DPF -12 Jarislowski dénonce en 2009 ce que nous avions dénoncé en 2006-07-08 ,la parité dans les Ca  des Sociétés d'état mais «Cravate rose Charest » n'a que faire des avis même d'un expert  . Avec l'ouest  de Montréal et les grands journaux francophones dans sa poche et le vote des femmes assuré, ses amis vont être fiers de lui pendant encore plusieurs années

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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La Presse canadienne Le Soleil ,15 mai 2009 page. 25

  

 Jarislowsky conteste la parité obligatoire au sein des C.A. des sociétés d'État. .MONTREAL - Le financier milliardaire Stephen Jarislowsky a lancé un pavé dans la mare, hier, en tombant à bras raccourcis sur la loi québécoise qui impose graduellement la parité hommes femmes dans les conseils d'administration des sociétés d'État.<Nous allez me trouver terriblement sexiste, mais je suis très opposé à [cette] idée du gouvernement», a lancé le fondateur de la firme de placements Jarislowsky Fraser au cours d'une allocution prononcée devant le Cercle de la finance internationale de Montréal. «Dans la mesure où ces femmes n'ont pas la compétence ou l'expérience, je ne pense pas qu'elles servent à grande chose dans un conseil d'administration, hormis que d'un point de vue politique, c'est acceptable et que çà peut faire gagner quelques votes, a-t-il ajoute. Mais je ne pense pas que des votes et de bonnes politiques soient la même chose.» En point de presse après le discours, Stephen Jarislowsky en a rajouté. .«Parce qu'elles élèvent des enfants, c'est beaucoup plus difficile de devenir de bonnes administratrices : elles n’ont pas vécu toute leur vie dans cette sorte de culture, elles viennent de l'extérieur, a-t-il lancé. [...] Il y a quelque chose qui manque, c'est cette compétence industrielle. Il faut connaitre la concurrence, il faut connaitre la culture, il faut connaitre toutes sortes de choses économiques, les finances.» L’homme de 83 ans a assuré qu'il était en faveur de la parité en autant que les membres des conseils d'administration fassent preuve de curiosité, de courage et de compétence, les trois qualités essentielles pour accomplir ce travail, selon lui. «Si vous êtes une petite femme qui a l’impression qu'elle [en] connait tellement moins que les autres, qu'est-ce qu'elle va dire, qu'est-ce qu'elle va faire, qu'est-ce qu'elle va apporter pour vraiment élever la compétence du conseil? A-t-il lâché ? Et je ne parle pas contre pas contre les femmes : ça se peut aussi  que ce soient des hommes qui ne fassent pas leurs devoirs.»

CAISSE DE DEPOT Dans la même veine, le célèbre investisseur, qui n'en est pas a ses premiers propos controversés, s'est prononcé sur les déboires de la Caisse de dépôt et placement du Québec laquelle a enregistré. des pertes de 40 milliards $ en 2008.«Il y avait la deux ou trois très bons administrateurs, a-t-il estime [ le conseil d'administration comptait une dizaine de membres en 2008]. ils ne se sont pas fait entendre par le reste. Il y avait trop de gens qui étaient au conseil et qui n'avaient ni  le courage, ni la curiosité, ni la compétence pour reconnaitre les risques et pour vraiment connaître ce qu'il y avait autour de la Caisse.»

 

Nous apprécions énormément  cette déclaration  de Jarilowsky  car non seulement  rejoint-elle, en tous points,  les textes que nous avons produits  sur le même sujet antérieurement sur ce site

i- Yves Michaud se lance dans le  paritarisme (décembre 2006) Voir Archives

ii- Représentation paritaire, cela dépend pour qui ?(2006)

iii -La parité femmes-hommes. C'est quoi ? Çà dépend pour qui (février 2007)

iv-Celui qui critique la Banque nationale parce qu'il n'y a pas 30% de femmes dans son C.A  (encore Yves,Michaud)  (Mars 2007)

v-  Jean Charest déloge Gilbert Lavoie comme rose bonbon du mois -- le précédent de la «proportionnelle inversée» (mars 2007)

vi-Une autre preuve que la parité dans les conseils d'administration est une manœuvre de racolage électoral la part d'un ministre des Finances rose bonbon  (mai 2007)

vii- La cravate rose (décembre 2007)

vii-1 650 000$ pour apprendre aux gèremènes ...à mener  (décembre 2007)

viii- Les femmes gèrent mieux que les hommes c'est bien connu  (mars 2008)

 mais elle démontre qu’il y a quand même  quelques hommes. au Québec qui ont assez confiance dans leur propre jugement pour s’élever contre les dérives  féministes. Bon Dieu que nous avons hâte à  ce qu’un chroniqueur des médias écrits ou électroniques démontre autant de courage.

 

      Addendum

Nous ne savions pas que notre site était aussi fréquenté et nous n'osions espérer que notre appel serait entendu aussi rapidement. Toujours est-il que Daniel Audet du Journal de Québec a écrit une chronique (19 mais 2009 p. 16) sur «La Parité» dans laquelle il s'oppose, après Jarislowski, à la parité selon le genre dans les conseils d'administration des sociétés d'État  et aux quotas en faveur des femmes. Il a, bien entendu, pris toutes les précautions oratoires qui s'imposaient. Il est contre la discrimination  volontaire ou imposée, il respecte Sophie Cousineau de la Presse qui est pour, les administratrices qu'il connaît sont plus à leurs affaires que les hommes, il a gardé un mauvais souvenir de Walter Gordon qui disait dans les années 1960 que les francophones ne savaient pas administrer et que c'est pour cela qu'il ne les nommait pas au CP. Il observe, par ailleurs, que le bassin de femmes compétentes n'est pas aussi grand que celui des hommes compétents - un facteur historique- et que forcément les hommes qui siègent sont plus âgés parce que c'est leur expérience qui est recherchée.

Malheureusement, on découvre la vraie nature de Audet à la  fin de son billet, un autre de nos pimpants roses bonbon. Il écrit : «la bonne nouvelle c'est que l'ère du «old boys club » achève  »   et « Ce qui risque d'arriver avec la parité forcée, c'est que les femmes soient plafonnées à 50%. Je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas des conseils composés de 60% ou 70% de femmes, voire plus»

De toute évidence  Audet ne sait pas que les femmes occupent déjà 70% des emplois dans les secteurs public et parapublic grâce à la Loi sur l'accès à l'égalité`en emploi dans les organismes publics, une discrimination forcée comme il dit. Il va apprécier quand le Conseil d'administration du Journal de Québec composé à 70 % de femmes va décréter qu'il devra y avoir dorénavant 70% de femmes journalistes, «voire plus.» Nous l'incitons à lire dès maintenant les deux ouvrages que nous annonçons sur la première page de ce site. Nous sommes prêts à défrayer le coût des piles à tous ses collègues qui voudraient les lire à la lampe de poche dans le garde robe de crainte d'être dénoncés par une collègue. 

  

    + Évidemment notre Brigitte Breton nationale continue de raisonner... comme un tambour 

 Elle écrit dans son éditorial du 27 juin 2009 (  «La place des femmes», Le Soleil p.30-) .Elle commence par excuser Jean Charest d'avoir renoncé à la la parité exacte « Je vous le dis  avec regret, je dois renoncer temporairement à la parité du Conseil des ministres», a-t-il déploré, mardi. «La parité, malheureusement, ce n'est pas un absolu, çà ne peut pas être un absolu non plus. C'est un objectif que nous nous fixons, et le plus rapidement possible, j'espère retourner a la parité, mais vous êtes les premiers à comprendre qu'on doit composer aussi avec ce que les Québécois décident démocratiquement.»

   Commentaire Fantastique, Charest s'est rendu compte qu'il était dans un régime démocratique mais çà ne l'a empêché pas de nommer  autant de femmes que d'hommes ministres même si les premières ne formaient que 30% de la députation. Cette proportionnelle inversée est une insulte à la démocratie et à l'intelligence mais Mme Breton n'y voit que du bien.  

 Puis B.B s'en prend à Stephen Jarislowski: (… ) «C'est aussi le même Jarislowsky  qui a inscrit sa dissidence a un récent  rapport d'un groupe de travail  de I Institut sur la gouvernance  d'organisations privées et  publiques, prônant que tous les conseils d'administration visenà atteindre une masse critique  minimale de 40 0fQ de femmes.  Le groupe de travail estime qules compétences sont la. Depuis  plusieurs années, les femmes représentent  la majorité des étudiants  inscrits en sciences de  I’administration, en droit, en  sciences de la sante et en  sciences pures. Les femmes posément  également des expériences  dans la gouvernance et la  gestion, non seulement ménagère  et familiale... »

 Commentaire D'une part, on se demande comment il se fait que Mme Breton ne s'insurge pas devant le fait que les universités ne font rien pour établir l'égalité de fait maintenant que les femmes sont  majoritaires dans diverses disciplines. Ne devrait-elle pas exiger que  l'égalité soit instaurée  par des mesures préférentielles comme celles qui ont permis justement aux filles de déloger les gars dans ces facultés ?  D'autre part, Mme Breton assimile le fait de détenir un diplôme en administration avec la capacité de servir de conseiller dans un ca. Entre les deux, madame,  il  y a des années d'expérience et, généralement, le développement réussi d'une entreprise. Il me semble que je n'aimerais pas me faire opérer au cerveau par une personne qui a n'a fait que dépecer une grenouille.         

 Enfin B.B déballe la logique implacable de la discrimination positive pour laquelle elle n'a que des bons mots.

 «Sans le coup de pouce du gouvernement; le talent des femmes  et la valeur de leur travail ne seraient  pas toujours reconnus. Il en est de -même en  matière  d'équité salariale. Si des gains   ont pu être réalises au cours des   dernières années, c'est parce  que l'Assemblée nationale a   adopté en 1996 une loi sur l'équité salariale. Si les entreprises retardataires, et elles sont nombreuses,   devront amorcer ou compléter  une évaluation des emplois d'ici  fa fin de 2010, c'est aussi parce  que le gouvernement vient de légiférer  en ce sens. Sans cette  pression, des entreprises continueraient de prétendre que leur politique salariale est exempte   de discrimination.   Certains continueront de voir  une approche «politiquement correcte » et du pur électoralisme   dans les actions du gouvernement  libéral. Voila bien la preuve  que l'intervention de I État est essentielle  pour changer les mentalités  et les pratiques »

 Commentaire Durant toutes ces années Mme Breton n'a pas encore eu le temps de se rendre compte qu'aucune scientifique ne prouve que l'économie de marché discrimine effectivement contre les femmes. Nous la mettons au défi de trouver dans la meilleure étude à ce jour sur les causes des écarts salariaux entre les femmes et les hommes, la justification de l'équité salariale, (celle de Marie Drolet) une seule mention de l'existence d'une discrimination systémique. On raisonne ....comme un  tambour lorsque l'on soutient que la preuve qu'une loi est nécessaire- comme celle de l'équité salariale - est que les gens s'y conforment. Pensons-vous réellement qu'une PME a les moyens de payer les amendes faramineuses que le gouvernement a édictées ?  Le racolage électoral des divers publics est la pierre angulaire de la stratégie des partis centristes mais Mme Breton est seulement éditorialiste féministe au Soleil, elle n'a pas besoin de savoir, il suffit qu'elle croit. .