EQ-15 -1-Les garçons décrochent mais les bourses d’études exclusives vont aux filles comme le veut… le principe de l’égalité de fait entre les hommes et les femmes 

 

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D'AUJOURD'HUI

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Tous se souviennent que, lors du «printemps érable» 2012, les militants des associations étudiantes des collèges et universités québécoises, qui portaient le carré rouge, saccagèrent  plusieurs édifices à Montréal et tapèrent pendant des soirées de temps sur  des casseroles jusqu’à rendre le centre-ville tout à fait inhospitalier tout en occasionnant des  dépenses de  millions de dollars en frais de sécurité policière. Soutenus par les  militants péquistes avec, en tête, la future Première ministre, ils réclamaient l’annulation de la hausse des frais de scolarité universitaires et l’augmentation du nombre des bourses d’études.

 

Pourtant, plusieurs analyses démontraient que les frais de scolarité des étudiants québécois étaient moins élevés que dans le reste du Canada et qu’ils  bénéficiaient le plus de l’aide gouvernementale et que, malgré cela, ils n’affichaient pas la plus grande persévérance au niveau des études universitaire. Ces informations n’empêchèrent pas le gouvernement péquiste de donner satisfaction aux  manifestants et d’enterrer  le débat qui devait avoir lieu dans des consultations bidon qui réussirent  quand même à envenimer les relations entre les directions des universités et le nouvellement crée ministère de l’Enseignement supérieur. On sait maintenant que les étudiants québécois sont deux fois moins endettés  (13 389$ c.26 287$) que leurs confrères canadiens et que les parents défraient les études de leurs enfants dans 44% des cas 1   

 

Il est assez remarquable que, durant toutes ces semaines d’effervescence, les interlocuteurs n’ont jamais trouvé le temps de faire état d’une des dimensions majeures du problème à savoir le décrochage scolaire des garçons et l’absence de mesures concrètes visant à les inciter à persévérer comme, par exemple, des bourses d’études exclusives  comme on l’a fait pour les filles.

 

1- La présence majoritaire des filles dans les  diverses disciplines universitaires

«Au cours des quelque 30 dernières années, un renversement spectaculaire s'est amorcé sur les campus au Canada. Selon le Recensement de 1971, 68 % des diplômés universitaires de 25 à 29 ans étaient des hommes. Dix ans plus tard, ces derniers avaient plus ou moins été rattrapés par les femmes, la proportion de diplômés de sexe masculin n'étant plus que de 54 %. En 1991, les femmes détenaient une légère majorité, représentant 51 % des diplômés. Au Recensement de 2001, les universités étaient manifestement devenues le domaine des femmes; celles ci représentaient en effet 58 % de l'ensemble des diplômés. Enfin, selon le Recensement de 2006, les femmes représentaient 60 % des diplômés universitaires de 25 à 29 ans.». 2

 

Les garçons décrochent mais les bourses d’études exclusives vont aux filles comme le veut… le principe de l’égalité de fait entre les hommes et les femmes 

 

Tous se souviennent que, lors du «printemps érable» 2012, les militants des associations étudiantes des collèges et universités québécoises, qui portaient le carré rouge, saccagèrent  plusieurs édifices à Montréal et tapèrent pendant des soirées de temps sur  des casseroles jusqu’à rendre le centre-ville tout à fait inhospitalier tout en occasionnant des  dépenses de  milliers de dollars en frais de sécurité policière. Soutenus par les  militants péquistes avec, en tête, la future Première ministre, ils réclamaient l’annulation de la hausse des frais de scolarité universitaires et l’augmentation du nombre des bourses d’études.

 

Pourtant, plusieurs analyses démontraient que les frais de scolarité des étudiants québécois étaient moins élevés que dans le reste du Canada et qu’ils  bénéficiaient le plus de l’aide gouvernementale et que, malgré cela, ils n’affichaient pas la plus grande persévérance au niveau des études universitaire. Ces informations n’empêchèrent pas le gouvernement péquiste de donner satisfaction aux  manifestants et d’enterrer  le débat qui devait avoir lieu dans des consultations bidon qui réussirent  quand même à envenimer les relations entre les directions des universités et le nouvellement crée ministère de l’Enseignement supérieur. On sait maintenant que les étudiants québécois sont deux fois moins endettés  (13 389$ c.26 287$) que leurs confrères canadiens et que les parents défraient les études de leurs enfants dans 44% des cas 1   

 

Il est assez remarquable que, durant toutes ces semaines d’effervescence, les interlocuteurs n’ont jamais trouvé le temps de faire état d’une des dimensions majeures du problème à savoir le décrochage scolaire des garçons et l’absence de mesures concrètes visant à les inciter à persévérer comme, par exemple, des bourses d’études exclusives  comme on l’a fait pour les filles.

 --En août 2013 on pouvait lire ceci dans un grand quotidien.3 Anne Lovely-Étienne

«C'est la rentrée 61 000 étudiants. Cette année encore garçons sont sous-représentés. Une tendance dance lourde qui pourrait se traduire par un  fossé au sein des couples.Les données provisoires du Service régional d'admission du Montréal métropolitain indiquent qu'en 2013, 35683 femmes entrent dans un programme collégial pour 25 616 hommes, soit 58 % de filles contre 42% de garçons.Si la tendance se maintient, croit Gilles Tremblay, professeur titulaire à l'École de service social de l'Université Laval à Québec, l'impact se fera sentir au sein des couples.

«Ça n'aidera pas le taux de divorce qui est déjà à 54 % au Québec.

Il y aura une situation d'écart au niveau culturel etc.; çà pourrait occasionner des conflits au sein du couple», explique M. Tremblay. Selon lui, le fait que les femmes soient plus instruites que les hommes pourrait complexifier les relations entre les deux sexes. Les hommes devront faire face à une adaptation  importante .Il auront comme patrons des femmes .Les postes de cadres seront de plus en plus remplis par des femme note-il. «L'éducation a beaucoup changé depuis les trente dernières années. Il y  avait moins de filles qui avaient accès aux études supérieures explique M.Tremblay. II ajoute que les études sont mieux adaptées aux filles qu’aux garçons. «Les filles comprennent mieux les attentes et les exigences demandées par les professeurs. Les garçon ont besoin de créer et apprennent de manière plus ludique. II faudrait changer la stratégie d'éducation», soutient M. Tremblay.

Marché du travail

Kevin Michaud fait partie de la cohorte de ces jeunes  hommes qui ont décidé de ne pas poursuivre leurs études au cegep. «Je ne voyais pas la nécessite d'aller au cegep. Je ne suis pas très bon a l'école alors, j’ai préfère faire un DEP», confie-t-il. Le jeune homme de 18 ans affirme avoir toujours aimé le domaine de la construction .Il s’est inscrit au programme de monteur d’acier. J’ai toujours voulu travailler ans la construction dit-il. Avec un  DEP c’est beaucoup plus simple.»

Note  Malheureusement, le jeune homme ignore que le Conseil du statut de la femme réclame que l’industrie de la construction soit tenue d’embaucher davantage de femmes, Alors il va se faire sortir de cette industrie comme ses prédécesseurs se sont fait sortir des secteurs public et parapublic grâce à des mesures de discrimination  positive. C’est Agnès Maltais, dont l’orientation est bien connue,  qui est responsable du dossier

 

-2- Les causes de la plus faible réussite scolaire des garçons par rapport aux filles

 Il s’est écrit beaucoup de choses sur  cette question, notamment le récent  pamphlet féministe de la CSQ  4 que nous avons dénoncé sur ce site même 5. L’étude de Marc Frenette et de Zeman Klarka, (2007)  de laquelle a été tirée la citation ci-dessus,  tout en étant  plus techniquement rigoureuse,  conclut à un espèce de retard intellectuel générique des garçons par rapport aux filles et à un mode cognitif différent :; «Ils soulignent qu'en général, dès le début, les garçons accusent un certain retard par rapport aux filles dans plusieurs aspects physiques, cognitifs et affectifs. À mesure que les jeunes progressent dans le système scolaire, les écarts entre les sexes ont tendance à s'accentuer. À 15 ans, moment où bien des jeunes commencent à envisager les avenues possibles après le secondaire, les filles ont un bien meilleur rendement scolaire que les garçons»

 Tout en accueillant poliment ces  propositions, il est, toutefois, difficile de ne pas émettre deux sérieuses réserves. Premièrement, on s’étonne que ces êtres fragiles et déficients que sont censés être les garçons soient devenus, pendant des siècles, à la fois,  les grands guerriers, sportifs, découvreurs, défricheurs, les remarquables intellectuels scientifiques, ingénieurs, philosophes, romanciers, peintres, artistes en tous genres), les essentiels inventeurs commerçants, industriels et «hommes politiques » qui ont tous façonné  le monde par leur travail.  Il faudrait penser que ceux qui ont survécu aux premières années de leur existence se sont singulièrement repris par la suite ou que Frenette et Klarka ont peut-être pesé un trop fort  sur le bouchon dans leur exposé. Deuxièmement, on remarque que  l’étude en question  ne s’interroge à aucun moment  sur l’impact de deux autres facteurs qui, de tout temps, semblent avoir conditionné la persévérance scolaire soit  l’encadrement aux premiers niveaux et la capacité financière des individus aux niveaux supérieurs.

 2.1 L’encadrement

Cette étude ne semble pas considérer que l’encadrement éducatif du garçon, dès le bas âge, est assuré  par un milieu fortement féminisé à la maison puis, rapidement aussi, depuis plusieurs décennies, dans les garderies, les maternelles et au niveau de l’enseignement primaire  En effet, cette étude portant essentiellement sur un système scolaire, à base de  classes mixtes, n’est pas en mesure  de comparer avec le système unisexe qui existait autrefois dès le niveau élémentaire et qui ne devenait mixte qu’au niveau universitaire. Pourtant, ce dernier système  avait  été jugé tellement performant  par la Commission Parent au début des années soixante,  du moins en ce qui concerne l’éducation des garçons, que celle-ci  a justifié l’établissement de classes mixtes pour permettre aux filles d’en bénéficier. Les  membres de cette Commission n’ont jamais raisonné qu’à travers les années l’enseignement assuré par les communautés religieuses avait été adapté aux  particularités respectives des  modes cognitifs masculin et féminin et que le changement à faire consistait  à  simplement moderniser le contenu de l’enseignement féminin. On a choisi plutôt  de séculariser puis, en pratique, de féminiser l’encadrement  des garçons  et l’on se surprend, presque cinquante ans plus tard, des écarts de performance. Les filles, elles, n’ont jamais eu à subir un encadrement masculin. Au contraire, leur encadrement, déjà féminin, est devenu féministe dans les classes mixtes avec l’appui du ministère de l’Éducation 6. 

 

2.2  La capacité financière 

Par ailleurs, durant cette contestation étudiante et depuis, personne n’a mentionné cet autre facteur de la réussite des filles, à savoir l’attribution par divers organismes, fondations privées et le ministère de l’Éducation lui-même, de bourses d’études qui leur sont exclusives. Si l’on prétend qu’il n’y a pas de rapport entre l’attribution de ces bourses et  la  plus grande persévérance  des filles aux niveaux supérieurs il faudrait nous expliquer pour  quelle raison on persiste à les accorder  surtout que leur objectif  explicite est bien  de les aider à amorcer  ou à poursuivre des études universitaires et, dans le cas des bourses d’excellence, de les récompenser pour leurs succès académiques, une autre forme d’incitation.

 On comprend que les filles ont aussi, évidemment, accès aux bourses qui sont offertes à tous les étudiants, abstraction faite de leur «genre». Les bourses exclusives sont donc des mesures de discrimination positive qui vont à l’encontre du soi-disant principe quasi-constitutionnel de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes dont les féministes exigent pourtant le respect à grands cris.

 Le nombre de ces bourses  n’est pas insignifiant. Nous avons relevé dans un inventaire sommaire plus de 200 bourses d’études exclusives aux filles par les établissements universitaires suivants; UQAM. Université de Montréal, Université Laval, Université de Sherbrooke et L’École nationale d’administration publique.

..\Bourses d 'études\Les bourses d'études exclusives 2012.pdf

 

Enfin, il faut savoir que, selon certains, il serait  illégal d’instituer des bourses d’études exclusives aux garçons. Dans une société équilibrée cette proposition devrait  soulever l’indignation de tous. En d’autres termes, non seulement les filles seraient-elles plus douées  que les garçons  sur le plan scolaire lesquels, par surcroît, abandonnent leurs études  en plus grand nombre mais la mise en place des mêmes moyens financiers visant justement à favoriser spécifiquement leur persévérance serait illégale. Ne croit-on pas que les juges qui, depuis des décennies, se sont servis de la Charte  pour protéger des groupes «minoritaires», dont les femmes( ! ) contre la discrimination devraient faire preuve du même activisme judiciaire et considérer que, dans certaines circonstances,  les hommes peuvent aussi être minoritaires et avoir besoin de mesures correctrices  En fait, l’injustice va plus loin. Étant donné que les parents  financent, dans un grand nombre de cas (44% dit-on), les études universitaires de leurs enfants il faudrait comprendre que, par définition, les familles ayant des garçons disposent d’une plus grande richesse, une hypothèse carrément absurde.

 Bref, il est temps que les quelques hommes qui ont encore quelque chose à dire dans les établissements universitaires, les  médias et au gouvernement  prennent publiquement, pour une fois, l’intérêt des garçons et des hommes, accordent à ces derniers les mêmes privilèges dont les filles et les femmes  bénéficient et  répliquent à la contestation inévitable qui viendra du groupe de pression féministe

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(1) «Dettes d’études deux fois moins élevées» – Sondage de la Banque de Montréal Le Journal de Québec 14 août  2013 p.34

(2) Frenette, Marc, et Klarka Zeman. 2007 «Pourquoi les femmes sont-elles devenues majoritaires à l'université» http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2008001/article/10561-fra.htm

(3) Le Journal de Québec 21 août 2013 p. 14

(4) «Le décrochage et la réussite scolaires des garçons : déconstruire les mythes, rétablir les faits» http://www.csq.qc.net/dossiers/decrochage.html  

(5) Le décrochage scolaire des garçons selon la CSQ, un syndicat féministe et discriminatoire

(6) Voir sur ce site EQ-2-- «Saviez-vous que l'on enseigne le féminisme dans le merveilleux nouveau programme d'éthique et de culture religieuse en plus de glorifier Françoise David et Québec Solidaire» ? (novembre 2008-) et Post-scriptum  (janvier 2009)