Fd'67 - Caroline Alexandra, Françoise David, Brigitte Breton

«Une femme savante», «Une précieuse ridicule» et  « Une féministe tricheuse »

 

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

 Au XVIIe Molière s’est moqué de certains types de femmes dans  « Les femmes savantes» et  «Les précieuses ridicules», comme il s’est moqué de certains types d’hommes dans «Tartufe», «L’Avare», «Le malade imaginaire»…  Il est assez remarquable qu’aucune troupe  n’a eu l’audace de jouer les deux premières pièces de théâtre au Québec, depuis les années 1970.   C’est sans doute parce qu’ici, depuis lors, l’État a nationalisé le féminisme (Conseil du statut de la femme, secrétariat à la condition féminine, Commission de l’équité salariale et tutti quanti) et nommé systématiquement une femme comme ministre de la Culture (parfois, également responsable de la Condition féminine). Dans de telles conditions,  on comprend  qu’il serait insensé de monter de telles pièces  et  penser  recevoir une généreuse subvention gouvernementale.  Bien plus, le contexte  n’est évidement plus le même. Il serait ridicule de soutenir aujourd’hui qu’il est inutile, voire dangereux, de trop éduquer les filles – une partie du message de Molière dans «Les femmes savantes» 1 --  Il serait aussi risible de suggérer que, comme dans les Précieuses ridicules,  les femmes d’aujourd’hui sont toutes éprises du bien parler, ont  du mal à s’exprimer de manière compréhensible par le commun des mortels et sont incapables d’éprouver de véritables sentiments.  

Cela dit, nous donnons nous croyons avoir décelé, dans l’actualité récente de 2012, un cas de femme savante, un cas de précieuse ridicule.  Nous avons également observé  un cas d’un autre type de femme que Molière n’a pas connu à son époque : la féministe tricheuse. Celle-ci a une  capacité tout à fait remarquable, tantôt de travestir  les faits tout en prétendant les révéler tels qu’ils sont,  tantôt de définir des problèmes qu’elle invente tout cela dans le seul but de promouvoir les intérêts de la femme, plus précisément, du genre féminin comme s’il était le seul à composer la société

 

1- Caroline Alexandra  (doctorante en management)    « Une femme savante»

Elle a écrit dans la page éditoriale du Soleil, 2  comme  si elle faisait partie de l’équipe.

«Le Dr. Barette et son message

(…) Les medias nous répètent que le Dr Barrette s'occupera de fournir un médecin de famille à chaque québécois. Vraiment? II y a pourtant deux problèmes majeurs ici, soit le messager et le message. En tant qu'ancien président  de la Fédération des médecins  spécialistes~ le Dr Barrette  montre du doigt les omnipraticiens  comme étant le problème  dans le système actuel  de santé, les accusant de ne pas vouloir travailler autant d'heures que les médecins spécialistes  et il pointe un groupe en particulier : les femmes. 

Peut-on critiquer un groupe de ne pas vouloir hypothéquer vie de famille ou vie personnelle      pour travailler un plus grand nombre d'heures? Le  Dr Barrette est loin d'être  un «exemple dans ce domaine. En plus de son salaire comme président de la Fédération des Médecins spécialistes du      Québec et des heures qu'il y mettait, il continuait à lire des examens de radiologie. Un article d'André Noel du 7 juin dernier nous apprenait qu'il était en attente d'une décision du Collège des médecins  à la suite de plaintes par  des collègues radiologistes sur sa pratique médicale. II défend      sa compétence, mais travailler plus d'heures, est-ce vraiment une bonne solution? Le Dr Barrette affirme partout qu'il veut s'asseoir avec la  Fédération des omnipraticiens  du Québec (FMOQ) pour imposer  aux omnipraticiens de travailIer plus d'heures et d'avoir plus de patients.      . Pensez-vous vraiment que la FMOQ va recevoir Ie Dr Barrette avec un café et un croissant? II livre un combat contre eux dans les medias depuis les dernières années,  alors pourquoi les omnipraticiens  oublieraient tout pour lui  faire plaisir?  En faisant un petit parallèle,  est-ce que nous placerions  l'anden président de la FTQ Construction  ministre des  Transports pour qu'il régie un  dossier chaud avec la présidente  de la CSN?  Je fais présentement mon doctorat en management, et  mon sujet de recherche est  justement Ie conflit travail famille  et la rétention des  omnipraticiens du Québec. Je  parle donc en connaissance de  cause. Appuyée par de nombreuses recherches, te pense qu'une  pression de l'État pour obliger les omnipraticiens it travailler plus d'heures et it prendre en  charge plus de patients est une très mauvaise idée. Les modèles scientifiques sur le sujet prouvent qu'un plus  grand contrôle de l’État sur eux ne ferait qu’augmenter le stress, le présentéisme et la détresse psychologique, diminuant ainsi la performance et l'engagement au travail. De plus, non selllement les omnipraticiens quitteront davantage leur profession, mais ce choix de carrière pour les médecins résidents sera moins attrayant. Au contraire, pour retenir les omnipraticiens en place et attirer les étudiants à choisir cette branche, il faudrait prôner la conciliation travail-famille et former davantage d'étudiants en médecine familiale. II faut que les omnipraticiens  se démarquent des spécialités  en attirant les jeunes médecins  avec ce qu'ils ont à  cœur (et non pas seulement les femmes,  mais bien les generations X, Y), c'est-it-dire avec un  travail qui saura se concilier avec leur vie personnelle ou   familiale.   * L'auteure est doctorante   en management. 

Commentaire

a) Ce que Mme Alexandra ne dit pas :

-- La spécialiste en médecine de famille de l’Université Queen’s, Dre Susan Phillips, et l’étudiante Emily Austin a écrit  dans le Journal of the American Medical Association -2009

 «En moyenne, les femmes médecins travaillent moins d’heures que leurs homologues masculins. Selon le sondage national des médecins de 2007, les hommes travaillent en moyenne 53,8 heures par semaine alors que les femmes travaillent 47,5 heures – toutes disciplines confondues.
Cela dit, les écoles de médecine ont systématiquement accueilli plus de femmes que d’hommes au cours de la dernière décennie. Parmi la cohorte d’étudiants de première année en 2007-2008, 57,4 % étaient des femmes. Il y a cinquante ans, elles n’en comptaient seulement que pour 8,5 %.

La majorité d’entre elles font carrière en médecine de famille. Certaines études ont démontré qu’un système de médecine générale contribue à accroître l’espérance de vie dans plusieurs pays.

Ce désir des femmes médecins de travailler moins d’heures et de parvenir à un meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle a fait son chemin auprès des étudiants des deux sexes, affirme la Dre Phillips. «Tout le monde a bénéficié de tous les changements apportés par les femmes.»3

-- En en 2002 les omnipraticiens travaillaient 43 heures / semaine au Québec  et 53 heures au Canada, les spécialistes travaillent 50 heures.  4

b) L’argument ad hominem (tuer le messager) est généralement utilisé à défaut de pouvoir débattre des idées (tuer le message). L’ennui est qu’ici il se retourne contre son auteure. Si le  Dr Barrette a fait l’objet d’une plainte parce qu’il continuait de  travailler  dans sa spécialité tout en étant président de son ordre cela ne prouverait qu’une chose, il fait ce qu’il prêche, à savoir qu’il faut être plus productif. Difficile à avaler par ceux  qui sont payés à même les fonds publics à battre la casserole.

(c) Invoquer son titre de doctorante et son  sujet de recherche pour clamer sa compétence en la matière, fait très prétentieux « femme savante». Nous n’avons jamais vu un universitaire agir de la sorte. Malheureusement, nous ignorons quelle université accepte ainsi au doctorat en management des candidates manifestement en vertu d’un règlement  de discrimination positive.

(d) La doctorante croit frapper un grand coup en traçant un parallèle avec les deux centrales syndicales. Dans son hypothèse, elle feint d’ignorer que  le Dr Barrette ne serait plus le président  de la FMS mais ministre de la Santé et qu’en tant que tel il devrait déposer  un dossier particulièrement étoffé pour soutenir son argumentation justement à cause de sa provenance. À ce compte là, il faudrait refuser à toute personne jouissant d’une expérience dans un secteur la possibilité de devenir ministre. On a vu ce que cela donnait avec les Pauline Marois aux Finances, Michelle Courchesne au Trésor, Julie  Boulet aux Transports,  Line Beauchamp à l’Éducation….  

(e)  Il faut admirer la ruse  de ces féministes qui consiste à faire croire aux hommes médecins qu’ils ont intérêt à adopter le même comportement que les femmes médecins.  Avec l’assurance-parentale ils sont maintenant  incités par la loi et ont  le bonheur  de prendre congé pour changer les couches comme elles. La science peut attendre   

(f) On remarque, enfin, une formule très prisée par les savantes  féministes pour soutenir leurs thèses - « Appuyée par de nombreuses recherches» et «des modèles scientifiques»-. L’ennui est que, comme ses consœurs, elle ne cite  aucune étude, aucun modèle. On peut parier que, lorsqu’exceptionnellement, il y a des citations, elles proviennent  d’études également d’auteurs féministes.  

(g) En somme, madame la doctorante s’est donné comme mission de défendre les  femmes  qui ont accédé à la médecine par privilège  et  qui veulent  continuer  de bénéficier d’une sinécure, sinon elles menacent de stresser, de faire de l’épuisement professionnel et…de travailler encore moins.     

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 2-  Françoise David,  co-présidente de Québec-Solidaire, nouvellement élue députée à L’Assemblée nationale  - «Une précieuses ridicule»

. Gilbert Claes  nous a fait parvenir  cette information  tout à fait  enthousiasmante.

  «Institut Simone de Beauvoir, 35ième anniversaire  conférence Appel de  communications Repenser la race et la sexualité : Conversations, contestations et coalitions féministes

17 au 19 avril 2013, Université Concordia , Montréal, Québec, Canada

/Au cours des quatre dernières décennies, les féministes se sont mutuellement mises au défi d’examiner les relations complexes entre la race et la sexualité, tout en considérant des questions telles que celles du capital, du genre, du corps et de l’incorporation, des nationalismes et des impérialismes. En conséquence, ont eu lieu d’importants changements paradigmatiques permettant de s’éloigner des pensées féministes anhistoriques, universelles et/ou se focalisant sur des questions uniques. Cependant, en dépit de ces avancées importantes, des obstacles conceptuels, matériels et pratiques demeurent.

L’Institut Simone-De Beauvoir (SdBI) regroupe une communauté dynamique d’universitaires et d’activistes engagés dans l’examen critique des féminismes, des relations de pouvoir et de la justice sociale. La conférence intitulée « Repenser la race et la sexualité : conversations, contestations et coalitions féministes » marque le 35e anniversaire de l’Institut et offre des occasions de réfléchir de façons rétrospective et prospective à ces enjeux politiques et théoriques. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour cette célébration !

Conférencières confirmées : Françoise David (Montréal) Militante féministe, initiatrice de la Marche mondiale des femmes  et auteure du livre De colère et d’espoir» 5

Commentaire

(a) Nous saluons bien bas cette nouvelle députée qui  va pouvoir maintenant entretenir  ses collègues de l’Assemblée nationale et la population en général de ses projets de redéfinition de la race et de la sexualité

(b) Elle va pouvoir ainsi orienter une nouvelle flopée de législations qui vont apporter d’autres importants changements paradigmatiques permettant de s’éloigner des pensées féministes anhistoriques, universelles et/ou se focalisant sur des questions uniques  même si , des obstacles conceptuels, matériels et pratiques demeurent»

(c) Les journalistes de Radio-Canada, déjà pâmés devant une telle faconde, vont certainement  mobiliser l’ensemble de leurs ressources pour traduire en mots simples et répandre le message dans les  couches plus populaires de la population.

(d) On pourrait demander aux électeurs de Gouin s’ils  sont maintenant heureux d’avoir voté pour une femme qui, en  tant que féministe, n’a aucune considération pour l’autre moitié de la population. Évidemment, quand  on  vote NPD au fédéral, on est habitué à ne se soucier que d’une fraction de population. 

 

 3- Brigitte Breton,  éditorialiste au Soleil,  «La féministe tricheuse»  

 

«Des femmes à séduire»  Le Soleil 17 août 2012 p.21

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, veut plaire aux femmes. II s'y prend bien mal. Ce n'est pas en supposant que les femmes sont plus inquiètes et qu'elles n'ont pas compris les changements proposés par sa formation que M.Legault réussira à les séduire d'ici le 4 septembre.

Après avoir lance sur Twitter  que les filles attachent moins d'importance au salaire que les      garçons, après avoir déclaré que les jeunes aspirent seulement  à la «belle vie» et que les parents n'inculquent  pas la culture de l'effort à leurs enfants, le chef  le chef adéquiste a de nouveau tenu hier des propos  étonnants. Invité à  commenter le sondage Crop-Le Soleil indiquant que sa  formation obtient 20 % d'appui  chez l'électorat féminin alors que Ie Parti libéral en retire 27 % et Ie  Parti québécois, 40 %, M. Legault   a servi une explication malhabile  et condescendante.

Selon lui, si les Québécoises  n'ont pas l'intention de voter pour  la CAQ, c'est parce qu'elles sont  insécures devant les changements sociaux d'importance que  son équipe veut apporter. D'ici  la fin de la campagne, il compte  donc tenter de leur expliquer  que les transformations que son  parti. propose sont essentielles et  possibles.

C'est pas gentil? Un peu plus,  il disait que les «madames»  n'ont pas compris.  M. Legault est même prêt à  réviser   sa tenue vestimentaire. Certes,  l'image a son importance dans une campagne électorale. Les hommes et les femmes évoluant  sur la scène politique le  savent très bien. Mais au lieu  de se demander s'il doit ou  non porter une cravate, le chef   Legault devrait s'interroger sur le contenu de son programme et   sur la façon dont ses candidats et  lui le transmettent.

Peut-être constaterait-il que  les femmes ont très bien saisi   la plate-forme de la CAQ mais qu'elles n'en veulent tout simplement   pas même si elle comporte des volets importants sur   l'éducation et la sante, des sujets   qui les préoccupent habituellement davantage que les hommes lorsque vient le temps dlire un gouvernement.

Peut-être réaliserait-il aussi que des femmes estiment que  les changements que son parti  suggère pointent dans la bonne direction mais qu'elles doutent de la capacité et du doigté de  la CAQ de les appliquer sans  créer de crise ou de problèmes  supplémentaires. Peut-être apprendrait-il également que les femmes trouvent aussi incohérent et contradictoire qu'un parti puisse prétendre faire  le ménage et assainir les finances publiques tout en s'engageant dans une série de nouvelles dépenses. Selon les sondeurs, l'électorat  féminin est habituellement plus   disponible à une nouvelle offre  politique tandis que les hommes  votent davantage par affiliation  partisane. Elles aiment magasiner. Récente créature, la CAQ a  donc la possibilité de les attirer. Dans un sondage CROP de janvier, la Coalition récoltait 28 % des intentions de vote chez les   femmes. En mars, sa cote avait  baissé à 19 % et elle se situe au  dernier coup de sonde à 20 %Parce que les Québécoises n'ont    pas compris et craignent le changement?     C'est un peu court. Tout peut encore se jouer d'ici le 4 septembre. La lutte se fait à trois. Mais si Francois Legault veut attirer plus de votes et rallier les nombreux indécis, il devra s'exprimer mieux et cesser d'offenser ou de sous-estimer les électeurs et les électrices Par ailleurs, si, selon le plus  récent sondage, les femmes manifestent une préférence pour le Parti québécois, ce n'est pas  parce qu'elles se rangent derrière  la chef Pauline Marois pour en  faire la première femme première  ministre du Québec. Le parti est  plus populaire que la chef. Si Pauline  Marois réussit à décrocher le  poste de première ministre, personne ne pourra donc dire que c'est. simplement parce qu'elle est  une femme.»

Commentaire

3.1  Commençons par établir certains faits. --

 a)  Brigitte Breton a toujours démontré un appui indéfectible à la pensée et à la cause féministe allant même jusqu’à pratiquer la désinformation – une véritable tricheuse.

 Voici quelques exemples.

Le temps consacré à la famille» (6 février 2007 p. 20. «Autre élément de déception contenu dans l’étude de Statistique Canada. Les mères consacrent toujours plus de temps que ne font les pères. Certes des progrès ont été réalisés. Il reste néanmoins que malgré bien des discours féministes, les femmes sont encore celles, qui, de retour à la maison, consacrent plus de temps aux soins des enfants. » 6  

Note Que dit cette étude ?  En 1986 les femmes consacraient 248 minutes à la famille et 209 minutes en 2005, donc 39 minutes de moins. Les hommes, eux, sont passés de 250 minutes à 205 minutes, une grosse différence de 4 minutes au bout du compte..

 -«Admission à deux vitesses» (3 janvier 2009)  Elle pose la question de savoir s’il convient de favoriser l’admission des garçons  dans les facultés de médecine du Québec étant donné que les filles y sont maintenant majoritaires à près de 70 % dans les trois universités francophones mais à 58,*% à McGill– Elle écrit ; «avant d'inciter les gars à se trainer les pieds; réserver la moitie des places aux garçons signifie que les filles devront fournir encore plus d'efforts pour être choisies, alors que des gaons auront une place garantie avec des résultats moindres; on nuit aux garçons  agissant de la sorte; c'est conclure qu'ils sont incapables de faire face à la concurrence des filles; ce serait  en faire des étudiants en médecine de seconde classe; ce n'est pas ainsi que l'on valorise une profession »

Note  Elle feint d’ignorer que les universités québécoises ont adopté, il y a de çà depuis déjà plusieurs décennies et  généralement dans le plus grand secret, un règlement qui assure une admission égale aux filles et aux garçons, c’est-à-dire concrètement, qui a fait en sorte que des garçons ont été refusés à l’admission pour permettre à des filles d’entrer dans diverses facultés, principalement celles qui avaient une forte majorité masculine. Un deux vitesse grand V.(…) En 2004, Pierre Simonet, Directeur au vice-rectorat à la planification de l'Université de Montréal. 1 (1) Le Devoir, 6 mars 2004 p. G-8) nous apprenait que même si 71% des étudiants en médecine, 70 % des étudiants en droit et 63% de l'ensemble des inscriptions au premier cycle étaient des femmes, cette université maintenait un programme d'accès à l'égalité qui oblige les départements qui n'ont pas une féminisation à 50% de mettre en place un plan à cet effet. Un tel plan prévoyait qu'entre deux candidats à qualité égale, la préférence devait être accordée à la femme. «Cela a permis de sensibiliser les doyens à cette question», dira-t-il, béatement réjoui.  Quelque temps après Nicole Hamel, 2 ((2) La Presse 16 juillet 2005 p. A-16, vice-rectrice adjointe à  l’enseignement à  l’Université de Montréal, s’est demandé, hypocritement, «si on voulait vraiment» modifier le processus d’amission et  déclare que, de toute manière, l’Université est impuissante parce ce que chaque faculté est responsable de ses admissions » 7

-À l'aide des décrocheuses Publié le 08 mars 2012 à 05h00 | Mis à jour le 08 mars 2012 à 5h00

(Québec) Le décrochage scolaire n'est pas qu'une affaire de gars. En effet, 12,4% des filles fêtent leur 19e anniversaire sans diplôme d'études secondaires en poche. Sans déclarer une guerre des sexes, il y a lieu, selon la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), de s'attaquer de façon spécifique au décrochage des filles, car l'abandon scolaire entraîne chez elles des conséquences sociales et économiques plus importantes que chez les garçons. Une proposition qui mérite d'être considérée». 

Note-- Il lui importe peut que les filles bénéficient d’un régime de bourses d’études exclusif  «Chapeau les filles» – que rien n’ait encore été fait pour contrer le décrochage très supérieur des garçons….

- «La parité avant 2050 (17 janvier 2012 à 05h00 | Mis à jour le 17 janvier 2012 à 09h33

 

La patience et la méthode douce ont des limites. La ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, doit l'admettre et légiférer pour accroître le nombre de femmes aux conseils d'administration des grandes entreprises privées. Le Québec doit franchir cet autre pas menant vers la parité hommes-femmes.»

Note  Il lui importe peu que les hommes aient à gagner leur poste par leur mérite et  les femmes par l’effet d’une loi

 

b) Brigitte Breton, comme Le Soleil, a toujours manifesté plus d’empathie envers le PLQ et le PQ qu’envers  la CAQ.  En plus du texte cité plus haut elle a aussi écrit : 

«Au-delà du tour de taille Publié le 14 août 2012 à 05h00 | Mis à jour le 14 août 2012 à 05h00  «Les caquistes tombent à leur tour dans le piège en assurant que chaque Québécois aura son médecin de famille d'ici un an. Le Parti québécois de Pauline Marois se montre plus réaliste en se donnant quatre ans pour atteindre cet objectif.».

Note Il lui importe peu de ne pas discuter du réalisme du calendrier de la mise en application des nombreuses promesses du PQ ni du caractère très tardif de la publication de son plan financier qui commande, pourtant, la réalisation la presque totalité de ses engagements.    

Bref, il est incontestable que l’éditorialiste Breton et son journal ont un parti pris favorable envers a cause féministe.

 

3.2    Examinons, en second lieu, le contexte entourant l’éditorial de Brigitte Breton

 

Effectivement un sondage  Crop-Le Soleil-La Presse, en date du 17 août, indiquait :«En comparaison aux hommes, les électrices se montrent beaucoup plus favorables au PQ (+ 9 %) et beaucoup plus réservées envers la CAQ (- 8 %)» 8

Comment peut-on s’étonner qu’une vingtaine de jours avant celui du scrutin le chef de la CAQ manifeste son inquiétude face à ces intentions de vote de «la moitié de la population»,  sans compter qu’il est admis que les femmes votent généralement en plus grand nombre davantage que les hommes ? 9

 

 3.3  Considérons l’attitude de Brigitte Breton envers la réaction  de François Legault 

a) Elle le critique et le ridiculise au lieu de saluer sa candeur et son désir de répondre aux inquiétudes possibles des femmes

Breton  reproche  à François Legault  de tenter bêtement de séduire les femmes  sur la base de préjugés condescendants sur leur comportement électoral- elles seraient, selon lui, insécures face aux changements qu’il propose ou inaptes à les comprendre. Elle exclut l’hypothèse que Legault ait sincèrement reconnu la légitimité de leurs craintes et ait cherché les dissiper en expliquant mieux ses intentions. Au contraire, elle lui impute des préjugés mais ne se gêne pas pour utiliser les interprétations de sondeurs pour étaler  ses propres  préjugés :à savoir  que les hommes voteraient (bêtement) davantage par fidélité à un  parti alors que les femmes magasineraient  et seraient plus sensibles  aux questions d’éducation et de santé.

Si tel était vraiment le cas, elle devrait  expliquer comment  il se fait que se sont des hommes qui ont crée et développé tous les partis politiques, sauf une exception au Québec, donc, qui ont  changé d’allégeance. Comment expliquer que ces femmes, si réalistes, craignent les changements proposés en matière de santé par la CAQ mais n’éprouvent aucune crainte à l’égard d’un référendum  sur la souveraineté qui bouleverserait pas mal plus que ce seul secteur. 

b) Elle  manipule l’information 

Bien entendu, comme l’humoriste garde son «punch» pour sa dernière phrase l’éditorialiste place garde son message dans sa dernière ligne. Elle veut donc que nous comprenions  que si Pauline Marois devait être élue ce n’est parce que les femmes auraient voté en masse pour elle parce qu’elle est une femme. La preuve dit-elle ? Selon un sondage, elle serait moins populaire que son parti. «Par exemple, 32 % d'entre elles voteraient pour Mme Marois, mais elles sont seulement 24 % à trouver que cette dernière ferait la meilleure chef de gouvernement.»10

Or, elle omet de dire que :

--  aucune étude n’a réparti le vote effectif des  hommes et des femmes après une élection de sorte qu’il n’est pas possible d’affirmer que les femmes n’ont pas davantage voté pour une femme première ministre, sans compter que c’était la première fois qu’elles avaient l’occasion de le faire ; 11

-- un sondage, déjà noté, indique que les femmes votent généralement plus que les hommes ;

-- un autre sondage – voir ci-dessous - la situait Pauline Marois un point derrière Jean Charest  et trois point devant François Legault quant à son  aptitude à exercer le rôle de premier ministre  de sorte qu’il est assez étonnant  d’affirmer que Mme Marois  était moins populaire que son parti ;

Source Le Soleil 10 août 2012 p. 3

-- l’élection  d’une première femme au poste de  Premier ministre  est apparue, au cours des derniers mois, après la constitution d’un parti explicitement féministe (Québec-Solidaire) et la composition d’un Conseil des ministres paritaire,  comme l’une des avancées les plus importantes à réaliser par le mouvement féministe.    

Compte tenu de ce qui précède, il est ridicule de croire que l’élection d’une première québécoise comme Première ministre n’ait pas reçu l’adhésion la plus totale de la part de Brigitte Breton. Dans son éditorial du 17 août Brigitte Breton a choisi de ne  pas avouer honnêtement son  parti pris. Elle a préféré le maquiller hypocritement dans une charge contre la soi-disant attitude du chef de la CAQ. tout simplement parce qu’elle savait qu’elle pouvait compter sur la solidarité générique des femmes  et parce qu’elle craignait qu’un appui explicite à Pauline Marois, en  tant que femme, pourrait  susciter une réaction négative chez les hommes, comme s'ils en étaient encore capables. C’est la raison pour laquelle nous croyons que c’est un tricheuse.

 

Quoiqu’il en soit nous serons maintenant dirigés par deux beaux blonds

 

Alors qu'elle était ministre des Finances elle  a accordé à son mari une retraite «dorée» juste avant d'être contraint à démissionner de son   poste de PDG de la SGF en 2003, lors de la défaite du PQ.12

___

(1) «Quant aux « femmes savantes », elles ne sont pas grotesques parce qu'elles veulent s'instruire, mais parce qu'elles croient s'instruire et ne font que fréquenter des pédants sans talent » http://fr.wikipedia.org/wiki/ Les_Femmes_savantes

(2) «Le Dr, Barrette et son message»  leSoleil dimanche 26 aout 2012  P. 21

(3) «La femme, avenir de la médecine?» http://fr.canoe.ca/artdevivre/styledevie/article 1/2009/03/10/17620571 -qmi.html

(4) Étude du Collège des médecins - De moins en moins de médecins à temps plein

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/1692/etude-du-college-des-medecins-de-moins-en-moins-de-medecins-a-temps-plein

(5) http://wsdb.concordia.ca/news-and-events/upcoming-events/documents/35thconf_frfinal.pdf

(6)http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-quebecoises/201208/17/01-4565815-sondage-crop-le-pq-seduit-les-femmes.php

(7) Voir ur ce site dans la Chronique Femmes d’influence et roses bonbon Numéro  22 Une éditorialiste du Soleil, Brigitte Breton, en flagrant délit de manipulation de l’information

(8) voir note 7

(9) voir  note 7

(10) Voir ur ce site dans la Chronique Femmes d’influence et roses bonbon Numéro 46    Brigitte Breton, une éditorialiste ignorante, malhonnête intellectuellement ou tout simplement incohérente ?

 (11)F. Gélineau et R. Teyssier - Cahiers de recherche électorale et Parlementaire - Université de Montréal Numéro 6 août 2012  

 (12) Traitement de départ avant la fin de son mandat ou congédiement: c'est la même chose:
-un an de plein salaire: $257,500.00
-un an de bonus: $18,000.00
-une pension annuelle à vie de: $80,000.00
- et d'autres généreux bonus pour l'annulation de son contrat.

http://espace.canoe.ca/lepointilleux/blog/view/169931