Hermil Lebel répond à la fausse indignation de Lise Payette 

                                                                        Grâce à la collaboration de Gilles Saint-Amour

 
 

 Homme d'aujourd'hui

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 1- Ce qu’a écrit Lise Payette  (nos extraits)

Dans l’édition du vendredi 31juillet 2009 du Devoir Lise Payette écrit  à propos des quatre femmes trouvées mortes sans une écluse à Kingston  «Crimes d’honneur, crimes de pouvoir »

«Si les femmes tuaient tous les hommes qui leur ont été infidèles la terre serait dépeuplée » selon la grand-mère de Lise Payette »

«(…) S’il est vrai que des membres d'une famille ont supprime d'autres membres de leur famille parce que leur pouvoir sur ces êtres humains n'était plus respecte, il faut trouver le courage d'éclaircir ce que nous attendons de l'immigration. Si la culture machiste pratiquée dans certains pays ne peut accepte les règles de l'égalité que nous pratiquons ici, il serait important de trouver le moyen de le faire savoir à ceux qui prétendent s'installer au Québec. II faut que les règles du jeu soient claires comme de l'eau de roche, et non négociables. Parce que la négociation, sur les valeurs que nous jugeons essentielles, signifie un recul pour la société que nous avons bâtie. (…) »

«L’objectif sera toujours de garder nos frontières ouvertes. Mais nos yeux aussi. Si nous estimons que les combats que nous avons mènes étaient nécessaires, on ne doit pas accepte de voir nos acquis remis en question parce que quelques males, en mal de contrôle des femmes de leur entourage, veulent nous imposer leur vision d'un monde dont ils seraient les dominants.  J'espère seulement que, lisant les nouvelles concernant ce qui s'est passe à Kingston, il ne s'est pas trouve quelques Québécois de souche pour penser que c'était IA un moyen efficace de remettre les femmes à leur place».

 

2- Ce qu’a répondu Hermil Lebel dans le même journal le 31 juillet 2009 

Les «acquis» de Mme Payette                                    

«Le Québec contemporain, c'est à proprement parler le «Féministan». Ici, il importe de rappeler comment n'importe quelle femme qui le désire peut faire incarcérer l'homme qui partage son quotidien sur une simple dénonciation de violence domestique qui ne sera jamais enquêtée, ce qui ouvre toute grande la porte aux fausses allégations. Les policiers procèdent aveuglément, sans poser la moindre question, car ils savent que les juges fripons de la cour du Québec vont condamner le pauvre bougre sans la moindre preuve et ainsi couvrir leur méfait. Les juges de la cour du Québec sanctionnent des jugements fallacieux et distribuent à tout vent des dossiers criminels à des hommes parfaitement innocents sans jamais avoir à se soucier des conséquences de cette duperie. Aucune preuve n'est requise dans ces dossiers, une seule parole suffit. Ces mesures arbitraires sont autorisées par la fameuse «politique d'intervention en matière de violence conjugale», un texte davantage sexiste que Mein Kampf pouvait être raciste car elle ostracise la moitié mâle de la population. En outre, cette fameuse politique qui n'est pas une loi fut adoptée sur la base d'un grossier mensonge prétendant que pas moins de 300 000 femmes étaient victimes de violence conjugale chaque année au Québec. Une simple demande d'accès à l'information aura permis de mettre à jour cette imposture.1

«Avant de recouvrer sa liberté, l'homme ainsi inculpé devra accepter de se soumettre à une sentence avant jugement. De cette manière, il vient de se faire déposséder de son domicile et de l'accès à ses enfants. Dans les semaines qui vont suivre, il sera également soulagé d'une portion significative de ses revenus transférés en franchise d'impôt à l'auteure du délit alors qu'il doit continuer d'en assumer la charge fiscale. De plus, les jugements en matière familiale sont ouvertement défiés et les femmes qui s'adonnent à ce petit jeu sont assurées d'obtenir l'assistance des policiers pour commettre leurs outrages qui ne seront jamais sanctionnées.

«Par ailleurs, les hommes sont dépeints comme des imbéciles dans les publicités et personne ne s'en offense. Les garçons décrochent de l'école à un rythme effarent et les féministes accueillent ce résultat comme une avancé de leur cause. Les hommes se suicident à un taux quatre fois supérieur à celui des femmes sans que personne ne s'en inquiète. 97% des payeurs de pension alimentaire sont des hommes. Le rapport Rondeau intitulé: « Les hommes, s'ouvrir à leur réalité et répondre à leurs besoins » dort sur la tablette du Ministère de la Santé depuis sa sortie en janvier 2004 alors que la situation qu'il décrit est qualifiée d'alarmante. Les féministes ont même initié une pétition pour demander aux décideurs, ceux qui tiennent les cordons de la bourse, de ne pas mettre en application ses 16 recommandations urgentes. Voilà en quelques mots résumés les « acquis » dont Mme Payette semble être si fière ».

On doit savoir que ce raconte M. Lebel n’est pas une histoire inventée mais bien une histoire vécue.

 

3- La fausse indignation de Mme Payette

 

C’est bien connu les féministes carburent à l’indignation. Le sentiment paraît  tellement sincère que l’on ne s’interroge même pas sur sa justification. Tout incident peut servir à propager la doctrine car ce qui importe c’est la leçon que l’on dit en tirer. Ici, Mme Payette soupçonne les hommes d’une famille d’Afghans d’avoir causé la mort de 4 femmes dont la première épouse du chef de famille. Elle trace immédiatement un parallèle entre cet incident  et une histoire que lui a rapportée sa grand-mère. Une voisine de cette dernière avait été  tuée sans raison  par son mari jaloux qui se croyait cocu. Selon elle «Le Québec a déjà été un terreau fertile pour les crimes d’honneur »

Cette analyse nous paraît comporter trois vices majeurs

Premièrement, Mme Payette ne dit pas que la deuxième épouse a aussi été arrêtée.  Se pourrait-il  que le crime ait été commis (s’il y a eu crime) à sa demande, pour éliminer une rivale gênante ?

Deuxièmement, Mme Payette laisse entendre que les tribunaux d’ici ont déjà avalisé ce genre de crime d’honneur» dans le passé …à partir d’un cas particulier. Elle ne donne aucune statistique, elle  ne cite aucun jugement, aucune jurisprudence. ce qui devrait pourtant être assez facile puisque «ce crime d’honneur  trouvait la plupart du temps une écoute compatissante chez les juges au moment du procès». Ce genre d’affirmation  insidieuse est typique des féministes, comme les 300 000 femmes battues

Troisièmement, Mme Payette veut faire croire que nos tribunaux pourraient, aujourd’hui, accepter  une «pratique» qui a cours dans certains pays musulmans et qui permet de punir de mort les femmes qui dérogent à certaines règles de comportement envers leurs maris. C’est évidemment une insulte à l’intelligence mais cela ne dérange pas Mme Payette puisque cette hypothèse farfelue nourrit sa fausse indignation.

Quatrièmement, Mme Payette omet de dire qu’ l’époque de sa grand-mère, les femmes ne subissaient pas la peine capitale, à la différence des hommes.  Il est difficile d’imaginer un  deux poids deux mesures plus conséquent. Elle feint aussi  d’ignorer l’attitude paternaliste qui a longtemps prévalu devant les tribunaux au point que le Droit était perçu comme «la défense de la veuve et de l’orphelin»

Cinquièmement Mme Payette omet de dire que, depuis lors, les tribunaux ont accordé à la femme qui se prétend battue le droit de tuer son mari en toute impunité, le droit de décider seul de l’avortement  etc. En fait, sur ce site nous rapportons de nombreuses décisions qui démontrent à la fois la misandrie des tribunaux en matière de droit matrimonial  et leur  paternalisme en matière de sanctions  criminelles et  pénales de même qu'en droit du travail de telle sorte qu’aujourd’hui ce ne sont pas les femmes qui ont à subir des inégalités de droit  mais bien les hommes   

Sixièmement, aujourd’hui, on  pourrait certainement dire  «Si les hommes tuaient toutes les femmes qui leur ont été infidèles la terre serait dépeuplée » mais comme cela ne s’est manifestement  pas produit on comprend que Mme Payette s’indigne pour la galerie. Et dire qu’il y a encore un quotidien qui lui accorde le privilège d’une chronique pour répandre ses élucubrations.

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(1)Voir la brochure imprimée par le ministère de la justice et subséquemment retirée après que la commission eût confirmée l'absence de source derrière une telle affirmation.

http://www.lapresrupture.qc.ca/SPGLVC.html