DPF-25 L’Office de  la langue  française a

 déjà aboli la discrimination positive

                                                               Avec la  collaboration de Gilbert Claes

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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 On pourrait penser que cet  organisme gouvernemental  qui n’a, pourtant, aucune compétence dans le domaine politique a accompli, il y a déjà quelque temps,  ce qu’aucun gouvernement n’a ,à ce jour, jamais  eu le courage de faire soit  d’abolir  la  « discrimination  positive», c’est-à-dire  diverses mesures qui sont  hautement discriminatoires envers les hommes. Détrompez-vous, il n’a fait qu’abolir le terme au nom de la l’esprit de la langue française1 et non les mesures.    

Signet - Office québécois de la langue française

 

Action positive    n. f.

 

Terme anglais : affirmative action (US)


Synonymes :
mobilisation positive n. f.
politique inclusive n. f.

Quasi-synonymes :
mesure de rattrapage n. f.
mesure de redressement n. f.
mesure positive n. f.
traitement préférentiel n. m.

Termes non retenus :
discrimination positive
discrimination à rebours


Synonyme :
positive discrimination (GB)


Définition :
Ensemble cohérent de mesures prises pour éliminer la discrimination subie par un groupe de personnes et remédier aux inégalités de fait en leur accordant temporairement certains avantages préférentiels, notamment en matière de recrutement.


Notes :
Les principaux groupes visés par l'action positive sont les femmes, les minorités visibles et les personnes handicapées.

À la fonction publique du Canada, un programme d'action positive avait été lancé en 1983. Ce dernier a été révisé et remplacé par la Loi sur l'équité en matière d'emploi, qui se veut surtout une mesure préventive.

Plusieurs termes ont été proposés comme équivalents du terme anglais affirmative action, créé aux États-Unis. Certains de ces termes sont moins précis, car ils sont aussi employés dans d'autres contextes, comme mesure de rattrapage, mesure de redressement, mesure positive ou traitement préférentiel. Actuellement, c'est le terme action positive qui est le plus employé, particulièrement par les organisations internationales. Même s'il avait été critiqué à cause de sa similitude avec l'anglais, ce terme respecte l'esprit de la langue française.

Les expressions discrimination positive et discrimination à rebours n'ont pas été retenues même si on les trouve dans certains textes spécialisés, car elles sont inappropriées. Dans la langue courante, le mot discrimination a une connotation négative d'emblée; il désigne le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal. La discrimination est contraire à l'égalité, qu'elle soit positive ou négative.

Date de la dernière mise à jour : 27 juin 2011

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Commentaire

-1- L’Office a parfaitement raison quand il  soutient  que «La discrimination est contraire à l'égalité, qu'elle soit positive ou négative ».  Il y a effectivement contradiction dans les termes. Toutefois, nous ne croyons pas que le motif de l’intervention de l’Office soit de  faire disparaître cette contradiction.  Il vise plutôt à  la masquer  d’une manière encore plus insidieuse.

- 2- Sa définition du terme «action positive», destiné à remplacer «la discrimination positive» est correcte à un détail près : «Ensemble cohérent de mesures prises pour éliminer la discrimination subie par un groupe de personnes et remédier aux inégalités de fait en leur accordant temporairement certains avantages préférentiels, notamment en matière de recrutement.»

-3- En effet, Il est fortement biaisé lorsqu’il qualifie ces mesures «d’ensemble cohérent ». Au Québec les deux principales mesures de discrimination positive  sont, «La Loi sur l’accès à l’égalité en emploi» et  « La Loi sur l’équité salariale». Or, non seulement ces deux lois ne contiennent-elles aucune disposition permettant de déterminer le moment où l’égalité sera atteinte et établissant les mesures correctrices qui seraient prises en de telles circonstances  mais elles ont été interprétées par les tribunaux comme ne permettant pas à l’homme de les invoquer lorsqu’il est lui–même victime de discrimination (à rebours) en emploi ou sur le plan salarial.  De telle sorte que, comme cela se passe aujourd’hui, les femmes peuvent occuper 70% des emplois dans les secteurs public et parapublic  et bénéficier de salaires plus élevés que celui de certains hommes pour des tâches équivalentes  sans que personne ne bouge pour mettre fin à ces iniquités.     

-4- Nous sommes très forts au Québec pour faire croire que l’on change la réalité en changeant la terminologie qui est censée la décrire : le sourd, devenu malentendant,  n’entend pas mieux mais on pense que sa surdité est moins grave. On souhaite maintenant évacuer la discrimination positive pour la remplacer pas l’action positive parce que la première a une connotation négative  En somme, l’’Office, tel un nettoyeur dans un polar, veut faire disparaître toute mauvaise impression résiduelle car les deux principales lois ont déjà instauré le contraire de ce que prétendent leurs  désignations, «l’accès à l’égalité en emploi  et  « l’équité salariale», car, en réalité, elles ne font rien d'autres que d'établir des privilèges  pour les  femmes aux dépens des hommes  Seul un organisme subjugué par le lobby féministe pouvait  agir ainsi.

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(1) 4c1efe2f-985e-4e7e-af71-ef1016dafb58 Y2:4c1efe2f-985e-4e7e-af71-ef1016dafb58

http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_relations_professionnelles/action_positive.html