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D-19 Le mouvement féministe souffre de  quérulence mais

 les gouvernements  aggravent son état

 

 

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La nature de la maladie

Le Petit Larousse illustré : « La quérulence est la «Tendance exagérée à la revendication et à la recherche d’une réparation de dommages imaginaires»,

Wikipedia : «La quérulence est, en psychiatrie, un délire de revendication. Au départ d'un dommage parfois réel mais non reconnu, le malade, souvent paranoïaque, amplifie démesurément son préjudice et poursuit indéfiniment celui à qui il en impute la cause. Sans succès dans sa plainte, il peut user de violence»,

Le Journal du Barreau du Québec : «Selon les psychiatres, il s'agit d'une pathologie, d'un trouble de la personnalité caractérisé par un délire de revendications, forme de paranoïa, qui amène le sujet à s'investir dans des litiges sans fin et sans issue (…).Tant que la justice n'a pas triomphé en sa faveur, il se sent mobilisé. En persécuté et poursuiveur, les échecs répétés le renforcent dans sa conviction que justice reste à faire. Qu'il obtienne gain de cause et une nouvelle injustice vient de l'interpeller dans son obsession de réparer les torts.».

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En d’autres termes, la quérulence peut se manifester tant sur le plan des services de santé que sur celui de l’activité politique et judiciaire.

Notre contribution à l’avancement de la science. Cette maladie frappe aussi les groupes, en particulier le mouvement féministe.

En effet, nous soumettons que cette maladie peut  affecter autant un groupe qu’un individu. Nous nous étonnons que personne, à ce jour, n’ait reconnu que le  mouvement féministe québécois, comme la presque totalité de ses homologues, présente tous les symptômes de cette pathologie depuis déjà quelques décennies.

En effet, les exemples sont nombreux. Ce mouvement n’a cessé  de se plaindre de la discrimination pratiquée par les hommes pour réclamer des modifications à une situation qu’il jugeait défavorable aux femmes. À chaque fois qu’il obtenait satisfaction à l’égard d’une de ses revendications il se mettait à la tâche pour trouver un autre sujet de récrimination.- Exemples: Oui, c’est vrai que les femmes sont devenues majoritaires dans les services de santé…. Mais elles n’occupent pas encore la majorité des postes de direction. Après avoir réclamé  et obtenu le droit de vote il exigea le programme à « Égalité pour décider»,  après avoir réclamé et obtenu l’égalité de droit, il demanda  et obtint la fermeture des tavernes parce que «discriminatoires envers les femmes», après avoir obtenu le droit à l’avortement, il demanda  et obtint que le géniteur ne puisse l’empêcher sous aucun prétexte, après le droit de conserver son nom de jeune fille ce sera l'interdiction de choisir librement le nom de son mari, après le divorce sans faute ce sera le droit à la prestation compensatoire, au prélèvement automatique des pensions alimentaires, à un  service des garde nationalisé, après le droit au congé de maternité ce sera le congé de paternité presque obligatoire et, enfin, plus récemment, le droit à l’égalité de fait, en principe, dans tous les domaines.

Le plus remarquable  est encore que ce mouvement  n'a jamais prouvé  l’existence de la cause du dommage – la discrimination sexiste- ni le lien de causalité entre cette cause, le dommage prétendument subi  et le remède demandé.

Les gouvernements ont tout fait pour aggraver l'état du mouvement féministe 

On peut toujours reprocher à ce mouvement de ne pas avoir cherché à se guérir en consultant les ressources compétentes de notre système de santé. Après tout, malgré l’omni bienveillance de l’État, chacun demeure encore responsable de sa propre santé. Toutefois, comme il s’agit d’une maladie qui a des répercussions  sur l’ensemble de la population, on peut  aussi reprocher à nos  leaders d’opinion – éditorialistes, chroniqueurs  universitaires émérites, membres des comités du programme des  partis politiques, cogiteurs du Plateau  Mont-Royal, leaders syndicaux -  de ne pas avoir posé ce diagnostic bien avant nous alors que les symptômes étaient pourtant  des plus apparents.

En fait, on dirait  qu’ils ont tous conspiré pour ne pas éveiller la population à cette  réalité.  Ainsi, les dirigeants des partis péquiste et libéral, en particulier, n’ont pas hésité à conforter le mouvement féministe dans ses plus lancinantes hallucinations. Comme dirait le roi Arthur dans Kaamelott, il y a là «une optimisation du fictionnel».  D’abord, ils ont conféré aux femmes (51% de la population) le même statut  que les divers groupes minoritaires que des dispositions de la Charte des droits visent à protéger en tant que victimes potentielles de discrimination. Puis,  ils ont institutionnalisé ce mouvement dans les structures mêmes de l’appareil gouvernemental (Conseil du statut de la femme, Secrétariat à la condition féminine) de sorte que la quérulence féministe a été en quelque sorte étatisée  et, de ce fait, devenue aussi banale que l’influenza et la migraine. Enfin, les mêmes gouvernements ont adopté des mesures dites de «discrimination positive», à l’encontre de cette même Charte, comme  la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics, la Loi sur l’équité salariale.  Les Centrales syndicales ont, à leur tour, pris fait et cause pour la doctrine féministe allant jusqu’à instituer des instances réservées aux femmes et à accorder leurs support financier à des groupes de militantes extérieurs. Pour leur part, les éditorialistes et chroniqueurs n’ont jamais cru nécessaire de décrire les manœuvres du mouvement féministe, la place privilégiée qu’il occupe dans l’appareil gouvernemental, ni sérieusement remis en cause, à la fois, la persécution invoquée et  les privilèges accordés par les gouvernements à la suite de ces pressions.

Les explications du comportement des principaux acteurs politiques

Nous croyons que la majorité des citoyens n’a pas encore saisi  les raisons qui expliquent le comportement des uns et des autres. Même si Pierre-Elliot Trudeau  a déclaré, il y a déjà plus de trente ans, que la tâche des gouvernements  se résume à négocier avec les groupes de pression, très peu sont prêts à reconnaître que nos femmes, filles et sœurs, comme telles, ont pu, effectivement, constitué un groupe de pression avec les mêmes objectifs que les autres du même genre et obtenir des avantages aux dépens des autres mais …,bien entendu, dans l’intérêt commun. Le jeu de la politique étant ce qu'il est, c'est la roue qui grince qui se fait huiler. Or, le mouvement féministe sait très bien comment grincer. 

Les dirigeantes du mouvement féministe ont réalisé, il y a de çà un bon moment, qu'elles  disposent d’un membership potentiel impressionnant– la moitié de la population- ainsi que d’un  excellent instrument de mobilisation, la victimisation des femmes par la discrimination historique et systémique mise au point par les hommes, l’autre  moitié de la population.  Il leur a suffi de décrire  l’organisation sociale durant les siècles antérieurs aux deux guerres mondiales du XX ième comme étant l’œuvre maléfique d’un soi-disant patriarcat pour qu’il devienne tendance de souscrire à cette vision tronquée et particulièrement simpliste de l’histoire. Pour leur part, les gouvernements occidentaux, composés majoritairement  d’hommes, bien culpabilisés par la propagande féministe, s’empressèrent  de vouloir  corriger les iniquités dont elles disaient  faire l’objet. En effet, les dirigeants des partis politiques, mis en situation de surenchère, se crurent très retors de  souscrire aux revendications du mouvement car ils croyaient pouvoir ainsi recevoir ainsi l’appui électoral des femmes, comme celui des autres «publics» qu’ils courtisaient avant chaque élection. Quant  aux chefs syndicaux ils ont certainement vu dans l’entrée massive des femmes au travail, principalement dans les secteurs public et parapublic, une source inépuisable de nouvelles cotisations. Ils ont même poussé l’aplatventrisme jusqu’à pénaliser les travailleurs masculins pour favoriser indûment les travailleuses. Tout aussi calculateurs mais franchement encore plus minables, les éditorialistes et chroniqueurs renoncèrent  à dénoncer les manœuvres des uns et des autres de crainte de s’aliéner le lectorat féminin.

C’est comme çà que la quérulence du mouvement féministe est devenue endémique et sert de modèle à de plus en plus de groupes qui rêvent d’être à leur tour privilégiés et entretenus par l’État.