E-5   JJ Samson réclame un Ministre de  la

Condition masculine  alors que  Denise Bombardier

affirme que la religion n’est qu’un autre pouvoir masculin

exercé sur les femmes .

 
 

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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 Ces deux chroniques sont très révélatrices des perceptions différentes qu’ont les femmes et les  hommes  en ce qui concerne précisément l’évolution qu’ont connu les rapports  entre ces deux  composantes essentielles de la société québécoise au cours des dernières décennies.

Samson s’inquiète de la féminisation avancée des hommes québécois qui, sous l’effet des mesures de discrimination adoptées par l’État québécois en faveur des femmes depuis les années soixante-dix, ont été amenés à assumer des rôles assumés traditionnellement par les femmes qui, elles, ont fait  le contraire.  

Pour sa part, Bombardier s’en prend à la religion, plus particulièrement, aux accoutrements des religieux lesquels ne constitueraient qu’une façon pour les hommes de renforcer  leur  pouvoir sur les femmes. Même cette femme intelligente n’échappe donc pas au paradigme féministe et, comme beaucoup d’autres, elle nourrit le sentiment de victimisation de la femme lequel constitue l’assise du féminisme  qui est responsable de cette féminisation.

Que l’égalité de fait entre les femmes et les hommes soit devenue l’armature même du projet de «Charte des valeurs québécoises» démontre à quel point le féminisme a opéré une singulière réduction de notre philosophie sociale, comme en témoigne le fait  que cette  égalité est devenue la principale arme défensive  contre les prosélytes islamistes. Pourtant, la séparation  de l’Église et de l’État est  un acquis de la démocratie française  depuis plus d’un siècle, au Québec, les commissions scolaires sont devenues linguistiques et laïques, et non plus confessionnelles, en 1998 et, enfin l’actualité au Moyen-Orient (après l’Irlande et le Moyen-âge) nous informe quotidiennement des dommages considérables  qu’occasionne cette rivalité obsessive entre les religions.

 1- JJ Samson «Un ministre de la condition masculine»

Journal de Québec 13-08-23 p.17

«Le jour n'est peut-être pas si loin ou la création d'un ministère de la Condition masculine s'imposera sera au Québec. Son mandat sera calqué sur celui de l'actuel secrétariat à la Condition féminine: «assurer la coordination, la cohérence et le développement des actions gouvernementales en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes». Le Québec a en effet évolué très rapidement depuis trente ans vers une société de plus en plus matriarcale. Le mille québécois sera ainsi «bossé» au travail par une femme, qui a pousse plus loin ses études et qui détiendra les postes de direction. Rentrée à la maison, sans s'arrêter au 5 à 7 (!), sa conjointe possédera l'autorité du partenaire qui touche les plus hauts revenus, qui, mieux informée, orientera les décisions touchant les achats communs, la gestion du budget, l'éducation des enfants, les choix de sorties, les vacances. Puisque madame occupera un poste de responsabilité et que son agenda sera moins flexible, l'homme prendra ses congés mobiles pour s'occuper de l'enfant dont la garderie est fermée en raison d'une grève ou qui est malade. Il se chargera de la plupart des taches ménagères, gérera le frigo et le garde-manger. Prisonnier de cet esclavage, son statut périclitera, tout comme sa confiance en lui. Sa production de testostérone chutera.

 «L'homme québécois est destiné à devenir  un être d'une catégorie inférieure, sous domination féminine. À conduire la petite deuxième voiture pendant que madame ira à son important meeting au volant de sa BM. Gêné, il voudra peut-être même porter le voile. Ces perspectives cauchemardesques pour l'hormo quebecus me sont inspirées par  les statistiques sur 1'inscription au cegep  pour la prochaine  session: 58 % des filles contre 42 % de garçons dans la région de Montréal. Ce n'est que la pointe de !'iceberg. Les données du bureau du registraire de l'Université Laval sont encore plus alarmantes. Tous les programmes confondus, déjà en 2009, les femmes ont obtenu 62 % des diplômes émis en 2009.En haut du palmarès, l'université leur a décerné 79 % des diplômes en pharmacie, 70 % en médecine, 63 % en droit et même  51 % en sciences de l'administration Il n'y a peu prés plus qu'en foresterie, 67 %, en sciences et génie, 73 %. et en ... théologie que les hommes donnent toujours.

L'homme Québécois est destiné à devenir un être d'une catégorie inférieure, sous domination féminine. La transformation de la société que de telles statistiques annoncent est encore incommensurable. Le sablier s'est renversé à une vitesse foudroyante. Rêne Levesque a nommé une Première ministre de la Condition féminine en 1979, Lise Payette, en réponse à la montée du mouvement féministe. Un train de lois a été adopté depuis et  les mesures à saveur de discrimination positive ont été prises. L'objectif était l'égalité des chances homme/femme, de la naissance à l'âge adulte et l'égalité tout court ensuite, dans toutes les dimensions de la vie en société. Le balancier ne s’arrête toutefois jamais sur la ligne médiane en pareilles matières. On écarte d'entrée de jeu le contingentement des femmes aux études postsecondaires. Il faut donc impérativement trouver les meilleures façons d'inciter les adolescents à pousser leurs études jusqu'au cegep et l'université et les aider par la suite à prendre leur place. Ces jeunes mâles ne réalisent pas ce qui est menace s'ils ne se réveillent pas. D'ou la nécessité prochaine d'un ministère de la Condition masculine»

 Commentaires

1- Il est certain que si le gouvernement donnait suite  à la proposition de M. Samson, un ministre de la Condition masculine ne pourrait que mettre en place des structures comparables (Conseil et secrétariat de la Condition masculine) ainsi que des mesures de discrimination positive favorables aux garçons et aux hommes pour équilibrer celles qui ont déjà adoptées en faveur des filles et femmes depuis plus de 30 ans. Forcément, les premières devraient annuler les effets des secondes. Nous assisterions alors  à  des années de souque à la corde, de bras de fer et de surenchère entre les deux organismes et les deux «publics»  et à la multiplication des impasses.

Nous croyons que l’on devait  plutôt proposer la création d’un Conseil de l’égalité (composé d’un nombre égal d’hommes «masculinistes» et de femmes «féministes»), en remplacement  du Conseil du statut de la femme et du secrétariat à la condition féminine. Un tel projet  a déjà été mis de l’avant, puis abandonné, par un ancien gouvernement libéral à cause …de l’opposition du lobby féministe. Ce nouveau Conseil aboutirait inévitablement,  à l’intérieur d’un an, soit  à une impasse soit à une pléthore de nouvelles mesures très onéreuses pour satisfaire les deux camps. Le gouvernement n’aurait d’autre choix alors que d’abolir les instances en place et les mesures de discrimination positive en faveur des femmes et des hommes puisqu’ il deviendrait enfin évident que leur principale impact est le fractionnement et l’étiolement de la société québécoise car ses deux principales composantes sont ainsi incitées à se dissocier alors qu’elles doivent se compléter pour que la première se développe..

Ce résultat devrait être suffisant pour redonner confiance aux garçons et aux hommes dans le système et les convaincre qu’ils ne seront plus défavorisés du seul fait de leur «Genre»

2- Un ministre de la condition masculine ne pourrait qu’instituer des services publics destinés exclusivement aux hommes comme il en existe, aujourd’hui, de nombreux réservés exclusivement aux femmes à la suite de pressions discrètes du lobby féministe. En effet, le gouvernement  s’est imposé de procéder à des  analyses différenciées selon le sexe avant d’instituer de nouvelles mesures et ces analyses n’ont qu’un objectif s’assurer que les femmes sont bien servies, c.à.d. de manière exclusive. Les hommes ne font pas partie de l’équation et personne la population n’est jamais informée de l’état de la situation.

Un  gouvernement équilibré établirait une  règle générale selon laquelle :

-- les services publics devraient être offerts sur la base d’une démonstration d’un besoin essentiel de l’ensemble de la population non satisfait par le secteur privé  et non simplement à la suite de pressions de la part de groupes de pression.

-- des services exclusifs ne devraient pas être mis sur pied en faveur d’un sexe  sans l’être pour l’autre sexe, comme en matière de violence conjugale1, de développement économique, de traitement du cancer  (du sein et  prostate) etc. On finirait par constater que, sauf quelques exceptions, des services communs feraient tout aussi bien l’affaire tout en économisant des sommes importantes.

3- La féminisation de l’homme québécois a déjà été illustrée sur la couverture de l’ouvrage de André Gélinas publié en 2008: «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes; un piège à cons »– (Copiexpress-Québec-) Personne ne sera étonné d’apprendre que cette publication a été complètement ignorée par notre soi-disant  «intelligentsia québécoise», un abus de langage, puisque depuis plus de quarante ans elle  n’a jamais remis en cause les nombreux sophismes de la pensée féministe.   

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2- Denise Bombardier   «Les symboles religieux »

Journal de Québec 2013-08-24 p.19

«Si  l'on se penche sur la symbolique des signes religieux vestimentaires que revendiquent  les uns et les autres, iI y a de quoi  être troublé. À vrai dire, on y  retrouve une inégalité indéniable à travers les attributs vestimentaires  des hommes et des femmes.  Prenons Ie cas des sikhs. Le  turban et Ie kirpan portés par  les hommes ajoutent à leur  masculinité, voire à leur virilité. Même I'homme Ie moins  gâte physiquement retrouve,  en portant ce turban élégant,  une prestance et une allure  qui ajoutent à sa personne. En  public, on distingue un sikh  du commun des mortels. Il domine Ie groupe. Quant au kirpan, il renvoie à l'image traditionnelle du protecteur et du  guerrier. Cette arme est valorisante  symboliquement. En d'autres termes,  ces signes apportent à ceux qui les  revêtent un ascendant social. Ces  hommes portent beau et impressionnent  ceux qui les regardent.  Chez les groupes hassidiques, les vêtements des hommes, dont Ie style remonte au 18"siècle en Europe orientale,  les font ressembler aux gravures anciennes. Ils parent les hommes d'une autorité et d’une dignité  qui impose  aussi Ie respect. Lors du Shabbat et des  fêtes juives, on ajoute des accessoires  plus théâtraux comme Ie schtreimel, ce  chapeau surdimensionné bordé de fourrure, et la redingote à la distinction indéniable. Quant aux papillotes qui découpent Ie visage, elles paraissent ridicules aux yeux des profanes, mais  faisant partie du code de sainteté juif,  elles singularisent au plus  haut point les hommes qui les  portent. Donc, cette tenue  masculine confirme l’importance de ceux qui la revêtent.  Dans l'Église catholique, les  vêtements liturgiques transforment les prêtres en  princes. La soutane noire, rouge, ou blanche pour le  pape, le surplis brode, la chasuble bordée de fil d’or. Quel  homme n'est pas impressionnant dans pareils accoutrements? Lorsqu'ils abandonnent ces tenues et revêtent les habits laïcs, les prêtres perdent toute cette aura.  Les vêtements des femmes non seulement ne mettent pas en valeur leurs attraits, mais ils tendent à les faire disparaitre. La femme doit se recouvrir  le  corps, tout le corps, et même le visage.  La burqa, le tchador, le hijab, et le voile, mais de façon moins brutale, sont  des uniformes informes, précisons-le,  qui atténuent ou éradiquent complètement les attraits physiques féminins. Ils  indiquent à leur façon le rôle social des  femmes. S'effacer au profit des hommes  flamboyants dans leurs habits anachroniques. Du moins lorsqu'ils vivent hors  de leurs sociétés archaïques. Chez les juifs orthodoxes, les papillotes, ces bijoux de la chevelure,  s'imposent de soi alors que les femmes,  dès le mariage, sont obligées de se raser  la tête faisant le deuil de leurs cheveux  dont on sait quel attribut séduisant  ils représentent. 

LES PAONS RELIGIEUX  Devant Dieu comme devant les  hommes, l'égalité n'existe pas. Les attributs vestimentaires religieux défavorisent les femmes en mettant l'homme à  l'avant-plan, confirmant son statut social supérieur. En ce sens, l'argument religieux n'est qu'un leurre, une façon détournée de renvoyer les femmes dans  l'ombre afin de ne pas porter ombrage  au mâle. Les vêtements dits religieux  embellissent les hommes sur le modèle  du paon.  Les défenseurs des signes dits religieux ne défendent, à bien y réfléchir,  que le pouvoir masculin. C'est Dieu qui  est un homme auréolé. Marie, elle, est  une mère vierge, les yeux baissés.? »  

Commentaires

(1) Les signes religieux

On ne s’occupe ici que des signes religieux portés par les individus et sont exclus tous les objets symboliques que  l’’on trouve dans les églises et les temples. Généralement les mêmes  signes religieux sont portés par les hommes et les femmes qui veulent  manifester leur adhésion à une religion. C’est le cas dans la religion chrétienne  pour les crucifix, médailles et chapelets. Ces objets peuvent être  facilement  gardés sur soi  et passent inaperçus.  C’est lorsqu’on les met en évidence qu’ils deviennent des actes de prosélytisme.

(2) Les vêtements religieux  et le prosélytisme

Par ailleurs, il  arrive que, dans certaines religions, certains objets  soient portés par les hommes (kippa, kirpan, schtreimel) et deviennent, de ce fait même,  des vêtements et des actes de prosélytisme lorsqu’on les porte ostensiblement  en public puisque l’on veut être vu par les autres.  Il faut être  très mauvaise foi pour nier cette réalité.

(3) Les vêtements religieux  des hommes et des femmes  

Dans la plupart des religions les hommes portent  des vêtements  religieux  plus remarquables que ceux des femmes parce que ce sont généralement les hommes qui occupent  les postes de responsabilité dans l’organisation des églises et ces postes sont  naturellement accompagnés de marques distinctives.  Cela a été le cas pendant des siècles dans les organisations militaires et même  civiles. Chacun sait que  ces marques, dont l’uniforme, consolident l’autorité. C est aussi un fait que  la «papesse Jeanne» n’est  qu’une légende.

a) Dans la religion catholique les femmes, membres de congrégations religieuses  ont aussi porté des uniformes et, de ce fait,  ont conforté leur autorité sur les fidèles ordinaires. La place occupée par la Vierge Marie n’en est certainement pas une de subordonnée. 2

 

 

 

 

 b) Dans la religion sikh et la religion hassidique il ne semble pas que les femmes soient invisibles.  3

Portrait d'un couple sikh tenant une pancarte blanche Banque d'images - 10125232

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Couple sikh 

 Couple hassidique

  c) Dans la religion musulmane il est vrai que plusieurs femmes  portent le hijab et certaines le voile et la burqa.  Cependant la galerie de portraits ci-dessous nous indique que les femmes habitant des pays musulmans ne sont pas toutes vêtues de la sorte et  que leur habillement ne fait  certainement pas disparaître leur féminité.  

Deux femmes musulmanes, de sourire, de parler sur un mobile, sélective focus stock photography

Hijab

Burqa

Turquie

Algérie

Algérie

 Tunisie

 Kabyle

Orientale

 Il faut également savoir  que «La burqa (nouvelle version), selon le spécialiste de l'Islam et politologue français Olivier Roy, est une invention récente du mouvement intégriste salafiste dans les pays du Golfe et au Pakistan[2]Ce vêtement qui ne date que d'une vingtaine d'années. »4  

On doit aussi reconnaître que l’habillement des hommes nord-africains ne fait pas nécessairement ressortir leur masculinité  et que   les conditions climatiques de ces contrées expliquent largement l’habillement  des personnes qui les habitent.

Portrait d'homme en bleu du désert, Maroc du Sud

Jebba

 

 

Homme bleu du désert

 d) dans la religion juive

 «Porter la Kippa est une façon d'affirmer : " Je suis fier d'être juif ". (…) Que se passe-t-il si le port de la kippa entre en conflit avec la pratique d'un travail ou nos chances de promotion ? Rav Moshe Feinstein écrit que dans certains cas, il est possible d'être laxiste. Par exemple, il est possible qu'un avocat ne serve pas son client correctement si le jurée est distrait par sa Kippa. Le sénateur américain Joe Lieberman utilise peut-être un raisonnement similaire» 5

 4) Il est ridicule de prétendre que l’objectif du vêtement religieux a été et est de subordonner la femme à l’homme.  Si tel était vrai pour quelle raison  n’est-ce  pas le cas pour tous les autres vêtements ?

Un regard sur les costumes traditionnels et de vêtements modernes de divers pays démontre plutôt l’existence d’une égalité et d’une complémentarité entre les femmes et les hommes  6

 

Equipe gagnante

Equipe en réunion

 Si l’on poussait un peu plus loin la logique de Mme Bombardier il faudrait conclure que si les hommes religieux renonçaient à leurs vêtements spécifiques les femmes ne se sentiraient plus subordonnées. Encore faudrait-il qu’elle nous dise à quel signe les femmes sauraient qu’elles ont affaire ou non `a un religieux.  Bref, cette sortie de Mme Bombardier nous semble n’avoir qu’une justification, celle de poursuivre la croisade féministe contre tout ce qui est à prépondérance masculine. On pourrait la paraphraser, il n’y a pas de salut sur terre qui n’ait été accordé par le Conseil; du statut de la femme.    

 5) Cette prise de position de Mme Bombardier est d’autant  plus surprenante que dans une chronique postérieure  elle invite les individus qui participent au débat «sur la Charte des valeurs» à bien peser leurs mots

«En voulant légiférer au nom de la neutralité l'État sur ce terrain glissant des accommodements religieux, le gouvernement se devait d'être majoritaire, comme nous l'avons aussi écrit récemment. Sa légitimité actuelle s'en trouve affaiblie. Un débat de cette nature exige de la part des responsables d'imposer des balises en usant d'une prudence, d'une sagesse et d'un respect afin que les termes soient utiliser à bon escient, sans quoi la bataille des mots ouvrira la porte aux têtes fêlées et aux illuminés qui carburent à la haine».7

 On comprend qu’au Québec tout le monde doit peser ses mots sauf lorsque l’on éprouve beaucoup de plaisir à  «fesser» et à  «varger» sur les hommes, qui par définition, n’ont d’autre  occupation que celle  d’écraser les femmes   .

 6) En fin de compte, la véritable question est de savoir s’il est opportun  de défendre aux  individus de publiciser  leur appartenance à une religion lorsqu’ils occupent un poste dans les organismes étatiques en portant des signes ou objets distinctifs.

Nous devons attendre la présentation du projet du gouvernement avant de débattre de cette question  car  la définition des insignes, objets et vêtements d’une part,  et la délimitation du champ d’application de la prohibition aux diverses composantes de l’appareil étatique, d’autre part, peuvent varier de manière importante.

À priori, pour un employé rémunéré par les fonds publics,  la mise en évidence de l’appartenance  à une religion déterminée devrait être aussi défendue que la mise en évidence de son appartenance à un parti politique puisque le citoyen serait justifié de croire que cet employé ne le traitera pas avec la même efficacité, diligence et équité que s’il était  lui-même un coreligionnaire, un sympathisant .  

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(1) Yves Dalpé « Les femmes aussi violentes que les hommes » Le Soleil 8 septembre 2013 p. 17- Quatre chercheuses américaines ont fait part de ce résultat de leurs dans un congrès tenu à Honolulu.

(2)http://www.bing.com/images/search?q=images+portraits+de+costumes+relifgieux++&qpvt=images+portraits+de+costumes+relifgieux++&FORM=IGRE

(3)http://fr.123rf.com/photo_10125232_portrait-d-39-un-couple-sikh-tenant-une-pancarte-blanche.html

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Burqa

(5) http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=764

(6)http://www.bing.com/images/search?q=portraits+de+femmes+en+costumes+traditionnels+&qpvt=portraits+de+femmes+en+costumes+traditionnels+

&FORM=IGRE

(7) «Le «Sens des mots» D. Bombardier »Le «Journal de Québec 31 août 2013 p. 19