Lise, «La pie voleuse», Thibault     FEC-10-

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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 «L'ex-lieutenante- gouverneure du Québec Lise Thibault s'est présentée encore une fois au palais de justice de Québec, hier, pour la poursuite de son enquête préliminaire, qui devrait prendre fin cette semaine, soit plus d'un an après le  début de cette procédure. Lise Thibault, qui a occupé ses fonctions de lieutenante- gouverneure du Québec entre 1997et 2007, fait face, depuis 2009, à  deux chefs d'accusation de fraude, deux autres d'abus de confiance, un chef de production de faux documents et une accusation d'utilisation de faux documents.

  

Les Vérificateurs généraux du Québec et du Canada avaient reproché à la septuagénaire des dépenses injustifiées de 700. 000$, étalées sur 10 ans, dans un rapport conjoint pour des activités qui n'étaient pas sa liées a ses fonctions » 1 

 

Le comportement de cette personne est assez navrant quand on pense qu'elle exploitait son handicap physique pour attirer la sympathie de la population et qu'elle n'a jamais manifesté le moindre remord. 

 

Constats

- Étonnamment, cette personne a déjà invoqué son âge  comme  argument de défense. On aurait pensé  qu’au contraire cette expérience de vie lui commandait d’agir autrement.

-Étonnamment, son procès a lieu à huis clos.  Bonne nouvelle pour tous ces hommes publics  qui se feront prendre la main dans le sac.   Une autre occasion de  réclamer l’égalité en droit.

C'est notre  Vice-Reine, nous n'avons jamais été aussi près de la monarchie; __

Voici un texte beaucoup plus explicite sur les larcins de celle qui représente l'autorité politique suprême au Québec 2

Ligue des contribuables du Québec

Musée des horreurs

Orgies dépensières de Lise Thibault, ancienne lieutenant-gouverneur du Québec

Salaire annuel : 110 800 $ (payé par le fédéral)
Allocation de dépenses, du fédéral : 147 000 $
Allocation de dépenses, du provincial : 858 000 $
Comptes à rendre : aucun!

Lise Thibaut, ancienne lieutenant-gouverneur du Québec, est au centre d'une controverse depuis que le journaliste Mathieu Boivin (Journal de Montréal) a attiré l'attention sur ses réclamations de dépenses exorbitantes. Les vérificateurs généraux du Québec et du Canada ont enquêté, mais la vérité est que Mme Thibaut n'a jamais eu de compte à rendre à personne. En effet, bien peu de mesures de surveillance sont en place pour s'assurer que les allocations versées aux lieutenants-gouverneurs soient bien dépensées.

Mme Thibault estime toujours qu'elle a été attaquée injustement.

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Rien de trop beau pour la princesse

Mme Thibault menait un train de vie somptueux avec l'argent des contribuables, même dans le cadre de ses fonctions. Voici donc quelques exemples de dépenses extravangantes, dans ces cas-ci des réclamées au gouvernement fédéral.

  • 1 005 $ pour une nuit passée dans une suite du Ritz-Carlton de Montréal, dont 825 $ pour la chambre seulement (2000).

  • Repas pris dans une chambre du Sheraton Montréal :
    - 569,81 $ pour un déjeuner (2003)
    - 852,59 $ pour un dîner et un souper (2003)
    - 751,11 $ pour un dîner (2004)
    - 468,28 $ pour un déjeuner (2004).

  • 1 663,20 $ pour 132 bouteilles de vin mousseux dans le cadre du 150e anniversaire du domaine Joly de Lotbinière (2002).

  • Une facture du Sheraton de Montréal pour 8 800 $ en nourriture et 9 300 $ de boissons, dont 172 bouteilles de vin (2002).

  • 400 $ de l'heure pour un magicien pendant une réception en plein-air.

  • 3 000 $ pour une prestation de Jean Lapointe accompagné d'un pianiste qui a duré 35 minutes, lors d'une réception (2001).

  • 19 000 $ pour un concert de la violoniste Angèle Dubeau et son ensemble La Pietà (2000).

  • 59 000 $ pour une réception en plein-air (2003).

  • 30 000 $, soit 445 $ par personne, pour une réception de Noël au Sheraton de Montréal (2001). De cette somme, 14 000 $ ont été dépensés en nourriture et 6 000 $ en cadeaux. Les 67 invités ont aussi pu garer leur voiture gratuitement à l'hôtel.

  • 17 436,59 $ pour une autre réception de Noël au Sheraton de Montréal (2003) où 105 convives ont bu un total de 127 bouteilles de vin, en plus de 88 cafés espagnols, 42 cognacs VSOP, 45 portos, 54 Grand Marnier, 20 scotchs «12 ans», six rhums, huit gins, 21 Bailey's et 12 Tia Maria.

  • 4 034 $ pour fêter le 7e anniversaire de la nomination de Mme Thibault au Mount Stephen Club de Montréal (2004).

On constate également que Mme Thibault est devenue plus gourmande avec les années. En 1997-98, elle avait demandé au gouvernement fédéral des remboursements totalisant 135 000 $. Cinq ans plus tard, elle leur réclamait 223 000 $, soit 90 000 $ de plus! Mme Thibault était alors le lieutenant-gouverneur le plus dépensier du pays. À partir de 2004, le gouvernement fédéral change sa politique et octroie une allocation fixe de 147 000 $ aux lieutenants-gouverneurs du pays plutôt que d'exiger des factures.

Troublantes irrégularités

Mais il y a plus troublant que le train de vie royal de Mme Thibault dans cette histoire. En effet, certaines réclamations soulèvent de sérieuses questions…

  • À partir de mars 2003, il semble que la lieutenant-gouveneur ait élu domicile dans une résidence appartenant à un de ses employés à Beaupré, en banlieue de Québec. Elle réclame alors son loyer de 600 $ au gouvernement fédéral parce qu'il se qualifie comme dépense de logement « hors capitale ». Pendant ce temps, Mme Thibaut aurait continué de toucher une allocation non imposable de 4 000 $ par mois (48 000 $ par année), allocation qui doit servir en théorie à se loger dans la Ville de Québec.
  • Du 21 au 23 février 2000, Mme Thibault aurait séjourné au Mont-Saint-Anne, mais les fonctionnaires reçoivent aussi deux réclamations pour des repas pris dans des restaurants se trouvant dans d'autres villes, dont un à 300 km de là.
  • Le 24 avril 2002, elle aurait réclamé 286,21 $ pour quatre repas pris à l'hôtel Reine-Élizabeth de Montréal. Elle aurait soumis aussi une facture de 266,36 $ portant la même date, mais qui proviendrait d'un restaurant de Sainte-Foy.
  • Les bureaucrates fédéraux ont souvent remarqué que les relevés de transactions de cartes de crédits ne portent pas de signatures. Qu'à cela ne tienne : ils remboursent tout de même ces dépenses!

Et, pour couronner le tout, les fonctionnaires fédéraux ont parfois tenté, sans succès, d'obtenir plus de détails sur certaines réclamations, comme par exemple l'identité des personnes présentes à des repas. Les assistants de Mme Thibault auraient refusé de divulguer ces renseignements, prétextant qu'ils étaient de nature « personnelle ». Comme attitude hautaine et méprisante envers les contribuables, difficile de faire mieux.

Dépenses personnelles et familiales

D'autres documents révèlent que notre ex-lieutenant-gouverneur a été remboursée pour des dépenses n'ayant rien à voir avec ses fonctions officielles, ou d'autres qui auraient été encourues par des membres de sa famille. Les vérificateurs en ont trouvé pour plus de 200 000 $ jusqu'à maintenant. Cependant, les bureaucrates devaient être au courant qu'elle se livrait à cette pratique puisqu'ils ont heureusement refusé de rembourser quelques factures. Voici des exemples de réclamations douteuses :

  • 1 800 $ pour des restaurants et des clubs de golfs en Floride (1998 et 1999). Cette somme fut d'abord versée à Mme Thibault qui l'a remboursée plus tard quand les fonctionnaires ont compris qu'il ne s'agissait pas de dépenses encourues dans l'exercice de ses fonctions.
  • 450 $ pour la réparation de la voiturette de golf adaptée de Mme Thibault pendant d'autres vacances en Floride (2002).
  • 2 860 $ pour les dépenses de ses deux filles et de leurs familles qui séjournaient avec elle durant dix jours au Château Mont-Sainte-Anne (2003).
  • 700 $ pour une chambre au Château Mont-Sainte-Anne où logeait déjà Mme Thibault, les occupants étant désignés comme étant la « famille de la lieutenante-gouverneure » (2000). 292,11 $ pour trois jours de ski ont aussi été portés à la facture de cette chambre. Une autre facture de 212,55 $ pour des repas d'adultes et d'enfants, pris dans une cabane à sucre de l'île d'Orléans, a été soumise en même temps aux bureaucrates fédéraux qui ont remboursé, étrangement, toutes ces dépenses.

Conclusion de l'histoire?

Le mandat de Mme Thibault a pris fin le 7 juin 2007. Elle était entrée en poste le 30 janvier 1997. Pour avoir occupé le poste de lieutenant-gouverneur, elle recevra une pension d'environ 33 000 $. Elle aura droit à d'autres rentes de retraite pour avoir occupé au cours de sa carrière les postes de vice-présidente de la CSST et de PDG de l'Office des personnes handicapées du Québec.

Pour tout savoir sur l'affaire Thibault, voir aussi les nombreuses entrevues que nous avons accordées à la radio et à la télévision depuis juin 2007.

À propos de la fonction

Le lieutenant-gouverneur est le représentant de la Reine et sa fonction est d'abord protocolaire. Il doit confirmer les membres du Conseil des ministres et leur faire prêter serment. Il est aussi chargée de sanctionner les projets de loi. En juin 2006, Mme Thibault serait partie jouer au golf en pleine fin de session parlementaire, une période durant laquelle de nombreux projets de lois sont adoptés. La semaine précédente, elle se serait absentée alors que cinq autres projets de lois attendaient sa signature.

Sources : Le Journal de Montréal du 15 février, 14 février, 12 février et 9 février 2007 (Mathieu Boivin), Le Devoir du 10 et 11 février 2007 (Alexandre Shields), The Globe and Mail du 10 février 2007 (Daniel Leblanc et Rhéal Séguin).

 

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 ADDENDUM  août 2014

 La saga n'a pas de fin

 En août  2014, Lise Thibault est frappée d'une crise d'épilepsie  au moment même où elle doit témoigner à son propre procès de manière à le reporter en septembre . C'est une insulte de penser qu'il s'git là d'une simple stratégie de la défense a dit son avocat Me. Labelle. Précédemment Mme Thibault avait eu le temps de proférer quelques une de ses meilleures énormités :

«Se divorcer quand tu es un lieutenant-gouverneur c'est encore plus difficile qu'un simple citoyen parce les juges abusent de nous autres»    

«On arrêtait toujours au Tim Horton's parce que c'était le seul en droit où les toilettes étaient propres et adaptées aux personnes avec des limitations.»

«André Labrecque ce n'était pas plus un administrateur que Lise Thibault »

Finalement J-Jacques Samson résume bien la situation   : dans le »Le sang bleu de Lise Thibault »3 ; «Elle s'est prise pour un véritable personnage royal .. elle parle d'elle à la troisième personne ..elle est une personne narcissique .. comme telle elle a un sentiment  excessif d'importance personnelle elle fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains. Ses seuls  faits d'armes politiques - deux défaites électorales pour le PLQ  en 1981et pour le PLC en 1984 » Et c'est cette personne qui dérobe les fonds publics et qui  se croit au dessus du peuple.

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ADDENDUM 9 décembre 2014

 Finalement après 5 ans de procédures judiciaires totalement insensées  Lise Thibault plaide coupable 

Les dépenses reprochées à Lise Thibault 4  

--  194 000$      Fonds Lise Thibault (ski assis et golf assis)

---   37 797 $    Frais d'avocat pour le divorce

---   51 000$    Achat de REER

---    17 540$     Déplacement du kart de gold adapté en Floride

---      5 710 $    Achat de viande à la Boucherie le Bifthèque

---   36 000$     Dépenses familiales (anniversaires, Noël, cabane à sucre...)

---       1 700$       Lingerie

---  642 592$     Total des dépenses reprochées par la poursuite

 

Lise Thibault a déclaré au  tout début de son témoignage : «Je crois en l'honnêteté du citoyen et de nos institutions. Mais qu'ils me prouvent pas le contraire sinon ils vont voir la tigresse en moi»

 

Il serait tout à fait inconvenant qu'une telle personne échappe à la prison même s'il faudrait sans doute allouer encore des fonds publics pour adapter sa chaise roulante au milieu carcéral. 

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(1) Kathryne Lamontagne «Dernier droit pour Lise Thibault» Le Journal de Québec

28 février 2014 p. 4)

 (2)  http://www.soscontribuables.ca/horreurs/index.html

(3)Le Journal de Québec 2 août 2014 p.-4-7-17

(4) Le Soleil 9 décembre 2014 p. 3