«Quand une femme dérape »

                                                             Jacques Vadersleyen

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

Je suis votre chronique avec beaucoup d’intérêt et je fus outré du commentaire de cette lectrice qui s’en prenait à vous parce qu’elle trouvait que vous preniez trop facilement la part des hommes dans les cas de divorce. Pour ma part, je trouve qu’au contraire dans la société québécoise, les femmes ont un pouvoir disproportionné face aux tribunaux. Les juges ont envers elles un préjugé positif et il leur suffit de décrocher le téléphone et de prétendre à la police qu’elles ont été victimes de violence conjugale pour que celle-ci les prennent en pitié.

J’ai été arrêté sur le campus de l’université où je travaille devant collègues et étudiants, conduit au poste de police de Lévis, puis en cour criminelle, puis jeté en prison à Orsainville. Dès le lendemain, la totalité de mes biens ont été confisqués en faveur de mon ex-épouse et on m’a imposé des conditions de libération humiliantes, sans preuves tangibles de culpabilité de ma part. Devant ça, ne trouvez-vous pas qu’il s’agit d’une farce cruelle et grotesque quand on affirme que le Québec est un état de droit?

Présumé innocent, donc supposé coupable, incapable de trouver un travail, il faudra 265 jours à «la judiciaire» pour qu’un procureur plus sensé lise convenablement les accusations farfelues et recommande l’abandon des poursuites à mon endroit. Et la cerise sur le gâteau: On n’a JAMAIS pris ma déposition dans cette affaire. Pourquoi s’encombrer de preuves me direz-vous!

Traîné deux fois devant la Chambre de la jeunesse par la DPJ de Chaudière-Appalaches pour des accusations de violence physique envers mes enfants, cette même DPJ déboutée est revenue à la charge avec un dossier d’aliénation parentale, se servant d’un mineur pour faire avancer sa cause débile dans un procès fleuve, et ce en parfaite complicité avec la mère des enfants. Au terme du procès, je juge n’a eu d’autre choix que de rejeter l’ensemble du dossier faute de preuves.

Les instances juridiques n’ayant pas donné raison à madame, le système judiciaire me condamnera finalement à payer une pension alimentaire supérieure à mes revenus, rien de moins. L’avocate de Madame avait l’oreille de LA juge. Désormais failli, ruiné, sans emploi et sur le BS, dégoûté par cette machine à générer la pauvreté, la détresse et la dépendance socio-économique, je pense sérieusement à quitter le pays pour aller travailler dans une ONG. Autant faire du bénévolat utile que de continuer à payer des impôts pour entretenir un système, juste bon à gâcher des vies! Salutations cordiales

Louise Deschâtelets

Votre histoire est d’un pathétique à faire pleurer. Je sais que des cas comme le vôtre existent à quelques exemplaires. Tout ce qu’on peut se souhaiter c’est que la machine judiciaire se penche enfin sur un moyen à tenter pour revenir à un plus juste équilibre des forces en présence.

http://www.journaldequebec.com/2014/07/07/quand-une-femme-derape
Publié le: lundi 07 juillet 2014, 21H08  Mise à jour: lundi 07 juillet 2014, 21H13

Commentaires

1- Il est certain que Mme Deschâtelets va pouvoir recycler cette chronique au  moins une douzaine de fois avant de se lasser et de passer à une revendication qui a des chances d’aboutir, une autre avancée féministe, par exemple.

2-Toutes ces jérémiades ne mèneront à rien tant que les hommes ne constitueront pas un  groupe de pression et n’obtiendront  pas l’établissement d’un  secrétariat à la condition masculine disposant des  mêmes moyens que le secrétariat à la condition féminine.

3-Il est tout de même fascinant que tous ces apôtres de l’égalité entre les femmes et les hommes qui se sont servis de ce concept pour pratiquer la discrimination positive en faveur des femmes contre les hommes n’ont pas encore eu le courage  d’accorder à ces derniers au  moins une tribune pour exprimer leurs opinions en tant que moitié de la population.

4- Si une femme avait vécue une telle mésaventure elle aurait fait la une des principaux médias, Le Soleil, La Presse, le Journal de Québec et le Journal de Montréal, mais comme il s'agit d'un homme une chronique du cœur suffit. Pas un seul député n'a eu le courage  de questionner le  ministre de la Justice  à ce propos. De vrais paillassons ces élus.