L’histoire politique du Québec    Deuxième partie

De la Province de Québec en Révolution  tranquille

à la Province de Québec en redéfinition d’’identité

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

Dans cette partie nous allons adopter un cadre légèrement différent de celui de la Première Partie. Nous allons diviser le texte  en fonction de périodes dont la désignation a déjà été retenue  par l’histoire ou que nous avons-nous-mêmes choisie.  Ce choix repose sur un ou des événements majeurs  qui ont marqué cet espace de temps. Ces périodes  réunissent  les mandats électoraux d’un ou de plusieurs partis politiques. Nous ferons état alors des  principales réalisations des partis au pouvoir  ainsi que des divers  événements  qui ont marqué leurs mandats.    

 

1  «La Révolution tranquille-» du conservatisme à la social-démocratie »  Le Gouvernement  Libéral de Jean Lesage  et le Gouvernement Union Nationale de Daniel Jonhson  

 

1.1   La période 1960-1966

-- Cette période est sans doute une des plus effervescentes sur le «plan national» non seulement au Québec mais également ailleurs dans le monde. L’époque est aussi l’occasion d’une profonde remise en cause de la société traditionnelle. En France le général  De Gaulle qui a, pourtant,   procédé à la décolonisation de l’Afrique est aussi contesté en Mai 1968

-- Au Québec, nous sommes  à la sortie  d’un  long règne du parti de l’Union nationale qui, grâce à sa philosophie conservatrice de son chef, Maurice Duplessis, avait  permis un important essor minier et industriel  ainsi que le développement de l’instruction publique tout en assurant une importante capacité d’emprunt grâce une saine gestion des finances publiques. Cependant, la démocratisation de l’instruction publique avait aussi fait en sorte que de plus en plus  d’individus remettaient en cause des principes apparemment immuables, notamment la place prépondérante occupée par l’église catholique dans la prestation de services publics, les liens sacrés du mariage, le rôle limité de l’État etc.

-- Les décès  rapprochés  de deux chefs de ce parti (Duplessis -1959- et Sauvé-1960), les dénonciations répétées par le parti d’opposition (le Parti libéral du Québec) à l’égard du «patronage» pratiqué par le gouvernement dans l’embauche du personnel de l’appareil gouvernemental et dans l’attribution des contrats publics et la venue d’un chef  Libéral charismatique –Jean Lesage- conduisent à la défaite l’UN et à un renouveau idéologique qui sera  appelé la Révolution tranquille

«Le 22 juin 1960, Jean Lesage, à la tête du Parti libéral, remporte les élections avec son slogan: «C'est le temps que ça change». On fait savoir qu’il  forme avec ses  ministres « l'Équipe du tonnerre.» : Georges-Émile Lapalme; René Lévesque,  responsable de ministères importants, dont les Ressources naturelles Paul Gérin-Lajoie  ministre de l'Éducation; les conseillers Jacques Parizeau, Claude Morin, Claude Castonguay et Bernard Landry. Lors de la campagne électorale de 1962  le slogan devient «Maîtres chez nous».

----«D'abord, elle réorganise  totalement  l'appareil étatique québécois, dans tous les secteurs d'activité et dans toutes les régions. Cette réorganisation est caractérisée par la création de nouveaux programmes dans le domaine de la santé et des services sociaux, l'établissement d'un système scolaire plus centralisé, la création d'instruments d'intervention en matière économique, l'établissement d'une politique culturelle ainsi que la mise en place d'une politique étrangère québécoise dans les domaines de compétence qui lui sont reconnus par la constitution canadienne. Plus fondamentalement les futurs fonctionnaires seront dorénavant recrutés au mérite du moins  au niveau sous-ministériel. 

Ensuite, la Révolution tranquille marque une réconciliation entre le discours du Parti libéral du Québec (PLQ) et les mouvements nationalistes traditionnels, réfléchie dans le programme politique du PLQ pour les élections générales provinciales de 1964. Le PLQ de Jean Lesage se démarque de celui d'Adélard Godbout en intégrant l'affirmation collective des francophones comme « vecteur principal des transformations de la société québécoise »  mises de l'avant durant cette période.

La conversion de l'État québécois aux principes de l'État-providence ou, préférablement, de la « Social-démocratie » marque également la fin du cléricalisme dans le domaine social, qui est transformé par le remplacement du clergé de la direction des réseaux de l'éducation, de la santé et des services sociaux par une nouvelle technocratie laïque. Cette rupture s'accompagne d'une défection massive au sein du clergé catholique, qui affaiblit encore davantage la position de l'Église dans la société.

---Cette affirmation  nationale des Québécois amène le gouvernement libéral de Lester B. Pearson à instituer la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Laurendeau-Dunton- les coprésidents) en   1963-65  car une des raisons  de la montée du nationalisme est assurément « Le constat d'échec en matière d'égalité des langues anglaises et française au Canada  ». Le gouvernement  donne suite au rapport en se dotant d’un ministère fédéral du Multiculturalisme. Le bilinguisme institutionnel devient réalité au gouvernement fédéral, avec l'adoption de la LOI SUR LES LANGUES OFFICIELLES (1969) et la nomination d'un commissaire aux langues officielles.2

On aura compris que l’on fait ainsi disparaître à la fois la culture anglaise et la culture française  et que la langue devient principal agent d’intégration ce qui ne peut que favoriser la langue majoritaire.

----La déconfessionnalisation des institutions apparaît dans  la plupart des secteurs. Ainsi  la Confédération des travailleurs catholiques du Canada devient la Confédération des syndicats nationaux

---Enfin, au Québec l'ensemble des réformes de cette période est marqué sous le sceau d'une certaine urgence. Les réformes sont menées à un « rythme intense et concentré », mais cette effervescence caractéristique des changements de régime provoque une réaction d'aliénation chez une partie des électeurs».

 

1.2  Les réalisations du Gouvernement   de Jean Lesage   1960-1966

-Elles sont  nombreuses et touchent à presque tous les domaines d’activité

1960

---  Nouvelle carte électorale, droit de vote à 18 ans au lieu de 21

--- Financement accru des commissions scolaires pour la création des classes de maternelle.

--- Création de la Commission de la fonction publique et établissement du régime de mérite

1961-

--- La scolarité  devient  obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans au lieu de 14 ans. Gratuité scolaire jusqu'à la onzième année

-- -Grâce à l'assurance hospitalisation, les patients reçoivent gratuitement les soins à l'hôpital. 

--  Ouverture de la   Délégation générale du Québec à Paris et délégations à Londres et à New York.

--- Création de trois nouveaux ministères : les Affaires culturelles, le Revenu et les Affaires provinciales.

1962 

---Création de la Société Générale de financement (SGF) pour favoriser  l'économie du Québec en encourageant les investisseurs et en mettant en valeur les ressources naturelles. 

1963

-- La- mise sur pied de la  Commission d'enquête sur l'éducation, supervisée par Monseigneur Alphonse-Marie Parent.

--- Nationalisation de l'électricité

1964 Création du  ministère de l’Éducation

---Présentation surprise  du projet du Régime des rentes du Québec lors d'une conférence fédérale-provinciale en 1964 pour neutraliser un projet fédéral aux mêmes fins

1965

--- La Loi de la fonction publique reconnait le droit des fonctionnaires à la négociation collective à la syndicalisation, à la grève à la  sécurité d'emploi, etc. 

--- Regroupement des commissions scolaires catholiques et des commissions scolaires protestantes lorsque le gouvernement en  55 nouvelles unités   

--  Création de la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui sera chargée de faire fructifier les rentes des québécois –son actif passera de 0$ en 1966 à 12 millions en 1980 3

 -- De nouvelles écoles secondaires publiques  mixtes sont ouvertes, les polyvalentes accueillent tous les jeunes, dont les baby-boomers. Pour desservir adéquatement les élèves, le gouvernement construit de nouvelles écoles et recrute de nombreux nouveaux enseignants.

1966

Il faut  croire que trous ces changements perturbent une partie importante de l’électorat .Le parti libéral est battu, en 1966,  par le Parti de l’Union nationale dirigé par Daniel Johnson. Toutefois  nous  croyons que  Johnson s’inscrit parfaitement dans la continuité de la Révolution tranquille  en se montrant plus à l’écoute du monde rural.  

1967

Lors de sa visite au Canada le général De Gaulle, le héros de la Résistance française au cours de la  guerre 1939-45,  prononce un discours sur le balcon de l’hôtel de ville de Montréal  qu’il termine par la phrase  «Vive le Québec, Vice le Québec libre » au grand désarroi des indépendantistes eux-mêmes.

 

1.3 Les réalisations des Gouvernements  Daniel Johnson 1966 - 68

1967

---  Création des  Cégeps et du réseau de l’Université du Québec.

----  Mise en vigueur d'une loi de 1945 qui permet la création de Radio-Québec (maintenant Télé-Québec)

-----Introduction de la mixité dans les écoles

---  Adoption de la  loi sur le Protecteur du Citoyen

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2. «La question  linguistique  – le refus de décider » Le gouvernement  de Jean-Jacques Bertrand.

«Le refus de reconnaître la nation québécoise» par  le gouvernement  de Pierre-Elliot Trudeau

 

2.1 La période 1968-70 Le bouillonnement indépendantiste

Cette  est marquée par divers événements qui ont mettent en relief la difficulté qu’ont éprouvée les gouvernements  de l’époque à affirmer l’usage du Français au Québec dans le domaine de l’éducation d’abord  puis dans l’ensemble de la sphère publique.  Cette subordination linguistique associée à une communauté ethnique  est  apparue,  logiquement, comme une subordination nationale.  La Rébellion de 1837-38 et la crise de la conscription n’avaient pas revêtu la même signification et ne s’étaient pas produites dans des contextes aussi propices à la politisation.

--- Fondamentalement, le mépris constant des entreprises anglophones à l’égard de leurs employés  et même de leurs clients francophones à Montréal (qui se traduit  notamment  par l’expression «speak white») et l’utilisation des forces armées canadiennes  comme instrument d’anglicisation ont fini par exaspérer la population  québécoise.    

--- «Le Rassemblement pour l’Indépendance nationale (RIN), un parti politique animé notamment par Pierre Bourgault, développe  cette idée. Pour la première fois, les Québécois peuvent voter pour leur liberté. Puis, en 1968, tout change. René Lévesque quitte le Parti libéral, incapable d’envisager le Québec autrement que comme une province, et fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA). Sous sa direction, le MSA et le Ralliement national (RN) s’unissent pour former un seul et même parti : c’est la naissance du Parti Québécois. Dans la foulée, le RIN se saborde, invitant ses militants à joindre le nouveau parti. René Lévesque devient son premier chef. Les débuts sont fulgurants. Après deux ans, le jeune Parti Québécois compte 80 000 membres.»

----La Crise  de St Léonard--«Déjà, dans les années 1950, environ 70 % des enfants des nouveaux Québécois à Montréal fréquentent des écoles anglophones. Cette proportion est encore plus élevée dans la décennie suivante. Dans ce contexte, la survie du fait français au Québec, et principalement dans un Montréal de plus en plus cosmopolite, semble compromise à plus ou moins court terme» «À la rentrée scolaire de 1968, des élèves occupent l’école Aimé-Renaud à Saint-Léonard, sur l’île de Montréal. Ils réagissent ainsi à la proposition de la commission scolaire de transformer la seule école secondaire du quartier en école secondaire francophone.  Mais l’événement, très médiatisé, n’est en fait qu’une nouvelle étape dans le conflit qui oppose les francophones aux anglophones et allophones de Saint-Léonard»4

-- Au Québec, alors que le nationalisme québécois prend de la vigueur avec les  René Lévesque  et Pierre Bourgault Pierre-Elliott-Trudeau choisit de contester ce mouvement et, pour ce faire, se présente au palier fédéral à la tête du Parti Libéral. 5 Le 24 juin  1968, la veille des élections fédérales, lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal, une émeute éclate à proximité de l’estrade où prennent place les dignitaires. La télévision montre un Pierre Elliott Trudeau bravant les émeutiers, au milieu du tumulte. L’homme devient plus grand que nature. Le lendemain, il est triomphalement élu premier ministre du Canada. Au Québec, les libéraux remportent 55 sièges sur 74.»  Cet acte pourrait en être un de bravoure  s’il n’en était de défi à l’égard de la nation québécoise  car Pierre-Elliot Trudeau n’a jamais voulu reconnaître cette nation, alors qu’il s’était empressé de reconnaitre les nations autochtones.

«La situation dégénérant à la suite d’affrontements entre les deux groupes, le gouvernement de l’Union nationale pense trancher le nœud gordien en adoptant, en 1969, la loi 63 qui, à la grande stupéfaction de la population canadienne française, donne le droit aux parents de choisir la langue d’enseignement de leurs enfants. L’automne 1969 est très difficile pour le gouvernement de Jean-Jacques Bertrand en raison des mouvements de protestation contre la loi 63. Celle-ci est à ce point impopulaire qu’elle se révèle l’une des principales causes de la défaite de l’Union nationale aux élections de 1970 »6

Au même moment  divers événements viennent compliquer la situation.

1968

----Octobre : Début de la grève générale de plusieurs cégeps et départements universitaires. Les étudiants demandent une 2e université de langue française à Montréal, à cause du nombre très important de jeunes allant obtenir, pour la première fois, un DEC général. Aussi on demande une réforme des prêts et bourses et l’abolition des présences obligatoires au cégep.

---- Manifestation de 10 000 étudiants à Montréal. D’autres associations se joignent à la grève. Trois cégeps décrètent un lock-out.

-- Congrès de fondation du Parti québécoisRené Lévesque en est le premier chef.

---Décembre : dépôt de la loi 85, garantissant leurs droits linguistiques à la minorité anglophone. 3 000 personnes manifestent devant le Parlement et brisent quelques fenêtres. Devant le tollé général, le gouvernement Bertrand préfère la retirer pour le moment.

-: Création de la Commission d’enquête sur la situation de la langue française et des droits linguistiques au Québec, alias Commission Gendron.

1969

---Mars: Manifestation pour un McGill français à Montréal.

--- l’UGEQ se saborde.

---- Octobre : Lors de la grève des policiers et des pompiers de la ville, une émeute éclate à Montréal. Le garage d’autobus Murray Hill est attaqué par des chauffeurs de taxi mécontents de leur monopole pour desservir l’aéroport de Dorval. Le rez-de-chaussée de l’Hôtel Reine-Élizabeth est pillé. Les futurs felquistes Jacques Lanctôt et Marc Carbonneau font partie du Mouvement de Libération du Taxi (MLT).

--- Une centaine d’associations québécoises forment un Front commun du Québec français dans le but de contrer le nouveau projet de loi.

---: 40,000 personnes manifestent contre la loi 63 devant le Parlement. Des désordres s’ensuivent : il y a 40 blessés et 70 arrestations.

---Mars : Bertrand annonce des élections générales pour le 29 avril.

---Avril  les médias annoncent que 9 camions de la Brinks, remplis de valeurs mobilières et gardés par 30 policiers armés, ont quitté le siège de la fiducie Trust Royal à Montréal pour Toronto. C’est le coup de la Brinks dont le but est de faire croire aux électeurs qu’il y aura une fuite des capitaux s’ils élisent le P.Q. à la tête du gouvernement. Une «fausse nouvelle» gracieuseté du Parti Libéral fédéral qui profite à son homologue provincial, bien entendu.

-----le P.L.Q. remporte l’élection avec 45 % du vote et 71 des 108 circonscriptions. Le P.Q., avec 23 % du vote, n’obtient que 7 comtés. L’Union nationale remporte 17 comtés, mais seulement 19 % des électeurs ont voté pour le parti au pouvoir.

 

2.2 Les réalisations du gouvernement Bertrand (1968-1970)7

1968

--  Création  de l’Université du Québec, Alphonse Riverin président Louis Berlinguet, vice-président   Pierre Martin, vice-président

1968.

--Création du Ministère de l’Immigration

---.Adoption de la loi abolissant le Conseil législatif. L’Assemblée législative prend le nom d’Assemblée nationale du Québec.

---Dépôt de la loi 85, garantissant leurs droits linguistiques à la minorité anglophone. 3 000 personnes manifestent devant le Parlement et brisent quelques fenêtres. Devant le tollé général, le gouvernement Bertrand préfère la retirer pour le moment.

--- Création de la Commission d’enquête sur la situation de la langue française et des droits linguistiques au Québec, alias Commission Gendron.

---Jean-Guy Cardinal signe avec la France des ententes relatives à la coopération dans les domaines des télécommunications, des investissements et des échanges industriels.

1969

-- Création  de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)  chargée de   de mettre sur pied le régime de l’assurance maladie lequel est  lancé en 1970, l’assurance-maladie du Québec permet à toute la population de profiter de soins de santé gratuitement 8

 --Création  de l’ÉNAP comme constituante de l’Université du Québec. Roland Parenteau, ex-professeur des HEC, Directeur général, André Gélinas,   ex-professeur en administration publique de l’Université Laval, Directeur des études  

 --Jean-Guy Cardinal dépose le projet de loi 63 visant à promouvoir la langue française. En fait, il s’agit du frère jumeau de l’ancien projet de loi 85, car il maintient le libre choix de chaque citoyen pour la langue d’enseignement général, -20 novembre 1969 : la loi 63 est finalement adoptée

--- Adoption  de la Loi créant la SOQUIP (Société québécoise d’initiatives pétrolières

--- Lancement officiel de Loto-Québec

1970

-- La direction des  établissements de santé  et de services sociaux est  laïcisée -et les religieuses qui y travaillent ne portent plus la tunique et la coiffe.9

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3.  «De la Question linguistique à la  Question  nationale»  

Le gouvernement de Robert Bourassa 1970-1975

 

3.1 La période  

---Il est manifeste que la Loi 63 de Jean-Jacques Bertrand  n’a  rien réglé  mais qu’elle a, au contraire, envenimé la situation. 

---La crise d’octobre  FLQ 1970 10

«On assiste alors à une radicalisation de l’opposition au régime établi que l’on n’avait pas vu depuis les émeutes de 1837-38. « Débutant le 5 octobre 1970 avec l’enlèvement, à sa maison de Westmount, de l’attaché commercial du Royaume-Uni James Richard Cross par la cellule Libération du Front de libération du Québec (FLQ)[1], la crise d’octobre fut marquée également par :

--la lecture du Manifeste du FLQ à la télévision de Radio-Canada (8 octobre),

--l’enlèvement du ministre provincial du Travail Pierre Laporte par la cellule Chénier (10 octobre)[2],

-- la mise en place de la Loi des mesures de guerre (15-16 octobre) par le gouvernement de PET Trudeau,

-- la découverte du corps de Pierre Laporte le 17 octobre 1970 à Saint-Hubert dans le coffre d’une voiture,

-- la libération de James Richard Cross  le 3 décembre 1970,

-- l’arrestation des trois derniers membres de la cellule Chénier le 28 décembre 1970.

La crise d’octobre  affecte les élections municipales de 1970 à Montréal.

---«Le paysage politique subit une mutation profonde, il ne se limite plus dorénavant  à l’opposition classique entre les Libéraux et les Conservateurs. Apparaît d’abord, le Rassemblement pour l’Indépendance nationale (RIN), animé notamment par Pierre Bourgault. Pour la première fois, les Québécois peuvent voter pour leur liberté. Puis, en 1968, tout change. René Lévesque quitte le Parti libéral  qui est incapable d’envisager le Québec autrement que comme une province, et fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA). Sous sa direction, le MSA et le Ralliement national (RN) s’unissent pour former un seul et même parti : c’est la naissance du Parti Québécois. Dans la foulée, le RIN se saborde, invitant ses militants à joindre le nouveau parti. René Lévesque devient son premier chef. Les débuts sont fulgurants. Après deux ans, le jeune Parti Québécois compte 80 000 membres.» À l’élection de  1970, le Parti Québécois fait élire sept députés à l’Assemblée nationale et finit deuxième au chapitre du nombre de voix recueillies (23,6 %) ». 

 

3.2  Les réalisations du gouvernement Robert Bourassa (1970-75)

--- «La Commission Castonguay termine ses travaux et le Québec procède à l’adoption de l’assurance-maladie. Rappelons que la Commission recommandait un système de santé public, gratuit, accessible et universel et des orientations majeures pour orienter l’action sur les déterminants de la santé [1] ».

1971
---Adoption de  la Loi sur les services de santé et des services sociaux. C’est la mise en place d’un système de santé, avec accès universel et gratuit, sans égard au revenu ou au statut social des citoyennes et des citoyens.

1974

--Adoption de la Loi 22 sur la langue officielle.11

«Cette loi fait du français la langue officielle dans un certain nombre de secteurs :

--langue de la législation et de la justice (la priorité est accordée aux textes français en cas d’ambiguïté)

--langue de l’administration publique (les documents officiels doivent être rédigés dans la langue officielle)

--langue des entreprises d’utilité publique et des professions (doivent offrir leurs services dans la langue officielle)

--langue des affaires (l’utilisation de la langue officielle est exigée dans l’affichage commercial)

--langue du travail (les entreprises voulant traiter avec l’État doivent appliquer les programmes de francisation)

--langue de l’enseignement (l’école publique anglaise n’est accessible qu’aux enfants qui ont une connaissance « suffisante » de cette langue) »

Il est manifeste que cette disposition donne ouverture donne ouverture à des appréciations fort variables.»

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4   «Solution à la crise linguistique : la Souveraineté nationale »  Les gouvernements du Parti Québécois  (1976-1980 et1980-1985)

 

4.1 La période  1976-1985

--Le Parti Québécois  défait un gouvernement libéral miné par le cynisme et les allégations de corruption. Il a obtenu 41,37 % des voix et a fait élire 71 députés, René Lévesque déclare : « Je n’ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d’être Québécois que ce soir.» 

--La Loi constitutionnelle de 1982   Le rapatriement de la Constitution sans le Québec

Le gouvernement de PET Trudeau profite que le PQ est au pouvoir  pour faire adopter cette loi qui est à la fois  une loi du Parlement britannique et des Parlements canadiens  La Loi constitutionnelle de 1982, est alors devenue une partie de la constitution du Canada malgré la contestation du Québec. En effet  le Québec a refusé d'adhérer à cette loi en invoquant le fait qu’elle lui retirait son droit de veto  en matière de changement constitutionnel. Or ,la  Cour suprême  du Canada  va  décider que cette loi  de 1982  était valide et  le Québec n’avait jamais eu un  tel droit de veto .12 C’est évidemment un  hasard  si 8  des 9 juges de la Cour suprême qui ont rendu cette décision avaient été nommés par PET Trudeau  et que le  quart d’entre eux avait déjà contribué à la caisse du Parti libéral.

---Montréal accueille les Jeux Olympiques d’été 

4.2   Les réalisations du Gouvernement  du Parti Québécois

1977

---Adoption de la Charte de la langue française La loi 101 fait du français la langue normale de la vie publique du Québec. 13

 --- Loi sur le financement des partis politiques.

---.Création de l’un des premiers ministères de l’Environnement au monde.

-- -Protection du territoire agricole, protection du consommateur,

-- -Loi sur l’assurance automobile,

---- Commission de la santé et sécurité au travail,

---- Loi des normes du travail

1980

20 mai. Le premier référendum sur la souveraineté,

Le Oui est défait avec 40,44 % des voix. René Lévesque déclare : « Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire  À la prochaine fois! »

1981  Réélection du Parti Québécois  le  13 avril 

Il obtient un nombre record de 80 députés et un score de 49,26 %. C’est un mandat difficile, marqué par le funeste rapatriement de la Constitution du Canada et par une crise économique majeure.

1984

--- Le caporal dans l’armée canadienne, Denis Lortie, tue trois personnes et en blesse treize dans l’enceinte du Parlement de Québec .Il voulait abattre le gouvernement du Parti Québécois. Le Sergent d’armes René Jalbert le convainc d’abandonner son projet après des  heures des discussions. 

-- La Cour supérieure du Québec invalide les dispositions de la Charte qui obligent l'affichage unilingue français dans les commerces. Ce jugement sera confirmé en 1988 par la Cour suprême du Canada.

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5- «Tentative de rééquilibrage du fédéralisme- premier essai, premier échec»  Le gouvernement de  Robert Bourassa 14

 

5.1  La période 1985-1989

1986

--- Décembre : la Cour d'Appel statue que le gouvernement peut obliger les commerçants à utiliser le français dans l'affichage bilingue mais ne peut lui interdire l'usage de l'anglais. Québec va en appel.

1987

---Novembre  dix jours après la mort de René LévesquePierre-Marc Johnson  annonce sa démission comme chef du Parti québécois.

1988

--- Mars  Jacques Parizeau est le nouveau chef du P.Q.

--- Juillet : Terre-Neuve adopte l'Accord du Lac Meech. Seuls le Manitoba et le Nouveau-Brunswick ne l'ont pas encore ratifié.

---Décembre : la Cour Suprême rend son jugement sur l'affichage. Il reconnaît que le gouvernement peut exiger la prédominance du français dans l'affichage, il ne peut cependant forcer les commerçants à employer exclusivement cette langue.

--- Le lendemain, le Manitoba se dissocie de l'Accord du Lac Meech.

 

5.2 Les réalisations  du  premier  gouvernement Bourassa

1985

--- Le gouvernement  se voit donc obligé de déposer en urgence le projet de loi 178, modifiant la Charte de la langue française. Ce projet de loi utilise la clause nonobstant de la Charte canadienne des droits et libertés afin de confirmer l'obligation d'affichage unilingue français à l'extérieur, mais permet un affichage dans plusieurs langues à l'intérieur, si le français prédomine.

1986

---Mai  dépôt du projet de loi 58 absolvant les élèves ayant fréquenté illégalement l'école anglophone depuis 1977.

---Juillet : le comité des sages, présidé par le ministre Paul Gobeil, recommande la réduction de la taille du gouvernement et la privatisation de plusieurs sociétés d'État

--- Août: privatisation de Québecair, acheté par Nordair pour $10 millions

---Novembre  1: privatisation de la raffinerie de sucre de Saint-Hilaire.

--- Décembre : des amendements à la loi 101 sont annoncés. La loi 142, entre autres, vise à assurer des services de santé en anglais dans les hôpitaux.

1987

---Février : Madelipêche est privatisée à son tour. Sa vente à un groupe d'entrepreneurs a été de $3 millions. Québec vend Donohue à Quebecor pour $320 millions.

--- Mars 1 Bourassa rend public ses 5 demandes minimales pour la prochaine ronde constitutionnelle: la reconnaissance du Québec comme société distincte; l'obtention du droit de veto; un droit de regard sur la nomination des juges québécois à la Cour Suprême; des pouvoirs accrus en matière d'immigration; un encadrement du pouvoir de dépenser d'Ottawa en territoire québécois.

---Avril  Accord du Lac Meech.

---Juin  l'Assemblée nationale adopte l'Accord du lac Meech. Les autres provinces ont 3 ans pour l'entériner à leur tour.

1988

 ---Décembre  le gouvernement dépose la loi 178, permettant l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces, la clause nonobstant étant utilisée pour maintenir l'unilinguisme français à l'extérieur. ---Trois ministres anglophones, Clifford LincolnHerbert Marx et Richard French, démissionnent du gouvernement pour protester contre la loi 178.

---Septembre  le Parti libéral du Québec remporte les élections générales avec 49,9 % des voix et 92 députés. Le Parti québécois obtient 40,2 % des voix et 29 députés ; le Parti égalité 3,7 % et 4 députés. Plusieurs anglophones ont voté pour ce parti, déçus de la politique linguistique du gouvernement Bourassa.

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6.  « Tentative de rééquilibrage du fédéralisme- deuxième essai, deuxième échec- »  2ième gouvernement Bourassa  1989 -1994

 

6.1 La période

1989

--- Novembre Clyde Wells, nouveau premier ministre de Terre-Neuve, réclame des modifications majeures à l’Accord du Lac Meech, sinon il lui retirera son appui.

 ---Décembre un tireur fou, Marc Lépine, abat 14 femmes à l’École polytechnique de Montréal.

1990

-- Mai  : le rapport de la Commission sur la Constitution, présidée par Jean Charest, recommande l’endossement de la proposition amendant l’Accord du Lac Meech. Par cet amendement, Ottawa aurait l’obligation de protéger la dualité linguistique, et des dispositions seraient prises concernant la protection des droits des autochtones et des droits des territoires à devenir des provinces.

--- Mai Lucien Bouchard démissionne du cabinet fédéral. Ottawa, dit-il, veut tenter de faire accepter au Québec un Accord dilué.

--- Juin .la « conférence de la dernière chance », à Hull, se termine par une entente. Le Québec accepte les recommandations du rapport Charest et les provinces dissidentes s’engagent à entériner l’Accord.

---Juin  l’Accord du Lac Meech est caduc à la suite de la décision de Terre-Neuve ne pas le ratifier. À l’Assemblée nationale, Bourassa déclare : Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société libre et capable d’assumer son destin et son développement.

--- été Crise d’Oka.

1992

--Joe Clark, ministre responsable des négociations constitutionnelles, signe une entente avec les neuf premiers ministres provinciaux (sauf le Québec qui n’y participe pas) et les leaders autochtones, comprenant le sénat triple E (égal, élu, efficace) et un droit de veto pour le Québec.

---Juillet  Bourassa se dit disposé à revenir à la table constitutionnelle

--- Août  entente constitutionnelle à Charlottetown. Bourassa accepte, entre autres, le Sénat égal à condition que le Québec garde toujours 25 % des sièges à la Chambre des Communes.

---Août  Une quarantaine de membres de l’aile jeunesse du P.L.Q. refusent l’entente de Charlottetown et quittent la salle où se tient le congrès spécial. Parmi eux, se trouvent Mario Dumont.

 ---Octobre Référendum sur l’Accord de Charlottetown. À la question Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992?, le Canada répond à 54,8 % pour le Non. Le Québec rejette également l’entente à 56,6 %. Jacques Parizeau présidait le Comité du Non

1993 :

Nouveau conflit dans la fonction publique. Daniel Johnson propose un gel des salaires pendant 2 ans, que refuse le Front commun.

---Septembre  Bourassa annonce sa prochaine démission.

---Octobre Jean Chrétien, chef du Parti libéral fédéral, remporte l’élection générale et devient premier ministre du Canada. Au Québec, c’est le Bloc québécois de Lucien Bouchard qui a raflé la majorité des sièges.

---Daniel Johnson (fils) devient officiellement chef du P.L.Q

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6.2 Les réalisations du 2ième gouvernement Bourassa

1991

--- Mars Le congrès du P.L.Q. adopte le rapport Allaire qui préconise d’entamer des négociations avec le fédéral pour que celui-ci lui accorde 22 revendications. En cas d’échec des négociations, un référendum sur la souveraineté aura lieu en octobre 1992. Claude Ryan, mécontent, menace de démissionner. Bourassa met un bémol à cette résolution lors de son discours de clôture.

---Mars  Le rapport de la Commission Bélanger-Campeau préconise un référendum sur la souveraineté en octobre 1992 et la création de commissions parlementaires, dont l’une analysera le projet souverainiste et l’autre d’éventuelles propositions canadiennes.

1992

---Mai Le gouvernement dépose le projet de loi 86, permettant le bilinguisme dans l’affichage commercial et ouvrant la porte à un renforcement de l’enseignement de l’anglais dans les écoles françaises.

---Novembre  Dépôt de la loi 142 dérèglementant la construction résidentielle. Mécontents, les syndicats de la construction déclenchent la grève. Une loi spéciale est adoptée pour les faire rentrer au travail.

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7- « Solution à l’impasse fédérale : la souveraineté nationale, 2ième essai, deuxième échec   » Le gouvernement du PQ  sous Jacques Parizeau » 15

 

7.1 La période 1994-1998

1994

---Septembre Le Parti Québécois est porté au pouvoir par des Québécois fatigués par neuf autres années de mauvaise gestion libérale.

1995

---Juin  Une entente est conclue entre le Parti Québécois, le Bloc Québécois, récemment formé sur la scène fédérale par Lucien Bouchard et opposition officielle à la Chambre des Communes, ainsi que l’ADQ de Mario Dumont. Se mettra alors en branle un des exercices démocratiques les plus poignants que les Québécois aient connus. Un second référendum  sur la souveraineté 

---Octobre. 91,55 % des électeurs exercent leur droit de vote. Le Oui est toutefois défait, avec un résultat plus que serré, de 49,42 %. Jacques Parizeau annonce son départ de la vie politique.

--- Le Canada anglais se montre toujours aussi méprisant à l’égard de ceux qui parlent français  « Dans la nuit du 9 décembre 1999, des vandales ont installé une banderole sur le pont séparant le Québec et l'Ontario où l'on pouvait lire : « From this point speak white! «Cela n’est pas sans rappeler  que «Le 12 octobre 1889, au cours des débats à la Chambre des communesHenri Bourassa se fait huer par des députés anglophones. Quand il tente de s’expliquer en français, il se fait crier : « Speak White  » 16

7.2 Les réalisations du gouvernement Parizeau

---Restauration  de l’équilibre budgétaire pour maintenir les programmes sociaux et combler le trou laissé par les libéraux grâce à un  consensus regroupant les milieux patronaux et syndicaux. Grande corvée

--- création d’Emploi-Québec

--- adoption de la  loi sur l’équité salariale,

--- création du réseau de services de garde éducatifs

--  mise en  place des congés parentaux du Québec

--- l’assurance-médicaments.

En trois ans, le budget est équilibré pour la première fois depuis quarante ans, notamment grâce au brio de Bernard Landry, qui devient premier ministre du Québec en 2001, lors du départ de Lucien Bouchard

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8. «Réduction de la taille l’État mais aussi affairisme  et malversation »Les trois gouvernements Charest  (2003-2007) (2007-2008) (2008-2012) 17

 

8.1 La période  2003-2012)

2003

--- Avril Charest mène ses troupes libérales à une victoire majoritaire, mettant fin à neuf ans de gouvernements du Parti québécois. Durant la campagne, sa promesse centrale est celle de la « réingénierie de l'État ». Il affirme détenir désormais un mandat pour réformer les soins de santé, geler les frais de scolarité, baisser les impôts, réduire les dépenses et faire des réductions dans le rôle de l'État. Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale sera coupé de 100 millions $ cette année. De plus, l'universalité des garderies à 5 $ prendra fin bientôt.

 2004

---Février L'escouade anti-émeute lance des gaz lacrymogènes contre des étudiants qui manifestaient devant l'Assemblée nationale.

---Juin Référendum sur les défusions à Montréal, Québec, Gatineau, Longueuil, Shawinigan, Sherbrooke et Val d'Or. Montréal et Longueuil reviennent presque au statu quo ante. À Québec, seules L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmauresdéfusionnent. À Gatineau, la défusion de Masson-Angers est décidée par 3 voix. Les autres villes maintiennent le statu quo.

 ---Novembre : Les étudiants des cégeps et des universités manifestent à travers le Québec pour protester contre les coupes dans les prêts et bourses.

2005

--- Nouvelles manifestations étudiantes à Montréal et Québec. À Québec, les étudiants passent la nuit dans des abris de fortune en face de l'Assemblée nationale.

---Juin Le taux d'insatisfaction du gouvernement Charest atteint 77 %.

---Octobre : Lucien Bouchard et quelques personnalités lancent le manifeste Pour un Québec lucide. Selon eux, l'économie québécoise est sur le déclin et ils préconisent un programme de droite pour la relancer. Deux semaines plus tard, six personnalités dont Françoise David et Luck Mervil, lancent leur propre manifeste, Pour un Québec solidaire, prônant un avenir plus social-démocrate.

---Novembre  : À la suite de la course à la directionAndré Boisclair succède à Bernard Landry à la tête du Parti québécois.

2006

 ---Juillet  Lors d'une visite en France, Jean Charest déclare que la souveraineté du Québec est réalisable mais qu'elle n'est pas souhaitable. 

2007 

---Mai: le discours du budget de Monique Jérôme-Forget annonce des baisses d'impôt de $950 millions pour la classe moyenne mais n'obtient l'aval ni du PQ ni de l'ADQ. Ceux-ci accusent le gouvernement de manquer de concertation et de souplesse et menacent de le renverser s'il ne change pas son fusil d'épaule. C'est la crise gouvernementale.

---Juin : Le budget est finalement adopté grâce à une entente de dernière minute entre Jean Charest et le Parti québécois. Celui-ci vote contre mais en s'organisant pour ne pas renverser le gouvernement.

2008 

--un contexte de crise économique mondiale

Décembre  Le gouvernement libéral de Jean Charest est réélu pour un troisième mandat et obtient une courte majorité de 66 sièges sur 125 à l'Assemblée nationale du Québec. Le Parti québécois, sous la direction de Pauline Marois reprend son rôle d'opposition officielle avec 51 sièges. L'Action démocratique du Québec ne fait élire que sept de ses candidats et Mario Dumont annonce son départ prochain de la vie politique. Les électeurs de la circonscription de Mercier élisent le premier député de l'histoire de Québec solidaireAmir Khadir.

2011

---Février, Une pétition de 248 000 noms exigeant la démission de Jean Charest [archive] avait été déposée à l'Assemblée nationale du Québec.

2012

 ---Mai : Après 112 jours de conflit étudiant, la vice-première ministre et ministre de l'Éducation Line Beauchamp démissionne de son siège évoquant son échec à régler la grève étudiante québécoise de 20123.

---Mai Une violente manifestation éclate lors du Conseil général du Parti libéral (Radio-Canada [archive], texte et vidéo) qui avait été déplacé par prudence de Montréal à Victoriaville. Des citoyens ont été arrêtés ou blessés par la riposte des policiers appelés à la protection des représentants du parti au pouvoir. Selon l'interprétation de Radio-Canada, la voiture de police qui a foncé sur la foule cherchait à secourir un policier après qu'il eut été « frappé par des manifestants ». Toutefois, selon des témoignages, c'est l'inverse qui se serait produit.

---Mai  Au moins 250 000 citoyens en colère descendent dans la rue (vidéo [archive]) pour exiger la fin du gouvernement du Parti libéral.

---Septembre : Dissolution du 33e Conseil exécutif. Le règne de neuf ans du Parti libéral est assombri dès le départ par des allégations de corruption, de collusion et de copinage (source [archive]) dans l'octroi des contrats de travaux publics.

 

8.2 Les réalisations des Gouvernements Charest

2003

---Juin : Dépôt du projet de loi sur les défusions municipales.

---Septembre : Jean Charest annonce l'entrée de la sous-traitance dans la fonction publique.

----Novembre: annonce que les frais de garderie passeront de 5 $ à 7 $ le 1er janvier.

----Décembre : les syndicats manifestent contre la sous-traitance à Montréal et Québec.

2004

---Octobre  : Québec annonce des investissements de 2 milliards $ dans l'énergie éolienne en Gaspésie.

2005

---Avril  Entente de principe entre les fédérations étudiantes et le gouvernement. Grève générale dans l'enseignement.

---Juin : Michelle Courchesne annonce des mesures plus sévères concernant l'indexation du coût de la vie pour les assistés sociaux. Des subventions sont promises aux organismes qui en embaucheront.

Le gouvernement Charest impose les conditions de travail aux fonctionnaires de l'État.

2006

----Mars  Le gouvernement Charest annonce son intention de privatiser une partie du Parc national du Mont-Orford.

--- Michel Audet annonce la création d'un fonds des générations dont le but est de faire diminuer la dette qui atteint maintenant 117 milliards $[réf. nécessaire].

---Mai: adoption de la loi sur le mont Orford

La loi spéciale réglant les conditions de travail des médecins spécialistes.

---Juin : Monique Jérôme-Forget Annonce du règlement complet de l'équité salariale des employés de l'état, ce qui touchera plus de 327 000 employés, les syndicats sont heureux de cet accord, entièrement négocié.

---Novembre Benoît Pelletier fait un plaidoyer en faveur d'une reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise. Deux semaines plus tard, Stephen Harper fait adopter à la Chambre des Communes la Motion sur la nation québécoise.

2007

-- Mars Le premier ministre Jean Charest déclenche les élections qui auront lieu le lundi 26 mars 2007.

--- Le  PLQ remporte les élections générales avec 48 sièges et 35 % des votes. L'ADQ devient l'opposition officielle avec 41 députés et 31 % des votes. Pour la première fois depuis 1970, le PQ récolte moins de 30 % des voix (28 %) et 36 sièges. Jean Charest est désormais à la tête d'un gouvernement minoritaire, le premier au Québec depuis 1878.

---Avril Jean Charest annonce un cabinet ministériel réduit à 18 ministres dit « paritaire ». Dans les faits, ce cabinet compte 19 ministres si l'on inclut le premier ministre avec plus d'hommes (10) que de femmes (9).Durant ses trois mandats Jean Charest a procédé à 9 remaniements ministériels. Y-a-t-il un  lien avec sa propension au copinage ?   

2011

---Octobre « Le premier ministre Charest annonce la création de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction après avoir résisté aux demandes des québécois depuis plus de deux ans et demi1. La commission est présidée par la juge France Charbonneau et est chargée de faire la lumière sur les pratiques ayant cours dans le milieu de la construction au Québec ainsi que sur des liens qui pourraient exister entre l'attribution des contrats publics et le financement des partis politiques. En 2019, les enquêtes en question  n’ont pas encore découché sur un jugement de cour, les dirigeants de l’UPAC  ayant démissionné à tour de rôle »

---Mise sur pied la Commission Bouchard-Taylor afin de répondre aux inquiétudes des Québécois sur diverses questions identitaires.

-- Adoption du  Plan Nord visant qui vise à accroître le développement économique dans le nord québécois.

- Création du  Fonds des générations, chargé de diminuer le poids de la dette publique.

-  Une explosion record de l'endettement public de l'ordre de 60 milliards $ additionnels

2012,

--Hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest déclenche une contestation générale populaire qui embrasera plusieurs villes du Québec. La grève générale des étudiants, bientôt rejoints par de larges segments de la société civile, durera six mois et servira de prétexte au déclenchement des élections générales.

Manifestement,  le Premier  ministre avait mal apprécié l’humeur de l’électorat à moins qu’il ait décidé qu’l ait  jugé qu’il était temps  de partir.

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9.  «Le bref gouvernement de Pauline Marois» 

9.1 La période 2012-1014

2012

---Septembre,  Pauline Marois devient la première femme à occuper le poste de Première ministre alors que le Parti Québécois forme un gouvernement minoritaire. Lors de son discours de victoire au Métropolis de Montréal, elle est visée par un attentat politique, «terroriste anglophone ». Tragiquement, deux techniciens sont blessés. L’un d’eux y perdra la vie. 

2013

---«La Charte des valeurs québécoises» 18 était un projet de charte de la laïcité (projet de loi 60) visant à établir des règles communes pour vivre dans un État laïc et pour baliser les demandes d’accommodement1. Le projet de loi a été déposé le 7 novembre 2013 à l'Assemblée nationale du Québec sous le nom de Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l'État ainsi que d'égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d'accommodement.

«Le projet était présenté comme une réponse du gouvernement de Pauline Marois à la controverse québécoise en matière d'accommodements raisonnables. Il relevait de l'autorité du ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville. Avec la défaite électorale du Parti québécois aux élections du 7 avril 2014, le projet de loi n'a plus aucune chance d'être adopté, le Parti libéral du Québec, vainqueur aux élections, ayant exprimé son opposition à la charte dès le dépôt de celle-ci5. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec reviendra toutefois à la charge en 2019 avec le similaire projet de Loi sur la laïcité de l'État»

Il est intéressant de rappeler ceux qui étaient contre le projet et ceux qui étaient pour :

Les contre :

---Le chef du Nouveau Parti démocratiqueThomas Mulcair, prend position contre la charte, rappelant les droits de l'homme.

---Le chef du Parti libéral du CanadaJustin Trudeau, prend position contre le projet, rappelant la lutte contre la ségrégation raciale, aux États-Unis.

---Le premier ministre du CanadaStephen Harper, tout en affirmant ne pas connaître le contenu du projet de charte, croit que le gouvernement Marois « cherche des chicanes avec Ottawa 

---Le chef du Parti libéral du QuébecPhilippe Couillard

Le coprésident de la Commission Bouchard-TaylorCharles Taylor

---La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a affirmé qu'elle utilisera tous les recours qui lui sont possibles pour défendre le droit de ses membres à porter des signes religieux13.

---Les auteurs du manifeste Pour un Québec inclusif -- l'avocat Rémi Bourget, le constitutionnaliste et politologue Frédéric Bérard, la professeure de philosophie Ryoa Chung et la chroniqueuse Judith Lussier--recueillent près de 30 000 signatures, dont celles de nombreuses personnalités telles que Dan Bigras, Philippe Falardeau, Richard Desjardins, Gabriel Nadeau-Dubois et Lise Ravary

--- seize femmes du regroupement Québec inclusif, les Inclusives,

--- Le Rassemblement des citoyens engagés pour un Québec ouvert

--- La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse prend position contre le projet de charte

Les Pour

--Le syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

---Le «  Rassemblement pour la laïcité »

 --Janette Bertrand dans une lettre d’opinion appuie le projet de charte,  cosignée par une vingtaine de personnalité féminines telles que Denise FiliatraultDenise RobertJulie Snyder et Djemila Benhabib

--- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

---La CSN, qui représente quelque 300 000 travailleurs québécois, appuie l'interdiction de signes religieux dans certaines sphères professionnelles, mais estime que cette mesure ne devrait pas s'appliquer à l'ensemble des employés des organismes publics35.

---Le Conseil du statut de la femme du Québec se range dans le camp pro-charte

---L'ex-juge de la Cour suprême du Canada Claire L'Heureux-Dubé apporte son appui inconditionnel au projet de charte

---La Coalition avenir Québec (CAQ) tend la main au gouvernement péquiste pour trouver un compromis et faire adopter la charte des «valeurs de laïcité». Elle propose d'interdire les signes religieux aux employés de l'État qui exercent une autorité coercitive (juges, policiers, gardiens de prison, procureurs de la Couronne) ou une autorité morale (directeurs d'école et enseignants au primaire et secondaire)

2014

--Défaite dans sa circonscription lors des élections générales du 7 avril 2014, Pauline Marois démissionne alors que le Parti Québécois devient l’opposition officielle face au gouvernement de

 

9.2  Les réalisations du gouvernement Marois

--- La fin de l’énergie nucléaire et de l’industrie de l’amiante au Québec

---  Réforme la loi sur le financement des partis politiques

---- L’annulation de la hausse des frais de scolarité prévue par le précédent gouvernement libéral

---- L’annulation de la loi 12 (projet de loi 78), mettant fin au conflit étudiant du printemps 2012.

 

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10.  «À défaut de  solution «nationale» on gère à la petite semaine»  Le  Gouvernement Philippe Couillard  

 

10.1 La période 2014-2018

2015

---Avril, Pierre Karl Péladeau est élu député de Saint-Jérôme le 7 et, le 15 mai, il devient le huitième chef du Parti Québécois et chef de l’opposition officielle.
2016

---Mai Pierre Karl Péladeau démissionne le 2 mai 2016 pour des motifs familiaux. Le 7 octobre, Jean-François Lisée devient le neuvième chef du parti ainsi que chef de l’opposition officielle du Québec.

2017

---Janvier  Le premier ministre Philippe Couillard procède à un Janvier remaniement. Pierre Moreau devient ministre de l'Éducation, mais tombe gravement malade. Il sera absent toute l'année.

---Février: Le premier ministre procède à un deuxième remaniement: Sébastien Proulx devient le quatrième ministre de l'Éducation en 20 mois.

---Mars: Le ministre des Finances, Carlos Leitao, dépose son budget. Points saillants: équilibre budgétaire, surplus, réinvestissement en éducation et abolition progressive de la taxe santé.

----Avril: Éclaboussé par des allégations de trafic d'influence en relation avec l'entreprise Premier Tech, Sam Hamad quitte le conseil des ministres. Le 9 juin, le commissaire à l'éthique juge qu'il a bafoué les règles d'éthique de base des parlementaires.

---Août: Jacques Daoust démissionne de son poste de ministre des Transports et quitte la vie politique, critiqué pour son rôle joué lors de la liquidation des actions d'Investissement Québec dans Rona à la fin 2014.

---Octobre: Le député libéral de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, se retrouve au centre d'un scandale sexuel, faisant l'objet d'allégations de viol. Le premier ministre l'écarte aussitôt du caucus libéral.

---Octobre: Le PLQ doit rembourser 550 000 $ au Directeur général des élections pour des contributions illégales reçues dans le passé.

---Décembre: Élections complémentaires dans quatre circonscriptions. Le PLQ fait piètre figure, mais réussit à conserver Verdun.

---Décembre: Le ministre Laurent Lessard est blanchi par le commissaire à l'éthique et le commissaire au lobbyisme, à la suite de vérifications d'allégations de conflit d'intérêts impliquant un ancien employé, Yvon Nadeau.

--Un sondage Léger est venu lui rappeler en novembre que 79 % des Québécois francophones jugeaient son gouvernement aussi ou plus corrompu que ses prédécesseurs. On peut penser que le Premier  ministre a tenté de dissiper cette mauvaise impression en procédant  à 8 remaniements ministériels  mais les résultats n’ont pas été probants.

---Un autre défi du gouvernement sera de maintenir un climat harmonieux avec Ottawa, alors que le gouvernement Trudeau tarde à trancher dans plusieurs dossiers importants pour les finances  du Québec, dont l'aide à Bombardier, les paiements de transfert en santé et le soutien financier aux entreprises forestières frappées par le conflit sur le bois d'œuvre.

---M. Couillard misera surtout sur la création d'emplois pour faire tourner le vent et accroître la popularité de son gouvernement, qui cherchera à tabler sur la baisse récente du taux de chômage, rendu à 6,8 pour cent.

---Mais l'année 2017 pourrait être plus difficile à ce chapitre, avec l'élection d'un gouvernement américain plus ouvertement protectionniste que jamais. À court terme, dès avril, avec la possible imposition de droits compensatoires, pas moins de 60 000 emplois seront en jeu au Québec dans le secteur forestier.

---La volonté affichée par le président désigné Donald Trump de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) n'augure, non plus, rien de bon pour les entrepreneurs québécois dans l'année qui vient.

 

10.2 Les réalisations du Gouvernement Couillard

--158 promesses étaient inscrites sur la plateforme du Parti libéral du Québec aux élections provinciales de 2014.19

2014

Dans le but  de les réaliser  le Gouvernement Couillard a instauré, dès la première année,  des mesures d'austérité pour revenir en 2016 à l'équilibre budgétaire : compressions de 1,3 milliard de dollars « sans affecter les services » plus d’autres « mesures d’optimisation » de 242 millions de dollars.

Ces mesures devaient  concerner surtout le secteur de la Santé,20

Avec un premier ministre médecin (ex-ministre de la Santé) et un médecin ministre de la Santé et des «Services sociaux» cela n’est pas trop étonnant

  --Abolition des agences régionales (220 millions de dollars) remplacées par des méga-établissements, Il est apparent que le ministre souhaitait surtout se débarrasser d’un niveau intermédiaire de gestion, le pouvoir régional des agences l’empêchant de mettre en pratique ses réformes à la vitesse souhaitée et d’assurer sa mainmise sur les activités des hôpitaux et autres établissements de santé.

-- Ententes portant sur le prix des médicaments génériques  ont permis des économies de plusieurs centaines de millions de dollars».

---Augmentation en parallèle de la prestation privée des soins ; comme les cliniques médicales, les organismes communautaires ou des particuliers. En 2000, Philippe Couillard, avait ouvert plus largement la porte à la prestation privée, notamment en modifiant la loi et en créant les centres médicaux spécialisés (CMS), permettant de réaliser, par exemple, des interventions chirurgicales hors des hôpitaux.

--- Augmentation du  nombre de Groupes de médecine familiale (GMF) à 300, leur nombre actuel est d’au moins 325.Des transferts de ressources importants (travailleurs sociaux, par exemple) des CLSC aux GMF ont ainsi accompagné ces changements.

-- Mise en place d’un grand nombre de « supercliniques », disposant de capacités d’investigation et de traitement larges, dont 49 sont actuellement ouvertes dans la province, l’objectif étant de 50. --expansion des centres de pédiatrie sociale, de 16 à 42 en 2020,

--- Couverture des échographies effectuées hors des hôpitaux par des radiologistes, ---projets pilotes de prestation privée de chirurgie en clinique privée leurs coûts étaient inférieurs de 10 % à ceux du public, à ma connaissance une première démonstration en ce sens.

--Amélioration de l’accès aux médecins de première ligne la cible était fixée à 85 %, les 80 % actuellement atteints constituent tout de même une avancée qu’on doit saluer.

-- Promesse d’augmenter substantiellement le nombre d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS)  le nombre de sages-femmes et  le  nombre de points de service en maisons de naissance.

--- Financement accru des  soins à domicile, une hausse de 853 millions de dollars des dépenses depuis l’élection, alors que Radio-Canada calcule plutôt 127 millions à partir de l’analyse des crédits. Qui dit vrai ?»

Malheureusement le bilan en matière de santé reste à faire, faute de données. Toutefois, certains ont observé  que le mode d’approche que le gouvernement a choisi n’est pas garant de réussite :20 «Le type de financement à l’activité, où « l’argent suit le patient », a pourtant été critiqué, parce que ses effets sur l’amélioration de l’accès de même que sur la qualité sont probablement mitigés, d’après les données internationales. Mais surtout, il est alors essentiel de disposer de beaucoup de ressources de substitution pour réussir ce virage, puisqu’un des effets les plus fréquents est la diminution du séjour hospitalier et le transfert précoce des patients vers ces ressources, dont la mise en place au Québec demeure insuffisante.»

Par ailleurs, l'ex-protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, n'est pas venue à sa rescousse, dans un rapport dévastateur, paru en septembre. L'équilibre budgétaire, selon ce qu'elle a constaté et documenté, a été atteint au prix d'une réduction des services directs rendus à la population, particulièrement en santé, où les listes d'attente s'allongent indéfiniment de façon inquiétante.

Sa conclusion: la situation a atteint un point critique. Réponse du premier ministre: «Ce n'est que du vent».21

-Durant la campagne électorale il est devenu apparent que la centralisation réalisée par la réforme dans le domaine de la Santé avait bousculé et indisposé de nombreuses personnes  mais la défaite du Parti Libéral   de Philippe  Couillard est bien plus attribuable au fait qu’il n’a jamais réussi à  se débarrasser des pratiques de copinage et de patronage  développées par  le précédent gouvernement libéral de Jean Charest et à son indifférence marquée à l’égard de la population francophone. Le fait que les enquêtes de l’Unité Permanente Anti-Corruption qui portaient précisément sur les actions de ce dernier gouvernement n’aient jamais abouti n’a fait que confirmer la collusion libérale. La déconfiture de Jean-François Lisée  à la tête du PQ

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11.  La redéfinition de l'identité québécoise » Un gouvernement nationaliste, centriste et autonomiste » Le gouvernement Legault 2018-2022

 

11.1 La période

2018-

-Les rapports du nouveau gouvernement de Québec avec celui de la province de l’Alberta ont été mis à mal lorsque M. Legault a déclaré que «l’énergie  sale de cette province n’était pas socialement acceptable au Québec » alors que le même pétrole a servi dans le passé  à verse notamment  la généreuse péréquation au Québec .22  . De plus, cette décision semble mal se concilier avec l'accord que le même gouvernement a donné à l'importation de gaz naturel par pipeline. Le Québec a besoin d'alliés dans les rapports qu'il  entretient avec le gouvernement fédéral  même si, précédemment, les autres provinces n'ont pas nécessairement démontré une grande solidarité à son endroit  «La Nuit des longs couteaux).  

- Mais plus significatif encore  est le fait  que le gouvernement  Legault cherche à redéfinir son identité en dehors du cadre du multiculturalisme articulé par le gouvernement fédéral et apparemment accepté par les autres provinces.  Chose certaine,  les médias de ces autres provinces ne se gênent pas pour diaboliser le projet de loi 21.    

2019

-Avril-Mai

-- Les inondations printanières causées par le débordement des rivières à la suite d’un hiver particulièrement neigeux sont hors du commun.   À la mi-mai 4,414 résidences avaient été inondées dans plus d’une centaine de municipalités, ce qui a entraîné des coûts d’au moins 376,6 millions$ 23    

- Juin

--- Il apparaît que le gouvernement Legault pourrait bénéficier d’un  surplus budgétaire avoisinant les 7 milliards de dollars 

--- Cette période est aussi marquée par une grave pénurie de main d’œuvre occasionnée par le retrait à la retraite d’une population vieillissante aggravée par une faible natalité persistante ce  qui devrait entrainer une hausse des salaires  et favoriser une hausse du seuil de l’immigration. Or, le gouvernement Legault s’était engagé à réduire ce seuil de 50 à 40 000  pour mieux encadrer les immigrants. Il doit revenir au seuil précédent. Il présente, en même temps, un  projet de loi sur la laïcité qui prohibe le port d’insignes religieux pour la plupart des employés de l’État, ce qui est présenté par ses opposants, notamment  comme  une mesure qui fera obstacle  à la vue d’immigrants principalement musulmans.   

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11.2 Les réalisations du gouvernement Legault 

La CAQ a retiré la liste de ses engagements électoraux de son site   On comprend que nous ne pouvons, à ce  moment-ci, que faire état des projets de loi annoncés par le gouvernement  On peut consulter la même liste sur le site de l’Assemblée nationale.

2019

Mai-juin

1-Loi modifiant les règles encadrant la nomination et la destitution du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur général de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et pénales

2-Loi resserrant l’encadrement du cannabis

3-Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire

4-Loi entérinant l’Entente relative à la notion de groupe parlementaire, au fonctionnement de l’Assemblée et des commissions parlementaires, ainsi qu’aux aspects budgétaires pour la durée de la 42e législature

5-Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans

6-Loi transférant au commissaire au lobbyisme (la responsabilité du registre des lobbyistes et donnant suite à la recommandation de la Commission Charbonneau concernant le délai de prescription applicable à la prise d’une poursuite pénale

7-Loi concernant certaines conditions de travail applicables aux cadres du réseau de la santé et des services sociaux

8-Loi modifiant la Loi sur la sécurité civile concernant l’assistance financière

9-Loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes

10-Loi modifiant la Loi sur l’équité salariale afin principalement d’améliorer l’évaluation du maintien de l’équité salariale

11-Loi modifiant la Loi sur l’assurance-dépôts

12-Loi visant à préciser la portée du droit à la gratuité scolaire et à permettre l’encadrement de certaines contributions financières pouvant être exigées

13-Loi modifiant la Loi sur les impôts, la Loi sur la taxe de vente du Québec et d’autres dispositions législatives

14-Loi favorisant la transformation numérique de l’administration publique

16-Loi visant principalement l’encadrement des inspections en bâtiment et de la copropriété divise, le remplacement de la dénomination de la Régie du logement et l’amélioration de ses règles de fonctionnement et modifiant la Loi sur la Société d’habitation du Québec et diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal

17-Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile

18-Loi modifiant le Code civil, le Code de procédure civile, la Loi sur le curateur public et diverses dispositions en matière de protection des personnes

19-Loi modifiant la Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l’Assemblée nationale à la suite de l’adoption de certaines mesures fiscales par le Parlement du Canada

20-Loi mettant en œuvre certaines recommandations du rapport du 20 août 2018 du comité de la rémunération des juges pour la période 2016-2019

21-Loi sur la laïcité de l’État   

22-Loi n° 1 sur les crédits, 2019-2020

23-Loi sur la dénomination et les responsabilités de certains ministres et de certains ministères et édictant la Loi sur le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

24-Loi n° 2 sur les crédits, 2019-2020

25-Loi modifiant principalement la Loi sur l’immatriculation des armes à feu

 

La couverture médiatique de ces projets  n’a  touché en fait que les projets 1-3-7- et 21. À vrai dire,  mis à part le projet de loi 7 concernant la réduction des primes de séparation à  la  mise à la retraite des employés du secteur de la santé24 aucun de ces projets n’a retenu autant l’attention des chroniqueurs et des divers groupes de pression retenu de  le projet de loi -21. 25

                                            =.=.=.=.=.=.=.=.=.=.=.=.=      

12.  La question  se pose de déterminer les facteurs qui ont  permis à cette société française de perdurer  en Amérique du Nord, un  continent très majoritairement  anglais, sur le plan social, économique et politique - alors que le contexte a  considérablement changé  au cours du vingtième et du vingt et unième siècle.

Les pages précédentes  nous suggèrent que les facteurs mentionnés ci-dessous doivent être retenus à cet égard

Au plan social-  

---Sous l’effet des deux guerres mondiales le Québec s’est urbanisé, industrialisé et poly ethnicisé par l’immigration subséquente à ces événements. Les Canadiens–français  ont pu bâtir des entreprises et commercer alors que  les Canadiennes-françaises  ont pu travailler à l’extérieur du foyer.  Le modèle hiérarchique de la famille a été  remplacé par celui de deux partenaires égaux. Bientôt, le mariage a été remplacé par l’union de fait, et il s’en est suivi un nombre croissant de divorces mais surtout  un indice de fécondité  qui est demeuré, depuis lors,  inférieur à celui de la régénération chez les femmes de moins de trente ans.26

De sorte que cette société  devient de plus en plus vieillissante  et que l’immigration  devient un agent majeur de développement démographique  d’où l’extrême importance  de son intégration  à la société francophone.  

Au plan économique

---La poursuite d’études universitaires en Europe ont permis  à certains individus  de découvrir la social-démocratie comme idéologie et politique économiques  en remplacement du libéralisme conservateur. «La Révolution tranquille» des années 1960  en  adoptant cette idéologie  crée une distance par rapport au reste du pays, bastion du néo-libéralisme, fait ressortir l’exiguïté  du cadre fédéral  et provoque sa remise en cause  

---Le constat, dans les années 1960, à l’effet que les québécois étaient moins bien rémunérés que les anglophones explique en grande partie pourquoi, la révolution tranquille a développé des appareils étatiques destinés à favoriser une plus grande maîtrise  des Québécois sur leur économie : La Société générale  de financement, la Caisse de dépôt et placement, Hydro-Québec, Société des loteries et des jeux…  --- Dans ce  nouvel encadrement, l’entreprenariat privé québécois a réussi à développer des entreprises de grande dimension  («les fleurons») dont certaines se sont même  démarquées sur le plan international, (Alimentation couche-tard, Air Transat,) .Toutefois, certaines ont aussi été acquises par des concurrents plus argentés (Rona, Rôtisserie St-Hubert), 27tandis qu’ une autre  (SNC-Lavallin)  s’est vu refuser par le gouvernement fédéral, en 2019, la possibilité de faire des paiements de réparation, suite à des accusations de collusion à la différence des gouvernements américain, anglais et français qui eux ont su  protéger, de cette façon ,leurs propres entreprises accusées du même délit . Par ailleurs, le Québec est devenu  un terrain  fertile au développement de l’industrie hydroélectrique  et, plus récemment, de l’industrie numérique.  Une pénurie croissante de main d’œuvre soulève une autre dimension de la question de l’intégration des immigrants. 

 

Au plan politique

----L’effervescence politique des années 1960 avait une connotation nationale et interpellait le gouvernement  fédéral tout simplement à cause de l’inégalité de traitement vécue par les francophones dans les autres provinces et dans les institutions fédérales. En guise de réponse le gouvernement fédéral institua la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, laquelle inventa le concept du multiculturalisme  en opposition au concept de biculturalisme. Pierre –Elliott Trudeau prit diverses mesures  pour fortifier ce concept lequel neutralisait la culture française mais aussi anglaise  forcément au profit de la langue anglaise majoritaire comme instrument d’intégration  28   .

Cette dernière affirmation est soutenue par le fait que si l’objurgation «Speak White» a été utilisée dans un passé plutôt lointain ( en 1889, 1984 ,1999) pour faire comprendre aux francophones qu’ils devaient parler la langue du maître même dans les instances parlementaires  on constate  qu’en 2019, le nouveau Premier ministre  de la province officiellement bilingue du  Nouveau-Brunswick  (près du tiers de la population est francophone)  refuse de parler français et que le  nouveau Premier ministre  l’Ontario a été tout fier d’annoncer, par mesure d’économie, la fermeture du Commissariat aux services en français  et la fin du projet d’une université francophone. À la suite de très vives réactions au palier fédéral et dans des autres provinces  Ford créa un poste de  commissaire aux services en français au sein du Bureau de l’Ombudsman mais continua de refuser de donner suite au projet d’établissement d’une université francophone à Toronto.

--- Enfin, au  Québec sous l’effet d’une accession accrue de l’éducation obligatoire et de sa sécularisation appuyée au départ par des clercs, il  y a eu  déconfessionnalisation des enseignements, laïcisation des enseignants et ouverture  aux réalités internationales.

-- Le comportement  hypocrite des chefs politiques autres provinces et celui de deux premiers  ministres fédéraux issus du Québec (P.E Trudeau et Jean Chrétien) lors des négociations visant à enchâsser une réforme constitutionnelle («La nuit des longs couteaux», les Accords du Lac Meech) font comprendre à la plupart des Québécois justement que le cadre constitutionnel en vigueur ne peut s’accommoder d’une simple association d’un gouvernement avec huit autres. Par ailleurs, deux référendums  tenus au Québec sur la souveraineté  du Québec ont rejeté cette solution même si, la seconde fois, la cible de 51% était  presqu’atteinte. On comprend que la population anglophone était tout à fait opposée à cette option mais on peut aussi penser que des  francophones, comme plusieurs immigrants récents,  ont craint les conséquences économiques de la séparation.     

 

--- Bref, il est apparu au cours des soixante dernières années  que :

---la  société canadienne-française n’est  plus reconnue au palier fédéral  comme un des deux peuples fondateurs de la «confédération» canadienne mais plutôt comme une des composantes d’une société multiculturelle 

--- s’il  est vrai que  la langue française  est une des deux langues officielles de cette confédération,  plusieurs  anglophones dont des hommes politiques  ne sont pas montrés favorables  à l’expansion de  cette langue en dehors du Québec et ce,  même dans  le cas de la seule province officiellement bilingue, le Nouveau -Brunswick 

---au Québec même, la situation  de la langue française n’est  pas rassurante dans la métropole de  Montréal car la nouvelle génération semble avoir compris que le multiculturalisme  «fédéral» exige que la société québécoise francophone  majoritaire  facilite l’intégration  des nouveaux arrivants en respectant leur mode de vie acquis et même leur propension à parler la langue  anglaise.

---la religion, catholique, en l’occurrence,  cet autre marqueur de la plupart des sociétés  ne joue plus au Québec depuis les années soixante le  rôle très important de renforcement de l’identité sociopolitique  et d’agent de liaison entre les individus. Le plus remarquable est sans doute  le fait que la sécularisation des institutions publiques et la déconfessionnalisation des établissements d’enseignement  ont été effectuées dans un contexte de respect mutuel et de paix sociale. Il est donc tout à fait légitime que cette société établisse les mêmes conditions pour les  nouveaux arrivants qui désirent œuvrer dans les institutions et établissements publics. Cela dit,  il est difficile, en 2019, d’identifier «le ciment» qui va remplacer   la religion dans la société québécoise de demain. La langue et l’ethnie  françaises demeurent mais la jeune génération ne semble pas prête à utiliser  la première de manière prioritaire  ni à  favoriser la régénération.

 

 

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Ces deux documents sur l’histoire politique du Québec ont été rédigés dans le but de permettre aux  nouveaux arrivants  de  mieux saisir la raison d’être du Projet de loi sur la Laïcité  qui ne fait que consacrer le désir des Québécois de séparer les questions religieuses des affaires de l’État, de manière une interrelation harmonieuse entre les Québécois eux-mêmes et entre les  nouveaux arrivants.

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1-Partis élus au Gouvernement du Québec

Le Parti Libéral  a formé 22 gouvernementsL’Union nationale -5- Le Parti Québécois 5 -Le Parti Conservateur 3- La CAQ 1   

vc=victoires consécutives

1867-1875

1878

1881

Conservateur (3vc)

Libéral

Conservateur

1886-1890

1892

1897-1935

Libéral (2 vc)

Conservateur

Libéral (8 vc)

1936

1939

1944-1956

Libéral

Libéral

U. Nationale (4 vc)

1960-62

1966

1970-75

Libéral

U. Nationale

Libéral

1976-1981

1985-89

1994-98

P. Québécois (2 vc)

Libéral (2 vc)

P. Québécois (2 vc)

2003-2008

2012

2014

Libéral  (3 vc)

P. Québécois

Libéral

2018

 

 

CAQ

 

 


https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9lections_g%C3%A9n%^

C3%A9rales_qu%C3%A9b%C3%A9coises

 

 2- Partis élus au Gouvernement fédéral

Le Parti Libéral a formé 24 gouvernements- Le Parti Conservateur 19- Le Parti de l’Union 1-

 vc = victoires consécutives

1867-1872

1874

1878-1891

Conservateur (2  vc)

Libéral

Conservateur  (4 vc)

1896-1908

1910-11

1917

Libéral  (4 vc)

 Conservateur

 ( 2 vc)

Union

1921-1926

1930

1935-1953

Libéral  (3 vc)

Conservateur

Libéral (5 vc)

1957-1962

1963-1974

1975-1979

Conservateur (3 vc)

Libéral  (5 vc)

Conservateur (2vc)

1980

1984-1988

1993-2004

Libéral

Conservateur (2vc)

Libéral  (4vc)

2006-2011

2015

 

Conservateur  (3 vc)

Libéral

 

 

 

 


https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes

 

 

 

 

 ---------------------

Notes

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3% A9volution_tranquille

(2)https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_royale_d%27enquête_sur_le_bilinguisme_et_le_biculturalism

https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/

commission-royale-denquete-sur-le-bilinguisme-et-le-biculturalisme

(3) http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/h1190.aspx

http://larevolutiontranquille.ca/fr/la-caisse-de-depot-et-placement-du-quebec-et-de-la-regie-des-rentes.php

(4)http://archives.radio-canada.ca/sante/langue_culture/clips/7519/

(5)https://www.google.ca/search?source=hp&ei=GOTqXPeiG-OQggfn46W4DQ&q=Ren%C3%A9+L%C3%A9vesque+parle+de+Pierre-Elliot+Trudeau&oq=Ren%C3%A9+L%C3%A9vesque+parle+de+Pierre-Elliot+Trudeau&gs_l=psy-ab.12...34424.55924..59578...0.0..0.231.6164.16j29j5......0....1..gws-wiz.....0..0i131j0j38j0i22i30j0i19j0i22i10i30i19j0i22i30i19j33

i160j33i22i29i30.POp1o4KXFoQ

(6)   http://www.larevolutiontranquille.ca/fr/le-bill-63.php

(7)https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Jean-Jacques_Bertrand

(8) http://www.vigile.net/1968-au-Quebec  Jean-Simon Gagné

(9) L’Église du Québec et les années 1960 : l’ère de tous les changements Guy Laperrière https://www.erudit.org/fr/revues/cd/2007-n89-cd1044971/6907ac.pdf

(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_d%27Octobre

(11)https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_la_langue_officielle_(Qu%C3%A9bec)

(12)https://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_de_l%27Am%C3%A9rique_du_Nord_britannique

https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article

/confederation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_constitutionnelle

_du_Canada

https://canadalibre.ca/pourquoi-canada-libre/il-ny-a-quun-peuple-fondateur/

Antoine Robitaille  «Le vice du Dominion»  Le Journal de Québec  27 avril 2019, p.16l

Simon Jolin-Barrette «J’ai confiance», Québec Amérique p. 38

(13) Préambule «L’Assemblée nationale reconnaît la volonté des Québécois d’assurer la qualité et le rayonnement de la langue française. Elle est donc résolue à faire du français la langue de l’État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires»

Article 73 « Peuvent recevoir l’enseignement en anglais, à la demande de l’un de leurs parents:

1°  les enfants dont le père ou la mère est citoyen canadien et a reçu un enseignement primaire en anglais au Canada, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l’enseignement primaire reçu au Canada;

2°  les enfants dont le père ou la mère est citoyen canadien et qui ont reçu ou reçoivent un enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada, de même que leurs frères et sœurs, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l’enseignement primaire ou secondaire reçu au Canada;»

Le règlement peut préciser dans quels cas ou à quelles conditions un enfant est présumé ou est réputé satisfaire à l’exigence d’avoir reçu la majeure partie de son enseignement en anglais au sens de l’article 73.»

(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Robert_Bourassa_(2)

(15 https://pq.org/histoire/

(16)  https://fr.wikipedia.org/wiki/Speak_white

(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Charest

(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_valeurs

(19) https://www.pulaval.com/produit/bilan-et-realisations-du-gouvernement-couillard

(20) https://lactualite.com/sante-et-science/sante-quel-bilan-pour-le-gouvernement-couillard/

(21) https://www.lesoleil.com/actualite/politique/bilan-du-gouvernement-couillard-lannee-du-virage-rate-b47f91d6a83e3ecc2527f4

(22) https://www.lesoleil.com/actualite/politique/oleoducs-francois-legault-ne-veut-pas-denergie-sale-088695b37ff296ed6517f22fcba

(23) https://www.urgencequebec.gouv.qc.ca/Fr/CruePrintaniere

/Pages/Municipalités-touchées.a.

https://www.lapresse.ca/actualites/national/201807/12/01-5189360-inondations-2017-quebec-attend-jusqua-245-millions-dottawa.php

(24) https://www.latribune.ca/actualites/politique/remuneration-les-cadres-en-sante-craignent-le-gouvernement-legault-bfd3fbe289
Des centaines de millions de dollars sont en jeu. C'est que la ministre de la Santé, Danielle McCann, s'apprête à déposer un projet de loi concernant leurs conditions de travail. Elle pourrait être tentée de reprendre les grandes lignes du défunt projet de loi 160, présenté en novembre 2017 par les libéraux pour réduire de moitié l'indemnité de départ des cadres en santé. En juillet 2017, alors que les libéraux étaient au pouvoir, la Cour supérieure a invalidé un règlement de la loi 10 qui aurait réduit de 24 à 12 mois l'indemnité de départ de 1300 cadres, dont les postes avaient été abolis

(25) https://www.google.ca/search?source=hp&ei=dkbkXMbdIsXU5gLatZa4CQ&q=http%3A%2F%2Fwww.assnat.qc.ca%2FMedia%2FProcess.aspx%3FMediaId%3DANQ.Vigie.Bll.DocumentGenerique_143925%26process%3DOriginal%26token%3DZyMoxNwUn8ikQ%2BTRKYwPCjWrKwg%2BvIv9rjij7p3xLGTZDmLVSmJLoqe%2FvG7%2FYWzz&oq=http%3A%2F%2Fwww.assnat.qc.ca%2FMedia%2FProcess.aspx%3FMediaId%3DANQ.Vigie.Bll.DocumentGenerique_143925%26process%3DOriginal%26token%3DZyMoxNwUn8ikQ%2BTRKYwPCjWrKwg%2BvIv9rjij7p3xLGTZDmLVSmJLoqe%2FvG7%2FYWzz&gs_l=psy-ab.12...4106.4106..5987...0.0..0.0.0.......1....2j1..gws-wiz.....0.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1161051/quebec-projet-loi-signes-religieux-simon-jolin-barrette-francois-legault

(26)  http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2018.pdf

(27)https://www.lesaffaires.com/classements/les-300/classement-des-300-plus-grandes-entreprises-du-quebec-2018-605939/605939

(28) «En 1971,il adopta sa première politique sur le multiculturalisme, en 1973 il créa é le ministère du Multiculturalisme et le Conseil canadien du multiculturalisme, puis en 1982, il établit la Charte canadienne des droits et libertés est incluse dans la Constitution du Canada. Celle-ci prévoit notamment que « Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens. » Le 21 juillet 1988, la Chambre des communes adopte la Loi sur le multiculturalisme canadien. Le multiculturalisme canadien prône la coexistence de différentes cultures au sein du pays, par opposition à l'intégration et la constitution d'une identité commune. En ce sens, le terme « multiculturalisme canadien » est souvent utilisé par opposition à celui d'« interculturalisme québécois ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Multiculturalisme_canadien