E--17-4-L'Argumentaire . Sexisme et injustice.  Seules les étudiantes

 ont droit à des  bourses d'études  universitaires exclusives.  

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Nous avons déjà exposé des sections de cet argumentaire  en retraçant les divers échanges que nous avons eus  avec les dirigeants de trois établissements universitaires- L'ÉNAP, L'Université Laval,  L'Université de Montréal- . Nous voulons faciliter la tâche de ceux qui voudraient prendre la relève en le présentant dans un texte continu.

 

1- Une interprétation erronée et  malveillante de la Charte des droits   

La direction  des trois établissements universitaires (L'ÉNAP,L'Université Laval  L'Université de Montréal) ont  décidé d’épouser une interprétation  tout à fait erronée  et malveillante de la Charte des droits et libertés dans le domaine des bourses d'études. 

Erronée parce que, selon la direction de  ces établissements , la Charte des droits et libertés du Québec restreindrait  les mesures «de discrimination positive »- c'est -à-dire, l'accès à des fonds de bourses réservés aux étudiants (de sexe masculin) aux seuls programmes d'études dans lesquels ces derniers  seraient en minorité.

Malveillante parce que les mêmes établissements (comme d'autres au Québec) rendent  accessibles aux étudiantes des bourses d'études réservées aux femmes peu importe qu'elles soient majoritaires ou non dans un programme d'études et, même, peu importe que le programme d'études concerné ne soit pas  précisé.1

 

2- Une méconnaissance abyssale du fonctionnement de la Charte des droits

Ces dirigeants semblent  ignorer que cette charte établit comme principe fondamental l’égalité entre les «êtres humains», notamment entre les hommes et les femmes, et que pour pouvoir déroger à ce principe le gouvernement doit préalablement adopter  une loi  spéciale, comme ce fut le cas de la  «Loi sur l’accès à l’égalité en emploi  dans les organismes publics» (art 86)  et  la «Loi sur l’équité salariale» (art.19)  

Or, Le gouvernement n’a jamais  légiféré pour légaliser l’attribution de bourses exclusives aux femmes, filles, étudiantes. Pourtant, encore une fois,  notre inventaire des bourses d’études accordées par les principales universités du Québec en 2012-13-et 2014 indique qu’au total plus de 150  de ces bourses ont été accordées alors qu’aucune bourse n’a été accordée aux hommes, garçons, étudiants.  La situation n'a guère changé en  2015  et 2016 ni  à l’Université Laval  ni à l'Université de Montréal 2    

 

3- Une application incohérente des  soi-disant règles régissant les Fonds de bourses d'études 

Indépendamment du fait que l'octroi de ces bourses n'a donc aucune assise légale on doit encore observer qu'il a été réalisé de manière incohérente. En effet, il est vrai que plusieurs de ces bourses exclusives féminines ont été accordées dans des domaines où les femmes étaient peu présentes : exemples ; les diverses branches du génie. On pourrait donc raisonner que ces bourses sont des mesures de discrimination positive implicites si tant est que le fait d'être minoritaire implique automatiquement que l' on est l'objet de discrimination, une affirmation qui doit être rejetée .

Mais cet argument ne tient pas la route de toute manière lorsque l’on constate qu’il y a également de nombreuses bourses accordées exclusivement aux femmes, dans des domaines où elles sont majoritaires et, encore une fois, aussi   «dans n'importe quel  domaine 3 . Quand on est incapable d'appliquer une règle de manière juste on doit avoir, au moins, la décence de ne pas invoquer la Charte des droits.

 

4Une ignorance volontaire mais incompréhensible de l'évolution  qu'a connue  la société québécoise depuis les années 1960 justement dans le secteur de l'éducation 

On doit déplorer la pauvreté de l'analyse qui a conduit l'Université  à abolir rétroactivement le «Fonds de bourses André Gélinas en  administration publique» réservé aux étudiants de sexe masculin. En effet, il  est connu de tous que le domaine de l'Éducation a connu au Québec  une évolution remarquable  qu'il est aujourd'hui  ridicule de ne pas prendre en compte certaines réalités très  pertinentes  telles que  le fait que  :

(i) l'instauration de la mixité dans les établissements d'enseignement de la maternelle à l'université depuis plus de 50 ans ; malgré cela, on recense, en 2016,  10 écoles   privées pour les filles  et 3  pour les garçons. 4

(ii) un décrochage scolaire  plus élevé chez les garçons que chez les filles. 5, dénoncé il y a déjà plusieurs années, notamment par Jacques Parizeau, Premier ministre. Depuis,  aucun ministre de l'Éducation n'a pris des mesures spécifiques pour y mettre fin parce que le lobby féministe s'y est opposé . N'est-ce pas là une raison qui à, elle seule, devrait justifier des mesures incitatives comme  des bourses exclusives ?

(iii)  l'inscription préférentielle des filles dans certaines facultés comme celle du génie et de la médecine dès les années 1960-70.

Ce privilège a été l'élément déclencheur  de la tuerie de Polytechnique qui a longtemps servi de pièce de propagande féministe même si  l'on savait bien que l'auteur de ce drame   souffrait de maladie mentale, un fait que  l'on omet sciemment,  encore aujourd'hui, de rappeler.

 (iv) l'adoption de programmes et règlements destinés à avantager uniquement les femmes dans le domaine de la formation toujours maintenus en 2017    

Le gouvernement lui-même pratique la discrimination positive

a) Chapeau les filles!

«Le concours Chapeau, les filles! souligne la volonté et le travail des femmes inscrites à un programme de la formation professionnelle ou technique qui mène à l’exercice d’un métier traditionnellement masculin. Elles sont invitées à faire valoir leurs motivations et leurs projets d’avenir».

Dans le répertoire des bourses de l'Université Laval on trouve notamment

b) Excelle Science

«Tu es inscrite à l'université en sciences et technologies dans une discipline admissible au concours, alors le volet Excelle Science est fait pour toi ».6

c) Loi sur la construction : Privilèges aux femmes en matière de  formation et d'embauche 7

Pourtant, dans ce secteur, il apparaît  que les hommes québécois éprouvent des difficultés..  En effet ,en  2011,  on constatait que :«parmi  les provinces ou territoires ayant la proportion la plus élevée de titulaires d'un « certificat d'une école de métiers autre qu'un certificat d'apprenti inscrit » le Québec arrive en tête avec (13,7 %), suivi de Terre-Neuve-et-Labrador (8,8 %) et de la Nouvelle-Écosse (7,8 %). Le Québec représentait près de 46 % de l'ensemble de ces titulaires. 8

 

Alors les Universités  n'éprouvent aucune gêne à disséminer  le message 

C'est ainsi que l'on trouve dans le registre des bourses des universités

 

5- Une présentation erronée, sinon carrément mensongère, de la réalité qui justifierait l'adoption de mesures de discrimination positive en faveur  des étudiantes et le refus d'accepter de telles mesures en faveur des étudiants.

 

(i) Depuis de nombreuses années les étudiantes ont droit à plusieurs bourses qui leur sont réservées  alors qu'il n'y  a aucune bourse réservée  pour les étudiants 9.

Un exemple, parmi d'autres, tiré du registre de bourses de l'Université Laval. Tout un programme d'études mais pas facile d'y répartir les étudiants inscrits selon leur  sexe.  

 

(ii) L'effectif étudiant féminin est majoritaire dans  les facultés universitaires depuis près de trois  décennies :

Dès  1996, la CREPUQ  le soulignait dans son rapport annuel  10

En 2012, 170 374 femmes et 124 532 hommes  étaient inscrits dans les facultés universitaires 11  . Cet écart de près de 46 000 inscriptions n'est pas insignifiant.

 

 (iii)  Au total. le taux  de diplômation des étudiantes est supérieur à celui des étudiants depuis plusieurs années

En 2012, 42 33 760 femmes et 29,328 hommes avaient reçu un diplôme universitaire.  C'est seulement au  niveau  doctoral que les hommes l'emportent par  

une centaine d'individus. Voir Tableau 1 ci-dessous

Tableau  1

  Nombre de sanctions décernées selon  le sexe  dans l'ensemble des universités québécoises en 2012  12

Certificats Diplômes

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Total

Femmes

9 676

Femmes 

 20 390

Femmes  -

  6 241

Femmes

830

Femmes

42 479

Hommes

5 220

Hommes 

13 394

Hommes 

 5 413

Hommes  

944

Hommes

29 328

.

Tableau  2

Les trois seuls domaines d'études dans lesquels les étudiantes sont minoritaires   sur les dix identifiés   en 2012 .13

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Sciences  appliquées

Sciences appliquées

Sciences appliquées

F  1 251 (26.6%)

F  680  (31,1%)

F  89 (21,5%)

H  3 450

H  1 503

H 324

Administration

Administration

Administration

F  3 812  (53%)

F  1 890 (46,8%)

F  34  (39,5%)

H  3 373

2 147

H 52

Sciences pures

Sciences pures

Sciences pures

F  935 (50,6%)

F   282 (45,8%)

F 118  (37,8%)

H  911

H  333

H  194

Les dix domaines identifiés sont  : arts, droit. lettres, sciences appliquées, sciences de la santé, sciences de l'administration, sciences de l'éducation, sciences humaines, sciences pures , études plurisectorielles

--Comment peut-on sensément prétendre que les femmes sont victimes de discrimination alors qu'elles sont minoritaires dans seulement dans trois domaines sur 10. ?  Se pourrait-il qu'elles n'y étaient pas davantage présentes tout simplement parce qu'elles  en préféraient d'autres.

--Comment se fait -il que les hommes ne se soient jamais plaints d'être victimes de discrimination même s'ils sont  minoritaires dans 7 domaines sur dix  ?

--Dans le domaine particulier des Sciences de l'administration, certains dirigeants universitaires ne sont manifestement pas au courant du fait que la participation des femmes s'est grandement accrue depuis 2008 au point d'être devenues majoritaires au total en 2012. Ils sont même prêts à sacrifier une bourse d'études réservée à des étudiants de sexe masculin pour crainte du ressac féministe. On ne voit pas d'autre explication à un tel comportement qu'une sévère couardise qui les amènent à pratiquer un méprisable aveuglement volontaire. .

Tableau 1

Nombre de sanctions décernées  selon le sexe

 dans l'ensemble des universités québécoises 

en sciences de l'administration -2008 et en 2012  14

2008

Sexe

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Total

F

3 520

1 616

26

5 162

H

3 088

2 199

40

5 327

2012

 

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Total

F

3 812

1890

34

5 736

H

3 373

2 147

52

5 572

 

--Dans un  tel contexte ne faut-il pas être assez mesquin pour choisir comme base d'analyse le «programme d'études» au lieu du «domaine d'études»  alors que chaque université est la seule à connaître le nombre de programmes d'études qu'elle dispense et la répartition homme-femmes à l' intérieur de chacun d'eux ?  Ce choix permet ensuite à trois établissements universitaires de refuser un projet de bourse d'études réservée à  un étudiant de sexe masculin dans un programme d'études en d'administration publique  en invoquant que cela serait contraire à la Charte des droits parce que les hommes y seraient majoritaires.  Ne faut-il pas  être très mesquin pour refuser ensuite de fournir cette information complète à un philanthrope  qui voulait pouvoir  alors réorienter sa bourse d'études dans un domaine de ses préférences en toute connaissance de cause ?

--Par ailleurs, comment peut-on affirmer sensément que la discrimination est prouvée de manière probante dès qu'un  groupe est présent à 49% dans un domaine ou un programme d'études, une année donnée? Cela signifie que l'on reconnaît que les jurys décident des  admissions des étudiants  non pas en fonction de la qualité des dossiers  académiques de ces derniers mais en fonction de  préjugés sexistes et que, dorénavant, pour anéantir  ce préjugé les   admissions devront être décidées en fonction du seul principe de la parité hommes-femmes dans les programmes ou les domaines d'études. 

--Celte dernière solution étant retenue  il faudra donc, dans l'avenir, décider en fonction de quotas et établir un mécanisme d'ajustement annuel «de ces mesures de discrimination positive».Il va sans dire qu'avec le temps on ajoutera de nouveaux quotas pour inclure la «communauté culturelle» ,«le handicap», etc..    

--Ne conviendrait-il  pas que l'on demande à  la ministre de l'Enseignement supérieur quelles mesures elle a prises pour faire en sorte que les femmes ne soient plus majoritaires dans 7 domaines d'études sur 10  et que les hommes ne soient plus majoritaires dans 3 domaines d'études sur 10  ? En fait , comme on vient de le voir , dans le cas des sciences de l'administration les hommes sont déjà minoritaires au niveau du baccalauréat et ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils le deviennent aux deux autres niveaux. On devrait donc savoir ce qu'entend faire la ministre pour éviter que les hommes deviennent minoritaires dans les sciences de l'administration  ?   

 

(iv)  Une restriction injuste de la liberté de tester-- c'est-à-dire celle de financer par testament une bourse réservée en faveur d'un étudiant --alors que cet empêchement   n'existe pas dans le cas d'une bourses réservée à une étudiante .

Il existe à l'Université Laval un programme de financement des bourses d'études appelé Pérennia qui est alimenté en grande partie par des dispositions testamentaires des donateurs. On comprend que  dans le cadre de ce programme un individu pourrait léguer une partie de ses biens à une étudiante mais non à un étudiant alors que, dans la vraie vie, rien ne l'empêche de  léguer toute sa fortune à son chien. Le plus ridicule est que la même  Université a conseillé au donateur à qui elle a refusé son projet de bourse d'études exclusive aux étudiants  de sexe masculin de constituer sa propre fondation de manière à éviter les contraintes de la  «Charte des droits ». Curieusement, la même solution n'a jamais été proposée aux philanthropes qui  désiraient  avantager des étudiantes de manière exclusive peu importe le programme d'études . 

 

(iv) La décroissance constante de la présence des hommes dans les secteurs public et parapublic de par  la volonté des gouvernements qui se sont succédés

Le gouvernement Bourassa a instauré  dès 1992 de programmes visant à favoriser l'embauche des femmes dans le secteur public qui sera suivie  de L'adoption de la « Loi sur l'accès à l'égalité en emploi  dans les organismes publics»  (L.Q. 2000 c. 45) qui, depuis dix-sept  ans, discrimine, notamment en faveur des femmes tant à l’embauche qu’à la promotion.

Résultat : la mise au rancart du principe du régime de mérite dans la Fonction publique l'une des plus belles réformes de la Révolution tranquille. Ce principe a été supplanté par le soi-disant principe de la représentativité, une façon qu'ont trouvée les partis politique de se fidéliser des clientèles électorale. À ce jeu, les femmes sont sorties les grandes gagnantes par rapport aux membres des communautés culturelles, aux anglophones, aux personnes handicapées et aux autochtones qui n'ont jamais  atteint leurs quotas pour la simple raison qu'une personne embauchée sur deux doit être une femme.  

Les données  :

--dans le secteur public

 la présence  des femmes dans le personnel régulier de la Fonction publique voisine le 60% de 1990 à  2015  ( davantage dans le personnel occasionnel) 15

--dans le secteur parapublic-

--en enseignement supérieur seulement : les enseignantes  sont passées de 8 857 en 2008 à 9 227 en 2011 tandis que les enseignants passaient, aux mêmes dates,  de 7 056 à 6 549  16

----en santé  et services sociaux

L'effectif total des employés des établissements de santé et de services sociaux

Santé et Services sociaux

Sexe

2008-2009

2014-2015

Nombre d'ETC

Nombre d'ETC

Homme

45 485

47 433

Femme

164 965   (78.3%)

178 433   (78,8%)

Indéterminé

16

 

Total

210 467

226 168

 Direction des communications Secrétariat du Conseil du trésor 15 mars 2017

Malgré cette expulsion progressive des hommes des secteurs public et parapublic le gouvernement maintient toujours un  programme visant à favoriser l'embauche des femmes dans l'industrie de la construction où les premiers  sont encore  majoritaires... pour un certain temps .

 

 (V)  La rémunération des femmes est maintenant supérieure à celle de certains hommes grâce à l'adoption de la «Loi sur l'équité salariale »- E-12.0011996 ,une décision  de l'économiste péquiste Jacques Parizeau .

Parizeau déclarait :«Au lendemain du référendum - j'y suis dans la salle -: "je quitte, mais avant de quitter et de laisser la barre, je ferai voter une loi : la loi sur l'équité salariale. À travail égal, le même salaire pour les femmes. C'est l'héritage que je veux laisser". C'est ce qu'il va nous dire. [...] Voilà ce que je veux laisser comme héritage...17

Or, la vérité est que  cette loi n'impose pas un «Salaire égal pour un Travail égal » mais un «Salaire égal pour un Travail  équivalent».  Il a fallu, pour réaliser cette réforme, superposer aux catégories d'emplois traditionnelles  basées sur les tâches  et les responsabilités, des catégories d'emploi basées sur le sexe (masculines et féminines ) selon la répartition des sexes. Une femme pouvant constituer une catégorie féminine  à elle-seule.  

Le résultat  Concrètement, certains hommes, qui font partie des catégories masculines,  sont moins bien payés que les femmes des catégories féminines puisque les échelles de ces dernières sont élevées  au sommet des échelles des catégories masculines«équivalentes ». 18  

Les «ajustements d'équité salariale» sont payés aux femmes dans à même les fonds publics -cela représente une dépense  d'au  moins 8 milliards de dollars de 1997 à  2008-. Il va sans dire que ces ajustements viennent s'ajouter aux gains obtenus par les  conventions collectives. Avez-vous entendu un économiste libéral dénoncer cette inégalité à rebours ?  Non, l'explication suit.

 

(vi) Enfin,   on doit prendre en compte le contexte dans lequel se tient le débat sur cette question.

Au Québec depuis les années  1970 le discours politique a accordé une très large place à des revendications visant à satisfaire la population féminine, à tout le moins, les revendications formulées par  le groupe de pression féministe, lequel a été  hébergé au cœur même de l'appareil étatique - Le Conseil du statut de la femme  appuyé par le Secrétariat à la condition féminine. Personne n'a souligné le fait que l'autre moitié de la population ne disposait pas des mêmes appareils pour faire valoir ses besoins. La social-démocratie, en principe indifférenciée,  a été mise au service de la victimisation et des indignations du «genre » .

Il en est résulté,  notamment, une sexualisation des services fournis à la population, plus précisément une féminisation de divers services, 19  mais surtout un climat   politique qui a fait en sorte  qu'il est devenu impossible de débattre, même sereinement, des mesures prises  soi-disant au nom de l'égalité de fait entre les femmes et le hommes . Il est très inconvenant, par exemple,  de faire observer que l'atteinte de cet objectif est tout à fait illusoire  pour a simple raison qu'au départ les femmes ne sont pas  égales entre elles pas plus que les hommes  entre eux d'ailleurs.

Il faut encore convenir que  le maintien de cette recherche d'égalité de fait implique un mécanisme de régulation qui devrait être neutre  en principe mais dont, comme par hasard,  on ne peut plus inverser le cours dans la pratique, comme en témoigne le fait que les femmes conservent toujours leur majorité plusieurs années après sa mise en application.     

Enfin, on observe qu'à ce jeu les hommes québécois ont appris à ne plus afficher leur virilité, leur  masculinité- même s'ils censés tous être des «mononcles libidineux» - et que ce message a été transmis  aux  hommes politiques par leurs  chefs.  

 

5 L'endossement par  les directions des établissements universitaires du credo féministe au lieu d'une approche  rationnelle.

--L'expérience que nous avons vécue dans le domaine des bourses d'études universitaires nous amène à conclure que les directions des trois  établissements universitaires mentionnés  ont endossé la théorie féministe du complot  selon lequel la présence minoritaire des femmes et des filles dans un programme d'études constitue à elle seule un indicateur probant de l'exercice d'une discrimination des hommes à leur endroit.

--Ces directions doivent nous expliquer  pourquoi alors les femmes ont réussi à devenir majoritaires dans 7 domaines d' études universitaires sur 10 en 2012 .  

--Ces directions doivent nous expliquer pourquoi les hommes n'ont jamais prétendu être victimes de discrimination parce qu'ils étaient minoritaires dans les domaines des soins infirmiers, de l'éducation préscolaire .

--Se pourrait-il tout simplement que les étudiantes et les étudiants aient choisi  certains programmes plutôt que d'autres tout simplement en fonction de leurs goûts, inclinations et aptitudes d'autant que l'on n'a jamais prouvé qu'elles n'avaient pas été libres  de faire ces choix ?

--Se pourrait-il qu'elles aient affiché un plus grande persévérance scolaire grâce à un encadrement professoral très majoritairement féminin alors que les garçons décrochaient dans l'indifférence des autorités dans ce même encadrement  ?

--Se pourrait-il que  les aides financières  réservées aux étudiantes aient été  un des facteurs de leur persévérance ?Y

  

 

 

Conclusion 

--Il est assez attristant de constater qu’au moins au cours des trois dernières années un étudiant en administration publique n’a pu bénéficier d’une bourse d’études parce les directions des trois établissements ont choisi d'adopter une approche «politiquement correcte» mais tout à fait déconnectée de la réalité en endossant la thèse féministe selon laquelle  la femme est toujours victime de discrimination  de la part de l'homme  même si cette proposition n'est absolument pas soutenue par les faits  et ignore délibérément à l'évolution qu'a connue  la société québécoise dans son ensemble et en particulier dans le domaine de l'éducation.

-- Ces directions  continuent de refuser de remettre en cause  la pertinence du maintien du privilège de  la discrimination positive envers les étudiantes ans l'attribution  des bourses d'études peu importe  les dommages que cette décision entraîne pour l'autre moitié de la population, les étudiants .

Il importe donc maintenant de décider  des  moyens à prendre pour corriger cette criante injustice.

______

Notes

(1) Les bourses d'études exclusives aux «femmes». Aucune pour les «hommes» 

(2)

 

 

(3) voir (1) À L'UL les bourses 1547 –632 –1779- 18915-2671-574-2874-1981-2113- à L'U de M  les bourses 1299,1389,1446,1284.1756,928,1702,1785,2420 etc..

(4) Les gars ne peuvent avoir leur école mais les files oui   EQ- 9 «Une école pour garçons au primaire. Est-ce possible? Addendum NON» http://www.hommedaujourdhui.ca

 « Le Palmarès des écoles du Journal» - Journal de Québec 29  octobre 2015 

334 écoles publiques ,125 privées-Total 459  - L'évaluation a fixé la moyenne générale à 6. - Or,  95 écoles publiques sont au dessus  de la moyenne (20.6%) et 2 se rangent dans les dix premières  alors que  110 écoles privées sont au-dessus de la moyenne (24%)  et 8 dans les 10 premières dont 4 écoles qui sont exclusives aux filles, aucune exclusive aux garçons.

Voir aussi Palmarès des écoles: les filles font mieux http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/secondaire-les-filles-font-mieux-801000. html 

(5)  http://www.fss.ulaval.ca/cms_recherche/upload/claire_bon/fichiers/

decrochagereussitescolairesgarcons.pdf(Recensement de 2011

(6)http://www.education.gouv.qc.ca/chapeaulesfilles

(7)

 

(8) https://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/as-sa/99-012-x/99-012-x2011001-fra.cfm#a6  voir Provinces, territoires et régions métropolitaines de recensement

(9) voir 1

(10) «Autre constat observé au cours des dernières années, celui de la présence des femmes à l’université. Elles comptent cette année pour 57,7 % des effectifs totaux, soit 56,2 % à temps plein, et 60,9 % à temps partiel. Elles représentent 58,5 % des inscriptions au premier cycle, 56,7 % au deuxième cycle et 48,4 % au troisième cycle. Enfin, les femmes représentent 57,9 % des nouvelles personnes inscrites à temps plein au premier cycle. On constate donc que la présence des femmes au premier et au deuxième cycle est majoritaire, bien que leur pourcentage à ces cycles d’études demeure relativement stable depuis les dernières années. Toutefois, on observe une progression constante de leur présence au troisième cycle d’études »

http://www.crepuq.qc.ca/  La CREPUQ a été remplacée par le BCI (Bureau de coopération  interuniversitaire ) en 1963

(11)http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/administration/librairies/documents/Minis ere/acces_info/Statistiques/Statistiques_ES/Statistiques_enseignement_

superieur_2014.pdf p.42

(12)http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/administration/librairies/documents

/Ministere/acces_info/Statistiques/Statistiques_ES/Statistiques_enseignement

_superieur_2014.pdf p.67 2012 Les Tableaux 3.3.6 -7 -8 -9 et 11

(13) voir 12

(14)http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/administration/librairies/documents/

Ministere/acces_info/Statistiques/Statistiques_ES/Statistiques_enseignement

_superieur_2014.pdf    Tableaux 3.3.6. 3.3.7 3.3.8

(15)http://www.tresor.gouv.qc.ca/fr/publications/ress_humaine/effectif/rapp_06-07.pdf

(16)http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/administration/librairies/documents

/Ministere/acces_info/Statistiques/Statistiques_ES/Statistiques_enseignement

_superieur_2014.pdf

(17))http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/06/02/jacques-parizeau-un-homme-en-faveur-de-legalite-des-femmes_n_7497184.html

(18) A.Gélinas «La Discrimination  positive »CopieExpress, 2008, p.344 -518

(19)  SDSP -0 La sexualisation des services publics  sous la pression du mouvement féministe dans http://www.hommedaujourdhui.ca/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

___

(1) Les bourses d'études exclusives aux «femmes». Aucune pour les «hommes» 

(2) voir (1)

(3) voir (1) À L'UL les bourses 1547 –632 –1779- 18915-2671-574-2874-1981-2113- à L'U de M  les bourses    1299,1389,1446,1284.1756,928,1702,1785,2420 etc..

(4)

(5)  http://www.fss.ulaval.ca/cms_recherche/upload/claire_bon/fichiers/

decrochagereussitescolairesgarcons.pdf(Recensement de 2011

(6)

(7) (voir (1)

(8) «Autre constat observé au cours des dernières années, celui de la présence des femmes à l’université. Elles comptent cette année pour 57,7 % des effectifs totaux, soit 56,2 % à temps plein, et 60,9 % à temps partiel. Elles représentent 58,5 % des inscriptions au premier cycle, 56,7 % au deuxième cycle et 48,4 % au troisième cycle. Enfin, les femmes représentent 57,9 % des nouvelles personnes inscrites à temps plein au premier cycle. On constate donc que la présence des femmes au premier et au deuxième cycle est majoritaire, bien que leur pourcentage à ces cycles d’études demeure relativement stable depuis les dernières années. Toutefois, on observe une progression constante de leur présence au troisième cycle d’études »

http://www.crepuq.qc.ca/  La CREPUQ a été remplacée par le BCI (Bureau de coopération  interuniversitaire ) en 1963

 

 

 

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

 

______________________________________

Le nombre de sanctions en science de l'administration selon le type de sanction (Bacc. Ma. Dc )  et le sexe  en 2008-  2012

2008

Sexe -

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Femmes

20 504

5 220

740

Hommes

13 531

5105

876 

 

Total

Femmes

42 479

Hommes

29 328

2012

Femmes

20 390

6 241

830

Hommes

13 394

5 413

944

 

 

 

 

 

Total

Femmes

40 002

Hommes

29  552

 

 

                                   2008

Sexe -

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Total

Femmes

20 504

5 220

740

26 464

Hommes

13 531

5 105

876 

19 512

2012

 

Baccalauréat

Maîtrise

Doctorat

Total

Femmes

20 390

6 241

830

27 461

Hommes

13 394

5 413

944

19751

 

 

TABLEAU 1

Le nombre de sanctions en science de l'administration selon le type de sanction (Bacc. Ma. Dc )  et le sexe  en 2008-  2012

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, les statistiques de l'enseignement supérieur du Ministère de l'Éducation 2014  révélaient, la répartition des sanctions selon le sexe de 2008 à 2012 dans les tableaux 3.3.3 (p.69)  pour l'ensemble des universités québécoises  

Tel qu'il apparaît au tableau 1 ci-dessous, en 2012 , les hommes représentent le tiers du total des sanctions au Bac,  la  moitié à la Maîtrise  et sont majoritaires par une centaine au Doctorat .