LF-12 Il n’y a rien comme une femme, féministe,  pour célébrer la fête des pères.  Dorénavant, ils  vont changer des couches, pas le monde.

 
 

 Homme d'aujourd'hui

accueil

 

 

Vous avez sans doute constaté  que  nos médias québécois profitent de l’occasion  de la Fête des mères pour mettre en valeur les réalisations de certaines mères, présenter des femmes modèles, ou encore recenser les «avancées» des femmes comme groupe. En somme, que des images tout à fait favorables,  principalement de la femme au travail. Elle s’épanouit dorénavant… au bureau où elle est, cependant, victime de harcèlement psychologique ou sexuel et de discrimination salariale systémique, souffre régulièrement d’épuisement professionnel à cause du cumul de ses responsabilités familiales et  voit sa carrière bloquée par un plafond de verre. Bien entendu, cette littérature omet de dire que l’ampleur de ces soi-disant phénomènes a été largement exagérée par le mouvement féministe et que leur cause invoquée par ce mouvement – le comportement  des hommes -  n’a jamais été prouvée de manière scientifique. Elle omet aussi de faire état  des coûts exorbitants des diverses mesures de discrimination positive que les gouvernements ont adoptées pour des motifs purement électoraux  afin de les contrecarrer (Loi sur l’accès à l’égalité en emploi, Loi sur l’équité salariale, Loi sur les CPE, Loi sur  l’assurance parentale etc.). Pas un mot  non plus sur la dénatalité conséquente et la très faible nuptialité  qui mettent en péril la survie de cette société,

 

La situation est passablement différente lorsque survient la Fête des pères. Le quotidien Le Soleil, qui est manifestement dirigé par une féministe, nous fournit  une belle illustration du genre de prose insidieuse dont on raffole dans les cercles dits éclairés et solidaires. Pas de reportage sur les réalisations d’hommes modèles, pas de valorisation des pères qui ont assuré le bien-être de leurs  familles depuis des siècles, qui ont crée des entreprises en travaillant soixante heures semaine. En effet, sous la plume de Silvia Galipeau1, ce journal choisit plutôt de présenter une évolution du rôle des pères au Québec au cours du dernier demi-siècle de manière à démontrer, de manière très subtile, qu’il est tout à fait désirable qu’aujourd’hui les hommes remplacent les femmes auprès des enfants, à croire que celles qui élèvent des enfants à la maison, les Yvettes (Lise Payette) sont disparues. Nous avons allégé ce texte et placé les passages  «éducatifs» en italique. Nous n’avons pu résister à la tentation de commenter (C-)

 

-- 1-- L’article de Silvia Galipeau

LES ANNEES 40 

«Hervé Fecteau, père de cinq enfants  nés en 1941, 1943, 1945-, 1947   et 1951. «Mon rôle c'était d'être un  pourvoyeur et un gardien;»   À l'époque, veux, veux pas, avoir  des enfants allait tout simplement  de soi. (…) «À l'époque, tout le monde avait sa petite famille. Cà n'était pas un évènement extraordinaire. C'était la vie courante.»  Une vie qu'il a vite fait d'adopter. Car même s'il leur a rarement  dit «je t'aime» (on les serrait plutôt  dans nos bras»), l'homme, par ailleurs, peu porté à  exprimer ses   émotions, avoue avoir «aimé  beaucoup» sa vie de famille.   À la maison, il «assiste la mère»,  épluche les pommes de terre, fait   la vaisselle, et étend parfois le   linge sur la corde. Le reste,  le soin   des enfants, la lessive, et l'essentiel  de la cuisine, c'est la mère qui   s'en occupe. Autoritaire à  ses  heures, il est surtout joueur : «Mon   plaisir, c'était de le les voir courir, se   sauver!».  

C- On comprend que même à cette époque reculée le père assistait la mère dans ses travaux domestiques. Cependant, on omet de dire que, non seulement le père était-il le pourvoyeur –donc travaillait au moins 8 heures par jour  à l’extérieur du foyer - mais qu’il avait aussi ses propres travaux domestiques que, malheureusement, on omet de mentionner. Le fait qu’il ait assisté la mère dans certaines tâches était donc assez remarquable mais ce que le lecteur retient  c’est plutôt que «le reste ...c’est la mère qui s’en occupe». Curieusement, on n’a jamais demandé aux mères de partager les tâches domestiques des pères.

LES ANNEES 60 

Jean-Guy Duchaîne, père  de quatre enfants, nés en  1965, en 1968, et deux jumeaux en 1971. «Mon plus .grand rêve,   c'était de dire a ma femme : ''Voila, tu peux arrêter    de travailler, je suis capable de te faire vivre.» Aux débuts des années  60, les traditions perdurent.   Quand un jeune  homme rencontre une  fille de son goût, il la   fréquente, et «pour aller   au bout des choses », ils se marient.  On se marie donc à 20  ans, et quelques  mois plus tard, sa   femme attend leur  premier enfant.  Ils suivent ensemble  des cours  de préparation à  l’accouchement.   «C'était un peu révolutionnaire. Mais là s'arrête la révolution, et, au grand dam  de cette génération de contestataires   pré-1968, les pères   sont exclus des salles d'accouchementAu bout de 30 heures, le  médecin finit par venir le voir pour lui présenter enfin sa «belle petite fille».    Fou comme un balai, après  avoir eu le «droit» de voir la mère quelques instants, il sort en chantant dans la rue.  «T'étais père, tu avais prouvé  ta masculinité. On était  très fier de çà »    Puis sa vie reprend son cours. Car à l'époque, les  pères n'ont droit qu'à une  semaine de  congé. À la maison,  il donne «un coup de main à  la mère, mais les rôles, de  son propre aveu, demeurent très  traditionnels.  Aujourd'hui, deux divorces plus tard, après avoir été réduit à de «simples droits de visite » pour  passer ensuite a une garde à  temps plein,  il est l'heureux   «papi» de 12 petits-enfants. Et « c'est merveilleux, dit-il,  visiblement   ému. J'ai semé une espèce   de prolongement. Je me dis que c’est çà la paternité ».

C.  Ce ne sont pas tous les pères qui ont eu trois enfants dans les années 1960 qui se souviennent d’avoir voulu être présents dans la salle d’accouchement et d’avoir bénéficié d’une semaine de vacances à ces occasions. Ils se rappellent plutôt s’être endormis au bureau le lendemain des nuits où ils avaient fait la navette entre le berceau et le lit pour que la mère allaite le chérubin. Deux indicateurs de la libération de la femme qui ne mentent pas, les pères ont connu deux divorces et bénéficient maintenant de droits de visite On dirait que l’homme est le seul à continuer de croire au mariage, à la vie commune avec une femme qui accepte d’exercer des rôles complémentaires alors que tout ce qu’on lui demande, en bout de piste, c’est qu’il paye des pensions alimentaires. Et lui, il est fier de sa progéniture.

LES ANNÉES  1980

«Michel Rouette, père de deux enfants nés en 1981et 1983.Michel Rouette a pris longtemps avant de se décider à  avoir un enfant. Ne se sentait pas de taille. Puis, un jour, le plus naturellement du monde, le fils d'un ami; le prend par la main. «Cà été le déclic. J'ai vu que je faisais l'affaire.» Sa femme, avec qui il est marie depuis 10 ans, arrête la pilule aussi sec. Lorsqu'elle est enceinte, ils suivent des cours prénataux, «très tendance à l'époque», dont il ne se souvient de rien. L’accouchement, par contre, est «très bouleversant».(…) Quand il coupe le. cordon, «j'ai eu l'impression que le coeur m'ouvrait comme une porte de garage. C'était réglé, je savais que je l'aimais», dit-il. Pour son aîné, il réussit à prendre  quelques semaines de vacances. Impossible pour sa deuxième, malgré toutes ses revendications. À la maison, il adopte rapidement un nouveau rythme de vie : celui du «nouveau boss dans la maison».il  se plait it donner Ie biberon la nuit et ne cache pas qu'il a Ie coeur brisé le premier jour où il faut amener bébé en garderie. Les taches sont par ailleurs «très partagées, sans problème », dit-il, entre lui et la mère. Adepte de la philosophie des enfants libres de Summerhill, il reconnait avoir été un père peut-être trop «amical». Signe des temps, les enfants ne- l'appellent d'ailleurs pas papa, mais Michel

C Il est très important de souligner que les  pères des années 1980 ne craignent pas d’exprimer leurs émotions, comme les femmes. On note aussi que le méchant employeur de l’époque ne voulait pas lui donner des semaines de vacances pour qu’il s’occupe du bébé, croyant, erronément, que la femme était plus apte à exercer cette fonction. Enfin, on a tellement émasculé le rôle du père qu’il a cru nécessaire de devenir l’ami de ses enfants; une forme d’aliénation parentale mise au point par de brillants psychologues.

LES ANNÉES 2000

«Sébastien Lépine, père de deux enfants nés en 2004 et 2007. «Être un père, c'est être présent, avoir des idées, les amener à l'aventure, les allumer.» Lundi après-midi, le jeune papa nous accueille un biberon à la main. C'est qu'il vient de coucher fiston pour sa sieste. Il faut savoir que Sébastien Lépine a pris un an pour s'occuper des enfants. Un an à la maison, même si les enfants sont «grands» : deux et cinq ans. À la naissance du deuxième, âpres l'année de congé parental de la mère, c'est lui qui a enchainé, mettant du coup sa carrière de designer graphiste en suspens. C'est qu'il  avait vraiment envie de prendre le  relais. C'est ainsi qu'il se plait désormais à monter des spectacles de marionnettes à la garderie, ou encore  organiser des conseils de fées à la  maison.  Même s'il sait qu'il va devoir sous  peu recommencer à  travailler, ce  sera sans culpabilité par ce que les  enfants seront plus grands. Mais pas  question pour autant de s'oublier  dans  le boulot. Au contraire : «Ma  priorité, ce ne sera pas le travail. Cà  va rester ma famille.»  Pour ses deux enfants, il a suivi les  cours prénataux réglementaires,  participe à l'accouchement, coupe le  cordon, et pleure à chaque naissance.  Chaque fois, il a pris un mois  de congé parental. Les premiers  temps, il s'est levé presque toutes les  nuits et a changé des couches «en  maudit». Aujourd'hui, tout père au  foyer qu'il soit, il se voit comme un  papa «joueur» avant tout.  Il  y a deux ans, la petite famille a  provoqué la surprise générale. Lors  d'une fête pour souligner leur pendaison  de crémaillère, ils ont annonce  à tous leurs amis «On se marie!» Quand ? «Maintenant!» Pourquoi?  «On était rendus là.»

C-  Bouleversant d’humanité. Nous savons maintenant que le Québec a déjà produit des entrepreneurs, des pionniers, des explorateurs, des gens audacieux mais en nombre de plus en plus insuffisant au cours des dernières décennies. Il  devra dorénavant faire le deuil de cette race d’hommes et se contenter de produire des salariés, fonctionnaires tous enchantés de prodiguer des soins à leurs bébés à la maison, de faire le kangourou.  Ils ne vont pas changer le monde mais ils vont changer des couches. Ils ont maintenant 5 semaines de congé parental pour s’occuper d’un «enfant et demi», alors que durant deux mille ans d’histoire ce sont les mères qui, naturellement, remplissaient ce rôle. C’est ce que le mouvement féministe considère comme la réalisation de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes. En effet, «Un autre objectif social du PPP (Programme de prestations parentales- fédéral) – (le pendant du programme d’assurance parentale québécois)  bonifié est de « favoriser  l’égalité entre les sexes » par l’augmentation du  taux de participation des pères et par le partage des prestations entre les conjoints (HRSDC, 2005). Un recours accru par les pères aux congés parentaux payés contribuera, croit-on, à briser les stéréotypes et à faciliter du coup l’égalité entre les sexes. Ainsi, l’idée que seules les mères se prévalent des congés parentaux « peut favoriser la discrimination contre les femmes en matière de recrutement et de promotion au travail » et, parallèlement, compliquer la vie aux pères qui voudraient  prendre un congé parental parce qu’un tel congé « irait à l’encontre de la culture du travail et des attentes quant au comportement approprié des hommes  »  (Katherine Marshall : L’utilisation par les pères des congés parentaux payés » Stat. Can Juin 2008no 75-001-X au catalogue)

Ce gouvernement, le plus endetté au Canada, et qui a une des économies les plus faibles en Amérique du nord, a le plus généreux programme d’assurance parentale «au monde», lequel est d’ailleurs dans le rouge de plusieurs centaines de millions de dollars. Mais les Québécois continuent de voter pour ce parti Libéral qui les entretient dans l’imbécilité à coup de mensonges et de magouilles

En somme, une pierre deux coups.  D’une part, la mère qui peut déjà être promue de préférence au père en vertu de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi va pouvoir dire  à son patron qu’il n’a pas de souci à se faire puisque si jamais elle accouche  le père va s’occuper des enfants. D’autre part, le père va pouvoir dire à son patron qu’il exerce son droit …de s’occuper du bébé.. La question se pose maintenant de savoir pourquoi le patron de la PME accorderait une promotion au père en sachant qu’il va prendre 5 semaines de congé pour s’occuper d’un rejeton ?

Il est clair que la propagande féministe a réussi à faire croire que la famille devait avoir préséance sur le travail dans le but bien évident de favoriser l’inversion des rôles traditionnels de l’homme et de la femme. Nous croyons que notre récente publication illustre parfaitement ce que cet article du Soleil veut nous amener à croire.

L’égalité de fait entre les femmes et les hommes

-          un piège à cons-

Si jamais une autre percée  de la science le rend possible ce sont sûrement les Québécois qui vont être les premiers à accoucher.

 

--2---En fait, cette célébration de la fête des pères n’était qu’un prétexte pour traiter du partage des tâches domestiques.   

En effet, la  même Silvia Galipeau produit un autre article dans l’édition du 28 juin du même journal dans lequel elle loue le régime québécois de congé parental des pères  parce qu’il va instaurer une plus grande équité dans le partage des tâches domestiques entre les pères  et les mères. Galipeau commence par établir une comparaison avec la France où les femmes ont un taux de natalité nettement supérieur à celles du Québec. 2

«Autre constat: Ie travail dit «domestique », demeure, en France comme ici, encore du ressort des femmes, qui y consacrent prés de deux fois plus de temps que les hommes (à 69 % en France, et 61% ici). Si la répartition est plus égalitaire.ici, les auteurs confirment que c'est parce que les pères assument une part plus importante des tâches, mais aussi parce que les mères québécoises travaillent davantage. En clair, le partage des tâches est plus équitable lorsque les deux  parents travaillent à temps plein. La popularité du congé de paternité pourrait changer la donne et pousser vers encore plus d'équité. L'apparition du congé de paternité (de trois a cinq semaines ici et de deux semaines en France) a déjà un succès incontestable, confirme l'ouvrage : en/2006, 40 % des pères québécois ont pris les semaines qui leur étaient réservées. L'année suivante, 60 % s'en sont prévalu (alors que seuls 14% des pères canadiens prennent une partie du congé parental prévu au régime canadien). En France, entre 2003 et 2004, les deux tiers des pères concernés en ont bénéficié. «On sait que cela a ensuite un impact sur la participation des pères, souligne Diane-Gabrielle Tremblay. Ce sont des pères qui vont s'occuper davantage des enfants.» A suivre. »

C- On retient que le partage est plus égalitaire lorsque les mères travaillent davantage à l’extérieur, ce qui fait plein de sens, à priori.  

Toutefois :

--  un congé de 5 semaines ne peut à lui seul établir l’égalité alors qu’il coûte extrêmement cher.

--  il faut bien considérer que compte tenu des salaires respectifs (celui de l’homme étant généralement plus élevé) il est tout à fait sensé «que les femmes consacrent relativement plus de temps aux tâches domestiques et les hommes plus de temps aux tâches économiques » dans l'intérêt même de la famille.  

--  on observe que, selon la définition même de Statistique Canada, les travaux domestiques qui incombent généralement au père sont considérés comme étant d’importance secondaire parce pas nécessairement exécutés sur une base quotidienne alors qu’ils conditionnent de manière significative la vie de la famille, sans compter que les enfants sont à la garderie ou à l’école huit heures par jour.  4

-- toute cette comptabilité des actes posés par chacun des époux  est un produit  de la doctrine victimaire féministe selon laquelle la répartition des tâches traditionnelle pénalise les femmes. En centrant l’attention sur ces tâches on se dispense de considérer la totalité des apports de l’époux, principalement la sécurité économique. Chose certaine, cette comptabilité peut finir par envenimer les rapports entre les époux car elle entretient un esprit critique, méfiant et revendicateur. Or, la situation requière, au contraire, souplesse,  confiance et respect mutuel car ces calculs sont inévitablement influencés par les perceptions personnelles, les comparaisons avec la situation dans d’autres ménages  et par les contraintes vécues par l’un et l’autre des conjoints qui se modifient inévitablement dans le temps. Comment peut-on réellement exiger 50 % de gestes qui sont évalués à partir de critères différents ? Ce qui compte n'est- ce pas plutôt un équilibre qui satisfait les deux parties ?    

 Enfin, concrètement en nous basant  sur un Tableau également tiré des travaux de K. Marshall, ci-dessous, 5  on constate qu’en 2006 au Canada la répartition effective des tâches  est loin d’être inéquitable:

(a) les heures de travail des pères et les mères étaient en augmentation depuis 1986

(b) les pères travaillaient près de deux d’heures rémunérées  de plus que les femmes,

(c)  les mères consacraient une heure de plus que les pères aux travaux ménagers que les hommes  et 0,5 de plus aux soins des enfants

 

Tableau 1 Participation et temps consacré au travail rémunéré, aux travaux ménagers et aux autres travaux non rémunérés

Hommes de 25 à 54 ans                                                       Femmes de 25 à 54 ans

1986        1992        1998        2005                                      1986        1992        1998       2005

Nombre moyen d’heures par jour (population)1

Total du travail rémunéré et non rémunéré

8,3       8,6       8,9       8,8                              8,1       8,4       8,5       8,8

Travail rémunéré et connexe

6,1       6,1      6,3      6,3                              3,3       3,6       4,0      4,4

Travail

4,9       5,1       5,1       5,3                               2,8       3,0       3,2       3,7

Activités connexes

0,7       0,6      0,6      0,4                              0,3       0,3       0,4       0,3

Navettage

0,5       0,5      0,5       0,6                               0,3       0,3       0,3       0,4

Travaux ménagers

1,0       1,4       1,4       1,4                               2,8       2,9      2,6      2,4

Principaux

0,4       0,5       0,7       0,7                               2,5       2,3       2,2      1,9

Non principaux

0,6       0,9       0,7      0,7                              0,3       0,6      0,5      0,5

Autres travaux non rémunérés

1,1       1,1      1,2      1,1                              2,0      1,9       2,0       1,9

Soins aux enfants

 0,4      0,4      0,5      0,5                               0,9       1,0       1,0       1,0

Achats et services

0,7       0,6      0,7      0,6                               1,1      0,9      1,0      0,9

Nombre moyen d’heures par jour (participants)1

Total du travail rémunéré et non rémunéré

8,7       8,9      9,1      9,2                             8,3       8,5      8,6      8,9

 

Nous avions pourtant compris, depuis P.E.Trudeau,  que l'État n'avait pas d'affaire dans la chambre à coucher. Pourtant , en 2009, avec tous ces programmes il est dans la chambre du bébé et dans toutes les autres pièces de la maison.  

 

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(1) Silvia  Galipeau  «Pères d’hier à aujourd’hui» Le Soleil 21 juin   2009 p.39- 41)

(2) Silvia Galipeau «Comparaison France-Québec- Les mères québécoises plus actives»,Le Soleil 28 juin 2009 p.36 

(3) Statistique Canada, Katherine Marshall « Utilisation par les pères des congés parentaux »  juin 2008 no 75-001-X au catalogue et « Convergence des sexes»— no 75-001-XIF au catalogue  juillet 2006.

(4) « Convergence des sexes» p. 8  «Les travaux ménagers principaux (emploi du temps) comprennent  la préparation des repas, le nettoyage après les  repas, le ménage et la lessive. Les activités principales sont  celles qui sont  le plus souvent menées quotidiennement et  qui demandent généralement le plus de temps. Les travaux  ménagers non principaux comprennent les activités telles  que le nettoyage extérieur, le raccommodage ou la couture,  l’entretien et les réparations intérieurs ou extérieurs, le jardinage,  la garde d’animaux et l’entretien de plantes, les  tâches administratives domestiques et le rangement des  articles d’épicerie. Les travaux ménagers complets comprennent  les activités principales et non principales.  Les soins primaires aux enfants (emploi du temps) comprennent  le temps consacré aux activités directement liées  aux enfants, telles que l’alimentation, l’assistance et l’éducation  des enfants, le temps consacré à leur faire la lecture  ainsi qu’à converser et à jouer avec eux, les soins médicaux  et tous déplacements connexes, tels que ceux qui sont  effectués afin de les emmener à l’école, à des activités  sportives ou à d’autres activités.

(5) « Convergence des sexes»— no 75-001-XIF au catalogue  juillet 2006.