EQ-13 Une école exclusivement réservée aux garçons -

 Non - en 2010

  Une école exclusivement réservée aux filles      

  – Oui  -  en 2012  

                                                                                                                          avec la collaboration de Gilbert Claes

 

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-1- En 2010, agrément refusé pour  l’école Hébert–Couillard pour les garçons

- la ministre en poste Michelle Courchesne

En février 2010, nous avions écrit ce qui suit: «On n'attend plus que le permis de la Ministre de l'Éducation pour que soit établie  l'École Hébert-Couillard, une nouvelle école d'éducation préscolaire et d'enseignement primaire consacrée exclusivement aux garçons à Québec, en remplacement de l’École St-Louis de Gonzague fermée en 2009. « La réussite des garçons et le maintien de la vocation éducative du Vieux-Québec sont les fondements de son existence.

Mais en avril  2010 nous devions déchanter  (Addendum  27 avril 2010) : La ministre de l'Éducation (Michelle Courchesne) a finalement accordé à l'École Hébert-Couillard le permis le 15 février 2010, En fait, elle n'avait pas tellement le choix  puisque le projet était, en tous points, conforme aux règles établies. Toutefois, en avril 2010 elle utilise son pouvoir discrétionnaire pour refuser l'agrément lequel permettrait  à l'école privée d'être subventionnée. Motif de la ministre, un choix politique, a-t-elle répondu: « le dossier des écoles privées est trop chaud actuellement ». C'est à crever de rire. Elle vient de se faire pincer à chambouler le calendrier scolaire pour accommoder six écoles juives hassidiques vivant dans l'illégalité depuis des années mais elle n'ose pas prendre le risque d'accorder l'agrément à la seule école de garçons francophones dans le Vieux-Québec. Elle ne sait pas que l'inadaptation de l'école aux besoins des garçons est une des principales causes du taux scandaleux de leur décrochage1

On a quand même trouvé une solution pour les quelques  150 garçons déjà inscrits et laissés pour compte. L’‘École des Ursulines  prendra   la  relève.

C'est pas du bonbon çà ? On va réussir à tous les castrer avant qu'ils ne commettent d'autres agressions.  Et nos élites masculines sont satisfaites, contentes

On imagine le tollé dans les médias s'il avait fallu que l'agrément ait été refusé à une école de filles.  Un remaniement ministériel au plus c...de c.., mieux encore une élection anticipée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-2-   En  2012-  agrément accordé pour  le pavillon Brébeuf  pour les filles   

-  la ministre  en poste Michelle Courchesne  

 

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	Les garçons et les filles occuperont dès la première secondaire des pavillons différents à partir de l’année scolaire 2013-2014.</div>

«Les garçons et les filles occuperont dès la première secondaire des pavillons différents à partir de l’année scolaire 2013-2014. Lisa-Marie Gervais  Le Devoir 11 septembre 2012 Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

En pleine tourmente financière et baisse démographique, plusieurs écoles privées non mixtes ont ouvert leurs portes au sexe opposé. Ce n’est pas le cas du réputé Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal qui, pour la première fois de son histoire, accueillera l’an prochain des filles de la première à la cinquième secondaire, mais dans un pavillon « conçu rien que pour elles ».

À l’ombre du Mont-Royal, entourée d’un boisé protégé, l’ancienne résidence des jésuites se dresse dans un décor enchanteur tout en nature et en tranquillité. C’est là, dans ce pavillon Vimont, que 70 jeunes filles feront leur entrée en première secondaire à l’automne 2013. « Fini l’asphalte. Nos filles auront une cour gazonnée », lance fièrement au Devoir le directeur général du Collège Jean-de-Brébeuf, Michel April.  La transformation de l’établissement, où ont logé les jésuites pendant des années, jusqu’au parachèvement du déménagement au printemps dernier, aura coûté 11 millions. Même si la baisse démographique le touche autant qu’ailleurs, le collège résiste à imiter ce que font ses concurrents depuis quelques décennies. « On ne pouvait pas répondre à des baisses démographiques par la mixité », affirme sans ambages, le président du conseil d’administration du collège, François Morrison. « La non-mixité est une partie de la recette du collège. »

S’ils se font rares dans le réseau public, les établissements à vocation non mixte au privé sont de moins en moins nombreux, hormis ceux de confessions juives et dans le secteur anglophone. Selon la Fédération des établissements d’enseignement privé (FEEP), qui représente 190 écoles privées surtout francophones, il ne resterait que 12 établissements non mixtes, dont un seul de garçons. 

Pour le Collège Jean-de-Brébeuf, presque centenaire, est-ce un mouvement révolutionnaire à contre-courant ou tendance rétrograde ? « Il y a des choix qui ont été faits dès les années quarante pour la mixité, qui a de bons côtés, dont la socialisation. On ne nie pas ça. Mais c’est aussi une bonne chose d’être “focussé” chacun de son côté sur ses études à un âge aussi difficile que l’adolescence », a soutenu M. April.  C’est le meilleur des deux mondes parce que les filles auront leurs classes à elles, mais dans un environnement mixte plus large, croit Me Julie Latour, ex-bâtonnière du Barreau de Montréal et marraine du projet. « En termes de maturité intellectuelle et de maturité affective et de croissance, surtout de la première à la troisième secondaire, je vois moins de corrélation entre les garçons et les filles », a-t-elle avancé.

 Le sexe et la réussite

Sur la réussite des élèves en classes non mixtes, il n’existe pas d’études fiables et longitudinales qui permettent de faire une association entre une plus grande réussite et la non-mixité, souligne Pierrette Bouchard, professeure émérite en sciences de l’éducation de l’Université Laval. Selon elle, il est difficile d’attribuer à la non-mixité seule les effets positifs observés dans les classes de ce type. Car une panoplie d’autres facteurs entre dans le calcul, soit la taille de l’école et des groupes classes, la sélection des candidats à l’entrée, le milieu socio-économique des élèves…
 « Le sexe n’est pas une compétence pédagogique », soutient Mme Bouchard. Ni chez les élèves ni chez les enseignants. Pour cette politologue de formation, tous les élèves, garçons comme filles, ont le même potentiel de réussite; c’est la lecture à un jeune âge qui fait surtout la différence.
 Certains points positifs de la non-mixité ont cependant été observés, notamment une plus grande estime de soi chez les filles. « Encore là, il faut y aller avec une grande prudence. Ça ne veut pas dire que ça se traduit par de meilleurs résultats scolaires », note Mme Bouchard. La tendance semble toutefois s’inverser pour les garçons : sans les filles, ils semblaient avoir plus de difficulté à l’école. Un constat encore à prendre avec circonspection, tient à souligner la chercheuse retraitée.
 Si les jeunes filles et les garçons du Collège Jean-de-Brébeuf feront classe à part durant tout leur secondaire, hormis pour la cinquième secondaire qui est mixte du côté des garçons, ils partageront néanmoins la bibliothèque et quelques sorties. Et selon M. April, même loin de leurs consœurs, les garçons ne pourront faire autrement que d’être tentés par le défi de faire aussi bien — et même mieux — que leurs rivales. »

Commentaire

-- La journaliste est, soit totalement débile,  soit une féministe intégriste comme il en regorge au Devoir. Elle constate que le gouvernement, la ministre Courchesne (ou celle qui l’a précédée, Line Beauchamp, difficile à savoir)  a versé 11 millions pour accommoder les 70 filles de Brébeuf et elle n’a pas été foutue de verser un sou pour les  140  garçons de l’école Hébert-Coulard; çà c’est deux poids, deux mesures comme ce n’est pas permis. 

--  Elle a, en plus, le culot d’avoir demandé l’avis d’une soi–disant pédagogue qui a déjà expliqué ainsi la cause de l’insuccès des garçons dans les classes mixtes :«Plus récemment, Pierrette Bouchard7  (titulaire de la Chaire Claire Bonenfant) et son conjoint (ou consort) Jean-Claude St-Amant, féministes notoires, ont décrété que le décrochage des garçons était attribuable au fait que ces derniers adhéraient aux stéréotypes traditionnels alors que les filles auraient été mieux en mesure de s’en dégager. Et les journalistes de répandre cette argumentation simpliste8 en faisant abstraction du rôle joué par le corps enseignant  ». Elle en rajoute cette fois-ci en déclarant que ce sont les filles qui, par leurs qualités supérieures, vont inciter les gars à faire aussi bien qu’elles.

--  Elle ignore qu’en 2009 «Une polyvalente de Montréal est en train de prouver qu'on peut lutter efficacement contre le décrochage scolaire chez les garçons en les séparant des filles et en misant sur la techno. L'École Monseigneur-Richard, dans l'arrondissement Verdun, a mis sur pied cette année une seconde classe réservée uniquement aux garçons »4 .Il est clair qu’en continuant de nommer des femmes comme ministre de l’Éducation – la dernière en lice Marie Malavoy sous Pauline Marois -  l’injustice n’est pas près d’être corrigée.   Et pendant ce temps là,  nos députés «mâles»  (du moins selon leur apparence physique) regardent par la fenêtre…

Il faut avouer que quand son Alma Mater est concerné le choc est encore plus difficile à subir.

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(1) Publié le 27 avril 2010 à 05h00 | Mis à jour le 27 avril 2010 à 09h56

École des Ursulines de Québec: porte ouverte aux garçons : «Un projet d'école pour garçons dans le Petit Séminaire, l'école Hébert-Couillard, se tramait depuis plusieurs mois. Mais les délais dans l'obtention du permis, combinés à un nombre d'inscriptions jugé trop bas par la direction et la confirmation récente par la ministre Courchesne que l'institution ne recevrait pas l'agrément nécessaire à l'obtention de subvention dès la première année a sonné le glas du projet »

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201004/26/01-4274517-ecole-des-ursulines-de-quebec-porte-ouverte-aux-garcons.php-    +  http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec /2010/04/27/002- ursuline_garcons.shtml    et

«Nos dossiers  L’École Hébert-Couillard- Synopsis

Le 12 août 2008, à la stupeur générale, on annonçait la vente de l'école St-Louis-de-Gonzague à l'Académie St-Louis. Puis, consternation à la nouvelle que pour septembre 2010, l'école déménagerait dans le secteur Lebourgneuf, brisant l'offre intégrée d'enseignement dans le Vieux-Québec. Le 7 avril 2009, une étape cruciale est franchie. On annonce le site de la nouvelle école, qui s’établira dans des locaux que le Petit Séminaire de Québec mettra à sa disposition, dans le pavillon Lucien-Godbout, côte Ste-Famille. Trouver le site était la condition sine qua non de la poursuite du projet. Le 9 juin 2009, la Coalition dévoile le nom de la nouvelle école, L’École Hébert-Couillard et annonce que Guy Bouchard en est le directeur général. Bien entendu, elle confirme l’ouverture de l’école pour l’automne 2010, disposant à ce jour d’un nombre largement suffisant de lettres d’intention d’inscription. Mais après un automne 2009 et un hiver 2010 entièrement consacrés à la structuration de la nouvelle école, les difficultés ont commencé. Retard dans la délivrance du permis par le ministère. Retard conséquent dans la transformation des intentions d’inscription en inscriptions en bonne et due forme. En avril 2010, les inscriptions sont largement suffisantes pour démarrer une école complète mais il est maintenant trop tard pour commencer les travaux d’aménagement au Petit Séminaire. .À regret, on doit abandonner. Mais les Ursulines décident rapidement de prendre le relai. Les garçons d’Hébert-Couillard seront les bienvenus chez elles http://www.ccvq.org/action/dossiers/ecoles-hist.htm

Note : Comme par hasard, pas un  mot sur le refus de l’agrément  par la ministre Courchesne

(2) «Les filles auront leur pavillon à Brébeuf»  Lisa-Marie Gervais   11 septembre 2012  Le Devoir

http://www.ledevoir.com/societe/education/358880/les-filles-auront-leur-pavillon-a-brebeuf

(3) A. Gélinas  «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes – un –piège à cons » chap. 8

 Les références 7 et 8 : ». (7) «La non mixité à l'école: quels enjeux ?» «La non mixité à l'école: quels enjeux ?» février 2003, « Identité de sexe, conformisme social et rendement scolaire», et « Comment limiter le décrochage scolaire des garçons et des filles ?», 30 mai 2003. «L’école élémentaire, un milieu féminin», John Bradley, McGill News, été 2004 p. 3 – (8) Annie Morin, dans le Soleil, 2 décembre 2003, p. A-1, note pourtant que les enseignants au niveau secondaire sont passés de 58,2% en 1988-89 à 48,4% en 2000-2001. Elle s'est assurée auprès du ministère qu'il n'était aucunement question d'établir des programmes de discrimination positive pour rééquilibrer le corps enseignant.

(4) -Sébastien Ménard- Le Journal de Montréal 22/12/2009 05h34 - Mise à jour 22/12/2009 10h19

Sur ce site nous avons aussi écrit EQ-6- McGuinty aime l'idée d'une école primaire pour les garçons et Jacques Languirand aussi mais pas Jean «Cravate rose » Charest (octobre 2009)