AS-6 Après les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel;

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Il est bien connu que le mouvement féministe a fait de l’agression sexuelle une de ses principales armes  dans sa guerre de sexes, c’est-à-dire dans sa tentative constante d’émasculer les hommes, notamment au Québec. En effet, le phénomène est toujours décrit ici comme étant catastrophique et l’homme est immanquablement  toujours désigné comme étant  l’agresseur alors  que, comme nous l’avons démontré dans des analyses  publiées sur ce site1 la situation de fait est passablement différente de ce que prétend  cette propagande .

 

1- Le contexte social  

Voici quelques une des conclussions  tirées de ces analyses :

«C’est au Québec et à L’Ile-du-Prince- Édouard  que le  taux des agressions sexuelles est le plus faible au Canada en 2008. Au Québec, le pourcentage des agressions sexuelles les plus graves (niveau 3)  a oscillé, entre .03 % et 1.1% de 2001 à 2208. Au Québec, les infractions sexuelles  font plus de victimes chez les jeunes que chez les adultes, de manière plus significative chez les jeunes filles  et de manière plus précoce chez les jeunes garçons. Au Québec les auteurs des infractions sexuelles sont très majoritairement des hommes mais  des femmes, des filles et des garçons en commettent aussi. Les femmes adultes agressent proportionnellement plus de jeunes garçons et d’hommes adultes que ces derniers agressent de jeunes garçons et d’hommes adultes. Au Québec, 433 des 4 283 dénonciations d’agressions sexuelles au sens strict - (et non pas de l’ensemble des 5 341 infractions sexuelles-) produites en 2008 ont  fait l’objet d’une condamnation en 2008-09  soit  10,1% »

 

2- La définition  légale

Concrètement la notion  de harcèlement sexuel n’est pas définie, comme telle, dans le code criminel Voici ce qu’en dit  un spécialiste en la matière

«Définir le harcèlement sexuel en termes clairs, sans ambiguïté n’est pas une mince tâche même la définition juridique est en constante évolution dépendant du nombre croissant de cas traités par les tribunaux. Il y a toujours une part de subjectivité dans la perception des comportements»

 «Commentaire, conduite ou geste pouvant être répétitif et non désiré s’adressant à une personne ou à un groupe de personnes qui est insultant, intimidant, humiliant, malveillant, dégradant ou offensant et qui est de nature à porter atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique de la personne. Le harcèlement sexuel entraîne aussi pour la personne concernée des conditions de travail défavorables». 2

La part de subjectivité qui entre dans ce concept est tellement considérable que le critère de l’homme, pardon, de la personne  raisonnable nous semble difficile à invoquer. C’est comme si on demandait à celle qui se prétend victime de définir ce concept pour elle-même.

 

3- La propagande

Cela n’a pas empêché le Journal de Québec de lancer, dernièrement, (16 novembre 2014 p. D 10) une autre campagne visant à dénoncer, cette fois, non pas l’agression sexuelle mais le harcèlement sexuel, une forme plus bénigne d’agression mais combien dommageable pour la victime qui est immanquablement, ici aussi, une femme, une fille. Cette campagne prend la forme d’un questionnaire  visant à aider cette victime à savoir si elle a été ou victime de  harcèlement. Ce n’est pas parce que Julie Pelletier pense que la  fille,  la  femme  a pu  être trop  bête pour savoir qu’elle était harcelée mais parce qu’elle veut faire savoir à la femme, à la fille qu’il y a toutes sortes de motifs  auxquels elles n’ont pas pensé qui pourraient leur permettre de poursuivre un mâle pour harcèlement. Il suffit de répondre par Vrai ou Faux   

«Si vous avez répondu Vrai à plus de 3 questions sur 10 vous avez vécu du harcèlement.»

Voici quelques exemples de questions .Nous posons ensuite nos sous-questions

Question 1

(1) Il est normal que votre collègue de travail, sympathique soit dit en passant, vous fasse régulièrement des compliments de nature sexuelle  Vrai    Faux

Sous-question

Qu’est-ce qu’un compliment de nature sexuelle ?

Question 5

 Un individu qui siffle avec une intention  sexuelle ne doit jamais «être pris au sérieux, surtout s’il dit que ce n’est qu’une blague  Vrai      Faux

Sous-question

Comment sait-on que le  sifflement  a une intention sexuelle ?

Question 6

Si quelqu’un que vous ne connaissez pas fait des gestes envers vous de nature sexuelle mettre sa main sur son pénis, se passer la langue sur les lèvres de façon insistante et provocante, cela ne compterait pas pour du harcèlement puisque c’est un étranger  Vrai      Faux

Sous-question

Une femme qui porte une mini-jupe pose-t-elle un geste provocant ?

Question 9

 Votre collègue qui place son  bras autour de votre cou sans votre consentement a le droit de le faire puisqu’il travaille avec vous –vous pouvez lui faire confiance. Vrai      Faux

Sous-question 

Comment Aung San Suu Kyi peut-elle faire  confiance au Président Obama ? Non seulement elle ne travaille pas  avec lui  mais depuis quand le  connaît-elle autrement que de nom ?

J de Q  15 nov. 2014 p.41

 

3- Le défoulement des chroniqueurs 

Le sujet est dans l’air et il faut bien remplir sa chronique

a)     Richard Martineau (J d Q 9 nov. 2014 p.6)

Il ne met pas de temps à entrer dans la danse avec un article sur «La misogynie ordinaire» qu’il condamne bien sûr. Exemple : «Le patron avait le choix entre deux secrétaires : une qui tape vite à la machine mais qui ne parle pas anglais et une qui est parfaite bilingue mais qui tape lentement. Laquelle a-t-il choisi ? Celle qui a des grosses boules ?»

Sous-question   

-  Martineau  est resté accroché à  la série américaine «Madmen» des années 1950 .Mais dans quelle  étude a-t-il lu que les secrétaires «à petite poitrine » ne peuvent se trouver un emploi  au Québec ?

- Puis il se rend compte qu’il a été manipulé par un commando féministe de l’UQAM  et écrit «UQAM, comment faire déraper une bonne cause» (15 nov. 2014 p.6). Il dénonce Sibel Ataogul, présidente de l’Association des juristes progressiste du Québec  qui n’a aucun souci quand des professeurs sont accusés sans preuve de harcèlement sexuel. Un jour, il  écrira sûrement une chronique sur la misandrie extraordinaire des féministes,…un jour quand sa femme, Sophie Durocher, sera partie en voyage en Australie.

--Enfin, le 19 novembre 2014 p. 6, il se demande gentiment si  la sénatrice Céline Hervieux-Payette qui lui faisait remarquer que les hommes ne dénoncent pas souvent ceux des leurs qui ont une conduite déplacée  ne disait pas, au fond, que les hommes sont soit des porcs, soit des complices des porcs.  Il rapporte aussi les propos d’une avocate selon laquelle, pour les hommes,  les femmes ne sont que des trous ambulants. Il conclut qu’ici on ne peut pas tenir des propos dérogatoires sur les femmes, les noirs, les juifs et les gais mais que l’on peut dire les pires grossièretés sur les hommes. C’est çà de la misandrie M. Martineau. Vous commencez à comprendre que même les mouvements les plus louables peuvent commettre des dérapages et qu’il est souhaitable que les médias les dénoncent. Après plus de 50 ans de féminisme dominant ne serait-il pas temps que les médias se donnent aussi comme mission de contester les propos du lobby féministe qui créent de profonds déséquilibres dans la société québécoise, à commencer par cette vicieuse misandrie  

b)      Denise Bombardier J d Q 13 nov. 2014 p.17

Elle est la championne toutes catégories de l’indignation patentée. Ses précautions oratoires tiennent en quelques lignes et elles disparaissent rapidement alors qu’elle se lance dans une attaque complètement déséquilibrée contre les hommes.

«Disons-le clairement. Des femmes qui avouent avoir été agressées sexuellement ne peuvent pas nommer publiquement leur agresseur à travers les réseaux sociaux si elles refusent de porter plainte devant les autorités policières. De plus, il est vrai que des femmes peuvent régler leurs comptes avec des hommes en inventant des agressions sexuelles qu'elles n'ont pas subies. Mais dans les confessions publiques actuelles, quels hommes peuvent affirmer que les femmes célèbres ou anonymes qui brisent le silence qui dure depuis des siècles sont des «salopes» vengeresses.

Les femmes du XXle siècle qui se libèrent par la parole sont les pionnières d'une nouvelle révolution sexuelle. Le silence de plomb que les femmes se sont imposé par honte, par peur ou par un fatalisme rattaché à leur «sexe inférieur», ne peut plus se perpétuer. Ceux qui s'inquiètent des conséquences de cette mise en mots de femmes outragées n'ont pas la conscience tranquille.

VIOLENCE ANIMALE

Les hommes qui ont abusé des femmes en Ies soumettant à leurs pulsions, incontrôlables selon eux, sont légion. Et leurs «méthodes de séduction» ne sont que l'expression d'une violence animale revendiquée comme l'attribut de leur virilité. Les hommes auraient dû, au contraire, s'inquiéter depuis la libération des femmes grâce à la pilule de ses conséquences sur leur façon de traiter les femmes. Les peloteux, les gros libidineux en paroles et en gestes, les toreros avec leurs banderilles, les violeurs, ces impuissants transformés en dominateurs, les agresseurs prédateurs de chair fraîche et de filles perturbées ou terrorisées, tous ces mâles, qui représenteraient un tiers des hommes selon des statistiques à manier avec précaution, doivent désormais trembler.

Mais les femmes continueront-elles de se leurrer au sujet des hommes? De protéger leurs abuseurs sexuels qui sont aussi les pères et les beaux-pères de leurs enfants? Il faut apprendre aux enfants, filles et garçons que la sexualité sans le respect et l'amour est une pratique où il est plus facile de déraper. Une prévention doit s'exercer sur les jeunes filles qui croient que ça n'arrive qu'aux autres.

CULTURE MACHISTE

Les femmes qui parlent aujourd'hui de leurs tourments subis aux mains des hommes qui en ont usé comme des gadgets sexuels se racontent dans la gravité, sans emphase, même avec retenue. Alors comment certains peuvent-ils qualifier ce phénomène de chasse à l'homme? Il y a des hommes aux mains baladeuses, à la sexualité débridée, des mâles qui transforment leur sexe en arme offensive et qui depuis toujours ont bénéficié du silence de leurs proies.

La culture machiste qui sévit à la grandeur de la planète a toujours départagé les femmes en deux catégories: la mère et la putain. Et toutes les religions ont défini la femme comme un objet de péché pour l'homme. Adam fut chassé du paradis terrestre à cause d'Eve, qui l'avait convaincu de croquer la pomme interdite. Elle l'a bien payé depuis et l'homme s'est vengé en devenant son prédateur sexuel.

Il y a des degrés dans l'offense sexuelle faite aux femmes. Il y a de l'ambivalence dans la notion de consentement dans les échanges sexuels, mais les mâles en rut seront désormais susceptibles d'être démasqués. Qu'ils s'inquiètent, car leur avenir ne sera plus rose

Sous questions 

1-Pour quelle raison Mme Bombardier ne dénonce-t-elle pas  ces mères qui ont été les complices des actes incestueux de leurs maris quand elles ne les ont pas commis elles-mêmes ?

2- Elle devrait savoir  que les relations sexuelles ne s’engagent pas vraiment par l’opération  du St-Esprit. De tout temps, il est revenu à l’homme de prendre  l’initiative  de ces relations mais aussi, parallèlement, à  la femme de le séduire. Mme Bombardier propose-t-elle d’inverser les rôles ?

3-  Elle conviendra que s’il y a des hommes qui méritent le qualificatif de « peloteux, gros libidineux en paroles et en gestes, violeurs, impuissants transformés en dominateurs, agresseurs prédateurs de chair fraîche» il y a des femmes qui méritent qualificatif de nymphomanes, traînées, salopes, goulues, chercheuses d’or, couguars, qui ne sont pas exactement des filles perturbées ou terrorisées. Mais cela  nous aide-t-il vraiment  à bien diagnostiquer le problème ? En aucune façon, mais  il permet apparemment à la chroniqueuse de se défouler. Ainsi ne conviendrait-il pas de considérer le cas de personnes qui souffrent d’hypersexualité qu’il ne faut pas confondre, semble-t-il, dans le cas des femmes avec le syndrome d'excitation génitale persistante. Or, dans le cas des hommes, cette hypersexualité peut tirer son  origine «d’abus dans l’enfance, d’un problème d’affirmation de la masculinité ou d’orientation sexuelle»3 Donc des peloteux malgré eux.  Faut-il les poursuivre au criminel, les dénoncer par des affiches sur leur porte ?

4- Comment peut-elle ignorer que pendant des siècles la survie humaine a passé par une grande fécondité? Même la reine Victoria  a eu  9 enfants. Dans les autres cas, ce sont des hommes ordinaires qui ont fait vivre leurs grandes familles.

5- Mme Bombardier est censée avoir une grande culture et connaître l’histoire. Selon elle,  les femmes auraient été, de tous temps, de simples objets manipulés par les hommes.  Comment peut-elle ignorer que dès  l’Antiquité il y a eu des déesses,  des reines et des vestales qui manipulaient des hommes ?  Comment  peut-elle soutenir que les femmes sont absentes dans la religion alors que l'on ne compte plus les statues de la  Vierge Marie, la mère de Dieu lui-même, et des nombreuses saintes, dont Jeanne d'Arc ?  

6-Mme Bombardier doit savoir que le Québec est la province la moins violente au Canada, à égalité avec  celle de l’Ile-du-Prince- Édouard, une petite province très agricole. Pourtant, les contribuables québécois assument, à grand frais depuis plusieurs années, des mesures qui assurent  la protection  des femmes violentées à commencer par le protocole d’intervention policière en matière de violence conjugale qui présume de la culpabilité de l’homme, auquel on doit ajouter les 101 maisons d’hébergement pour femmes violentées  (60 millions $/an) et les  41 CALACS (8 millions$/an).

 Il peut même arriver, en 2014, qu’une femme qui a été violentée par son conjoint de 1989 à 1996 et qui reçoit 20 000$ /an de l’IVAC poursuive son ex-conjoint pour près de 200 000$ pour dommages moraux et punitifs pour compenser les séquelles subies et le stress occasionné par le fait qu’elle ait porté plainte au criminel.4  Il s’agit là assurément d’une trouvaille de la pratique juridique qu’aucun  homme n’avait osé utiliser  jusqu’à ce jour et qui va coûter d’autres millions aux contribuables. On se demande bien pourquoi on paye pour ces maisons d’hébergement manifestement inefficaces.

7. Mme Bombardier, cette féministe, très certainement  favorable à une application stricte du principe de l’égalité de fait entre les hommes et les femmes, ne paraît pas s’émouvoir de ce qu’il n’y ait aucune mesure d’égale importance pour les hommes violentés.

8- Comment peut-elle ignorer le fait que  la société québécoise se classe parmi les sociétés les plus égalitaires de la planète. ? 5 

9- Mme Bombardier sera heureuse d’apprendre que le nombre de «peloteux, de  libidineux et de prédateurs»  québécois devrait diminuer considérablement dans  les années qui viennent puisque 13 000 Québécois se font vasectomiser chaque année d’autant plus qu’«il s’agit d’une question d’équité homme-femme» étant donné que la femme a pris la pilule pendant des années. Bien sûr, malgré  cette opération « les Comment  peut-elle soutenir que les femmes sont absentes dans la religion alors que l'on ne compte plus les statues de la  Vierge Marie, la mère de Dieu lui-même, et des nombreuses saintes, dont Jeanne d'Arc  ?

 

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(1) SDSP- 3- b- 1-   --  Les CALACS- L'État entretient le mouvement féministe à  même ces   organismes  -

 --SDSP- 3-b- 2-  --  Les CALACS ne sont pas nécessaires

(2) http://www.bandesportive.com/intello/harcelement.html

(3) «Des accrocs au sexe soignés à Québec» Journal  de Québec  27 octobre 2004 p. 3

(4) Journal de Québec 10 novembre  2014 p. 30

(5)  http://m.journaldequebec.com/2014/11/17/quand-on-se-compare

(6) «Les Québécois champions du monde de la vasectomie» Journal de Québec 8 novembre 2014 p.9