Fd’69 Richard Martineau  ET Yves Dalpé –les Roses-bonbon du mois

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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 Il est rare que l’actualité nous gâte à ce point. Nous avons pu lire, à l’intérieur du même mois d’octobre deux pièces d’anthologie écrites manifestement par de fervents féministes. Ces œuvres sont tellement magnifiques que nous nous sommes sentis obligés de les retenir toutes les deux pour le concours du Rose bonbon du mois. Délectez-vous

 

Yves Dalpé  Psy. Le Soleil 27 octobre 2013 p. 11

« UNE FEMME INFIDÈLE POUR SE PROTÉGER »

Les motivations insoupçonnées à l'infidélité peuvent être nombreuses et surprenantes. Je donne aujourd'hui un aperçu de la psychothérapie d'une cliente que j’ai eu le bonheur de suivre durant trois ans, voila plusieurs années. Quand Nathalie est venue à mon cabinet pour la première entrevue, à l'âge de 40 ans, c'était a t’insu de son mari, car elle ne voulait pas semer le doute dans l'esprit  de celui-ci. Vous devinez peut -être qu’elle lui était  infidèle. Elle était submergée de honte à ce sujet. Ma cliente ne comprenait pas pourquoi elle était volage de façon chronique, car son mariage datant de plusieurs années était satisfaisant avec un homme bon   pour elle. De plus, elle n'aimait  pas son amant à qui elle trouvait  beaucoup de défauts! Pourtant, sa  relation intime avec lui remontait  à quelques années, et elle le voyait  plusieurs fois par semaine. Elle  se posait d' ailleurs une multitude  de questions. Pourquoi avait-elle  toujours eu des amants? Pourquoi  avait-elle envie de punir les hommes? Pourquoi succombait-elle  autant aux charmes d'hommes  rencontrés par hasard?  C'est en l'écoutant confier ses  états d'âme de semaine en semaine que j'ai pu l'aider à clarifier ces  mystères. En fait, Nathalie avait été élevée par une mère extrêmement envahissante, qui l'accablait  de ses misères personnelles, qui  était très anxieuse et qui avait rendu ma cliente anxieuse. De   plus, cette mère avait accordé   beaucoup d'importance à ses   fils aines qui étaient en quelque sorte les rois de la maison. Nathalie avait du leur obéir aussi bien   qu'à ses parents et ils l'avaient  dominée tout en la méprisant. Par  ailleurs, durant ses études primaires, une gardienne l'avait initiée à  la sexualité par la masturbation.   Plus tard, un professeur pédophile   l'avait séduite et avait entretenu   une liaison sexuelle avec elle.  Il est devenu clair pour moi que   son infidélité la garantissait contre   l'envahissement de quiconque s'en   approchait. Elle n'avait pas envie  de retrouver dans sa vie adulte   l'équivalent du lien maternel  étouffant. Quoi de mieux alors que  d'entretenir des relations sexuelles   secrètes à gauche et à droite pour   contrer un amour conjugal perçu   comme menaçant s'il était trop  fort? Et dans cette logique, cela   était une bonne idée de se lier avec   des hommes inadéquats qu'elle ne   pouvait pas idéaliser. Cela constituait en effet une police d'assurance contre l'attachement trop grand.   De plus, elle pouvait punir les   hommes méprisants, qui représentaient symboliquement ses frères,   en exerçant sur eux son pouvoir victorieux de séduction. Elle se faisait d' ailleurs ainsi la preuve de leur perfidie. Mais ma cliente a découvert avec moi un autre volet inattendu pour expliquer sa promiscuité. Ce que je ne vous ai pas encore rêverie, c'est qu’elle était très timide, ce qu’on qualifie savamment aujourd'hui de phobique sociale. Bien qu'elle ait été capable de camoufler cette timidité a tous parce qu'exile maniait brillamment Ie savoir-faire en public, elle était terrorisée par les contacts interpersonnels. Si on ajoute a cela l'éducation très perfectionniste donnée à Nathalie par ses deux parents, on comprend pourquoi elle avait l'inquiétude de ne pas satisfaire I'oeil inquisiteur de toute personne qui la croisait. Autrement dit, elle manquait secrètement de confiance en elle. Ce qui l'amenait à ne jamais se confier a personne et a tout faire pour présenter une apparence de perfection en toute chose. Or, comme elle avait été initiée jeune à la sexualité, elle était très douée en cette matière. Il lui était donc plus facile d'en venir a la sexualité que de parler d'elle et de  risquer ainsi de révéler des facettes négatives de sa personne. C'est  pourquoi elle se retrouvait sans  rien y comprendre dans les bras  d'hommes qu'elle ne désirait pas et  qui pouvaient même la répugner.  La sexualité était son moyen de faire face à la menace masculine. De  cette façon; elle était certaine de  plaire et elle sauvait son honneur,  pensait-elle. Sans compter qu’eile  se sentait obligée de donner aux  hommes ce qu'ils voulaient quand  eile percevait leur désir sexuel.  Incapable de dire non, en dépendante qu’elle était.  Tout en faisant ce geme de liens,  Nathalie progressait dans la prise  de confiance en elle-même. Ce qui  l'a amenée au fil des mois à abandonner l'obligation de plaire à tous  et à se libérer  de l'esclavage des  apparences. Malheureusement, elle a du cesser sa thérapie quand  eile a quitté Québec. À ce moment  cependant, elle avait pu défaire la  chaine qui la reliait à son amant.  Et elle dégustait enfin Ie plaisir de  s'abandonner vraiment à son mari,  qui l'aimait inconditionnellement.  Pour la première fois de sa vie,  eile pensait mériter l'amour d'une  bonne personne. 

Commentaire

En somme, une femme trompe son « bon mari» à répétition non seulement avec un  amant régulier mais avec plein d’autres hommes.  Mais, selon Dalpé, ce n’est pas de sa faute parce que :  

(a) elle a eu une mère envahissante b) des frères dominateurs c) une éduction perfectionniste

d) elle avait une faible estime de soi. e) elle était timide, manquait de confiance en elle  et parce que :f) elle a été initiée à la masturbation par une gardienne g)  elle a une relation sexuelle avec un  professeur pédophile h) elle était douée en matière de sexualité i) elle était dépendante, se sentait obligée de satisfaire les besoins des hommes

-- Elle se retrouvait donc avec des hommes qu’elle ne désirait pas, qui lui répugnaient .Pourquoi ? Parce qu’elle voulait i) ainsi échapper à un lien étouffant avec son mari qui lui rappelait celui de sa mère, ii) contrer un amour conjugal menaçant parce que trop lourd iii) faire face à la menace masculine iv)  punir les   hommes méprisants, qui représentaient symboliquement ses frères,   en exerçant sur eux son pouvoir victorieux de séduction.

--- Nous avons affaire ici au message féministe binaire classique.

Primo, la femme est une victime et, partant, elle ne peut pas être tenue responsable d’un comportement qui, manifestement, est condamnable puisqu’elle est la seule à tricher. On a suffisamment  condamné les hommes qui agissent ainsi pour penser, qu’en toute égalité, les femmes devraient aussi assumer les dommages qu’elles causent.

Secundo, non seulement, le comportement  de Nathalie n’était-il pas condamnable mais il était souhaitable parce qu’elle se libérait ainsi d’une oppression qui l’accablait 

Imaginez  maintenant que Nathalie s’appelle Robert, on peut parier 10 000$ qu’il n’y pas un  psy sur terre qui va le justifier d’avoir  trompé sa femme à répétition a)  parce qu’il a eu un père envahissant, b) …..à moins d’être témoin expert à un procès

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Questions

--  Qu’est-ce qui, au départ, obligeait  Nathalie  à  se marier  si elle connaissait déjà son  penchant naturel pour des rapports sexuels variés?

--- Si les personnes dominées dans leur enfance  deviennent infidèles pour se libérer a posteriori, les personnes dominatrices qui ont aussi un pouvoir de séduction ne devraient-elles pas être aussi infidèles pour élargir leur sphère de domination ?  Donc,  au total tout le monde doit tricher.

C’est, sans doute, ce qui explique qu’au Québec un mariage sur deux se termine par un divorce et qu’un  nombre  important de couples doivent se «libérer» à la méthode Nathalie.

--  En somme, selon cette percée de la psychologie moderne l’avenir est, respectivement :

-- à la prostituée: tapineuse, gagneuse, courtisane, belle-de-nuit, péripatéticienne fille de joie, fille publique, entraîneuse, racoleuse, grue, catin, putain, fille des rues, couguar, nymphomane - et

 --au coureur de jupons, sale: vicieux, dissolu, obscène, luxurieux, corrompu, mac, mec, débauché, dépravé, immoral, libertin, pervers, impudique, libidineux, maquereau, à la queue de béton.

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Richard Martineau Le «Journal de Québec  27 octobre 2013 p. 6

LES FEMMES « FOURS À PAIN»

«Dans le Journal d'hier, on pouvait lire un   reportage passionnant de Marie-Joëlle   Parent sur les mères porteuses.   Des couples québécois sont prêts à payer   jusqu'a 150000$ pour acheter les services d'une   mère porteuse américaine.   Alors que des hommes paient des femmes   pour jouir de leurs seins, de leur bouche et   de leur sexe, eux paient des femmes pour   louer leur utérus.   «Tenez, voila notre ovule féconde, pouvez-vous le mettre dans votre ventre et le porter   pendant neuf mois? Quand le petit sera à  terme, on viendra le chercher ...»  

UNE FORME DE PROSTITUTION

En Inde, c'est en train de devenir une véritable industrie. Selon la BBC, le marché indien de la gestation pour autrui est estime à plus d'un milliard de dollars par an.  Là-bas, le tiers de la population vit avec  moins de 60 sous par jour. Pour porter un enfant,  une femme peut toucher jusqu'a 8000 $ - une petite fortune.   Veux, veux pas, c'est tentant .Question quiz: quelle est la différence entre çà  et la prostitution? Il n'y en a pas vraiment. La   femme loue son ventre, mais au lieu que ce soit   pour une demi-heure, c'est pour neuf mois.   Après Ie tourisme sexuel, voici main tenant le  tourisme reproductif. C'est toujours Ie même   principe: des habitants de pays riches profitent  de la misère des pauvres pour assouvir leurs   fantasmes et réaliser leurs rêves les plus fous. Certains vont dans des pays du tiers-monde  pour baiser des enfants .D’autres pour avoir des enfants Mais c'est la même exploitation, Ie meme esclavage. Après la femme «poupée gonflable», voici la femme «four a pain». Mettez votre pate, appuyez sur le bouton «ON» et attendez neuf mois.

DES USINES A. REPRODUCTION.

Dans les pays de l'Est, certains villages vivent  presque exclusivement de cette industrie. La plupart des femmes sont transformées en fours à   pain. Et elles le font à répétition: un enfant, puis un  autre, puis un autre. Moralement, çà ne vous pose pas problème, à vous?    En Inde, une «usine de mères porteuses» vient  tout juste d'ouvrir ses portes pour répondre à la    demande croissante des Occidentaux. Toujours  selon la BBC, on y trouve jusqu'a 10 mères porteuses par chambre!  C'est comme un bordel. Les femmes sont soumises a un régime de vie   très strict pour s'assurer que le bébé naitra en  bonne santé et que les heureux parents qui ont     loue leur utérus a fort prix en auront pour leur  argent. Elles ne peuvent sortir de la clinique et ne  voient leur famille que le week-end.   

CORPS A LOUER   Autre question quiz: quelle est la différence entre çà et le trafic d'organe?     Si une femme peut louer son utérus, pourquoi   un homme dans le besoin ne pourrait pas vendre     un, de ses reins pour faire vivre sa famille?  A Bangalore, une ville du sud de l'Inde, on recrute les mères porteuses par des annonces télévisées ! Bref, vive le tiers-monde! Pour quelques dollars, on peut profiter de leurs plages, de leur soleil et de leurs femmes, En 2008, 49 bébés sont morts à New Delhi. On les avait utilisés pour tester un nouveau     médicament ...»    

 

Commentaires

 1-- Martineau, s’est dépassé ici. Il est tellement rose bonbon qu’il réussit à rendre l’homme responsable pour des décisions qui sont généralement prises à la demande de la femme.   Quel imbécile va payer 150,000$  pour avoir un enfant par une mère porteuse si ce n’est parce que sa femme NE PEUT PAS ou NE VEUT PLUS en avoir après lui avoir dit ,avant le mariage, qu’elle désirait  en avoir deux ou trois..

De manière réaliste comment peut-on imaginer qu’un Québécois puisse imposer  la venue d’un enfant à sa femme qui n’en voudrait pas ?  Elle seule peut bloquer la copulation, à l’insu même du partenaire. Quant à lui, il ne peut même pas, par injonction de cour,  l’empêcher d’avorter comme l’a  décidé la Cour suprême dans l’affaire Chantal Daigle c. Jean-Guy Tremblay (1989); elle s’était fait avorter d’un embryon de 20 semaines, sans même attendre le jugement de cette cour . Au final, nous avons donc, au pire, une décision de couple.

 

2-- Or, Martineau rend  la démarche de ces couples  totalement odieuse en la transformant en une recherche de plaisir sexuel du seul prédateur masculin. Il écrit : Alors que des hommes paient des femmes   pour jouir de leurs seins, de leur bouche et   de leur sexe, eux paient des femmes pour   louer leur utérus.(..) Certains vont dans des pays du tiers-monde  pour baiser des enfants .D’autres pour avoir des enfants»    

 

3-- Martineau s’émeut de la situation des mères porteuses dans d’autres pays. On croirait lire la Gazette des femmes qui, faute  de pouvoir  s’indigner du traitement qui est fait aux femmes d’ici,  va chercher ses exemples de maltraitance des femmes  à l’autre bout du monde sans jamais prendre en considération le traitement qui y est fait des hommes lequel, au final, n’est pas plus enviable à bien des égards.

 

4- Martineau n’explique pas les raisons qui font que des Québécois –entre autres- seraient amenés à se rendre  notamment aux Indes pour trouver une mère porteuse. Une toute petite recherche lui aurait appris que :;   

a) en 1994 le gouvernement du Québec, à la suite de pression du lobby féministe («L’utérus n’est pas une marchandise)  frappe de nullité absolue  le contrat de la mère porteuse  par l’article 541 du code civil.

b) en 2004 le gouvernement fédéral a adopté la Loi 12 sur la procréation assistée qui interdit la rétribution de la mère porteuse, donc pas le remboursement de ses dépenses ni le contrat altruiste. Divers recours judiciaires ont du être exercés pour réconcilier ces dispositions (il s’agit maintenant de l’art. 91 du code criminel) 1.  Comme la loi québécoise est plus exigeante que la loi fédérale il s’ensuit que les deux coexistent. Il s’ensuit quand même  une incertitude qui ne fait que favoriser les contrats clandestins ou les contrats à l’étranger

c) en 2009, le Conseil du statut de la femme était tout à fait  triomphant d’adopter la résolution suivante  Indexe1416 - Adoption — 091, 2009 QCCQ 628.  2

Le contrat de mère porteuse avec ou sans rémunération est illégal au Québec. La conjointe du père biologique ne peut adopter l'enfant.

En d’autres termes, le Québécois devrait  demander à une Québécoise - connue ou inconnue de lui-  de bien vouloir porter son germe gratuitement -- pour ses beaux yeux-- sans savoir si  après neuf mois la mère porteuse ne décidera pas de le garder pour elle  et éventuellement de lui réclamer une pension pour le soutien de l’enfant… car même sa femme ne peut l’.adopter .  

 

 5-- Martineau  est outré qu’une femme puisse louer son  utérus pour des fins de procréation pour le bénéfice d’un couple. Par contre, il n’éprouve aucune réserve à ce qu’un homme puisse louer son pénis aux mêmes fins, dans certains cas pour le bénéfice d’une femme seule.

Il est vrai que  Starbuck a fait 533 enfants et que nos grands-mères  n’accouchaient que d’une vingtaine au maximum mais  nous savons que, dans le premier cas, il s’agit d’un film comique et que, par ailleurs, un principe n’est  généralement pas une affaire de quantité.

 

 6- Martineau est outré qu’une femme puisse louer son  utérus pour des fins de procréation mais il feint d’ignore que, depuis des lunes, des femmes louent leur vagins strictement à des fins lucratives (prostitution) – même sur Internet-  et que des hommes font de même avec leur propre équipement.

Il est sûrement en accord avec le Conseil du statut de la femme qui  a déjà conclu  que l’on ne devait pas criminaliser les femmes qui pratiquent la prostitution  mais plutôt pénaliser ceux qui les exploitent, i.e. les hommes, comme en Suède 3  Une prostituée, sans mac, est donc libre de pratiquer le métier… jusqu’à ce que  les mœurs soient modifiées. Donc ce qui blesse ce n’est le commerce c’est le fait que qu’un homme en profite dans certains cas.

Incidemment,  l’usage du terme vagin n’est plus un tabou depuis  que Eve Ensler a écrit la pièce  de théâtre LES MONOLOGUES DU VAGIN, en 1996,  un succès international traduit en 49 langues et joué dans plus de 130 pays 4

 

 7- Martineau s’insurge contre la mère porteuse mais il n’a pas un mot à dire à propos du fait «qu’une clinique  de fertilité peut  offrir  ses services dans trois  contextes, selon la situation sociale de la femme inséminée.      

--Premièrement, inséminer une femme au moyen du sperme  de son mari ou de son conjoint de fait. -- Deuxièmement, inséminer une femme en relation de couple avec un homme  au moyen du sperme d’un autre homme. Dans ces deux  cas, la finalité est de contourner l’infertilité de l’homme ou  de prévenir un risque élevé de transmission d’une maladie héréditaire grave.

-- La troisième possibilité est d’inséminer  une femme seule ou une femme en relation de couple avec une autre femme.»

 «L’adoption du nouvel article 538 du Code civil a pour conséquence de permettre aux femmes seules et aux couples de lesbiennes de requérir l’accès à l’insémination   artificielle dans un plus grand respect de leur vie privée et  de leur intimité, puisqu’on ne pourra plus leur opposer légalement  un mode de vie jugé déficient à l’égard du développement   de l’enfant à venir. 5

En somme, il est inadmissible qu’une femme prête son utérus pour rendre service à une autre femme  vivant en couple mais il est tout à fait acceptable qu’un homme donne son sperme pour rendre service à une femme vivant seule ou avec une autre femme et qui ne pourra donc pas bénéficier de l’équilibre que confère la bi-parentalité. Dans les deux cas, la femme  assistée  peut pas ou ne veut pas procréer elle-même mais l’interdiction ne frappe que la femme en couple. Et vive la politique familiale féministe.  

 

 8- Martineau ignore que dans son avis de 1996 sur  La procréation médicalement assistée   le Conseil du statut de la femme a recommandé que les coûts de la fécondation in vitro (FIV) soient défrayés; à tout le moins en partie, par le secteur public6

Or,  il a suffi de quelques manifestations par quelques femmes connues, et qui ne sont  pas nécessairement dans le besoin (une Julie Snyder, par exemple), pour que le ministre de la Santé annonce le lendemain que le programme gouvernemental serait dorénavant gratuit – quelque chose qui coûtera sous peu  dans les 123 millions $. 7  En d’autres termes, quand l’horloge biologique de la femme lui dit qu’elle voudrait avoir un enfant, la société doit lui payer des millions pour qu’elle accouche même si le géniteur n’est pas nécessairement le mari. Il serait évidemment déplacé de laisser croire que si  Martineau  a fait une sortie aussi virulente contre la mère porteuse  à l’étranger c’était pour rabattre plus de clients pour la FIV pratiquée ici et patronnée en haut lieu.   

 

 9- Enfin, Martineau  n’est pas informé du fait que si quelques Québécois vont aux Indes pour trouver une mère porteuse c’est en grande partie parce qu’au Québec :

-- les femmes sont près de détenir le record mondial annuel des avortements, en toute impunité même s’il y a mort d’être humain, et  dont, par surcroît, les coûts sont défrayés par l’État;  

-- même pour une adoption, il faut  aller en Chine ou en Roumanie pour se procurer des bébés, des  filles seulement bien entendu.

 

Les interruptions volontaires de grossesse au Québec de 2001 à 2011

 

Année

Nombre

Pour 100 naissances

Pour 1000 femmes de 15 à 44 ans

2001

28 489

38,7

18,0

2002

29 140

40,2

18,5

2003

29 429

39,8

18,9

2004

29 460

39,8

19,0

2005

28 080

36,8

18,2

2006

28 255

34,5

18,4

2007

26 926

31,9

17,6

2008

26 546

30,2

17,4

2009

26 497

29,8

17,3

2010

26 124

29,5

17,1

2011

26 248

29,7

17,1

Source 8

 

 

 

Comment se fait-il que Martineau n’a pas une ligne pour s’apitoyer sur le sort de ces pauvres chinoises et roumaines?  Quelle est la différence entre porter un bébé pour livrer à un couple avec rétribution de la mère  par entente préalable et porter un bébé pour  livrer donner à  l’adoption avec rétribution de la mère par entente postérieure ?

Comment-se fait- il que Martineau ne se sente pas interpellé par le fait qu’ici  le taux de natalité soit, depuis des décennies, inférieur au taux requis de renouvellement de la société  (1.2)  et qu’il faille  alors miser sur la fécondité  soit des Québécoises pauvres et moins éduquées soit des immigrantes qui, notamment, portent le voile.? Comme tant d’autres féministes, Martineau se croit obligé de décrier la famille traditionnelle parce que sa femme travaille et que deux voitures valent mieux qu’une.  

Après réflexion,  Martineau  mérite sûrement une mention spéciale à titre de Rose bonbon  du mois. En fait, il se qualifie déjà pour le Rose bonbon de l'année.  

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(1) Le contrat de mère porteuse : le partage des compétences législatives à la lumière du Renvoi relatif à la Loi sur la procréation assistée Andréane Giguère

Résumé

Conclusion

L’article 92 (13) LC 1867 donne compétence aux provinces pour légiférer en droit privé. C’est en vertu de cette disposition que le Québec a adopté la règle de la nullité absolue des conventions de gestation pour autrui (art. 541 C.c.Q.). La Cour suprême a confirmé la validité constitutionnelle de l’article 12 de la loi en vertu de la compétence exclusive du Parlement canadien en droit criminel (art. 91 (27) LC 1867). Il n’y a pas de conflit de lois entre les dispositions provinciale et fédérale. L’article 12 de la loi encadre les possibilités de remboursement de frais supportés par la mère porteuse pour agir à ce titre. Il s’agit d’une norme minimale à respecter dans tout le pays ; un régime provincial moins sévère contreviendrait à la règle de droit criminel. Or, rien n’empêche le Québec d’élever la norme minimale requise par le droit criminel en adoptant une règle de droit privé plus sévère. En se conformant à la norme la plus stricte (la norme civile), les Québécois se conformeront nécessairement au droit criminel. Malgré le fait que les grossesses sous contrats ne soient pas reconnues par le droit québécois, il s’agit d’une pratique clandestine assez fréquente, d’autant plus qu’elle n’est pas en elle-même criminalisée. Il serait intéressant d’étudier l’évolution de la jurisprudence québécoise au sujet de l’établissement de la filiation de l’enfant issu d’un contrat de maternité de substitution

http://revuejuridique.com/index.php?option=com_content&view=article&id=63&Itemid=60&lang=fr

(2) http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/

(3) 31 mai 2012  Avis du CSF sur la prostitution

Le Conseil du statut de la femme estime pour sa part que la prostitution n’est pas une fatalité ni une réponse adéquate aux pulsions sexuelles des hommes .Le mythe selon lequel la prostitution serait le plus vieux métier du monde hommes. Vouloir baisser les bras devant la prostitution, sous prétexte de réalisme, n’est pas une position défendable sur le plan humain. (…) Le jugement ontarien dans l’affaire Bedford va dans le sens de la décriminalisation totale de la prostitution, sans égard aux conséquences sociales.

Le Conseil estime que ce jugement n’a pas pris en considération les principes de dignité et d’égalité entre les sexes, prévus aux articles 15 et 28 de la Charte canadienne, qui sont bafoués dans la prostitution, en plus d’ignorer le lien entre la prostitution et la traite, pourtant reconnu dans les conventions internationales, tel le protocole de Palerme, dont le Canada est signataire. Par conséquent, le Conseil du statut de la femme est en désaccord avec le jugement de la Cour d’appel ontarienne, sans pour autant appuyer le statu quo, tel que défendu par les procureurs de la Couronne et de l’Ontario.

Le Conseil Il propose l’adoption d’une loi, à l’instar de la Suède, qui dépénalise les femmes prostituées et qui criminalise tous ceux qui les exploitent. Celle-ci devrait s’inscrire dans une politique globale, axée sur la responsabilisation de tous les acteurs sociaux, visant à :

lutter contre le proxénétisme sans criminaliser les femmes;

soutenir les femmes pour les aider à sortir et non à demeurer dans la prostitution;

changer les mentalités pour rendre la prostitution socialement inacceptable.

http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-29-1656.pdf•

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Monologues_du_vagin

(5) Accès à l’insémination artificielle pour les femmes seules et les couples de lesbiennes

les effets de la législation récente par Michel T. Giroux

 «La femme qui désire un enfant peut toujours recourir  à la brève mais intense rencontre lors de laquelle elle n’informe  pas de son projet parental l’heureux géniteur qui  s’ignore.

 Toutefois, cet expédient comporte des difficultés immédiates de deux ordres. D’abord, la possibilité de  contracter une maladie transmissible sexuellement, dont certaines menacent la santé ou la vie. La seconde difficulté survient lorsque la femme qui désire un enfant est lesbienne       et que le recours à la méthode naturelle ne lui sourit pas   particulièrement.

Vu ces difficultés, les femmes seules et les couples de lesbiennes qui désirent un enfant s’adressent à des cliniques    publiques ou privées d’insémination artificielle.

Grosso  modo, ces cliniques peuvent offrir leurs services dans trois  contextes, selon la situation sociale de la femme inséminée.      

Premièrement, inséminer une femme au moyen du sperme  de son mari ou de son conjoint de fait. Deuxièmement, inséminer une femme en relation de couple avec un homme  au moyen du sperme d’un autre homme. Dans ces deux  cas, la finalité est de contourner l’infertilité de l’homme ou  de prévenir un risque élevé de transmission d’une maladie héréditaire grave.

La troisième possibilité est d’inséminer  une femme seule ou une femme en relation de couple avec une autre femme.

Existe-t-il, au Québec, un droit légal à l’enfant ? Plus précisément, pouvons-nous trouver une disposition de la loi   qui accorde aux usagers des services de santé la capacité légale       d’exiger un enfant des cliniques de fertilité ? L’article 5   de la Loi sur les services de santé et les services sociaux qualifie    les services auxquels ont droit les usagers. Cette disposition   énonce que toute personne a le droit de recevoir des services de santé et des services sociaux adéquats :       Toute personne a le droit de recevoir des services de santé et   des services sociaux adéquats sur les plans à la fois scientifique,  humain et social, avec continuité et de façon personnalisée2  

 L’insémination pour les femmes seules et pour les couples de lesbiennes     

 Arguments défavorables     

 i La pratique de l’insémination, en isolant la procréation de la sexualité, prive l’enfant de provenir d’une véritable relation conjugale ;     

 i L’enfant a le droit de naître d’une mère et d’un père qu’il connaîtra éventuellement et qui lui procureront une famille, ainsi  qu’une histoire et une identité personnelles et sociales ;

 i La venue au monde d’un enfant devrait être issue de l’amour et de l’union physique des personnes qui l’éduqueront ;

 i La présence de parents du même sexe est susceptible d’engendrer chez l’enfant des difficultés d’identification quant à son  rôle d’être sexué ;  

 i Devenu adolescent ou adulte, l’enfant peut éprouver le besoin de connaître son géniteur ;  

 i La prestation exclusive des services d’insémination artificielle aux couples hétérosexuels stables ne retire aucun droit ni  aucune liberté aux femmes seules et aux couples de lesbiennes

 i La vie psychologique du couple de lesbiennes sera marquée par la perception que l’enfant est beaucoup plus proche de sa mère biologique, puisqu’il en constitue le prolongement. Cette inégalité du statut parental est propre à entraîner des difficultés   de couple que ressentira l’enfant ;      

i L’utilisation de l’insémination pour procurer un enfant à une femme seule ou à un couple de lesbiennes constitue un détournement   de la mission médicale, puisqu’il ne s’agit pas de résoudre un problème clinique, mais de contourner les limites  d’une biologie saine.      

Arguments favorables     

 i Face à l’alternative de la non-existence, il est préférable qu’un enfant existe ;  

 i L’insémination des femmes seules et des couples de lesbiennes conduira à plus d’égalité parmi toutes les catégories de   citoyens ;      

i Les recherches récentes sur le développement psychosocial des enfants élevés par des parents homosexuels indiquent que l’homosexualité des parents n’a pas d’effets nocifs sur leur développement ;      

i Puisque le bien-être et le développement des enfants ne sont pas menacés, il n’existe aucun motif raisonnable de maintenir une discrimination à l’égard des couples de lesbiennes qui désirent obtenir des services d’insémination ;     

 i L’insémination artificielle produit un enfant qui est génétiquement relié à la femme inséminée, ce qui crée un lien plus étroit  que l’adoption ;     

 i Le contrôle accru de l’humain sur sa reproduction participe à l’aventure de la liberté et de la conquête scientifique.                    

Le projet parental avec assistance à la procréation existe dès lors qu’une personne seule ou des conjoints ont décidé, afin  d’avoir un enfant, de recourir aux forces génétiques d’une personne       qui n’est pas partie au projet parental.     

L’adoption du nouvel article 538 du Code civil a pour conséquence de permettre aux femmes seules et aux couples de lesbiennes de requérir l’accès à l’insémination   artificielle dans un plus grand respect de leur vie privée et  de leur intimité, puisqu’on ne pourra plus leur opposer légalement  un mode de vie jugé déficient à l’égard du développement   de l’enfant à venir. Cette évolution de notre législatio

http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2000%20-%202009/095-101GIROUX1102.pdf

(6) La procréation médicalement assistée : une pratique à encadrer 

http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-29-167.pdf

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs48788

(7)  Depuis le 5 août 2010, le Québec assure les traitements de fertilisation in vitro de ses résidents. La couverture s’étend aux coûts du traitement et aux médicaments contre l’infertilité connexes, pour jusqu’à trois cycles de traitement in vitro ou six cycles soit naturels soit modifiés, lorsqu’un seul embryon est produit.

 Le coût estimatif des médicaments pour chaque cycle du traitement de fertilité peut s’établir entre 2 000 $ et 5 000 $.

http://www.lagreatwest.com/web5/groups/common/@public/documents/web_content/s7_010476.pdf

« Le traitement de l’infertilité coûte cher. Un seul cycle de stimulation ovarienne, incluant les médicaments connexes, coûte en moyenne 10 000 $, mais la facture peut facilement grimper jusqu’à 15 000 à 20 000 $ lorsque les médicaments ne produisent pas l’effet escompté et qu’il faut, par conséquent, en augmenter la posologie. À ce prix, si le transfert de deux embryons augmente leurs chances de réussite 2, près de 59% des couples préfèrent risquer d’avoir des jumeaux»

http://www.cmaj.ca/content/181/5/E71.full

«La mise en oeuvre au Québec d'un programme de procréation assistée gratuit a entraîné un boom qui est en voie de coûter beaucoup plus cher que prévu: trois hôpitaux réclament 123 millions de dollars pour lancer un programme de fécondation in vitro (FIV»

http://www.cqv.qc.ca/fr/des-couts-astronomiques-pour-la-fecondation-vitro-au-quebec

(8) http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/415.htm