LF-19 Pour la fête des pères          

 Denise Bombardier  reconnaît certains des dommages

 causés par le féminisme et   Richard Martineau

n'en est même pas conscient    (2013)

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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   Denise Bombardier est sans doute la seule Québécoise qui a assez de courage pour reconnaître que les  hommes québécois ont été assez stupides pour se laisser transformer en de véritables moumounes par le féminisme. Pire encore, quelques un de nos  brillants dirigeants universitaires nous affirment ne pas pouvoir aller à l'encontre des dérives du féminisme parce que cela ne serait pas «politically correct », entendez ,ils pourraient ne plus recevoir de subventions de nos instances gouvernementales. La liberté académique c'est ce qui permet de taper sur des casseroles, bien assis sur sa sécurité d'emploi.   

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  D .Bombardier et les pères.pdf

   «II faut les voir, attendris, donnant le biberon en public au bébé pendant que la maman est en train de faire du lèche-vitrine au centre commercial. Ils ne reculent plus devant les couches à changer, des rots à libérer et  ils  s'élèvent la nuit pour bercer leur petit qui pleure. Ils revendiquent leur paternité et certains se comportent comme une mère poule au masculin.

Dans une tentative idéologique d'indifférencier les genres masculin et féminin, certains voudraient que la notion de père et de mère soit interchangeable. Certains hommes, pour d'obscures raisons, se définissent comme mères de substitution. (…)»

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 C’est ce que nous avions voulu illustrer dans notre ouvrage publié en... 2008 avec sa contrepartie «la pépé ouvrière de la construction» selon les vœux du Conseil du statut de la femme»

L’égalité de fait Entre  les femmes et les hommes      =un piège à cons=                                                                              André Gélinas

Et Bombardier de poursuivre :« Un père voit son enfant différemment. Et surtout, il apporte à celui-là une vision du monde structurante et complémentaire. »

 La propagande féministe

Bien entendu, Denise Bombardier est unique. Ce que l’on trouve plutôt dans les médias, notamment   dans les  journaux de Power Corporation, Le Soleil et La Presse,  c’est plutôt le travail de sape de la famille traditionnelle par les féministes de service. L’une elle a publié le dimanche 16 juin 2013,( p.34-35) le jour de la fête des Pères,  non pas un éloge de ces derniers- comme on le fait pour les mères le 12 mai -  mais bien une autre incitation à leur féminisation. Nadielle Kutlu a dégoté une étude américaine du Pew Research Center  qui vient conforter cette image que l’on veut  imprimer dans la tête des jeunes hommes  d’aujourd’hui  1.  

LE PAPA MODERNE EN CHIFFRES.pdf

Comme si cela n’était pas suffisant. Elle rapporte que les pères se culpabilisent et qu’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir  sacrifier leur carrière «pour être plus près de leurs familles»… parce que …la mère travaille aussi.

POURQUOI LES PAPAS SE SENTENT-ILS COUPABLES ?.pdf

Commentaires

(1) En somme, aux États-Unis on serait en voie de réaliser  un immense progrès social. Les pères, comme les mères,  sacrifieraient maintenant leur carrière pour «être plus près de leurs enfants» lesquels vont, normalement,  les quitter dans la vingtaine. Ils seront.  peu de temps  après,  convoyés dans des maisons d'hébergement financées par l'État, à défaut de s'être suffisamment enrichis durant leur vie active .C’est comme çà que l’on va développer nos organisations et nos entreprises avec des individus qui n’ont plus aucune ambition en dehors du foyer.

(2) L’ennui est que  Kutlu présente ces données comme si elles étaient applicables intégralement au Canada et surtout au Québec. Elle omet de mentionner qu'ici il y a un système des garderies à prix réduit et des maternelles à 4 ans gratuites, l'assurance parentale, les divers accommodements travail-famille  et le retrait préventif qui se conjuguent pour débarrasser les parents des jeunes enfants tout en leur permettant de prendre des semaines de congé aux frais de tous les contribuables. On se demande bien pourquoi l'État québécois se charge de toutes ces responsabilités familiales si, par surcroît,  les hommes se désengagent de leurs responsabilités socio-économiques, scientifiques et culturelles. 

(3) Le plus décevant est de constater, comme Denise Bombardier, que de nombreux hommes québécois sont encore assez naïfs pour gober toutes ces purées de propagande du mouvement  féministe. Le seul objectif  de ce mouvement  est, d'une part, de convaincre  les femmes de se « libérer» en accédant au marché du travail et dans ce but, de réclamer auprès des gouvernements, d'une part, diverses mesures qui vont amener les pères à un partage égal des tâches ménagères à l’intérieur du foyer et, d'autre part, sur le marché même de l'emploi,  des mesures de discrimination positive (Lois sur l'accès à l'égalité en emploi, l'équité salariale) qui ont pour effet de déloger de plus en plus les hommes des postes qu'ils occupent. Et en grande finale sublime, on s'efforcera de faire croire  à l'homme qu'il est  beaucoup plus heureux à s'occuper des enfants à la maison pendant que la mère s'épanouit au bureau.  Et d’applaudir  nos roses-bonbon…comme Richard Martineau.  

Et Richard Martineau n'en est même pas conscient   

En effet, ce pontife du Plateau ne se rend même pas compte à quel point il a ingéré les préceptes de la pensée féministe. Il  écrit dans sa chronique du 30 juin 2013, dans le Journal de Québec.2 

«La semaine dernière, nous avons fait grand cas - avec raison - de la décision de Jean-Martin Aussant de se retirer de la vie politique pour passer plus de temps avec ses jeunes enfants.…Cela dit, il y a des tas de femmes qui prennent cette décision chaque jour sans faire la une des journaux. Car il ne faut pas se raconter d'histoire: ce sont surtout les femmes qui se battent pour la conciliation travail-famille. Qui reste a la maison quand junior a une otite? Qui quitte une importante réunion de travail quand l'école appelle pour dire que junior fait de la fièvre? Qui sacrifie le plus souvent sa carrière pour prendre soin de junior et être à la maison quand il rentre de l'école? Maman.Comme le chantait le regretté Sylvain Lelievre: «La première à se lever / La dernière à se coucher / A pas l'temps d'être malade / A trop d'ouvrage pour ca / Ben sur, môman est là ... »

«Heureusement, les temps changent. Les pères s'impliquent davantage dans l'éducation de leurs enfants et sont de plus en plus présents. Cela dit ... II était temps! (…) On dit que c'est une histoire de salaire. Les hommes gagnant plus d'argent que les femmes, c'est logique que les femmes restent a la maison ... Après tout, entre deux salaires, on prend le plus gros et on sacrifie le plus petit, non? Personnellement, je ne suis pas sur que ce soit une simple question de fric. Je crois que tout cela a à voir avec les traditions, les habitudes. La façon dont nous avons été élevés. Soyez francs: la plupart du temps, quand vous recevez des amis à manger, qui se lève pour ramasser la vaisselle a la fin du repas? Et qui reste assis pour jase en trouvant çà naturel? Voila. Tout est là

«Cela dit, je ne veux en aucun cas minimiser la décision qu'a prise Jean-Martin Aussant.   Ca n'avait pas l'air d'être facile. On avait l'impression  qu'il se coupait un membre en direct.  A froid. Mais comme je l'ai dit, les femmes sont quotidiennement  confrontées à ce dilemme: la carrière ou les enfants. Le boulot ou la famille.  Et quelle que soit la décision qu'elles prennent, elles se  sentent la plupart du temps coupables. De ne pas être une  bonne mère ou de ne pas être assez efficaces au travail.  Bref, toujours insatisfaites.

 En annonçant de la sorte son retrait de la vie politique,  Aussant a posé une question à 100000 dollars: la vie politique est-elle conciliable avec une vie de famille et une vie  de couple? Les sacrifices qu'exige la politique en valent-ils la chandelle? Pas sur. Pas sur du tout.»

Commentaires

(1) -Un homme se retire de la vie politique pour être plus près de sa famille.  Or, sauf à la toute fin, le texte ne traite pas de cette question mais s’apitoie plutôt sur le sort des femmes qui sont généralement celles qui doivent choisir entre faire carrière ou  rester à la maison. En conclusion, Martineau considère qu’il ne vaut pas la peine de faire de la politique parce trop exigeant pour la vie de famille . À la différence, on doit comprendre que le métier de chroniqueur au Journal de Québec l'est tellement peu sur ce plan  qu'il  en  vaut la chandelle puisque c’est là le nouveau critère du choix de la carrière.  

(2)- Malheureusement, Martineau :

-- semble ignorer le fait que les femmes sont encore les seules qui peuvent donner naissance et qu’elles sont,  naturellement,  les plus aptes à prendre soin des jeunes enfants à moins qu’il fasse partie de ces féministes qui nient les différences de «genre» sauf lorsqu’il s’agit de réclamer des privilèges pour le «genre féminin». On se demande bien quel sera l’avenir de ces enfants qui sont élevés par une mère et un père qui, tous les deux, les «maternent» et leur transmettent  forcément les mêmes valeurs féminines.

--  ne tient aucun  compte du fait que les hommes sont ceux qui occupent les emplois les plus épuisants physiquement, les plus dangereux et propices aux accidents de travail, les plus stressants, les plus salissants, les plus assourdissants et qui s’étendent sur un plus grand nombre d’heures, bref  un ensemble de conditions qui font qu’il est ridicule de leur demander  de «prendre soin » de marmots avant et après le travail. On ne peut pas tous être journaliste et trouver un réconfort à changer des couches après avoir s’être entretenu avec un ordinateur à la journée longue 

--- nourrit encore l’image éculée du père, patriarche noble ou bourgeois d’avant la seconde guerre mondiale, comme si la maîtresse du foyer d’alors ne disposait pas des services de bonnes à tout faire et comme si ce n’est pas cette même personne qui  finançait les couvents qui dispensaient l’instruction aux filles lesquelles, devenues féministes dans les années soixante, n’ont cessé de le dénigrer depuis.

(3) Martineau omet aussi de dire que :

(a)  pendant quelque siècles, il était convenu que l’homme d’ici  devait faire vivre femme et enfants jusqu’à sa mort  par des travaux extérieurs, à charge pour la femme d’élever les enfants ; c’est principalement la seconde  guerre mondiale qui a modifié cet environnement alors que les femmes ont été appelées à remplacer dans les usines les hommes partis au front  où des millions  y ont laissé leur vie.

(b) ici, déjà dans les années soixante, la plupart des nouveaux pères, dont la femme travaillait à l’extérieur du foyer, participaient aux tâches familiales tout en conservant leurs responsabilités traditionnelles; travaux d'entretien, déneigement, voiturage ... Il est quand même étonnant que dans le débat sur le partage des tâches celles des hommes ne soient jamais incluses dans le calcul.  

(c) durant cette décennie et les suivantes des phénomènes nouveaux et de nouvelles règles sociales ont grandement modifié les rapports entre les hommes et les femmes :la libération sexuelle de la femme par la pilule (après la libération de l’homme par le condom), le divorce à volonté, la consécration de l’égalité de droit entre les femmes et les hommes,  l’instauration d’un régime de pensions alimentaires normalisées pour femmes et enfants, presque toutes payées par les pères, avec perception gouvernementale, la décriminalisation puis la gratuité de l’avortement, une législation matrimoniale imposant le partage du patrimoine familial (enrichi par le mari dans la forte majorité des cas ), l’établissement de  divers services publics (garderies, maternelles, avec congés de l’assurance parentale )  et l’adoption de mesures destinés à faciliter l’accès des femmes au marché du travail (déjà mentionnées) , une condamnation quotidienne de la famille traditionnelle dans laquelle la femme élève ses enfants dans sa maison.

En d’autres termes, il est clair que les nouvelles règles sociales n’ont fait qu’ajouter des obligations aux pères alors qu’elles consacraient des droits aux mères. Les féministes, encore insatisfaites, exigent maintenant l’égalité de fait dans tous les domaines entre les femmes et hommes alors qu’il est manifeste que, justement dans les faits, le revenu de l’homme étant généralement le plus élevé cette soi-disant égalité se traduit par un transfert de richesse de l’homme vers la femme.   

(4) Martineau devrait expliquer pour quelles raisons :

(a) les hommes québécois boudent en si grand nombre le mariage officiel et le régime légal qu’il consacre;

(b)- les indicateurs de la vitalité de la société ont été négatifs au cours des dernières décennies 3:

Taux de  Nuptialité  8,2%/1 000 en 1970 et 2,9%en 2012.

Taux de Natalité  30,7% en 1950, l6,1% en 1970 - jamais en haut de 12.% depuis 1995.

Taux de Divortialité : 8,8% /100 en 1969 et 49,9% en 2005.

Taux de Personnes habitant seules : 43% en 2006, 44% en 2011.Les femmes  44,8% en 2006 et 45,1% en 2011—les hommes 41.1 % en 2006 et 41,9 %en 2011-

Tous ces indicateurs nous informent  non seulement du péril dans lequel se trouvent les régimes de retraite (dont on s’inquiète beaucoup depuis quelque temps) mais, plus profondément,  du risque de non survie de la société québécoise.  

Ne serait-ce pas parce qu’ils réalisent que cet encadrement n’est pas bénéfique ni pour eux, ni pour les enfants ni même pour beaucoup de femmes mais que la propagande qu’il contribue à répandre fait tout pour que l’on ne se pose pas les bonnes questions?

(5) Enfin, Martineau aurait pu en profiter pour conseiller aux femmes qui veulent faire de la politique d’imiter Maurice Duplessis  et de demeurer célibataire, un message qu’au moins Agnès Maltais, entre autres, semble avoir compris  !!!

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(1)5 facts about fathers ---http://www.pewresearch.org/

(2) p.10 «Le Choix» 

(3)http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/401.htm