LF-21 Le père séparé de ses enfants est comme un aigle impérial

                                                                                         Philippe Troncin

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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  Pour survivre le père séparé de ses enfants doit se reconstruire mentalement comme l'aigle impérial doit se refaire physiquement 

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 Un article paru dans le Journal de Québec du 10 avril 2014 p.22 vient concrétiser les propos de Troncin.

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«Un père ruiné par les pensions alimentaires»

TROIS-RIVIÈRES I Carl, de Trois-Rivières, a cinq enfants âgés de 5 à 11 ans. Une fois les pensions alimentaires versées, son loyer et ses comptes payés, il lui reste 3 $ par semaine pour vivre. Au bout du rouleau, il demande un arrêt temporaire du versement des pensions alimentaires «le temps de se tourner de bord».

AMÉLIE MARCOUX ET EMILIE VALLÉE  Agence QMI

 

Carl a eu deux enfants avec une première conjointe et trois enfants avec une autre. Si ses relations amoureuses ont été un échec, il a toujours refusé de renoncer à son rôle de père et il s'est battu pour pouvoir l'exercer. Il a une garde partagée de ses deux plus vieux enfants. Pour ses trois autres enfants, il peut les voir une fin de semaine sur deux. Il doit payer des pensions alimentaires pour les trois derniers enfants.

En décembre dernier, il a perdu son emploi. Dans ces circonstances, il a demandé un arrêt temporaire des versements de pensions alimentaires. Il connaîtra la décision de la Cour aujourd'hui.

 Depuis quatre mois, «je vis de chômage pour aller à l'école, ce qui me donne un revenu d'à peu près 1000 $ par mois pour avoir soin de mes enfants, illustre-t-il. Là, la pension alimentaire est payée, mais j'ai un loyer à payer. C'est 600 $ de frais pour le loyer seulement. Mais comme mon ex-conjointe s'est sauvée à Montréal, je dois investir la somme de 180 $ par mois en essence pour exercer mon droit de garde. Avec les autres frais, il ne me reste que 3 $ par semaine pour vivre et je n'ai pas encore fait d'épicerie.»

À LA BANQUE ALIMENTAIRE

Pour nourrir ses enfants, il est contraint de faire une chose qu'il n'aurait jamais imaginée. «Je vais aux banques alimentaires parce que je n'ai pas le choix, mais ce n'est pas de la viande. Ce sont des choses de base.»

Ses parents l'aident pour compléter l'épicerie, mais il doit aussi emprunter. Il évalue à environ 5000 $ la dette qu'il a cumulée depuis janvier. «J'ai fait faillite dernièrement parce que je n'arrivais pas à payer personne. Je n'arrivais pas à payer mes avocats, puis là, je suis en train de me rembarquer parce que je dois emprunter pour nourrir mes enfants.»

C'était sa deuxième faillite. Il attribue ses problèmes financiers, entre autres, à plus de 48 000 $ de frais d'avocat accumulés au fil des années pour conserver la garde de ses enfants. Il n'a jamais voulu les abandonner, même quand il a été accusé de harcèlement criminel, envers une de ses ex-conjointes, puis blanchi, dit-il.»