FEC-23 Sylvie - «La Marionnette»- Berniquez St-Jean, mairesse de Boisbriand

 

 

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Sylvie   -- Marionnette-Berniquez St-Jean, mairesse de Boisbriand

 

1-                      L’ex -mairesse «marionnette» de Boisbriand évite la prison

 «Qualifiée de «marionnette» par le juge, l'ex-mairesse de Boisbriand, Sylvie Berniquez St-Jean, a écopé hier d'une peine de deux ans d'emprisonnement à purger chez elle,  devenant ainsi la première élue condamnée à la suite d'une enquête de l'UPAC.

Arrêtée en février 2011, celle qui a été mairesse à Boisbriand de 2005 à 2009 a été accusée de complot, d'abus de confiance et de fraude pour une affaire de corruption (voir encadré à gauche). Elle a plaidé coupable en février dernier, soit quatre ans après cette première frappe de l'UPAC.

En larmes à la barre des témoins hier, l'ex-mairesse a expliqué les nombreuses conséquences de son arrestation sur sa vie: dépression, perte de confiance, incapacité à se trouver du travail et obligation à quitter Boisbriand.

Mme Berniquez St-Jean a reconnu qu'elle «aurait dû être plus vigilante en tant que mairesse». Mais elle dit avoir davantage agi par «naïveté et par bonté», ajoutant être une personne qui ne veut pas  déplaire et qui est incapable de dire non » La défense a aussi expliqué ce «manque de jugement» et son comportement par une enfance difficile.

Le juge Bellehumeur a d'ailleurs qualifié l'ex-mairesse de «marionnette», précisant qu'elle savait qu'elle participait à un système qui «n'était pas correct», mais que très naïve, elle «jouait le jeu». Il a par contre insisté sur le fait qu'elle n'a touché aucune «ristourne».

Tout ce qu'elle retirait était en fait la joie d'accomplir son rôle de mairesse et de profiter des avantages et du prestige que cela apportait. Bien que ces accusations sont passibles à de l'emprisonnement ferme, le juge a accepté la suggestion commune des parties, soit une peine de deux ans dans la collectivité, 240 heures de travaux communautaires (le maximum) et une probation de deux ans»1

 2-               Denise Bombardier commente

«La mairesse incapable de dire non 

«L'on n'envoie pas une femme pareille en prison, car elle est d'ores et déjà prisonnière de la sanction sociale. Les travaux communautaires sont familiers à toutes les femmes, on en conviendra, et la période de probation est une punition symbolique parce que l'ancienne mairesse ne risque aucunement de récidiver compte tenu de sa fragilité psychologique. Voilà un exemple d'une personne qui devait se tenir loin de la politique, le terrain de jeu réservé aux bagarreurs, aux courageux et à ceux dont la résistance à la flatterie est très élevée. Il a été mis de l'avant durant le procès que la mairesse était naïve: une naïveté dont souffrait également Gérald Tremblay et qui la rendait vulnérable à la manipulation. Cette même manipulation dont le champion toutes catégories est Tony Accurso, le séducteur impénitent.» 2

La même Denise Bombardier a écrit, il y a quelque temps, un texte intitulé «l’Égalité des sexes c’est fait» 3

«La journaliste française Françoise Giroud, qui fut un moment secrétaire d'État à la condition féminine et ensuite ministre de la Culture en France dans les années soixante-dix, écrivait : « La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

Pour poursuivre sa pensée, l'on peut désormais affirmer que l'égalité des sexes est acquise lorsque des femmes de pouvoir se jouent de l'éthique. (…) Elle donne deux exemples :Julie Boulet et  Lise Thibault mais on pourrait ajouter, entre autres, les deux coquines de l’Île d’Orléans (Micheline Darveau et Lina Labbé) (voir sur le site FEC-21 et FEC22 ) et, maintenant, notre Sylvie –la Marionnette- Berniquez St-Jean  

 

3-               Nos commentaires

 

On aimerait savoir pourquoi,  au Québec, les  femmes qui ont commis un crime  sont souvent condamnées à purger leurs peines non pas dans la prison mais dans la collectivité alors que cela est très rare dans le cas des hommes. Vu de l’extérieur ce phénomène nous semble s’expliquer ainsi :

1-      1-Elles pleurent devant le tribunal et s’excusent  pour le tort qu’elles ont  causé.

2-      2-Elles disent mener une vie d’enfer depuis qu’elles ont été arrêtées

3-      3-Elles sont fondamentalement de bonnes personnes, naïves

4-      4-Elles ont eu une enfance malheureuse

5-      5-Le risque qu’elles récidivent  est  minime   

 

En somme, on pourrait  croire que  les tribunaux se laissent  influencés par un comportement que ne pourrait adopter un homme et des arguments qu’il ne saurait invoque sans, du même coup, se ridiculiser. On peut aussi penser que les tribunaux ont du mal à considérer que la femme puisse être «aussi criminelle» que l’homme parce que,  historiquement, c’est l’homme qui  doit travailler à l’extérieur du foyer et que c’est là que les principaux  crimes se commettent.   En fait, à ce chapitre  il y a toujours un homme qui a fait  pire.  

Maintenant que les femmes sont sur le marché du travail  elles commettent des crimes semblables à ceux ces hommes. Mais, alors, pour quelle raison les sanctions sont-elles différentes?

C’est comme si on acceptait qu’il y ait maintenant égalité dans la commission des crimes mais non dans la culpabilité.

À vrai dire, on se demande comment on a bien pu  trouver assez de femmes à la prison de Joliette pour réaliser l’émission de télé Unité.9,  durant trois saisons par surcroît, avec des filles aussi laides et méchantes que Guylaine Tremblay et Anne Cassabonne. Il s’agit évidemment d’une autre œuvre pédagogique de Fabienne Larouche car, sans elle,  nous n’aurions jamais su que, dans cet enfer carcéral, les prisonnières n’ont droit qu’à 35 articles de biens personnels.    

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(1) Le Journal, de Québec 10 septembre 2014 p.28

(2) Le Journal de Québec   11 septembre 2014 p.12

(3)  Le Journal de Québec 29 mai 2014 p.17