E-1(12) La  Fédération des femmes du Québec  célèbre la Journée  internationale de la femme  par une litanie de jérémiades et de mensonges

 
 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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 Sur le site de Fédération des femmes du Québec 1 on peut lire Journée internationale des femmes – 8 mars 2012

 

«Les femmes ont toutes les raisons de s’indigner. Le féminisme ? … Plus actuel que jamais ! est le thème de la Journée internationale des femmes

Alors que beaucoup de chemin reste à faire pour améliorer les conditions de vie des femmes, nous faisons face à un discours qui prétend que l’égalité est atteinte. Encore en 2012, plusieurs indices d’égalité témoignent soit de la stagnation, soit du recul de l’égalité dans la société. Certes, la condition des femmes continue à connaître des améliorations dans certains milieux mais de façon globale, les femmes ont toutes les raisons de s’indigner parce que, encore aujourd’hui 

  Le travail des femmes, rémunéré ou non, est constamment dévalué et sous-estimé.

  La violence envers les femmes est trop souvent banalisée et passée sous silence.

  Elles occupent en majorité les emplois les plus précaires.

  Les régimes de retraite s’affaiblissent de plus en plus.

  Elles sont les plus pauvres parmi les plus pauvres.

  Le discours à l’effet que l’égalité serait atteinte invisibilise les inégalités qui perdurent entre les femmes et les hommes.

  Les conservatismes religieux cherchent à remodeler la société en tentant d’éliminer toutes visées égalitaristes et équitables, au détriment de la liberté et du respect des droits des femmes.

  Elles doivent assumer de plus en plus de responsabilités dans la sphère domestique en raison du désengagement de l’État dans les services publics.

  L’accès des femmes aux positions de pouvoir stagne.»

 

Reprenons  ces énoncés un à un, cette fois,  en respectant les faits. 

 

(1) ·Le travail des femmes, rémunéré ou non, est constamment dévalué et sous-estimé.

-- Le gouvernement du Québec a adopté en 2000 la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi  dans les organismes publics  qui oblige les gestionnaires  de ces organismes à embaucher et à promouvoir les femmes de préférence aux hommes, «à compétence égale »  mais de manière à atteindre des objectifs précis de progression des femmes dont  ils  sont imputables.

-- Au Québec comme partout en Amérique du Nord, le principe de légalité salariale est  reconnu—c’est-à-dire `a travail égal, salaire égal depuis les années qui ont suivi  la fin de la deuxième guerre mondiale.  

- Le gouvernement du Québec a adopté, en plus, la Loi sur l’équité salariale (1996-2001) qui oblige tous les employeurs (des secteurs privé et public) à rémunérer les femmes  qui font partie d’une catégorie d’emploi à majorité féminine  au sommet de l’échelle de rémunération d’une catégorie d’emploi à majorité masculine  «équivalente». Il est interdit aux hommes qui ne sont pas au sommet de leur catégorie d’emploi, donc moins bien payés que  les femmes, de réclamer, à  leur tour, un ajustement de leur rémunération.  

-- Sous la Loi sur le salaire minimum les employés sont payés au même tarif peu importe leur sexe.   

(2)·  La violence envers les femmes est trop souvent banalisée et passée sous silence.

-- Le gouvernement du Québec a adopté la Politique «Prévenir, dépister et conter la violence conjugale » en 1995 sur la base d’une présentation mensongère des faits  Il y aurait eu 300 000 femmes battues au Québec – Pourtant, en 1994, Linda Mc Leod, avait dû reconnaître, au congrès du 17 mai de l'ACFAS, que «son estimation n'avait aucun semblant de validité ou fiabilité statistique.

- En 2003, il rend public un «Rapport sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux» pris dans le cadre de cette politique.  Finalement, il adopte, en  2004, le «Plan d'action contre la violence conjugale 2004- 2009 » même si d’après les études de l’ISQ (Denis Laroche) c’est au Québec que la violence conjugale est la moins répandue au Canada.  

- De 1996 à 2001 le gouvernement du Québec a dépensé $224 086 969 en matière de violence conjugale, dont $193 026  942 pour les seules maisons d’hébergement pour femmes violentées et $13 694 436 pour les services aux conjoints violents.

--  Pour ce qui est agressions sexuelles il a été établi que le nombre de victimes représente  0.08 % de la population totale du Québec. Pourtant, le gouvernement du Québec n’a pas cessé de sensibiliser la population à ce sujet sous la pression du lobby féministe : Le Rapport du groupe de travail sur les agressions sexuelles : « Les agressions sexuelles Stop»,1995 - Les Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle», mars 2001, le «Plan d’action 2001-2006» Le Rapport sur la mise en œuvre engagements gouvernementaux 2001-2006» et «Le Plan d’action en matière d’agression sexuelle -2008-20013

-- Le gouvernement entretient 47 Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) au coût de 23, 600,000$ /année. Les employés de ces Centres sont uniquement des femmes et elles doivent adhérer à l’idéologie féministe.  Ces Centres ont tout intérêt à répandre des informations mensongères sur l’état réel de la situation.

Il est très rare que les actes de violence conjugale et d’agression sexuelle ne soient pas rapportés dans les médias écrits, du moins ceux dont les hommes sont les auteurs et les femmes les victimes – le contraire se produit  dans un nombre infinitésimal de cas.

 

(3) ·  Elles occupent en majorité les emplois les plus précaires.

-- Le taux de chômage  des femmes au Québec a été systématiquement inférieur à celui des hommes depuis 1991. 2 «Même pendant le ralentissement économique, le taux de chômage est plus faible chez les femmes que chez les hommes »3

-- Les femmes qui travaillent à temps partiel le font majoritairement de plein gré alors  que cela   n’est pas le cas pour les hommes. «  La plupart des femmes qui travaillent à temps partiel le font parce qu’elles ne veulent pas d’un emploi à temps plein ou parce que cela convient mieux à leur situation personnelle». 3

 --  Au Québec, les femmes occupent la majorité des emplois dans la Fonction publique et  72% des emplois dans le secteur parapublic  qui bénéficient de la sécurité d’emploi. De 1980 à 2006 les hommes ont perdu 12 674 postes  et les femmes en ont gagné 12 290 dans la seule Fonction publique.

--  Ce sont les hommes qui sont particulièrement touchés par la crise actuelle alors que le secteur manufacturier multiplie les mises à pied.

 

(4) ·  Les régimes de retraite s’affaiblissent de plus en plus

---  À notre connaissance, ce sont surtout les hommes qui seraient concernés par cette baisse puisqu’ils sont sur le marché du travail  depuis plus longtemps que les femmes.  

 

(5) ·   Elles sont les plus pauvres parmi les plus pauvres

---  Comment se fait-il alors que  les itinérants, les sans-abri, soient au Québec et ailleurs au Canada, majoritairement des hommes? 4

--  Comment expliquer que, depuis plusieurs années déjà,  les femmes soient  majoritaires dans la plupart des disciplines universitaires ?   

 

(6) ·  Le discours à l’effet que l’égalité serait atteinte «invisibilise» les inégalités qui perdurent entre les femmes et les hommes.

-- Le discours de qui ? Invisibilisé par qui ?

--  Cela fait déjà 50 qans que l’égalité de droit a été formellement acquise entre les femmes et les hommes au Québec. Depuis loirs, les féministes, grâce au support  gouvernemental (les analyses différenciées selon le sexe) s’ingénient à débusquer la moindre inégalité de fait «qui serait au détriment des femmes » mais jamais à celui des hommes, comme si l’égalité était univoque, dans un seul sens.

-- Les porte-parole féministes  qui relaient «leurs indignations»  sont particulièrement nombreux et présents dans les médias québécois tant écrits qu’électroniques : le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat à la condition  féminine, la Gazette des femmes, la Commission des droits de la personne, sans compter les nombreux sites internet subventionnés par l’’État québécois, les organismes similaires dans plusieurs autres gouvernements.

-- À l’échelle internationale, elles peuvent compter sur  des instances qui ont permis justement que l’on célèbre une journée «internationale» de la femme.

-- Les hommes, comme tels, n’ont aucun groupe reconnu dans aucun gouvernement au Canada  aux États-Unis, les médias ne s’intéressent à la condition  des hommes que lorsque l’un d’eux, en situation de désespoir, commet une action d’éclat pour laquelle, d’ailleurs, il est rapidement rabroué… par d’autres hommes.

--  Les hommes n’ont évidemment pas leur propre journée nationale oui internationale,  comme s’ils ne formaient pas l’autre a moitié de l’humanité.

--- En 2003, au Canada, 1.4 milliard de dollars ont été dépensés lors de la fête des mères, 23 millions à l'occasion de la fête des pères. Cette inégalité de fait a toujours été maintenue depuis lors.

 

(7) · Les conservatismes religieux cherchent à remodeler la société en tentant d’éliminer toutes visées égalitaristes et équitables, au détriment de la liberté et du respect des droits des femmes

--  Cet énoncé est très dépaysant, on se croirait dans un État du sud des États-Unis. Au Québec, l’Église est devenue, depuis plus 50 ans,  un objet d’ironies, de risées, de gags de la part des nouveaux prédicateurs, les humoristes  … et de poursuites judiciaires.

-- Une province dans laquelle l’instruction publique a été laïcisée.

-- Une province où la fréquentation des lieux traditionnels de culte est  presque nulle, où les édifices religieux  sont à l’abandon lorsqu’ils ne sont pas transformés en condos.    

--  On se demande bien quel droit  des femmes  peut être menacé par ce conservatisme :

     ---- celui d’avorter gratuitement dans tous les hôpitaux (budget spécial du MSSS), malgré l’opposition du père, malgré l’absence de toute contre indication médicale ou économique tout simplement parce que la mère ne voulait pas s’embarrasser d’un des nombreux moyens contraceptifs. Et  ce sont ces personnes qui s’insurgent contre toute forme de violence.   

     ---- celui  de partager également le patrimoine malgré l’inégalité de la contribution

     ----  celui des donner  aux enfants des noms à pentures etc 

 

(8) ·  Elles doivent assumer de plus en plus de responsabilités dans la sphère domestique en raison du désengagement de l’État dans les services publics.

Pour ce qui est du «de plus en plus de responsabilités des femmes dans la sphère domestique» 

- Selon L'Actualité, Statistique Canada, 6 aurait observé un nombre grandissant d'hommes «en résidence». En effet, le nombre de pères au foyer serait passé de 41 000 en 1976, à 77 000 en 1997, à 98 000 en 2001 soit plus du quart du total canadien.En 2001, au Canada,  56 700 petits enfants vivaient à plein temps avec leurs grands-parents, un nombre en constante progression8 tout comme le nombre d’enfants dits «clef au cou.»

--  En 2005, chaque matin, 125 000 enfants d’âge préscolaire sont pris en charge par ces services au coût de 1,7milliards $. Le gouvernement s’est donné comme objectif de créer  200 000  places d’ici le 1er mars 2006.   De plus en plus de pédopsychiatres utilisent des médicaments contre l'hyperactivité comme le Ritalin, avec des enfants de 3 ou 4 ans.

-- La ministre Pauline Marois a transformé les allocations familiales versées aux familles en subventions aux Centres de petite enfance  publics et syndiqués et aux garderies privées au coût de 2 milliards de dollars /année. Le Conseil du statut de la femme, lui-même, l'a bien rappelé, encore tout récemment : «Les services de garde ont été crées au départ pour permettre aux femmes de participer au marché du travail ».9 Coût aux parents 5 puis 7$ par jour.

-  Le gouvernement du Québec a mis sur pied un  Régime d’assurance parentale, le plus généreux au Canada, pour permettre aux mères et aux pères  de prendre congé lors de la naissance d’un enfant. «Pour la première fois, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a évoqué cette possibilité en entrevue vendredi, après avoir annoncé qu’une hausse de 6,25 % des cotisations au régime sera imposée à compter du 1er janvier 2012. Le plus récent rapport actuariel de l’organisme prévoyait un déficit accumulé de 901 millions $ en 2014. (…). En 2009, 126 120 parents ont reçu des prestations du RQAP totalisant 1,7 milliard» 10

 Pour ce qui est du «désengagement de l’État dans les services publics»

--  Un État dont l'endettement ne cesse d’augmenter depuis la prise du pouvoir du Parti Libéral pour atteindre les 243 812, 954, 200 le 18 janvier 2012, selon l’Institut économique de Montréal. 5 En 2010 cet endettement représentait 72,6% du produit intérieur brut (PIB) nominal.

--- Pour quelle raison les femmes seraient-elles surtout touchées par ce soi-disant désengagement de l’État ?  Serait-ce parce qu’elles bénéficient de services exclusifs plus nombreux que les hommes  comme les centres de femmes, les maisons de naissance (qui s’ajoutent aux départements de maternité des hôpitaux), les maisons d’hébergement pour femmes violentées, les centres  d’aide et de lutte contres les agressions sexuelles, les plans de santé pour les femmes, les bourses d’études  Chapeau les filles, les services de perception des pensions alimentaires,  les stratégies d’intégration  au marché du travail pour les femmes etc. ?    

 

(9) ·  L’accès des femmes aux positions de pouvoir stagne

--  Un   premier ministre (Jean Charest) qui  constitue un Conseil des ministres paritaire alors que les femmes ne représentent que 30% des députés.

--  Un gouvernement qui  instaure la parité dans les conseils d’administration des «sociétés d’état »  et les établissement publics de santé et de services sociaux et qui s’apprête à imposer  une obligation similaire dans le secteur privé sans que les femmes aient .démontré, en nombre suffisant, leur capacité de créer et de développer des entreprises rentables,  comme si la fleur allait pousser plus vite en tirant sur les feuilles.  

-  Un Gouvernement  qui, depuis 1999, subventionne à raison de 1 millions$/ année  la mise en candidatures  de femmes dans les diverses instances  publiques locales et régionales comme si les hommes étaient tombés dans la potion magique de l’action politique dans leur enfance.  

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Conclusion

 

S’il y a matière à indignation c’est bien, à la fois, la persistance que met le mouvement féministe, entretenu par les fonds publics, à disséminer une prose aussi mensongère que malveillante et la veulerie du gouvernement  qui n’a pas encore eu le courage  de lui retirer les privilèges qu’il lui a accordés de manière à mettre finalement les hommes et les femmes sur le même pied comme est censé le vouloir sa politique de l’égalité de fait.

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(1) http://www.ffq.qc.ca/2012/01/journee-internationale-des-femmes-8-mars-2012-2/

(2)http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/parnt_etudn_march_travl/pop_

active/c002_1976-2010.htm

(3) http://www.statcan.gc.ca/pub/89-503-x/2010001/article/11387-fra.htm#a12

(4) http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf/ItinerantV2.pdf

(5) http://www.iedm.org/fr/e

(6) 1 décembre 2001, p. 24, 50 à 53

(7) Ministère de la Santé et des Services sociaux : « Le système de santé et de services sociaux du Québec, une image chiffrée», décembre 2001, p. 140

(8) Le Soleil 25 février 2007 p. A-11

(9) Le Soleil, 29 septembre 2003 p. A-16

(10) Agence QMI  18/06/2010 19h31