E-1(15) Même le  Pape et Hillary Clinton

ont été trompés par la propagande féministe

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Zone de Texte:  

 --1-- «Le pape François plaide pour l'équité salariale»

«VATICAN — Le pape François a ajouté sa voix hier à la cause de l'équité salariale, estimant qu'il s'agissait d'un «pur scandale» que des femmes obtiennent moins d'argent que des hommes pour accomplir les mêmes tâches: Le pape a aussi fustigé l'attitude de ceux qui blâment les crises des cellules familiales sur le fait que les femmes sortent de la maison pour travailler. Il a soutenu que de telles attitudes représentaient une forme de «machisme» qui montre à quel point l'homme «veut dominer la femme». Le pape François a tenu ces propos durant une audience générale, hier, qu'il a consacrée à différents aspects de la vie familiale en vue d'une grande rencontre sur les questions de la famille en octobre. Seulement 18 % des employés du Saint-Siège sont des femmes, en légère hausse par rapport à 17 %, il y a quatre ans». AP(Le Soleil 30 avril 2015 p.30  dans la section Affaires)

Commentaire

On s’explique mal que le Pape et ses conseillers soient tombés si facilement dans le piège. Leur seule consolation est qu’au Québec l’arnaque fonctionne depuis plus d’une dizaine d’années et que l’on ne voit pas le jour où un homme ou une femme politique aura la décence d’y mettre fin.  

Il a confondu l’égalité salariale et l’équité salariale. Personne ne conteste ici le droit d’une femme d’avoir le même salaire qu’un homme dans l’accomplissement de tâches identiques; à travail égal salaire égal, disait-on. L’égalité  salariale est acquise depuis belle lurette, ici comme dans la plupart des pays démocratiques .

L’équité salariale est autre chose; c’est  le salaire égal pour un  travail équivalent. C’est ce qui fait qu’en vertu de la Loi sur l’équité salariale du Québec (et non en vertu d’autres lois au même effet au Canada), par exemple, chez un vendeur d’automobiles, une catégorie féminine d’emploi, comme celle des secrétaires, pourrait  être rémunérée non seulement au même salaire mais au salaire le plus élevé d’une catégorie masculine d’emploi jugée équivalente, comme celle des mécaniciens. Alors, si c’est être macho que de dénoncer cette fumisterie alors nous plaidons coupables. C’est sans doute être aussi macho de dénoncer la mécanique alambiquée et partiale  qui découle de cette mesure de discrimination positive et dont l’effet est de mettre seulement les femmes à l’abri des contraintes  la concurrence du marché dans les divers emplois. On est même allé jusqu’à inventer un emploi masculin «universel» à défaut de trouver un équivalent dans l’entreprise même.  

Sur ce site nous avons écrit, à ce jour, 43 textes sur le sujet sous la rubrique :  

ES-0-L’équité salariale, la grande dérive de la social-démocratie féministe québécoise

Le fait que le Saint-Siège n’ait, manifestement, pas eu le loisir d’en prendre connaissance ne peut que nous inciter à encore plus de modestie.

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--2-- Hillary Clinton, croit que le  mouvement  féministe ne cherche qu'à obtenir l'égalité des droits entre les femmes et les hommes et elle est fière d'être féministe

Journal de Québec 30 septembre2015 p.31

 Commentaire

Mme Clinton  semble ignorer que le mouvement féministe ne se contente pas de réclamer l’égalité de droit  entre les femmes et les hommes mais également l’égalité de fait ce qui est une toute autre réalité. En cela, elle fait preuve soit d’une absence de culture politique grave soit d’une hypocrisie alarmante. En fait,  il y a déjà ’un  demi siècle que les femmes ont les mêmes droits civils que les hommes dans la plupart des pays démocratiques, droit de voter, droit de posséder des biens, droit de transiger, droit à un salaire égal pour un travail égal etc.1

Ayant obtenu cette égalité de droit le mouvement féministe s’est déniché une nouvelle  mission qui devrait assurer sa survie pour les siècles à venir. En effet, elle vise essentiellement à instaurer et à maintenir une égalité de fait entre les femmes et les hommes, dans tous les domaines, dans toutes les activités, à tous les niveaux, en toutes circonstances mais sans pour autant définir les critères permettant de déterminer l’atteinte de cette égalité.

Il faut savoir  également que, pour atteindre cette «Égalité», (dont on oublie alors de spécifier la nature) le mouvement féministe a réclamé et obtenu, notamment au Québec, des lois qui  accordent des privilèges aux femmes, aux dépens des hommes, sous prétexte que les femmes ne pouvaient attendre des décennies avant que le système la réalise. C’est ainsi qu’ont été adoptées au Québec la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi et la Loi sur l’équité salariale et divers autres programmes («Chapeau les filles», services d’aide exclusifs…) et que des pressions sont exercées quotidiennement par les instances féministes pour que des femmes soient nommées, en nombre égal, aux conseils d’administration des compagnies, sans avoir à les créer, ou encore candidates par les partis politiques,2 sans avoir à démontrer leur supériorité par rapport aux candidats masculins. Elles sont  maintenant majoritaires dans les emplois des secteurs public et parapublic et forment la majorité des étudiants au niveau universitaire mais ce n’est pas encore assez. En d’autres termes, ces femmes qui ont exigé l’égalité de droit n’éprouvent aucune gêne à exiger des inégalités de droit en leur faveur. Typiquement, Hillary Clinton se dit déçue de la jeune femme qui est favorable à l’égalité de droit mais qui refuse de se déclarer féministe une attitude pourtant tout à fait sensée.

La seule excuse que pourrait invoquer Mme Clinton est qu’elle a été aussi trompée par la propagande féministe qui recourt indifféremment aux deux concepts comme s’ils étaient des synonymes alors qu’il s’agit, en réalité, d’antonymes. Il faudra bien qu’elle reconnaisse un jour qu’elle a fait erreur dans ce cas, comme dans celui de sa messagerie personnelle qu’elle utilisait dans l’exercice de fonctions officielles. Comment  l’électeur américain peut-il faire confiance à une personne qui n’hésite pas à le tromper  jusqu’à ce qu’elle soit obligée de s’excuser? Il se doit se consoler en sachant qu’au Québec les gouvernements qui ont adopté ces législations de «discrimination  positive » n’ont même pas eu à s’en excuser tellement le clientélisme électoral est devenu une excuse valable à la lâcheté de nos hommes politiques.

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(1)http://bv.alloprof.qc.ca/histoire/histoire-et-education-a-la-citoyennete-(1er-cycle-du-secondaire)/la-reconnaissance-des-libertes-et-des-droits-civils/luttes-et-revendications-des-femmes-au-20e-siecle.aspx

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_statut_de_la_femme

Ex :1963 - États-Unis : la notion « à travail égal, salaire égal » entre dans la législation américaine.

1965 - France : une femme peut avoir un emploi sans avoir à obtenir l'autorisation de son mari et dispose librement de ses biens propres ; réforme des régimes matrimoniaux.

(2)Le Conseil du statut de la femme veut imposer des quotas

La Presse Canadienne

Les partis politiques devraient avoir l'obligation légale de présenter un plus grand nombre de femmes, selon le Conseil du statut de la femme (CSF).

L'organisme-conseil suggère de fixer à un minimum de 40 % la proportion de candidatures féminines affichées par les différents partis politiques, sous peine de sanctions.Le temps des vœux pieux est révolu, selon le CSF. L'heure est plutôt au changement de stratégie.Faute de véritable progrès, élection après élection, et devant la résistance des partis, l'organisme dirigé par Julie Miville-Dechêne s'impatiente et croit désormais nécessaire de modifier la Loi électorale du Québec pour y ajouter le concept de «zone paritaire». En vertu de ce concept, les partis politiques auraient l'obligation de recruter un minimum de 40 % et un maximum de 60 % de candidats des deux sexes.Les partis politiques devraient aussi publier un bilan de leurs pratiques de recrutement après chaque élection générale. Ils devraient aussi déposer un plan d'action, clans lequel ils indiqueraient de quelle façon ils comptent s'y prendre pour augmenter le nombre de femmes dans leur équipe.«Les femmes sont sous-représentées en politique. Leur présence à l'Assemblée nationale stagne autour de 30 % depuis une quinzaine d'années», écrit la présidente.Le Conseil du statut de la femme a étudié les mesures adoptées jusqu'à maintenant au Québec et ailleurs dans le monde en vue de hausser la présence des femmes en politique active.

SANCTIONS

À travers le monde, le fait d'imposer des sanctions aux partis délinquants a été, selon l'organisme, déterminant pour obtenir des résultats probants. Ces sanctions peuvent aller de la pénalité financière imposée aux partis politiques à  la perte de leur financement public. À la suite de la dernière élection générale, en avril 2014, l'Assemblée nationale ne comptait que 27 % de femmes, en recul de six points par rapport à la veille du éclenchement des élections, soit seulement 34.femmes sur 125 élus.

Le Soleil,4 oc.2015 p.12