Il est grand temps que Rosette Côté se retire

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La présidente de la Commission de l’équité salariale ne cesse d’accumuler les déclarations ridicules.1 Il y a belle lurette qu’un  homme dans la même situation aurait été remercié de ses services. Un autre deux poids deux mesures à mettre au compte de la pusillanimité de nos hommes politiques.  Jugez-vous en par vous-mêmes.

Le  premier contexte

La SAQ et l'Université McGill ont contesté devant la Cour supérieure des décisions de la Commission de l'équité qui avaient été confirmées par la Commission des relations de travail (CRT), première instance de révision judiciaire relativement au pouvoir de la Commission de l’équité salariale d’intervenir de son propre chef dans un  processus de règlement de l’équité salariale en l’absence de toute plainte. L’Université de Sherbrooke et la Ville de Mirabel contestent pour leur part devant la CRT des décisions de la Commission.

La première déclaration de Mme Côté  

«Sans nier à qui que ce soit le droit d'appel prévu par la loi, Mm" Côté n'en souligne pas moins que ce sont des institutions administrant des « fonds publics » qui contestent ainsi des décisions de la Commission en ayant recours à. de « gros bureaux d'avocats ». Entre-temps, beaucoup de femmes dans des emplois « de premier niveau de la hiérarchie », employées de bureau, réceptionnistes, « dont les jobs ne sont à peu près jamais reconnues parce que ce sont des jobs de filles », note Mme Côté, attendent que le processus d'équité salariale aboutisse. « Ça nous inquiète parce qu'ils doivent donner l'exemple », laisse tomber Rosette Côté en entrevue au Soleil. « La meilleure façon de gérer du monde, c'est de donner l'exemple. (...) La même chose pour les sociétés d'État, les municipalités, les universités. Ce sont des institutions, il faut qu'elles donnent l'exemple. » 2

Commentaire

Apparemment cela prend un gros bureau d’avocats pour contrer le gros gouvernement. Mme Côté montre beaucoup de compassion pour les pauvres filles dans les jobs de première ligne, syndiquées, assises sur leur sécurité d’emploi et leur régime de retraite pendant que des milliers de travailleurs en forêt n’ont plus d’emploi  et que d’autres en usine doivent accepter des réduction de salaire. Manifestement, elle n’a pas encore compris la signification de la dernière élection. La population en a marre de cette bureaucratie triomphante. 

 Par ailleurs,depuis quand est-ce que les collectivités locales et les organismes du gouvernement ont-ils abandonné toute responsabilité dans la gestion de leurs propres affaires ?  Qui a dit qu’il était raisonnable et censé de permettre à un organisme du gouvernement d’intervenir de son propre chef dans la détermination de la rémunération des employés sans même que quelqu’un ait porté plainte ? En quoi ce comportement de la Commission de l’équité salariale, sous Rosette Côté, diffère-t-il de celui de la Stasi, la police de l’Allemagne de l’Est.

Le deuxième contexte

La Commission a d'ailleurs lancé un «blitz de la dernière chance» auprès des milliers d'entreprises qui tardent encore à compléter l'exercice d'équité salariale. En novembre, elle faisait le constat que 10 ans après l'adoption de la Loi, une entreprise sur deux, soit environ 23000, n'avait toujours pas rempli ses engagements. Il s'agit surtout de petites entreprises de 10 à 49 salariés et parce qu'elles partent souvent de plus loin, aucune description de tâches ni politique salariale et une production marquée par une concurrence féroce-la Commission se montre plus patiente et y va de cet ultime effort de formation et d'information avant de recourir plus systématiquement à la coercition, explique Mme Côté

La deuxième déclaration  de Mme Côté

« On va dire: "On sait que ça va être difficile pour vous autres, ça change votre culture du travail, mais là, on vous donne un petit bout de temps pour le faire et après ça, on va débarquer avec plus fort." »

Commentaire

Mme Côté doit sa nomination à la FTQ  et on reconnaît bien la tactique des gros bras. Il faut un sans gêne incroyable pour menacer les entreprises d’instaurer un régime qui est malsain pour les grandes et carrément néfaste pour les petites. Il faut être disjonctée pour prétendre changer la culture des entreprises quand tout ce que l’on a fait de sa vie çà été de revendiquer sans jamais prendre la responsabilité de développer une entreprise. Les PME n’en ont rien à cirer d’un système de gestion sophistiqué comme dans le secteur public qui ignore les contraintes du marché; ces entrepreneurs tentent de survivre à 80 heures de travail par semaine et cette bureaucrate vient leur donner des leçons. Assez, c’est assez

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Le mandat de Rosette Côté à la présidence de la Commission est échu techniquement depuis février. Elle qui occupe ce poste depuis 2002, a reçu cette semaine un honneur qui lui a fait chaud au coeur le grand prix Avancement de la femme au neuvième gala-bénéfice Femmes de mérite de la YWCA de Québec.

Elle devrait en profiter pour se retirer en pleine gloire  et si elle hésitait le gouvernement devrait l’inciter, gentiment ou non, à le faire et en profiter pour donner suite à son projet d’abolir la Commission de l’équité salariale. Dans un deuxième temps, un gouvernement responsable abrogera la Loi. 

 PS  Il est très rare qu'un voeu  soit exaucé, du moins sur la base d'une expérience personnel.

Mme Côté a  récemment prévenu le gouvernement qu'elle ne souhaitait pas un renouvellement de mandat. Ou bien elle a compris que le mandat ne serait pas effectivement renouvelé et c'est une manière adroite de prévenir le coup ou bien, elle a décidé comme les grands athlètes de se retirer en pleine gloire dans son cercle intime ou bien elle s'est sentie mal à l'aise d'avoir été si longtemps associée à une entreprise insensée. .   

 Nous n nous prenons à espérer que notre deuxième voeu sera aussi   bientôt exaucé. 

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(1) Sa meilleure à vie a été la suivante : «Si on laisse le marché se réguler les femmes vont s'appauvrir. Or, quand elles sont pauvres, seules avec charge d'enfants, sans les moyens de payer les garderies qui prend le relais ? L'État pourvoyeur». Elle dit encore  «Si vous pouvez offrir $50 000 a un jeune king de l'informatique vous pouvez donner un $1.00 de plus l'heure à votre secrétaire». La Gazette des femmes, mars-avril 2003 

(2)  Le Soleil 4 mai 2007 p. 7