne contestons pas pour autant  que certains services soient mieux assurés lorsqu’ils le sont par des personnes du même sexe que celles qui le reçoivent des personnes. Dans un tel cas, les responsables peuvent certainement partager l’ensemble des services communs et ainsi économiser les deniers publics. Toutefois, dans le cas des CALACS cette hypothèse n’est pas plausible,       

 

1.2 parce qu’ils ont adopté une philosophie d’intervention féministe

Le Regroupement québécois des CALACS exposait  la PHILOSOPHIE D'INTERVENTION DES CALACS dans  «LES AGRESSIONS SEXUELLES : ÇA SUFFIT ! DOCUMENT D'INFORMATION ET DE RÉFLEXION SUR LES AGRESSIONS À CARACTÈRE SEXUEL ET SUR LES CALACS (centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) » Publié en mars 1993, mis à jour en janvier 2000

3.1 L'intervention féministe

«Au cœur de l'intervention féministe se trouve une lecture socio-politique des problèmes vécus par les femmes. L'intervention féministe considère que leurs difficultés sont principalement causées par des conditions sociales qui les oppriment. Les manifestations de ces problèmes (la détresse, l'anxiété, le stress) ne sont pas interprétées comme des pathologies mais considérées comme le résultat logique de leur statut inférieur et de leur manque de pouvoir dans les différentes sphères de la société, ainsi que de leur socialisation aux rôles sexuels. Par conséquent, l'intervention féministe ne vise pas à aider les femmes à s'adapter aux conditions sociales qui contribuent à les opprimer, mais vise plutôt à remettre en question ces conditions et à les changer, ainsi qu'à aider les femmes à faire des choix sur leur propre base (Legault, 1980; Sturdivant, 1980; Greenspan, 1980; Corbeil et al., 1983; Larouche, 1987, 1985 dans Regroupement québécois des CALACS, 1997b). L'intervention féministe vise à aider les femmes à prendre conscience de leur oppression, à briser leur dépendance psychologique face aux rôles sexuels, à travailler à leur resocialisation et à les aider à reprendre du pouvoir dans leur vie personnelle comme dans la société en général (Legault, 1980; Sturdivant, 1980; Greenspan, 1980; Corbeil et al., 1983; Larouche, 1987, 1985 dans Regroupement québécois des CALACS, 1997b).»

C- À ce compte-là, pour quelle raison y a–t-il interdiction aux employés des secteurs public et parapublic d’afficher leurs croyances religieuses  et permet-on à ces féministes d’afficher leur crédo alors qu’il est susceptible d’influencer grandement la prestation des services

 

1.3 parce qu’ils ne recrutent que du personnel féministe  

«Le CALACS de l’Ouest-de-l’Île est actuellement en campagne de recrutement de bénévoles. Voilà l’occasion de s’impliquer et de devenir militante (bénévole) dans l’action ou l’intervention pour la cause des femmes agressées sexuellement. (…). Vous pourrez vous impliquer à votre rythme et selon vos intérêts, dans l’un ou l’autre des quatre volets suivants : Aide directe : accueil téléphonique, co-animation de groupe de soutien, la possibilité de faire des suivis avec les victimes, recherche et préparation de textes pour l’intervention, etc. Prévention et militantisme : animer des ateliers de sensibilisation, des séances d’information, faire de la formation,

Procédures pour devenir militante (bénévole) :

• Être en accord avec l’intervention féministe vise à stimuler l’autonomie psychologique, économique et culturelle des femmes.

Suivre la formation de base et être évaluée suite à cette formation.

Adhérer à la base d’unité suite à la formation de base

Respecter le code de déontologie

• Payer votre cotisation annuelle de 6$

• Être supervisée et marrainée.

Pour vous y inscrire, veuillez contacter le 514-620-4333»

(Source Net femmes le 17/10/2008  le communiqué suivant Recrutement de nouvelles militantes bénévoles)

C-  Comment peut-on permettre à un employeur public de discriminer en faveur d’une pensée politique alors qu’e cela est interdit dans tous les services ? En somme, les  CALACS  sont devenus des centres de formation de militantes féministes.  Nous aimerions savoir combien de services sociaux fournis à des hommes exigent que leur personnel partage une idéologie masculiniste? À notre avis il ne doit pas y en avoir pour la simple raison que cette idéologie n’est définie nulle part  et n’aurait pas sas place, de toute manière, dans un tel cadre.    

 

2- Les CALACS, maintenant  au nombre de 41, sont répandus dans toutes les régions administratives  

À la fin de ce document, nous reproduisons un Tableau qui situe les divers CALACS dans les 17 régions administratives.  On constatera que certaines régions possèdent plusieurs CALACS ce qui laisse croire que le problème des agressions sexuelles est considérable au Québec. Ils nous coûtent la modique somme de ………………….

 

3- Les CALACS relèvent  non pas du ministère de la Santé et des Services sociaux mais de la ministre responsable de la Condition féminine et  ils ont, de ce fait, un budget privilégié 

En 2005, le Regroupement profitait du dépôt de son mémoire pour réclamer  (en page 11) un financement accru : «Ainsi, l’accès à des ressources en matière de violence sexuelle faite aux femmes pour l’ensemble de la population du Québec requiert un budget additionnel de 30 796 113 $. Ceci permettra le développement et la consolidation d’un réseau d’organismes dynamiques qui ont fait leurs preuves quant à la qualité et à l’efficacité de leur intervention, ainsi qu’à leur capacité d’innover pour apporter des réponses pertinentes à la diversité des besoins qui ont évolué au cours des années».

Il ne semble pas que le MSSS ait donné suite à cette demande puisque le budget était de 6.5 millions $ en 2006-07. Toutefois, le dossier est passé,  depuis, à la ministre de la Condition féminine et le budget à 8,2 millions $ en 2007-08 (Journal des Débats, 38 Législature 8 mai 2007). Il est clair qu’en plaçant ces Centres en dehors des programmes du  MSSS, lequel est  aux prises avec des priorités mille fois plus importantes, on leur permettait d’éviter d’être écrasés dans les arbitrages budgétaires.

C- Il est inconcevable qu’un ministre «responsable d’un public « (comme les femmes, les autochtones, les jeunes) soit chargé de fournir un service social qui devrait être accessible également  à toutes les composantes de la société, dont les hommes bien entendu, et puisse ainsi échapper au ministère  (le MSSS) dont c’est la mission d’effectuer les arbitrages entre les divers besoins sociaux de la société. Peut-on imaginer qu’un ministre de la Condition masculine (une vision de l’esprit)  réclame de gérer le budget d’un service aux alcooliques ? Logiquement si  tous les services publics devraient être fractionnés selon le sexe de la clientèle, le conseil des ministres ne comprendrait plus que deux ministres égaux,  comme dans le parti Québec solidaire.    

 

4. Les conséquences néfastes de cette usurpation d’un service public par le mouvement féministe  sont nombreuses et leurs impacts considérables.

 

4.1 La population croit que les hommes bénéficient des services similaires à ceux des CALACS alors que cela n’est pas le cas

En fait, nous avons repéré  UN CRIPHASE, Un «Centre de Ressources et d'Intervention pour les Hommes Abusés Sexuellement dans leur Enfance» qui semble fournir des services aux hommes et garçons qui ont été victimes d’agressions sexuelles mais seulement dans leur enfance car on prend pour acquis que cela ne peut se produire par la suite 1.

 

4.2 La population croit que les agressions sexuelles ont, au Québec,  une ampleur considérable  

--- On lit dans «LES AGRESSIONS SEXUELLES : ÇA SUFFIT !» déjà cité, mise à jour en 2000 :

«Nous pouvons donc tirer la conclusion suivante : en 1991, il y a eu entre 12 000 et 20 000 agressions sexuelles au Québec. De plus, selon une enquête sur la violence faite aux femmes menée par Statistiques Canada en 1993, 3% des femmes du Québec ont vécu une agression à caractère sexuel au cours des douze mois précédant l'enquête. Donc, en se basant sur la population féminine de 1991 et en appliquant le taux d'incidence de 3% avancé par l'enquête, on estime qu'environ 86 952 Québécoises âgées de 15 ans et plus seraient victimes d'agressions à caractère sexuel chaque année);

Risques d'agressions sexuelles

Il est généralement accepté d'avancer qu'une femme sur quatre a subi viol et agression sexuelle au cours de sa vie. Au Canada, il se commet une agression sexuelle toutes les 17 minutes (8). De nombreuses études ont démontré que les femmes handicapées sont près de deux fois plus susceptibles d'être victimes d'agression et d'exploitation sexuelle (9). Près du tiers des agressions envers les femmes handicapées sont commises par des personnes chargées de leur fournir des soins de santé et des services de base.

Environ 92% (14) des agressions qui sont signalées dans les CALACS sont commises par un agresseur connu de la victime. Plus de 10% des agressions signalées aux CALACS sont des viols collectifs (deux agresseurs et plus). Certaines études évaluent à près de 30% les viols collectifs.

--- Dans une étude antérieure,1998,  pour le même Regroupement,  Claudette Vandal avait écrit, en plus du texte ci-dessus : «34% des Québécoises ont été victimes d'au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 16 ans (Statistique Canada, 1993); 21% des Québécoises ont été victimes d'attaques sexuelles; 20% d'attouchements importuns; 6% des femmes ont subi les deux types d'agression (Statistique Canada, 1993); approximativement huit (8) filles seraient agressées sexuellement pour deux (2) garçons (Pauzé, Mercier 1994 dans Groupe de travail sur les agressions à caractère sexuel, 1995. Enfin, on estime qu'une adolescente sur six aurait vécu un viol, et que la moitié d'entre elles auraient été victimes de coercition sexuelle (Groupe de travail sur les agressions à caractère sexuel, 1995). L'ampleur de cette problématique ne saurait se mesurer uniquement qu'à partir des statistiques disponibles, car l'agression à caractère sexuel demeure encore aujourd'hui le crime le moins rapporté. En effet, seulement 6% des agressions sexuelles sont déclarées à la police (Statistique Canada, 1993).»

4.2.1 Pourtant

Normalement on ne devrait pas  être pris au sérieux quand on affirme que le nombre d’agressions sexuelles se situe  entre 12 000 et  20 000 –entre le simple et le double. Dans les faits, le Québec est la province dont le taux est parmi les plus bas au Canada   

Les taux provinciaux d'infractions sexuelles déclarés par la police varient, la

Saskatchewan affichant Ie taux Ie plus élevé et l'Île-du-Prince-Édouard  le plus faible taux pour 100 000 habitants  

 

T.-N.

I.P.E

N.E

N.B

Qc.

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

CB

Canada

160

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

120

 

 

 

 

 

 

 

138

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

113

 

 

 

 

80

89

 

 

82

87

 

 

 

 

 

 

 

 

 

60

 

 

 



 

58

 

 

 

69

 

 

61

 

 

 

70

79

 

73

40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Centre canadien des la statistique juridique Statistique Canada  2004-2007

 

 

4.3 La population croit que seuls les hommes sont responsables des agressions sexuelles

C’est un fait que les médias ne cessent de faire état de procès intentés contre des hommes, auteurs d’agressions sexuelles. Presque quotidiennement, depuis l’Affaire Cloutier-Simard, ils nous rapportent des  crimes commis parfois il y a même 50 ans.  On en vient à penser que les agresseurs sont tous des hommes et  que les victimes sont exclusivement des femmes.

Il faut savoir que ces dénonciations de plus en plus nombreuses (même si le nombre d’agressions comme tel n’aurait pas augmenté) sont alimentées par les CALACS (comme dans le cas de ce médecin de La Malbaie)  et sont articulées par un Bureau spécialisé dans ce genre de poursuites au ministère de la Justice, composé presqu’exclusivement de procureures.

 

4.3.1 Pourtant, les données du ministère de la Sécurité publique -voir le  Tableau 1 ci –dessous- nous indiquent  que`

-- les hommes sont aussi victimes d’agressions  sexuelles`

--- les femmes commettent aussi ce genre d’agressions  

                                                          Tableau 1

 3- Auteurs présumés d'infractions sexuelles selon l'âge

Tableau 3- Auteurs présumés d'infractions sexuelles selon l'âge et le sexe

des victimes, Québec, 2006

 

Victimes

Auteurs présumés

 

Femmes

Hommes

Total

 

%

%

%

Jeunes filles

53

56

56

Jeunes garçons

22

14

14

Total des jeunes victimes

75

70

70

Femmes adultes

15

28

28

Hommes adultes

10

2

2

Total des victimes adultes

25

30

30

TOTAL

100

100

100

 

Source Ministère de la Sécurité publique Données du programme de déclaration uniforme de criminalité fondé sur l’affaire

.

 

4.3.2  Des experts observent aussi que les hommes sont également victimes   «Selon Geneviève Parent, sexologue et psychothérapeute, de 15%% à 25% des femmes et de 10% à 15% des hommes ont été victimes d’agressions sexuelle durant leur enfance».

Voir Richard Hénault «Je ne regrette rien» Le Soleil 18 octobre  2008 p. 13-14-15 et :«  Les agressions sexuelles de plus en plus dénoncées.  Causes pour juristes  minutieux » Le Soleil 19 octobre 2008 p. 8-9

Comment se fait-il alors que ce ne soit que très exceptionnellement que l’on  voit une femme accusée d’agression sexuelle,  d’inceste  alors que ce tabou a déjà été dénoncé?  Est-ce que les garçons ne font pas de dénonciation  et, si c’est  le cas, ne pense-t-on pas que le cadre actuel agit comme  un véritable repoussoir à leur égard ? Est-ce  parce qu’il y a encore de nombreux psychiatres qui sont d’avis que le garçon agressé ne subit pas les mêmes séquelles qu’une fillette? Qu’en savent-ils ? Comment les procureurs peuvent-ils  souscrire au concept que  ce qui est un crime pour un homme ne l’est pas pour une femme ? Comment peuvent-ils ne pas réclamer des peines égales ?

 

4.4  La population croit que l’administration n’est bas biaisée contre les hommes 

 «La juge Chantale Pelletier, coordonnatrice adjointe a la chambre criminelle de la Cour du Québec, a Qbec.  «A titre d'exemple, elle mentionne le cas d'un accusé qui, jeune homme, avait violé d’'une adolescente. Après 30 ans, celle-ci a retracé elle-même son agresseur habitant  la même région qu'elle. Entre-temps, toutefois, l'individu s'était toujours comporté comme un honte citoyen; sans antécédents judiciaires, travailleur, et bon pourvoyeur pour sa famille. Son crime, évidemment très grave, avait donc constitue un acte isolé. II méritait un châtiment important, et la juge Pelletier lui a impose une peine de 30 mois de pénitencier. Mais, reconnait-elle, s'il n'avait pas pu invoquer ses 30 années de vie exemplaire, elle aurait été encore plus lourde. Quant a l'âge de l'accusé, il n'a aucune importance pour la détermination de sa .peine. «Infliger une peine plus clémente serait un mauvais message à envoyer à la population»

4.4.1 Pourtant La juge prend bien soin de ne pas révéler l’âge des personnes. Se pourrait-il que le garçon ait été à peine plus vieux que la fille? Se pourra-t-il que les deux adolescents aient été très bouleversées  par leur sexualité et que ce qui est appelé aujourd’hui un viol ait été  alors une gaucherie d’un garçon mal initié aux choses de l’amour  (souvent par une femme plus âgée).  Curieusement, cette foule de personnes bien pensantes qui s’insurgent que l’on envoie un enfant de 14 ans en prison  n’ont aucune gêne à ce que l’on brise la vie d’un père de famille après 30 ans de vie normale.

 

4.5 La loi est ainsi faite que ces agressions ne sont soumises à aucune prescription

René de la Sablonnière  juge en chef adjoint Cour du Québec – Le Soleil, 18 octobre 2008 p. 14

 «Plusieurs s'interrogent sur l'utilide  procéder à des poursuites criminelles concernant des événements survenus il y a de cela 40 ou 50 ans. Un principe fondamental  milite en faveur du maintient de ces poursuites: un acte criminel ne se prescrit pas, Le seul écoulement du temps ne peut placer un criminel à l’abri dune poursuite. Les plaintes tardives constituent donc un avertissement et un frein pour un criminel potentiel qui, aujourd’hui, pourrait penser pouvoir abuser de jeunes victimes sur lesquelles il exerce un certain contrôle sans craindre une dénonciation. Devenues adultes  et libérées du joug, ces victimes pourraient le dénoncer .Lorsque les victimes  brisent  le silence, cela en encourage d'autres à les imiter. Elles réalisent que leur situation n'est pas unique et qu'elles n'ont' pas à avoir honte. Ce sont elles  les victimes

4.5 1 Pourtant,  la dénonciation tardive qui est ici une mesure de justice préventive est considérée, dans presque toutes les autres matières,  comme un déni de justice pour l’accusé  car il  n’est pas en mesure de défendre correctement. Nous ne connaissons pas de tueur condamné pour un meurtre commis il y a 40 ans tout simplement parce que l’on ne pouvait  pas prouver  à ’époque qu’il était le coupable par son ADN.   Ces considérations sont d’importance majeure compte tenu de la nature de l’encadrement de la preuve  dont il est question aux deux sections suivantes. 

 

4.6 Le mouvement de l’humanisation de la justice est allé tellement  dans le sens le sens de la protection de la victime qu’en fait le défendeur est à la merci de la victime 

René de la Sablonnière  juge en chef adjoint Cour du Québec – Le Soleil, 18 octobre 2008 p. 14

«Bien qu'encore imparfaite, la justice, en reconnaissant que le passage à la Cour demeure souvent un exercice pénible, s'est grandement humanisée. «Au cours de la dernière décennie, plusieurs mesures ont été adopes  afin d'améliorer le sort des victimes par rapport: au système judiciaire et afin d'encourager I’identification des crimes. Les tribunaux ont aussi évolué sans la façon d'administrer la justice, particulièrement à l’égard de certains témoins plus vulnérables Ainsi, le législateur a autorise le dépôt par la victime  d'une déclaration écrite faisant état des préjudices subis, conséquences de la commission de I infraction par 1'accusé, Le juge peut ensuite en tenir compte lors de !a détermination 'de la peine. En matière d'agression sexuelle, particulièrement, le sysme judiciaire se montre aussi dorénavant  plus respectueux envers la victime, notamment quant à la  protection de sa vie privée. Par exemple, les· avocats ne sont plus autorises à l’interroger sur ses comportements sexuels antérieurs ou à examiner son dossier médical, sauf sur permission spéciale du juge .La victime indisposée ou intimidée" par la proximité de l'accusé peut par ailleurs  témoigner hors  de la présence de ce dernier  Notons aussi qu'i! est désormais interdit de publier ou de diffuser tout renseignement permettant d’identifier une victime d’agressions sexuelle »"

 

4.6.1 Pourtant il y a des témoignages d’expert qui dénoncent la situation  

«En 10 ans comme procureur de la Couronne, puis en défense au cours des neuf dernières années, Me Frangois Huot plaide des dizaines de causes de ce genre. II peut donc bien départager les  difficultés éprouvées par les deux parties. De part et d'autre,  explique-t-il, il est très rare d'avoir des éléments corroborant les versions, mais, selon  lui, la poursuite dispose, -elle, de vastes moyens d'enquête. «Nous, de dire Me Huot, nous avons affaire a des gens qui ont mené une vie tout a fait normale, qui n'ont garde aucune pièce justificative ni aucune note pouvant corroborer leur version.lls n'ont que leur parole pour se défendre et c'est le gros problème.» Qu'il ait fait ou non le geste qu'on lui reproche, souvent l'accusé s'est marié depuis et il a eu des enfants, ce qui-alourdit la charge émotive. «Pour eux, c'est un univers complet qui s'écroule, observe M" Huot.  Ils' peuvent être devenus des citoyens respectables, du jour au lendemain, ils se font reprocher des choses complètement  sordides.» (…) «L’autre difficulté relevée par le réputé criminaliste réside dans les règles de preuve-; «Les juges sont portés à pardonner plus, facilement les erreurs ou les imprécisions dans le souvenir de la plaignante. Il y a beaucoup moins de marge de manœuvre pour l'accusé qui fait face aux mêmes défis colossaux »

Concrètement  l’humanisation de la justice, c’est une protection accrue pour la victime- la femme-   et une réduction des moyens de défense pour l’agresseur- l’homme. Quand un homme peut être accusé d’avoir violé sa femme il est évident qu’il Il importe assez peu  que le mec ait été «séduit» par une Marie- pas-de-culotte.  Comment peut-on parler de justice quand le nom de la femme de 35 ou 40 ans qui dénonce est gardé secret  alors que celui de l’agresseur âgé de  50 ou 75 ans est publicisé dans tous les médias ? Bien plus, «la victime» peut choisir de révéler son identité pour mieux  se libérer du poids  qu’elle porte depuis des années. Toutes ces personnes seront ensuite évidemment  favorables à la réhabilitation des prisonniers.  

 

4.7  Les exigences en matière de preuve pour la  présumée victime ont été réduites  

«Des oublis peuvent donc être comphensibles. Les incidents remontent a plusieurs années, et la victime n'était alors qu'un enfant. Toutefois, ajoute Ila juge (Pelletier), une victime se rappelle très bien des événements, même si l'infraction est lointaine. Elle peut avoir oublié  le moment, le lieu, mais elle est capable de décrire les gestes avec énormément de précision. »

4.7 1 Pourtant  

«L’enquêteur rejette une plainte quand il a la conviction qu'il est en présence de fausses allégations.  Selon M.Rousseau, la fausse allégation peut être motivée par une querelle familiale au sujet d'un héritage, par exemple, ou de la garde d'un enfant. Parfois, des problèmes psychologiques alimentent aussi des allégations.

L’agresseur est condamné dans l’opinion publique dès le dépôt  de la mise en accusation.

                                                                                        

5- Enfin, les CALACS sont des agents de propagande de la Fédération des femmes du Québec, le lobby féministe subventionné par le gouvernement Charest

 

Les groupes de femmes outrés par la Cour qui donnent aux hommes

C’est avec stupéfaction et colère que les féministes ont appris le jugement de la juge Himel de la Cour supérieure de l’Ontario. La juge a, aujourd’hui même, tranché en faveur de la contestation constitutionnelle qui vise à décriminaliser la prostitution. Des sections du code criminel sont ainsi retranchés dès maintenant en Ontario dont: tenir une maison de débauche, vivre des fruits de la prostitution et communiquer pour des fins de prostitution. Ceci donne le feu vert à l’expansion de l’industrie du sexe et du proxénétisme.

 

 

La « prison-hôpital » est-elle la solution?

Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) questionne l’ouverture, hier d’une prison spécialisée dans le traitement des délinquants sexuels à Percé, plus communément appelée « prison-hôpital ». Basé sur le concept de délinquance sexuelle, ce type d’établissement renforce le préjugé selon lequel les agresseurs sont des « malades » incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles. Cette croyance, en plus d’être erronée, tend à déresponsabiliser les agresseurs.[ En savoir plus... ]

 

L’éducation à la sexualité en milieu scolaire : trop essentielle

La disparition des cours d’éducation à la sexualité, qui étaient intégrés au programme de formation personnelle et sociale jusqu’en 2001, a eu un impact majeur sur l’éducation des jeunes au Québec. Plusieurs personnes œuvrant dans les milieux de l’éducation et de la santé revendiquent avec la Marche mondiale des femmes que le gouvernement du Québec réinstaure un programme spécifique d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non sexistes et non hétérosexistes

 

 

Actualité : Le gouvernement Harper s'attaque aux droits humains

La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne a dénoncé aujourd'hui, dans une conférence de presse, les compressions sans précédent effectuées par le gouvernement Harper à l'égard des regroupements de femmes, par l'intermédiaire du programme de Condition féminine Canada.

 

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(1)    Dans cette industrie, les nombreux acronymes sont aussi essentiels que les généreuses subventions. Un CAPACS est Centre d'Aide et de Prévention des Agressions à Caractère Sexuel, Un CAPAS est un Centre d’Aide et de Prévention d’Assauts Sexuels. Un CETAS est un Centre d'Entraide et de Traitement des Agressions Sexuelles. Un CIASF est un Centre d'Intervention en Abus Sexuels pour la Famille. Un  CIDS est un Centre d'Intervention en Délinquance Sexuelle. Un CIVAS  est un Centre d'Intervention en Violence et Abus Sexuels. Un CPIVAS  est un Centre de Prévention et d'Intervention pour les Victimes d'Agression Sexuelle

  

En 2001, le gouvernement rendait publics ses Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle ainsi qu’un premier plan d’action 2001-2006 comprenant 59 engagements. 

Un rapport synthèse intitulé Rapport sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux 2001-2006 en matière d’agression sexuelle   a été rendu public le 30 mai 2007. Ce rapport présente les actions des dix ministères directement concernés par cette problématique de violence ainsi que celles de leur réseau d’aide et de protection. Il indique que plus de 40 millions de dollars ont été accordés par le gouvernement pour contrer les agressions sexuelles pendant cette période.

Le 17 avril 2008, le gouvernement a rendu public le nouveau plan d'action 2008-2013 en matière d'agression sexuelle . Ce plan d'action comprend 100 engagements, dont 65 sont des mesures novatrices, qui permettront de bonifier l'intervention gouvernementale en cette matière. La tenue d'une campagne de sensibilisation aux agressions sexuelles constitue l'une des engagements de ce plan d'action