LM-11 La «madamisation» des médias.

Un tout petit «prout prout» qui fait gros bruit

 
 

Homme d'aujourd'hui

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Stéphane Baillargeon, chroniqueur au Devoir, a écrit, le 21 mars 2011, un articulet portant le titre ci-dessus.  Le sujet, la cessation de la parution de la revue  Madame (de 1966 à  2000, «Madame au foyer»)  «pour des raisons économiques», selon l’éditeur.  Baillargeon suggère plutôt  que «c'est peut-être aussi parce que les autres médias pastichent et relaient maintenant allègrement sa formule, avec vie pratique, consommation, cuisine, bien-être, mode, beauté, santé et cocooning partout, tout le temps. Observant le phénomène, une collègue féministe de la salle de rédaction du Devoir a parlé de la «madamisation des médias». Attagirl!»

 

Ainsi disculpé d’avoir frappé lui-même cette médaille il poursuit, ainsi, son analyse :

-- les magasines féminins survivent parce que les femmes lisent encore beaucoup «contrairement à leurs béotiens d’époux »

-- les journaux, comme le Globe & Mail, refont leur maquette et certaines de leurs  sections  pour plaire aux femmes

--les médias électroniques formatent leur grille pour la même raison : résultat  À la Télé«Deux filles le matin et Tout simplement Clodine à TVA et L'après-midi porte conseil à la Première Chaîne de Radio-Canada.» «L'après-midi, à la télévision d'État, d'autres néodames patronnesses jugent l'état du monde vu d'Outremont, ou tout comme. Pendant la semaine de relâche, une de ces lionnes-tigresses-cougars se demandait quoi faire avec son adolescente pendant que ses amies voyageaient en Europe. À la radio, «En avant-midi, à la Première Chaîne, quand une forte odeur de Paris Match imbibe tous les sujets traités, surtout les plus lourds.»

- tous les problèmes du monde sont maintenant présentés à partir du point de vue d'une certaine madame choyée, hors du foyer, la bourgeoise friquée et culturobranchouillée.»

--«la madamisation n'a rien à voir avec une quelconque essence féminine. C'est une attitude. Une idée générale. C'est l'institutionnalisation médiatique de la bourgeoise, de l'arriviste et de la faiseuse. D'ailleurs, Marie-France Bazzo ne madamise pas à Télé-Québec. Anne-Marie Dussault non plus, à RDI. Jamais, en fait, tant mieux et merci. Même si une des deux se promène en ville avec un petit chien de sacoche »...

 

Très satisfait du flagrant délire que ces propos avaient engendré sur les merveilleux blogues, ces pissotières pour grands timides et  murs des lamentations virtuels pour velléitaires anonymes,  il poursuivait la semaine suivante.

- la madamisation occupe trop de place  …«six heures quotidiennes sur treize, entre 9h et 22h (en comptant les reprises du soir) de magazine «life style» et surconsommation, à la Première Chaîne nationale, ça fait beaucoup. Et ça laisse peu de place pour tout le reste.» « La CBC ne madamise pas. Ni les excellentes radios publiques étrangères, américaine, française ou britannique. Alors, pourquoi madamiser autant ici?

--  « il n'y a pas que la madamisation, il y a la mononc'isation aussi… cette tendance lourde des gars de base en ondes privées pour crier «Ca'adiens» et «libarté».  Allez-y, svp, ne vous gênez pas pour dénoncer le mâle béotien vociférant, toujours pragmatique, souvent vulgaire, qui sent l'Axe et l'ADQ et qui ne se peut plus de rage quand il est question de la clique du Plateau…. On a des collets montés d'un côté et des cols roulés de l'autre. Christiane Charette ou Jeff Filion. Belle perspective... Le prout prout ma chère face au prout tout court. »

--« au fond, tout se tient, et c'est finalement l'insignifiance crasse et la frilosité frivole de certaines émissions qui désolent. Le nivellement par le bas. Le gnangnan, le ronron, le convenu, l'inculte et le facile, de la part de la madame ou du mononc. C'est aussi étonnant de voir les défenseurs d'une nécessaire élévation culturelle de cette société réputée distincte s'offusquer de la simple dénonciation d'une forme de plus de l'abrutissement généralisé».

--«finalement, est-ce misogyne de dire tout ça? On pourrait trouver plus neutre. (…)Le mot importe moins que la chose. La meilleure réplique à cette accusation aussi injuste que grossière (une chroniqueuse a évoqué un «tireur fou»...) a été fournie par l'animateur Benoit Dutrizac du 98,5 FM. Au fond, c'est la madamisation elle-même qui donne dans la misogynie en laissant croire que les femmes (et les hommes) qui écoutent et regardent ces émissions trop peu stimulantes ne demandent pas mieux que d'entendre causer pot de crème pour les fesses et place du brocoli dans le frigo (...)

-- «Seulement, comme bien du monde, je m'intéresse à plein d'autres trucs. À la philo et aux sciences sociales, aux arts, aux débats d'idées et à la critique sociopolitique, à l'architecture, au patrimoine, à l'histoire, à la géographie ou à l'éducation. Bref, à tout ce dont les médias parlent peu et mal quand ils madamisent trop. »

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Commentaire

Il est tout à fait typique de cette société qu’une critique de la féminisation outrancière des médias québécois, si légère soit-elle, ait soulevé de si vives réactions. Pourtant…

 

1-- Baillargeon minimise, à la fois,  la très forte présence des femmes dans les services de nouvelles des médias électroniques, les carences de certaines d’entre elles et, malgré cela, leur maintien en poste

Forte présence dans les services de nouvelles

-- Les chefs d’antenne des deux grands réseaux sont des femmes.  

-- Les lectrices de nouvelles sont majoritaires sur les chaînes et les réseaux d’information continue.

-- Comme il apparaît ailleurs sur ce site, à la Société Radio-Canada, qui est censée être la référence dans le domaine, le bulletin de 8hrs est lu par une lectrice dans 90% des cas et  80 % des correspondants entendus lors de ces bulletins de nouvelles sont des femmes.  

-- Le phénomène n’est pas récent. André Gélinas écrivait dans «L’égalité de faite entre les fermes et les hommes, un  piège à cons» (chap. 8)  «Effectivement, au Québec, au début de 2004, les chefs d'antenne étaient des femmes dans trois des cinq chaînes d'information générale, TVA, RDI et LCN: Pascale Nadeau, Esther Bégin, Sophie Thibault. La SRC nommera éventuellement Céline Galipeau à ce poste  après une cabale de la journaliste  Coudé-Lord.  En 2005, on  pouvait voir aux nouvelles de 22,00hrs, Sophie Thibault (TVA), Nathalie Roy et José Turmel (TQS), Céline Galipeau et Julie Drolet (SRC), Chantal Leblond (LCN). Ajoutons Lucie Paquin, Dominique Poirier, Michaëlle Jean, Karine Champagne, Monique Grégoire, Christine Fournier, Véronique Tremblay, Sophie Lemieux, Sophie Bérubé, Roxane Héroux Anne Racine etc

Les carences de certaines 

-- Malheureusement, les femmes chefs d’antenne n’ont pas la présence ni la subtilité requises  pour départager les nouvelles importantes des autres mais, malgré cela, elles sont rarement remises en cause.

-- Lorsque l’une d’elle est l’objet d’une critique justifiée, - comme dans le cas de l’article ci-dessous

la chaîne concernée s’empresse de venir à son secours

Nous n’avons jamais vu la SRC prendre autant de soin pour ménager la susceptibilité de  Bernard Derome lorsqu’il a été éconduit.  

La SRC, en particulier, a le don de reloger ailleurs des femmes (Dominique Poirier, Anne-Marie Dussault…) qui sont malheureusement incapables de capter l’attention des spectateurs. 

 

2- Baillargeon, tout en reconnaissant que la présence des femmes exagérée dans les diverses émissions d’information de ces médias a eu pour effet de réduire la variété des sujets qui y sont traités, omet de considérer qu’elle a aussi fait en sorte que les émissions susceptibles d’intéresser les hommes ont été finalement réduites à celles qui ont trait au sport et même dans ce cas…

En effet, que reste-t-il d’intéressant pour les hommes lorsque vous avez éliminé ces nombreuses entrevues et discussions concernant les drames personnels  et expériences de type «pipole» (Denis L), le rechaussement de célébrités dont «tout monde parle» (Guy. A), la rénovation maison, la cuisine par la voisine et sa tante, s.o.s nounou, la perte de poids, la robe de mariée, ainsi que toutes ces magnifiques séries télévisées «psycho-sociales» dans lesquelles les femmes occupent majoritairement les rôles principaux et dictent les règles de comportement de tout le monde. Il y a longtemps que l’on n’a pas vu une série du genre Sous le signe du Lion et Séraphin. Même les séries policières, où trônaient jadis les Maigret, Colombo et Perry Mason, ont cédé la place à des équipes  mixtes, dirigées  par des femmes  à la poigne de fer (NCIS), dans lesquelles les policières à la toison abondante et aux lèvres pulpeuses arrivent toujours à temps pour tirer le méchant dans le dos ou  ont toujours  les intuitions qui résolvent l’énigme. Il y a un bon moment que l’homme de six millions est disparu, c’est maintenant Xéna la guerrière qui a la cote. Nous en sommes rendus à croire que les responsables de la programmation des grands réseaux soient tous des femmes, manifestement féministes,  ou leurs correspondants, les roses-bonbon.

-Addendum-

À preuve dans le domaine plus particulier du sport, certains génies de la programmation des réseaux ont constaté et trouvé intolérable qu’il puisse constituer cette espèce d’oasis pour les hommes. En effet, ils ont trouvé le moyen de demander à des femmes de décrire les matches de soccer et de tennis (RDS) et même les combats de boxe (Vox) dans lesquels les antagonistes sont tous des hommes. Partout ailleurs sur la terre les hommes se respectent davantage et sont plus respectés.

Karine Champagne, Élizabeth Rancourt, Frédérique Guay, Corinne Jean et Nacy Audet -Journal de Québec 21 août 2022

Commentaire

 Ces collaboratrices n'ont évidemment pas besoin d'être très connues pour leurs exploits sportifs. Elles ont juste à être des femmes  

Et qui est  responsable de la programmation à TVA -

 «France Lauzière œuvre dans le milieu artistique depuis 20 ans. Elle s’est jointe au Groupe TVA en 2001 à titre de Directrice des variétés. Depuis, elle a occupée le poste de Directrice générale de la programmation et a été nommée Vice-présidente programmation en février 2006. Madame Lauzière a contribué de façon significative à la mise sur pied de nombreuses émissions tel que Star Académie, Nos étés, Dieu Merci, Le Banquier, La cour des grands Taxi-022 et plusieurs autres. Responsable de l’ensemble des contenus télévisuels de TVA et de leurs déclinaisons multiplateformes, elle dirige les secteurs Programmation TVA depuis 2006 et les secteurs création et productions du Groupe TVA depuis juillet 2007

Et qui aime bien le rose-bonbon : Paul Rivard le rédacteur en chef de TVA Sports  qui dira, à propos des cinq femmes de l'équipe :« Elles apporteront un bel équilibre à ce monde peuplé d'hommes » S'ajoutera à cette équipe Stéphane Gonzalez, ex-commentateur et reporter des arts et spectacles.(Journal de Québec 17/08/2011). Dieu que  nous avons tellement hâte  à la télédiffusion des jeux gais.

 

3- Il néglige de remarquer que les véritables émissions d’affaires publiques n’existent plus, tout comme la télédiffusion des grandes pièces de théâtre.

À la télévision

Les émissions d’affaires publiques  étaient autrefois animées par des personnes de qualité et y étaient invités des gens reconnus pour leur compétence dans les sujets traités. Elles ont été remplacées, depuis près de dix ans, par des espèces de forums animés presqu’exclusivement par des femmes, dont la réputée Bazo, qui n’ont jamais caché leur appui à la doctrine féministe à la SDRC puis à TQC. Il en va de même pour celle qui s’épivarde «Ici et là » à Vox.

Bien entendu, aucune de ces femmes n’a eu, à ce jour, le courage de remettre en cause les privilèges accordés aux femmes  ainsi qu’au lobby féministe par les pouvoirs publics, au nom de la sacro-sainte égalité entre elles et les hommes. Il s’agit pourtant là de questions qui devraient  venir en haut de la liste des principaux enjeux dans une société qui se dit ouverte et démocratique. On pousse le cynisme, dans ces émissions,  jusqu’à  réunir autour de ces animatrices une majorité d’individus «masculins». En fait, ce sont toujours les mêmes et la seule explication de leur omniscience tient en leur obédience à la doctrine féministe. Apparemment, ils considèrent qu’il n’est pas de leur ressort de contribuer au rééquilibrage de la société et puis c’est tellement plaisant de se voir à la  télé.  Lorsque l’un d’entre eux a quitté la politique active en invoquant  que c’était pour «se rapprocher de sa famille», il devenait évidemment   le candidat idéal à l’adoubement «du compagnon de route» par le Conseil du statut de la femme. À ce jour, aucune femme politique, sauf Monique Jérôme–Forget, n’a invoqué ce motif  et on a compris, dès le lendemain, dans ce der nier cas que c’était de la poudre aux yeux.

À la radio, la situation n’est pas plus reluisante particulièrement à la Première chaîne de Radio-Canada, devenue une espèce de Radio-Fémina.  Y trônent  en toute sécurité des féministes aussi notoires que, notamment, Françoise Guénette qui a collaboré pendant des années à la Gazette des femmes et dont le rêve est de finir ses jours dans une maison pour vieilles féministes.  La SRC  diffuse les débats d’affaires publiques qui ont lieu au Musée de la Civilisation de Québec et qui sont animés par cette journaliste «impartiale» .Selon l’ombudsman de Radio-Canada  Julie MIville-Dechêne, à qui  on a dénoncé cet accroc manifeste aux règles de cette institution a répondu que cette journaliste était tout à fait légitimée de faire du «journalisme de combat».    On cherche encore le «combattant masculin». Baillargeon,  en bon artisan du Devoir, n’a cure de ces épiphénomènes. Il préfère, mettant ainsi en valeur  le caractère équilibré de son jugement et n’indisposant pas  les féministes gauchistes qui l’emploient, s’arrêter aux mononcs  de la radio privée  (non subventionnée, elle) de Québec qui jurent et puent l’ADQ.  Et,  «Attaboy».

Or, même la radio privée se féminise

L'équipe d'animation  C'est dire que les collaborateurs de  Montréal, comme Marina Orsini, ne se feront  plus entendre à Québec. Joanne Boivin et Caroline Dupont animeront l'émission matinale Rouge Caté; l'avant-midi, Janie Fortin prendra la relève  avec MA musique au travail. Suivront, sur l'heure du midi, Les demandes spéciales à Sébastien. Pour le retour  à la maison, Marie-Josée Longval animera  Party dé famille.  Johanne Boivin, la doyenne de la station dit se réjouir de cette cure de rajeunissement «qui apporte une identité moderne et dynamique », en ajoutant que« c'est une nouvelle image qui me ressemble, qui m'interpelle ».  

 Commentaire - Et dire que quand  ce sont des hommes qui agissent comme animateurs on s'empresse de leur accoler une femme pour «un meilleur équilibre.»Pourtant  Christiane Charette, n'a jamais d'assistant, pas plus que  Geneviève Borne Catherine Perrin, ou Pénélope Mc Quade...

Quant à la disparition des pièces théâtre, elle s’explique sans doute par le simple fait que les rôles principaux dans ces pièces revenaient généralement aux hommes. Or, d’une part, cela ne constituerait aux yeux des directrices de la programmation qu’un horrible rappel de l’exécrable patriarcat  et, d’autre part, celles-ci se sont dit qu’elles ne pouvaient pas, honnêtement, présenter en boucle uniquement les Belles sœurs et Les monologues du vagin.

 

4- Baillargeon ne dit mot des médias écrits où les éditorialistes et chroniqueuses ont toutes affiché clairement, un jour ou l’autre, leur appui à la pensée féministe.   

Cela n’a rien d’étonnant, direz-vous, puisqu’elles ont été embauchées pour cette raison que ce soit au Devoir, à la Presse et au Soleil pour ne nommer que ces trois quotidiens. L’ennui est que, peu importe le problème examiné,  leurs écrits sont tellement prévisibles qu’il devient tout à fart indiqué d’économiser ce temps pour le consacrer à un sudoku. En fait, on pourrait même se contenter de prendre connaissance des diktats de la papesse de l’Église féministe (Christiane Pelchat) qui, au Québec, est intégrée à l’État alors que  ses prosélytes exigent pourtant sa séparation totale d’avec la catholicité. Cela n’empêche pas  ces mêmes fidèles de vouloir diriger aussi l’Église de Rome.  

Un autre souci, il n’y a aucun éditorialiste ou chroniqueur  dans ces médias qui a été chargé ou qui a choisi de prendre l’intérêt et la défense des hommes  en général  et des québécois en particulier. De sorte que l’information de base qui est censée nourrir le débat public est foncièrement biaisée en  faveur de la thèse  féministe.   

 

5- Il ne parle pas des sites Internet féministes dont la grande majorité sont soutenus soit par le gouvernement soit pas des centrales syndicales

Tout le monde sait que les «réseaux sociaux», jouent un rôle  de plus en plus significatif, sinon dans la diffusion d’informations sures, du moins dans l’échange d’opinions et  de commentaires  et la mobilisation de personnes partageant  généralement les  mêmes idéaux et crédos.    Il suffit de chercher «sites féministes» sur la Toile  pour découvrir que Sisyphe.org a 52 liens alors que Netfemmes 1 en énumère 72, dont 12 au Québec seulement. Si vous cliquez «sites masculinistes » vous obtenez un texte portant sur «les sites masculinistes haineux» mais aucun nom  et sur «sites hoministes», …absolument rien. Le gouvernement du Québec qui entretient, avec les centrales syndicales, la forte majorité sinon la totalité des sites féministes n’a pas encore trouvé le moyen de subventionner un seul site, non pas masculiniste, (une étiquette utilisée par le mouvement féministe)  mais qui s’affiche comme défenseur des intérêts des hommes dans une société de plus en plus déséquilibrée en faveur des femmes et qui critique les privilèges accordés à ces dernières par les pouvoirs publics, comme  L’après-rupture, Égalitariste (inactif en 2011) et Hommedaujourdhui.ca. Par contre, on trouve 11 sites  sur «la condition  masculine», dont  cinq sur la valorisation de la paternité. Il semble que certains de ces derniers qui adhèrent à la doctrine féministe peuvent être soutenus par l’État québécois.

 

6- Baillargeon ne tient pas compte du fait que tout l’environnement  sociétal, depuis plus d’une quarantaine d’années est axé sur la promotion des «droits et intérêts» des femmes, sous la bannière de « l’égalité de droit et de fait de la femme par rapport à l’homme»  au point où ces concepts :

--sont devenus des critères à partir desquels divers problèmes sociaux sont examinés alors que rien ne justifie une telle approche «générisée».

Illustration   

En 2006-2007, ce qui aurait dû être un débat sur l’intégration des immigrants a été détourné en une querelle sur la laïcité de l’État et plus largement encore sur l’égalité «constitutionnelle » de la femme.

--sont devenus des règles qui conditionnent l’embauche et privilégient les femmes même dans des emplois traditionnellement  masculins.   

Illustration

En 2011, le service des Ressources humaines de la Ville de Québec, dirigé par Chantale Giguère,

publiait cet appel de candidatures pour un emploi de tuyauteuse ….ou tuyauteur

 

En effet, on lit sur le site de cette Ville qu’elle souscrit à la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics avec le Programme Égalité 5 (PDF : 360 Ko).

Cet exemple est d’autant plus ironique que, comme on peut le vérifier sur notre  site : 

 Une juge sexiste accorde près d'un quart de million de dollars à sept femmes qui ont échoué aux examens de sélection pour un emploi d'homme  (octobre 2008)

(voir Chroniques – L’accès à l’égalité en emploi...)

 

7-  Il ne met pas en lumière le fait qu’après deux décennies de Révolution tranquille (1960-1970) consacrées à l’édification de l’État québécois – ministère de l’Éducation, instauration  d’un régime de mérite dans la Fonction publique, création  de sociétés d’État, établissement de régimes universels d’aide sociale et de services de santé -  une très forte partie des interventions gouvernementales a été axée sur la satisfaction des revendications du mouvement féministe.   

En invoquant, d’une part,  le fait que les femmes constituaient la moitié de l’électorat et en prétendant, d’autre part, que la femme québécoise était victime d’une discrimination systémique millénaire sous le joug d’un patriarcat, ce lobby  a réussi ainsi à manipuler, à la fois, l’opinion publique et les partis politiques.  Après avoir obtenu  d’être institutionnalisé dans l’appareil même de l’État québécois (le Conseil du statut de la femme, le Secrétariat de la condition féminine)  il a choisi ensuite,  comme le mouvement communiste avant lui, de se donner une assise internationale  - le Congrès de Beijing, la marche des roses du pain et de l’indignation» - pour mieux impressionner les élus locaux. Il était dès lors en mesure d’imposer sa vision biaisée de la société et d’obtenir  des partis politiques de très nombreuses mesures dites «de discrimination positive»  qui ne sont, en fait, que des privilèges accordés aux femmes en  tant que groupe   

 En effet, la liste des mesures  adoptées par les gouvernements successifs à la suite des pressions du lobby féministe  est tout à fait impressionnante. Ces derniers, se sont comportés  comme s’ils étaient dépourvus de tout esprit critique, soit par déficience intellectuelle, soit parce qu’ils étaient atteints d’un électoralisme virulent. On doit encore allonger cette liste   des décisions judiciaires qui se sont inscrites dans cette mouvance. Profitant  de la généralité des dispositions des Chartes, les tribunaux, la Cour suprême en tête, sur lesquels siégeaient dorénavant des juges féministes, étaient  tellement ravis d’avoir trouvé une nouvelle source de pouvoir qu’ils n’ont pas hésité à pratiquer l’activisme judiciaire,  sans compter qu’ils n’avaient de comptes à rendre à personne.  

Concrètement, nous sommes passés de la femme «égale et complémentaire à l’homme» à la femme «égale, concurrente et rivale de l’homme» et on a semblé croire  que dans un tel contexte l’intervention étatique pouvait être neutre. On dirait que ces instances  ne sont pas rendues compte que sur le plan des valeurs, une insistance exagérée et continue sur l’égalité finit par brimer ces autres valeurs, tout aussi  précieuses, que sont  la liberté et la fraternité; à croire que l’effondrement du système communiste leur était inconnu.

Dans «L’Égalité de fait entre les femmes et les hommes- un piège à cons», publié en  2008, André Gélinas a produit au chapitre 10, un inventaire des diverses mesures prises par les instances  gouvernementales et les tribunaux judiciaires pour  venir en aide aux femmes  comme si elles étaient toutes opprimées par la société, comme si les besoins des hommes ne méritaient pas, eux, qu’ils s’y  arrêtent aussi et comme si leur responsabilité de veiller à conserver une société équilibrée n’était pas leur mission première.

Nous avons réaménagé ces informations dans un document PDF qui sera ajouté, sous peu, au présent texte. Il met en relation les privilèges ainsi accordés aux femmes, un ensemble de données factuelles  pertinentes et diverses répercussions  sur la situation des hommes et sur  l’équilibre  dans la société.

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 (1) Ce site est une réalisation du «Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine» lequel est le résultat de la fusion des centres de documentation de  L’Institut canadien de l’éducation des adultes (ICEA) et  de Relais-Femmes de Montréal en 1983,  Le gouvernement  s’est fait le complice de cette arnaque en supportant ce centre qui manifestement privilégie « l’éducation populaire » des femmes aux dépens de celle des hommes.. Des preuves ? Ce Centre affiche à la rubrique :

--- femme : 7,793 documents

--- homme 1,312 documents dont, au hasard : «La violence sexuelle en  milieu conjugal»- «Le partage des tâches et responsabilités familiales» - « Pour un réseau  de la santé qui tienne compte des femmes» « Affirmer la laïcité – un pas de plus vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes »

--- féminisme : 121 documents

--- masculinisme : 10 documents

(2) AutonHommie --  Centre de ressources pour hommes, conférences, tchat -Réseau Hommes Québec -- Réseau Hommes Romandie -- espace privilégié dans lequel des hommes qui ont décidé d’explorer leur identité...-Groupe d'entraide aux pères et de soutien à l'enfant --Association pour venir en aide aux pères séparés ou divorcés. Réunions-Accueil Bonneau --nous venons en aide aux plus démunis de notre société: les itinérants.- L'Entraide pour hommes Vallée-du-Richelieu inc. --un organisme communautaire intervenant auprès des hommes en difficulté.-Association de Suicidologie du Québec --  Le Vis-à-vie, bulletin d'information.....-Entraide Pères-Enfants Séparés (ENPES) de l'Outaouais --Maison Père Enfant du Québec -- ligne d'écoute, accompagnement à la cour, activités Pères-Enfants...-Regroupement pour la valorisation de la paternité -- ligne d'écoute, accompagnement à la cour, activités Pères-Enfants...-lapresrupture.qc.ca/ -ateliers pour les liens père-enfants 

 

(avril 2011)