EQ-14 Le décrochage scolaire des garçons selon la CSQ,

un syndicat féministe et discriminatoire

 

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

 

On peut lire sur le site de la Centrale des syndicats du Québec 1 un document tout à fait biaisé sur le très grave problème du décrochage scolaire des garçons  qui ne vise qu’à banaliser  ce phénomène à l’aide de manipulations de données et de sophismes qui sont manifestement inspirés par la pensée féministe. 2  Cela se comprend très bien quand on connaît la composition de ce syndicat, son histoire, ses priorités  et ses enjeux tels qu’ils apparaissent sur le site même de l’organisme

 

1- La Centrale des syndicats du Québec

«La CSQ

La CSQ regroupe du personnel enseignant, professionnel et de soutien des commissions scolaires, des cégeps et des universités, des intervenantes en services de garde, des infirmières et du personnel du secteur de la santé et des services sociaux ainsi que des travailleuses et des travailleurs des communications, du communautaire, du loisir et du municipal. Elle compte également en ses rangs une association de personnes retraitées qui ajoute une autre dimension à sa force représentative.»

«Un peu d'histoire

Une centrale comme la nôtre a une histoire riche en enseignements. Son action, ses luttes, ses prises de position ont contribué à façonner la société québécoise et à influencer son développement. Depuis sa naissance sous l'impulsion de Laure Gaudreault, la CIC, devenue par la suite la CEQ, puis la CSQ, a été résolument engagée dans la défense et l'amélioration des conditions de travail et de vie des membres, majoritairement des femmes, qu'elle représente.

Nos priorités

Priorité n° 1

Améliorer les conditions de travail des membres et promouvoir la protection des droits des travailleuses et travailleurs

Condition des femmes

Au cœur du mouvement CSQ, des femmes d'engagement : la lutte pour les droits des femmes à la CSQ

À la Centrale des syndicats du Québec (CSQ,) plus de 75 % des membres sont des femmes. Les jeunes de moins de 35 ans représentent 28 % et, parmi eux, on retrouve 80 % de femmes. S'assurer d'une meilleure prise en compte de nos membres, c'est considérer la réalité et les préoccupations des femmes. Défendre l'accès à l'éducation et à la santé, c'est aussi soutenir leurs luttes.

Nos principaux dossiers traitent des problématiques suivantes : femme et pouvoir à l'intérieur de l'organisation, conciliation famille-travail et militantisme, condition de travail, défense des services publics, marchandisation du corps des femmes et des filles, rapports sociaux de sexe et stéréotypes, réussite et décrochage scolaire, pauvreté et violence envers les femmes sous toutes ses formes, dans le privé comme dans le public

Les enjeux

Des féministes de notre Centrale alertent l'ensemble des membres, et ce, depuis la création du Comité de la condition des femmes (CCF) en 1973, sur les inégalités persistantes dans toutes les sphères de l'activité humaine (politique, économique et sociale). Des préoccupations qui, à travers les années, ont pu être entendues et parfois ignorées. Le Comité et le Réseau des femmes de la CSQ ne revendiquent rien de moins que l'égalité de faits.»

 

Commentaires

Nous n’avons aucune objection à ce qu’une centrale syndicale  regroupe très majoritairement des femmes mais il est apparent  que, dans un tel cas, l’organisation ne peut s’empêcher de tomber dans l’ornière de la pensée féministe qui a pour effet d’exclure la prise en compte, à égalité,  de la réalité des hommes. Il s’ensuit que les prises de position et analyses  d’une telle centrale devraient être considérées  comme celles d’un groupe de pression féministe, donc susceptible de présenter une vision tronquée et biaisée de la situation. Malheureusement, de nombreux médias ne se donnent pas la peine de souligner cette manipulation de l’opinion publique de sorte que ce qui prétend  être une entreprise de démystification est, en fait,  un exercice de mystification parfaitement hypocrite.   

À notre connaissance il n’y aucun syndicat composé majoritairement d’hommes – et c’est pourtant le cas de la majorité des syndicats  qui œuvrent dans le secteur privé- qui s’affiche comme masculiniste  et se donne  des priorités exclusivement dédiées aux hommes. Bien plus, les centrales syndicales, dont l’effectif est majoritairement masculin (CSN, FTQ), ont mis sur pied  un service de la condition  féminine. Par contre, la CSQ déjà majoritairement féminine, a établi, en plus  un Comité de la condition féminine mais n’a pas jugé nécessaire de constituer un service de la condition masculine. En somme, la démocratie syndicale lorsqu’elle s’exprime dans un milieu majoritairement  féminin, devient presque naturellement féministe et n’éprouve aucune gêne à exclure  l’autre moitié de la population. Et ce sont ces personnes qui depuis des décennies se plaignent  d’être victimes  de discrimination,  de «deux poids deux mesures»,

 

2- Le document de la CSQ

Nous reproduisons presqu’intégralement le document de la CSQ  pour que le lecteur  soit à même de vérifier,  à la fois, la formulation  de ses  propositions  et la pertinence de nos commentaires. Cela dit, nous avons réduit la dimension de certains tableaux et éliminés certains passages –par exemple, sur les données régionales de décrochage- parce que ces variations n’ajoutaient  rien  de déterminant à la compréhension  d’un problème qui  est présent sur l’ensemble du territoire.  

 

Le décrochage et la réussite scolaires des garçons : déconstruire les mythes, rétablir les faits 

Centrale des syndicats du Québec 

Mythe n° 1   La situation scolaire des garçons serait très préoccupante

 

Si tout le monde s'entend pour dire que la situation des garçons est préoccupante et que des interventions sont nécessaires pour les aider à mieux réussir (au Québec, les garçons décrochent plus que les filles, 21,5 % contre 13,6 % en 2009-2010), il est plus difficile de comprendre pourquoi certaines personnes dramatisent à outrance la situation scolaire des garçons.

Comparons la situation des garçons du Québec. Par exemple, dans l'évaluation internationale PISA2 de 2009, les garçons du Québec réussissent mieux que les filles en mathématique et en sciences. Ils enregistrent cependant une performance plus faible que les filles en lecture (voir graphique 1). Toutefois, en comparant les garçons du Québec avec ceux de 34 pays industrialisés, on observe qu'ils se classent au troisième rang en lecture, matière réputée difficile pour eux.

Graphique 1 - Résultats au test PISA 2009 selon le sexe et la matière, en points

Au niveau canadien, les garçons québécois sont dans le peloton de tête en matière de diplomation entre 20 et 24 ans : 81 % au Québec, moyenne canadienne de 73 % juste derrière les garçons de la Saskatchewan (84 %) et ceux de l'Île-du-Prince-Édouard (82 %). Ils réussissent même mieux que les filles de l'Ontario (78 %), du Manitoba (73 %) et de l'Alberta (71 %).

Si les filles du Québec (92 %) affichaient un taux de diplomation entre 20 et 24 ans similaire aux filles de l'Ontario (70 %), du Manitoba (66 %) et de l'Alberta (74 %), il est peu probable que la question du décrochage scolaire des garçons serait soulevée avec autant de passion au Québec (voir tableau 1).

Si les garçons du Québec donnent l'impression de moins bien réussir, c'est parce que les filles du Québec ont une performance scolaire très au-dessus de la moyenne canadienne et internationale.

Tableau 1 - Diplomation entre 20 et 24 ans au Canada selon les provinces et les sexes, 2008, en %

 2 PISA est une vaste enquête effectuée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tous les trois ans, depuis 2000, visant à mesurer les acquis des élèves de 15 ans dans 65 pays.

Commentaires

(1) Le problème n’est pas que les meilleurs garçons québécois, qui sont encore aux études, ne se comparent pas même avantageusement aux garçons d’autres pays mais qu’ils soient si peu nombreux  (notamment moins que les filles québécoises) à demeurer aux études.

(2) On apprécie cette sollicitude toute féministe qui réussit à statuer que l’on ne parlerait pas tant du décrochage scolaire des garçons si les filles québécoises ne leur étaient pas tellement supérieures. Cela nous vient d’une centrale syndicale dont «le Comité et le Réseau des femmes de la CSQ ne revendiquent rien de moins que l'égalité de faits (!).»

(3) Il est assez amusant (sinon tragique) de voir ces féministes qui, généralement, nient l’existence de  différences entre les genres masculin et féminin  (des construits sociaux qu’il fait débâtir)  s’empresser de noter de telles différences, lorsqu’elles avantagent les femmes.  -

(3) Nous avons là la démonstration, à la fois, de la stupidité de cette recherche mécanique de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes qui mobilise pourtant les féministes  et  du caractère univoque de cette recherche toujours dans le sens d’une comparaison de la situation des femmes par rapport à celle des hommes et jamais l’inverse.

 

(4)  À ca propos  le texte préfère omettre de souligner  que l’écart entre le taux de diplomation des garçons et  celui des files – 11%- est le plus élevé au Canada, même devant Terre-Neuve  un pays de pêcheurs.  

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Mythe n° 2  Le décrochage scolaire des garçons ne s'améliorerait pas depuis 30 ans

Dans les derniers mois, on a entendu dire sur toutes les tribunes possibles que le décrochage scolaire n'avait pas diminué depuis 30 ans. Les faits ne confirment pas ces rumeurs. En réalité, la situation des filles et des garçons s'est grandement améliorée durant cette période (voir graphique 2).

Le décrochage scolaire des garçons ne date pas d'hier et ces derniers ont toujours affiché un taux de décrochage plus élevé que les filles. À la fin des années 1970, les garçons sortaient de l'école dans une proportion de 44 %, mais leur situation s'est améliorée rapidement par la suite puisqu'en 2009-2010 ce taux se situait à 21,5 %. Le décrochage scolaire des filles a connu la même tendance : elles quittaient à la hauteur de 37 % à la fin des années 1970 ; ce taux est passé à 13,6 % en 2009-2010 (voir graphique 2).

Graphique 2 – Taux de décrochage scolaire des garçons et des filles avant 20 ans, Québec, 1980-2010, en %

---Nous avons  éliminé les observations sur les régions ---

Au cours de la dernière décennie (2001-2009), la situation du décrochage scolaire des garçons s'est améliorée plus rapidement que celle des filles, diminuant de 9,1 % chez les premiers et de 4,3 % chez les secondes.).

La situation du décrochage scolaire des garçons s'est beaucoup améliorée entre 1979 et 2010 et, dans les dix dernières années, elle s'améliore plus vite que celle des filles.

Tableau 2 Taux de décrochage avant 20 ans, par région et par sexe, réseau public, Québec 2001-2009 en %

 

Ensemble du Québec           31,7       22,6      -9,1       18,6        14,3      -4,3

Nous avons éliminé les données régionales

Commentaires  

(1) Nous avons du mal  à réconcilier les données du Graphique 2 et du Tableau 2 du document de la CSQ ci-dessus à des dates identiques ou très rapprochées  

 Tableau 1 Comparaison entre les données  du Tableau 2 et du Graphique 2 de la CSQ

Taux de décrochage scolaire  selon le sexe

2001-02

2008-09

Écart

Tableau 2

Garçons

31,7

22,6

-9,1

 

Filles

18,6

14,3

-4,3

 

 

1999-00

2009-10

 

    Graphique 2

Garçons

24,7

21,5

-3,2

 

Filles

14,8

13,6

-1,2

Les écarts pour les garçons en particulier entre les années  1999-00 et 2001-02  (31,7 et 24,7)  nous semblent  plutôt élevés et de nature à induire en erreur sur  l’évolution du phénomène

(2)     Nous avons également du mal à réconcilier les données les données du Graphique 2 de la

(3)     CSQ et les données compilées par Yves Archambault à des périodes antérieures 3

Tableau 2  Comparaison entre les données  du  Graphique 2 de la CSQ  et du Tableau de Y Archambault

Taux de décroc   Décrochage scolaire  selon le sexe

1979-80

1999-00

Écart

Graphique 2     Graphique 2

Garçons

43,8

24,7

-19,1

 

Filles

37,2

14,8

-22,4

 

 

1981

1999

 

Tableau  Y.    Tableau Y.Archambault

Garçons

31,8

19,5

-12,3

 

Filles

24,2

11,4

-12,8

Dans le cas du Tableau de Archambault nous avons calculé un taux moyen de décrochage pour les trois âges -17-18 et 19 ans - de manière à pouvoir le comparer  au taux «avant 20 ans » du document de la CSQ

De toute évidence le document de la CSQ gonfle le taux de décrochage dans les années 1979-80 –pour les garçons et les filles - ce qui lui permet  de magnifier  la chute du taux de décrochage.   Étonnamment  le document de la CSQ ne donne aucune explication au fait que chute soit plus prononcée pour les filles

(3)  Enfin, le Ministère de l’Éducation,  nous indique qu’en 2010  le taux de décrochage annuel  se situait toujours dans les 20% pour les garçons et à  12% pour les filles

Taux de sorties sans diplôme ni qualification (décrochage annuel), parmi les sortants, en formation générale des jeunes, selon le sexe, par réseau d'enseignement et par commission scolaire, 2010-2011   4

Données officielles

                                                       Total               Garçons         Filles

Ensemble du Québec                        16,2                 20,1                 12,6

Réseau public (72 CS)                       18,6                 23,1                 14,3

Établissements privés                         6,1                  6,7                   5,5

Écoles gouvernementales                   89,3                 91,0                 87,6

Il faudrait que la CSQ nous explique pourquoi  l’ampleur du  phénomène persiste pour les garçons – 24% ou 19,5 % en 1999 et  20,1% en 2010 -  et pourquoi la chute  du taux de décrochage a toujours été plus prononcée pour les filles que pour les garçons. Se pourrait-il  que l’encadrement – très majoritairement féminin - y soit pour quelque chose ?

J’imagine facilement que si les données étaient  en défaveur des filles il y a un bon moment que la CSQ aurait réclamé que le MEQ intervienne pour rétablir une égalité de fait entre les deux groupes.

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Mythe n° 3 L'école « au féminin » nuirait à la réussite des  garçons

Mythe n° 3 décrochage scolaire

L’absence d’hommes en éducation priverait, semble-t-il, les garçons de modèles d’identification nécessaires à leur réussite scolaire. Pourtant, dans plusieurs pays occidentaux qui partagent sensiblement les mêmes caractéristiques que le Québec en matière de composition du personnel enseignant, les garçons réussissent davantage ou sont très près des filles.

Au Québec, avec 81 % de femmes en éducation, les garçons réussissent à la hauteur de 81 % entre 20 et 24 ans et les filles à 92 %. Avec des proportions similaires en matière de pourcentage de femmes en éducation, les garçons réussissent autant que les filles aux États-Unis (77 % pour les garçons et 76 % pour les filles) et en Allemagne (98 % pour les filles et 97 % pour les garçons). En Suisse, où la proportion de femmes en éducation est relativement élevée (75,3 %), les garçons (92 %) réussissent mieux que les filles (88 %). Dans d’autres pays où la proportion de femmes est moins importante qu’au Québec, comme la Grèce (63,7 %) ou le Luxembourg (65,6 %), les garçons ne réussissent pas plus que les filles.

Graphique 3 - Pourcentage de femmes en éducation et diplomation selon le sexe, entre 20 et 24 ans, 2008, en %

Par ailleurs, en formation professionnelle au Québec, là où les enseignants sont majoritaires (59 %) et là où les garçons sont plus susceptibles de mieux réussir que les filles, on n’observe aucune différence significative entre les filles et les garçons sur le plan de la réussite scolaire (réussite aux études temps plein chez les filles, 86,9 % ; chez les garçons, 85,9 %3). Au Québec toujours, 70 % des professeurs d’université sont des hommes4. Pourtant, les étudiants y réussissent moins bien que les étudiantes. Ces données confirment qu’il n’y a pas de lien entre le genre du personnel enseignant et la performance scolaire des élèves. Un nombre élevé de femmes en éducation ne nuit pas à la réussite des garçons. En somme, le sexe n’est pas une compétence pédagogique.

 3 MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT (MELS). Indicateurs de l’éducation, édition 2010. 4 CONFÉRENCE DES RECTEURS ET DES PRINCIPAUX DES UNIVERSITÉS DU QUÉBEC (2006). Le système universitaire québécois. Données et indicateurs, Montréal

 

Commentaires

(1)Archambault avait  a également observé un écart important entre le taux de diplômation des hommes et des femmes dans les années 2000 5

Taux d'obtention de diplômes selon le sexe pour les années 1998-2000 au Québec,  Source des données: Portrait social du Québec Données et analyses Édition 2001, ISBN : 2-551-21424-6.  Chap. 7, page 184 tableau 7.4 et page 190 tableau 7.8.:

Taux d’obtent      Taux d'obtention des diplômes

Hommes

Femmes

Au secondair    au secondaire

76,8%

90,4 %

Au collégial a    au collégial

29,7%

49,4%

Au baccalaur     au baccalauréat

21,7%

33,0%

Il écrivait alors : «Cet écart entre les deux sexes est allé grandissant depuis l'année 1975-76, passant de 2,7  points à près de 20 ...et oh coïncidence, c'est depuis 1972 que le Québec a des classes mixtes !»

(2) Pour sa part, le MEQ  a publié un document  tout récemment sur la  «diplômation», un vocable qui est devenu  «diplomassions» ,sans doute après une vaste recherche étymologique  

Tableau 2 Diplômassions et qualification au secondaire - Édition 2012 6

Diplômassions et qualification après 7 ans, retard à l'entrée au secondaire et proportion d'élèves inscrits au réseau prive,  par région administrative et par commission scolaire et par sexe, cohortes de 2003 et 2004

Nous n’avons retenu que les données d’ensemble

Diplômassions et qualification après 7 ans

Cohorte 2003

Cohorte 2004

T

M

F

T

M

F

723

66,0

78,8

73,4

67,6

79,5

 

Retard a  l'entrée Au secondaire

Cohorte 2003

Cohorte 2004

T

M

F

T

M

F

16,7

19,8

13,5

15,5

18,3

12,7

 

Proportion d'élèves inscrits au réseau prive,

Cohorte 2003

Cohorte 2004

T

M

F

T

M

F

19,3

18,5

20,2

19,3

18,5

20,2

 

Commentaires

(1) Si le sexe n’est pas une compétence pédagogique  pour quelle raison, Mme Johanne Fortier, alors présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement a-t-elle écrit  un long document en rapport avec les difficultés scolaires des garçons ( Le Soleil, 1er novembre 2002 p. A-11) dans lequel elle soutient que  le taux de réussite scolaire supérieur des filles (entre 15 et 25%) ne serait pas attribuable à la présence massive des femmes aux niveaux primaire et secondaire (75% de l'effectif) ni à la trop grande «féminitude de l'école».

Celui-ci tiendrait  à deux raisons manifestement inspirées par la pensée féministe laquelle devrait d'ailleurs, selon elle, être louangée et non dénigrée. La première : l’adhésion des garçons au stéréotype masculin lequel, selon cette thèse proprement sexiste, les garçons, en très grande majorité, ne seraient motivés que par la réussite sportive. La deuxième : le milieu familial et même l'économie renforcent ce stéréotype masculin qui  explique que les garçons consacrent deux fois moins de temps aux études que les filles. La solution passerait plutôt par la conduite de recherches sur les modèles cognitifs et l'adoption des valeurs d'entraide, de coopération, de pacifisme de développement durable, comme dans l'école verte de Madame Brundtland, des valeurs typiquement féminines.

Donc, selon  Mme Fortier,  la réussite et la persévérance scolaires seraient devenues des valeurs féminines grâce aux enseignantes féministes qui ont fait comprendre aux filles que leur avenir n'était pas bouché.

Elle nous informe ainsi que  les enseignantes étaient, pour la plupart, féministes  ont profité de leur place prépondérante aux niveaux primaire et secondaire pour passer leur message dirigé exclusivement vers les filles, n’ayant aucun discours motivant pour les garçons

(2) Si le sexe n’est pas une compétence pédagogique et que la présence  féminine très fortement majoritaire dans les écoles n’a pas d’impact significatif pour quelle raison :

--(i) le « Cahier-manuel  d'éthique et de culture religieuse », publié par les éditions de la Pensée en 2008 et destiné à la 2e année du 2e cycle du secondaire (soit secondaire IV) contient-il un chapitre de vingt-huit pages (28) consacré au « féminisme: un autre regard sur la justice », dont trois  sont consacrées à Mme François David, chef du parti bicéphale Québec Solidaire.

-- (ii) le MEQ a-t-il pris la peine d’imposer  «Le guide pédagogique pour instaurer des rapports égalitaires  entre les sexes au primaire  »  http://www.mels.gouv.qc.ca/dfgj/csc/pdf/19-7054.pdf dans lequel  tous les exercices sont conçus en fonction de la pensée féministe qui nie l’existence des particularités masculines au profit d’une égalité de fait entre les femmes et les hommes

--(iii) le MEQ  soutient-il, depuis des années,  une «politique de tolérance zéro à la violence » alors qu’il sait très bien qu’elle a été interprétée par les directrices d’école comme une justification pour mâter les garçons turbulents, hyperactifs  ou tout simplement remuants comme le sont les garçons  normaux,  à la différence des filles sages normales ?

--(iv) le MEQ finance-t-il  un programme de bourses d’études «Chapeau les filles » qui est réservé exclusivement aux filles pour qu’elles envahissent les domaines d’études où les garçons sont traditionnellement majoritaires alors que l’on n’a pas encore réussi à imaginer un incitatif pour les gars pour qu’ils occupent simplement la place qui leur revient.

-- (v) les universités québécoises francophones ont-elles choisi, il y a déjà plusieurs années  de favoriser l’inscription des filles dans les diverses facultés  au nom de l’égalité  mais n’ont rien fait depuis pour favoriser l’inscription des garçons alors qu’ils sont devenus minoritaires dans ces mêmes facultés.

5) Il n’est pas venu à l’esprit de la Centrale que la très faible présence de professeurs masculins dans les premières années  de l’école a pour effet de dissocier le garçon  de l’étude. 

«Dans la revue «Education next» par Thomas Dee, professeur au Swarthmore College (Université de Stanford) a publié une étude selon laquelle  le sexe de l’enseignant influence l’apprentissage des enfants. Le professeur a examiné les résultats scolaires de 25 000 enfants de huitième année  (13-14 ans) en 1988»

-- N’a-t-on pas observé, à plusieurs reprises, que lorsque la dictée était donnée un professeur, également instructeur de football, cela avait, comme par hasard, modifié considérablement l’attitude des garçons  à l’égard de cet exercice ? Bien entendu, il n’est pas nécessaire d’aller à cet extrême pour comprendre que le sexe de l’enseignant fait partie de la pédagogie.  

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Mythe n° 4  Les classes réservées aux garçons favoriseraient leur réussite scolaire

Pour les tenants du discours alarmiste sur le décrochage scolaire des garçons, une des solutions au problème serait d’offrir aux garçons un environnement spécifique pour leur apprentissage, c’est-à-dire des classes réservées uniquement pour eux. Encore aujourd’hui au Québec, cette solution est mise de l’avant par certaines directions d’école. Est-ce vraiment efficace pour aider les garçons ? Au Québec, au début des années 2000, plusieurs expériences de classes réservées aux garçons ont été tentées afin de favoriser une plus grande réussite scolaire chez ces derniers. Toutefois, elles ont toutes été abandonnées, car aucune amélioration de la performance scolaire des garçons n’a été enregistrée. Jusqu’à présent, aucune étude sérieuse n’a pu démontrer le bien-fondé des classes réservées aux garçons et l’impact sur la réussite scolaire de ces derniers5.

Citation du magazine Science

Dans les classes réservées aux garçons, plusieurs effets négatifs sont constatés : il y a un risque de diminution des attentes à l’égard des garçons, un encadrement plus autoritaire des problèmes de discipline et l’expression de comportements homophobes envers les garçons qui répondent moins aux modèles masculins attendus. Il y a également le risque de reproduire dans ces classes des représentations stéréotypées des genres, en ajustant les contenus des cours aux intérêts qu’on associe généralement aux garçons (ex. : proposer des thèmes de lecture autour du sport et de l’automobile)6. Des recherches indiquent que lorsque des résultats positifs sont constatés dans des classes non mixtes, ils résultent plus vraisemblablement de facteurs liés aux approches pédagogiques diversifiées que de la ségrégation entre les sexes7.

Les classes non mixtes ne sont pas une solution au décrochage des garçons, car elles n’ont aucun effet sur leur performance scolaire. De plus, ces classes renforcent les stéréotypes chez les garçons.

5 Voir les études suivantes : MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC  (2004). La réussite scolaire des garçons – Des constats à mettre en  perspective – Rapport synthèse, Québec. HALPERN, Diane F. et autres (2011). « The Pseudoscience of Single-Sex Schooling », Science, vol. 333, no 6050, 23 septembre, p. 1706-1707. COMMISSION EUROPÉENNE (2010). Différence entre les genres en matière de réussite scolaire : étude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe, Bruxelles, Eurydice.

 

Commentaires

(1) Si les classes  non mixtes ne sont pas une solution valable comment se fait-il qu’à l’origine,  la mixité ait été recommandée, dans les années 1960,  par la Commission  Parent pour élever la qualité de l’enseignement donné aux filles… si les écoles de gars n’étaient pas meilleures  et ce depuis des siècles?

(2) Comment peut-on, aujourd’hui, exclure le retour aux  classes réservées aux garçons parce qu’il y aurait «un risque de diminution des attentes à l’égard des garçons, un encadrement plus autoritaire des problèmes de discipline et l’expression de comportements homophobes envers les garçons qui répondent moins aux modèles masculins attendus?

On reconnaît bien ici la thèse du soi-disant pédagogue  St-Amant  et de sa conjointe  féministe notoire Pierrette Bouchard.

Un  syndicat qui insiste tellement sur l’existence d’études sérieuses pour soutenir ses propositions,  se contente, ici, d’une prémonition de risques de phénomènes négatifs.  Voilà une approche qui n’a rien de  rigoureux.

(3)  Pour ceux qui ont vécu le collège classique il semble bien, avec tout ce qui se publie aujourd’hui sur le comportement des enseignants dans les pensionnats de l’époque, que ce n’est certainement pas le risque de l’homophobie qui était à craindre mais plutôt l’homophilie.  On peut même penser que la dénonciation à répétition de ces cas – en plus des nombreuses fausses accusations d’agression sexuelle portées par des filles dépitées --  ont  convaincu plusieurs hommes de ne pas s’investir dans cette profession.

(4) N'est-il pas ironique que là où a commencé à introduire des classes de garçons leur intérêt s'est accru remarquablement (Le Soleil, 14 décembre 2002, p. D-1) mais que l'on a rapidement invoqué le manque d'argent pour ne pas procéder à l'expansion de cet aménagement unisexe  mais dans le cas des garçons seulement

Ex : en 2010:L'école Hébert-Couillard, à Québec la ministre Courchesne en décidant que l'institution ne recevrait pas l'agrément nécessaire à l'obtention de subvention dès la première année elle  a sonné le glas du projet » http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201004/26/01-4274517-ecole-des-ursulines-de-quebec-porte-ouverte-aux-garcons.php-

Par contre : «Les filles auront leur pavillon à Brébeuf»  Lisa-Marie Gervais   11 septembre 2012  Le Devoir  http://www.ledevoir.com/societe/education/358880/les-filles-auront-leur-pavillon-a-brebeuf

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Mythe n° 5 Les hommes fuiraient l'enseignement, car c'est un monde de femmes

Mythe n° 5

Les tenants du discours alarmiste laissent entendre que les hommes ne vont pas en enseignement parce que c'est un monde de femmes9. D'autres affirment aussi qu'il faudrait favoriser l'embauche des hommes en enseignement par des programmes de discrimination positive.

Au Québec, il est clair que les femmes sont largement majoritaires à l'éducation préscolaire et en enseignement primaire et secondaire, ce qui pourrait confirmer la thèse des alarmistes. Toutefois, selon une vaste étude de la Commission européenne dans une trentaine de pays, ce n'est pas le fait que l'école est un milieu féminin qui éloigne les hommes de l'enseignement. En réalité, l'explication la plus plausible de la faible présence des hommes en éducation tient à ce « que l'enseignement est fortement associé à la notion de soin10 ». Ce constat a tout son sens dans la mesure où plus on avance dans le système d'éducation, plus les élèves vieillissent et plus les hommes sont nombreux en enseignement (voir graphique 4).

Graphique 4 – Distribution du personnel enseignant selon l’ordre d’enseignement et le genre, Québec, 2006-2007, en %

Par ailleurs, les programmes de discrimination positive visent à contrecarrer les discriminations systémiques subies par un groupe social. En ce qui concerne les hommes en enseignement, dans la grande majorité des cas, ils sont accueillis à bras ouverts lorsqu'ils postulent pour un poste au préscolaire ou au primaire et sont l'objet d'un préjugé favorable.

Enfin, même si socialement une meilleure mixité du corps enseignant est grandement souhaitable, il n'y a aucune preuve indiquant qu'une répartition plus équilibrée des genres en enseignement aurait un impact positif sur la performance scolaire des élèves.

Pour attirer plus d'hommes en enseignement, il faut travailler sur leurs perceptions de l'éducation préscolaire et de l'enseignement primaire et secondaire. La discrimination positive à leur égard ne permet pas de régler ce problème.

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9 Deux autres arguments sont avancés pour expliquer la faible présence  des hommes en enseignement soit : 1) la piètre reconnaissance sociale de l'enseignement ; 2) le salaire peu élevé. Ces deux arguments ne semblent pas se vérifier dans les faits. Il est difficile d’accréditer le premier argument, car dans un pays comme la Finlande, où la profession est très valorisée, la proportion d’hommes au secondaire (36 %) est plus faible qu’au Québec (38 %). La question de la faible rémunération de la profession explique mal également la désaffection des hommes de l’enseignement, car au Luxembourg où la rémunération est très élevée (entre 102 000 $ et 177 109 $, au secondaire), les hommes sont  minoritaires en enseignement.10 COMMISSION EUROPÉENNE (2010). Différence entre les genres en matière de réussite scolaire. Étude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe, Bruxelles, Eurydice.

 

Commentaires  

(1) En 2008-2009, on comptait au total, aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire  14,752 enseignants et  50, 693 enseignantes, soit des représentations de 25% et de 77,5%.  La présence des femmes  est très prépondérante  à tous les niveaux; au préscolaire 98,1%, au primaire 86,8%, au secondaire 62.1%, et en constante progression. En 2008 seulement, 550 enseignants ont quitté et seront remplacés par des enseignantes.

(2) Pour quelle raison  le syndicat déclare-t-il  que, «socialement,  une  «meilleure mixité du corps enseignant est  grandement souhaitable»  mais omet d’en donner les raisons ? » Est-ce parce qu’il faudrait prendre des mesures pour que  ce déséquilibre soit corrigé et que cela voudrait dire l’embauche accru de professeurs masculins au dépens des professeurs féminins ?

(3) Comment peut-on prouver  «qu'une répartition plus équilibrée des genres en enseignement aurait un impact positif sur la performance scolaire des élèves» puisque cette situation n’existe pas » ?

(4) Comment peut-on statuer que «La discrimination positive à l’égard des hommes ne permet pas de régler ce problème.» puisque l’on ne l’a pas essayée ?

(5)  Comment peut-on prétendre que les hommes ont une perception de l’éducation selon laquelle celle-ci est liée à la notion  de soin alors que, pendant des siècles,  tous les grands philosophes et pédagogues ont été des hommes ? La notion de soin  ne serait-elle pas plutôt  une notion  propre aux enseignantes?.

(6) Comment expliquer que le même syndicat n’ait aucune objection à ce que le Ministère de l’Éducation pratique cette discrimination positive envers les filles par le programme de bourses d’études «Chapeau les filles»  destinées à les inciter à envahir les métiers et professions où les hommes ont été traditionnellement majoritaires ? C’est le cas notamment dans l’enseignement professionnel où, comme par hasard, les filles sont censées réussir aussi bien que les garçons … parce qu’il serait intolérable au ministère que cela ne soit pas le cas   

(5) Étonnamment ce Syndicat des «enseignantes» a déjà soutenu que l’arrivée de l’équité salariale dans les établissements d’éducation – et le rehaussement conséquent des salaires inciterait davantage d’hommes à s’engager dans cette profession.  Mais il a abandonné cette revendication car il est clair qu’ayant maintenant un salaire féminin indexé au meilleur salaire  d’un groupe de travailleurs  comparable (par définition supérieur), elles n’ont plus aucun  intérêt à ce que des hommes  viennent occuper des postes dans leurs établissements et réduisent ainsi l’embauche de femmes

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Mythe n° 6 En matière de décrochage scolaire, le genre expliquerait tout

En matière de décrochage scolaire, le genre expliquerait tout

Les tenants du discours alarmiste mettent beaucoup l'accent sur la variable « genre » lorsqu'il s'agit de parler de décrochage scolaire. Cette forte insistance sur les différences entre les garçons et les filles finit par occulter d'autres facteurs fort importants pour comprendre le décrochage scolaire et agir efficacement pour contrer ce problème. Par exemple, on peut observer que l'écart dans le décrochage scolaire entre les garçons (25,4 %) et les filles (17,4 %) pour 2008-2009 est de 8,4 points de pourcentage. Cet écart est beaucoup plus faible que celui qu'on observe entre les garçons de milieux défavorisés (35,9 %) et les garçons de milieux favorisés (15,6 %) qui est de 20,3 points de pourcentage (voir tableau 3).

Le même phénomène s'observe pour les filles. En milieux défavorisés, les filles décrochent à la hauteur de 26,1 % et de 8,7 % en milieux favorisés, pour un écart de 17,4 points de pourcentage. Cet écart est aussi beaucoup plus important que celui qu'on observe entre les garçons et les filles (voir tableau 4). Il est intéressant de remarquer également que les garçons provenant d'un milieu favorisé (15,6 %) décrochent moins que les filles issues d'un milieu défavorisé (26,1 %). En somme, la variable « origine sociale » (milieu favorisé/milieu défavorisé) a plus d'influence sur le décrochage scolaire que la variable « genre » (garçons/filles).

Comment expliquer cela ? Comme l'indique la recherche11, l'adhésion aux stéréotypes sexuels (exemple pour les garçons : « La lecture, c'est pour les filles ! ») crée une distance à l'école. Les garçons, plus que les filles, provenant de milieux défavorisés, adhèrent en plus grand nombre à ces stéréotypes que les élèves (filles ou garçons) provenant de milieux favorisés. C'est pourquoi il importe d'intervenir plus intensément dans les écoles de milieux défavorisés.

L'origine sociale, plus que le genre, permet de mieux comprendre le décrochage scolaire. Toutefois, il importe de travailler à la fois sur la pauvreté et les stéréotypes pour assurer au plus grand nombre de jeunes (garçons et filles) une meilleure réussite scolaire.

Tableau 3 et tableau 4


11 BOUCHARD, Pierrette et Jean-Claude ST-AMANT (1996). Garçons et filles : stéréotypes et réussite scolaire, Montréal, Éditions du Remue-ménage. BOUCHARD, Pierrette, Jean-Claude ST-AMANT, Jacques TONDREAU et Natasha BOUCHARD (1997). De l’amour de l’école. Point de vue de jeunes de 15 ans, Montréal, Éditions du Remue-ménage. Voir également CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'ÉDUCATION (1999). Pour une meilleure réussite scolaire des garçons et des filles, Québec

Commentaires

(1) Encore une fois, les féministes qui, depuis des décennies, s’emploient à déconstruire la notion du genre (masculin et féminin) sous prétexte qu’elle empêcherait les femmes de se développer adoptent dans le cas qui nous occupe une stratégie plutôt contradictoire. Nous avons ici une situation où manifestement rien n’a fait obstacle à l’occupation par les femmes de la forte majorité des postes dans le secteur de l’Éducation. Or, il assez déroutant de constater que, dans ce cas, les féministes qui pourtant revendiquent généralement que le gouvernement intervienne pour établir une égalité de fait entre les femmes et les hommes se déclarent opposées  à toute mesure qui viserait à rétablir un meilleur équilibre entre les deux groupes.  C’est à croire que cette soi-disant recherche de l’égalité de fait, par une discrimination positive univoque, n’est qu’un stratagème qui vise à établir ultimement la suprématie des femmes.  

(2) Quand le MEQ a autorisé «un Brébeuf pour les filles» c’est parce qu’il considérait qu’il importait  «d'intervenir plus intensément dans les écoles de milieux défavorisés» ?

(2) Doit-on comprendre que les garçons proviennent d’avantage de familles pauvres  que les filles ? Un phénomène qui a été certainement été étudié à fonds par les professeures de la CSQ, même si aucune sociologue n’a encore  soutenu une telle ânerie à notre connaissance. Mais cela ne devrait pas tarder.

(3) Comment se fait-il que la CSQ pourtant sensible à tout ce qui ressemble à une double discrimination lorsque les femmes sont concernées devienne tout à fait indifférente lorsque ce sont les hommes qui en sont les victimes.

(4) Même la social-démocratie, la pensée également dominante, avec le féminisme, à la CSQ, a un enseignement différent selon  qu’elle s’applique aux  femmes ou aux hommes.

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(1) http://www.csq.qc.net/dossiers/decrochage.html

(2) http://www.csq.qc.net/la-csq.2 

(3) «Recherches, statistiques et textes sur le décrochage scolaire des garçons »

Yves Archambault est  l’ancien directeur de la CSDM, entame un doctorat sur l’échec scolaire des garçons. Yves Archambault a dirigé la plus grosse commission scolaire du Québec: 200 écoles, 12 000 employés et un budget de un demi-milliard de dollars.

http://www.egalitariste.org/decrochage.htm

(4) http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/index.asp?page=fiche&id=1586

(5) http://www.egalitariste.org/decrochage.htm

(6)   http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SICA/DRSI/Dipl_Qual_sec2012.pdf