Fd’68- Pour Louise Deschâtelets,  les enfants d’un père monoparental «ne sont pas de ses affaires »
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«QUEL MAUVAIS EXEMPLE POUR NOS ENFANTS

Je suis le père de deux enfants de 10 et 14 ans. J'ai été marie à leur mère pendant dix ans. Un beau jour il y a cinq ans, elle a décide de nous abandonner pour aller vivre sa vie comme elle disait. Elle ne pouvait pas mieux dire puisque c'est Ia que j'ai appris qu’elle me trompait depuis toujours et qu'elle n'avait surtout pas l'intention d'arrêter. Elle a demandé le divorce sans vouloir la garde des enfants. Elle préférait que je m'en occupe la plupart   du temps car elle voulait prendre sa liberté, tout en les prenant de temps à autre.

Les enfants se sont adaptés à la situation avec assez de facilité vu que leur mère n'était pas trop présente à la maison et ne faisait rien de ce qu'une mère fait normalement pour les siens. Mon problème est Ie suivant: Lors des visites que les enfants lui font deux fins de semaine par mois, elle n'a aucune gène à leur présenter son copain du moment. Jusqu’a ce jour ils en ont rencontré au moins six, et ca risque  de se perpétuer ainsi, si je me fie à  sa capacité et surtout a sa facilité de changer  d'idée.

Je trouve la situation inconfortable pour moi et surtout pour mes enfants. Même s'ils n'en font jamais la remarque, j'ai peur que la vie menée par leur mère ne les marque négativement. Comment leur expliquer que sa façon de faire n'est pas normale? Que rien de bien dans la vie ne peut sortir de quelqu'un qui végète dans une pareille instabilité? J'aimerais votre avis et surtout vos conseils sur la façon de faire.

Réponse  de Mme Deschâtelets

Je ne vois pas pourquoi vous vous mêleriez de quelque chose qui ne vous regarde  pas, d'autant plus que vos enfants ne semblent rien vous demander a cet effet. Je comprends que vous nourrissiez un certain ressentiment à l'égard d'une femme qui vous a trompé, mais par respect pour vos enfants puisqu'il s'agit de leur mère, retenez-vous de dire quoi que ce soit. Si elle s'occupe bien d'eux quand ils la visitent c'est l'essentiel. Le reste c'est sa vie à elle et ne regarde qu'elle. Chaque fois que la tentation vous viendra de faire un commentaire désobligeant à son endroit, pensez-y sérieusement avant d'ouvrir la bouche. Vos enfants seront capables le temps venu de faire la part des choses sans que vous fassiez  peser sur leur dos une part de la responsabilité de leur mère à leur endroit. 1

Commentaire

Bien entendu, le peu de sympathie, pour ne pas dire l’aversion,  manifestée par cette courriériste du cœur envers ce père monoparental, abandonné par sa femme,  est sans doute dans l’ordre des choses. Au Québec, les seuls  « témoignages  bouleversants d’humanité»  acceptables ne peuvent provenir que des femmes monoparentales.  Le père monoparental  n’a qu’’à  se la fermer même quand la mère se conduit comme une traînée. Le comportement, concupiscent, débauché, érotique, immodeste, impudique, indécent, léger, leste, libertin, libidineux, licencieux, lubrique, luxurieux, obscène, paillard, polisson, sadique, salace, satyre, sensuel, vicieux, voluptueux que la mère pourrait adopter en  présence des enfants, compte tenu de la fréquence de ses changements de partenaires,  n’est pas de ses affaires.

Il s’agit évidemment d’un cas  et nous ignorons combien d’autres semblables se produisent  depuis combien de temps. Conséquemment, il est difficile de s’indigner et  de proposer  des remèdes à la  situation qui est décrite bien qu’avec un divorce sur deux unions,  un  marché du travail où les femmes occupent 47% des emplois (2006), il y a de bonnes chances que le phénomène soit assez répandu.

Or, il y a plusieurs années déjà,  le mouvement féministe a obtenu que l’État québécois intervienne au secours des mères abandonnées  par les vilains  pères qui voulaient vivre leur vie  et ce, sans avoir jamais eu à dénombrer ces pères indignes. La mère monoparentale est  rapidement devenue  la justification  première d’un ensemble de mesures étatiques que l’on ne cesse de bonifier en faveur des femmes, par une espèce d’extension. Cela a commencé avec  les allocations pour les mères nécessiteuses dans les années trente, et depuis les années 1960, se sont ajoutés le partage du patrimoine familial, la perception automatique des pensions alimentaires, les maternelles à 4 ans, les services de garde à 5 ans, l’assurance parentale, des lois  discriminatoires sur l’emploi et la rémunération des mesures d’accommodements au travail en réponse aux sempiternelles complaintes à propos du partage inégal des tâches familiales … toujours aux frais des contribuables. La mère monoparentale est  ainsi devenue le porte-étendard de toutes les manifestations féministes, l’assise de toutes les revendications  de la femme victime …de l’homme.

Durant tout ce temps, les seules mesures visant à venir spécifiquement en aide  aux hommes ont été des services aux hommes violents pour qu’ils cessent de l’être.

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(1) Le Journal de Québec  Le Courrier 16 janvier 2013 p.57