E-1 (16) Le féminisme,  la nouvelle religion nationale québécoise,

 un  nouveau «Crois ou meurs»

 

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Lise Thériault, Vice-première ministre, responsable  des petites et  moyennes entreprises, du Développement économique régional et de la Condition féminine : « Je suis plus égalitaire que féministe».  Puis, un peu plus tard, «Je suis féministe à ma manière. Moi, je pense qu’on peut avancer avec les hommes. C’était l’essentiel du propos, simplement» Elle  avait résumé son message aux femmes en ces termes : «Tu veux prendre ta place ? Faire ton chemin ? Let’s go, vas-y!». 1

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice,  en appui à sa collègue: (ex-ministre responsable de la condition féminine) « Je suis plus humaniste que féministe » 2

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Le débat qui a suivi ces déclarations a bien démontré  que l’idéologie féministe,  répandue par un  groupe de pression  étatisé,  est devenue, en l’espace de quelques décennies  la nouvelle religion nationale au Québec en remplacement du catholicisme qu’elle avait d’ailleurs contribué à évincer, l’Église étant alors présentée essentiellement comme un suppôt du patriarcat oppresseur de la femme.

On observe que  ces  deux ministres ont été :

1- condamnées au pilori  par les prêtresses du  mouvement, un journaliste et un chroniqueur

2- critiquées par des chefs de partis d’opposition, flagorneurs

3- appuyées par une journaliste qui a été ensuite concassée et méprisée  par une autre journaliste

4-  et, enfin, appréciées par un chroniqueur.  

 

1-Condamnées au pilori :

1.1  par les prêtresses du féminisme

a)Brigitte Breton – Éditorialiste Le Soleil

«Avec des ministres comme Lise Thériault et Stéphanie Vallée, pourquoi maintenir la responsabilité de la Condition féminine au Conseil des ministres? On sauve simplement les apparences, on ménage les susceptibilités alors qu'il suffit de dire «let's go les filles» pour qu'égalité juridique devienne égalité de fait. Dans la vraie vie, les choses ne sont pas aussi simples. »…«Comment la moitié de la population peut-elle avoir le sentiment d'être bien représentée, être assurée que les intérêts, les droits et les préoccupations des femmes sont défendus à la table du Conseil des ministres et transposés dans des lois et des politiques, si des femmes ministres se défendent d'être féministes (manifestement parce qu'elles en ignorent la signification juste) et ne semblent pas saisir que du chemin reste à faire malgré les énormes progrès réalisés par d'autres pour atteindre l'égalité entre les sexes ». 3

Note

-Aucun homme politique ne s’est jamais  identifié comme masculiniste et, effectivement, les hommes québécois ont raison de ne pas se sentir bien représentés depuis des décennies car il n’y a jamais eu de ministre responsable de la condition masculine.

-Il est toujours très important pour les féministes de déclarer que  «l’égalité n’a pas encore été atteinte au Québec» alors que l’égalité de droit entre les femmes et les hommes existe depuis 1964.

-Breton n’a pas  cru opportun d’observer qu’il était totalement ridicule pour une Premier  ministre de confier à la même personne, fut-elle une femme remarquable, des dossiers aussi hétéroclites que ceux «des petites et les moyennes entreprises, du Développement économique régional et de la Condition féminine. Pas foutue non plus de noter qu’un développement régional teinté d’une idéologie aussi sectaire que celle du féminisme  devrait soulever de sérieuses inquiétudes.

b) Denise Bombardier  Chroniqueuse au Journal de Québec. Dans une chronique intitulée «Tsé je veux dire » Mme Bombardier, décrète que  les deux ministres en question, par leurs déclarations, ont indiqué qu’elles   manquaient sérieusement de vocabulaire et ne connaissaient pas le sens des mots4

Note

--En d’autres termes, si elles avaient eu plus de vocabulaire elles n’auraient pas dit le fonds de leur pensée. Les  ministres n’ont pas toujours le  temps d’écrire une chronique pour exprimer leur pensée.

--Si une femme ministre doit nécessairement se sentir féministe est-ce qu’un  homme ministre dans un cabinet «presque  paritaire»   doit nécessairement se sentir masculiniste  ?

c) Josée Legault  ‘Chroniqueuse au Journal de Québec«  Les propos navrants de la  ministre Thériault...Tous  les médias confondus, les remarques misogynes ont pullulé dans les sections commentaires. Comme dans une taverne. Du côté plus inspirant…Des femmes et des hommes de tous âges, se sont dits fiers d’être féministes. Leur constat : malgré des progrès accomplis, l’égalité n’est toujours pas atteinte. ..Le Globe and mail rapportait qu’au Canada, à compétences et tâches équivalentes, une femme ne reçoit en moyenne que 73% du salaire d’un homme »...«Les autres dossiers à travailler ne manquent pas non plus…Conciliation travail-famille, Services de garde-, parité en politique, Aidantes naturelles à bout de souffle, Un système de justice souvent dysfonctionnel dans les cas d’agressions sexuelles. Banalisation de la pauvreté .Religions répressives.»  5  

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--Cette Chronique était coiffée de la caricature ci–dessous et jouxtait  la Chronique de Jonathan Trudeau dans laquelle on pouvait lire : «Et que dire de cette marche pour la femme qui s’est tenue à Québec. Des hommes y participaient, l’événement culminait avec un diner dans un centre communautaire Un dîner interdit aux hommes. Exit messieurs. Et on ose parler d’égalité et d’inclusion». Il n’en concluait pas moins par  «Mes dames nous vous félicitons»  

Note

C’est un texte  assez décevant de la part d'une personne qui avait, nous semblait-il, démontré  plus de rigueur analytique. À notre connaissance aucun des grands médias québécois n’a publié un article, une chronique  dénigrant le féminisme, ou  critiquant certaines des revendications féministes qui mériteraient pourtant  de l’être, à moins d'inclure cette observation de Trudeau ???. Comment se fait-il qu’il soit légitime de débattre  de tous les sujets d’intérêt public mais non du féminisme  et de dénoncer le «comportement des hommes» mais non du «comportement des femmes»?

Elle reprend une liste de revendications sans examiner leur pertinence, comme dans le cas de l’équité salariale fondée, non  pas  sur un travail égal, mais sur un travail équivalent à compétence équivalente.  Allo !

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--Nous n’avons pas cru nécessaire d’aller recueillir les sages réflexions de Jeannette Bertrand, de Manon massé  et de Lise Payette. Nous n’avons pas voulu les importuner durant leurs traitements.

 

1.2  a) Un journaliste  Mathieu Charlebois, la Revue L’actualité

«Au Québec, on a aussi déjà vu, et on voit encore, des ministres de l’Éducation confier leurs enfants au système privé et des ministres de l’Environnement qui n’éteignent pas les lumières en sortant d’une pièce. Mais une ministre responsable de la Condition féminine qui ne se dit pas féministe, ça, c’est du nouveau.».6

Note  Il faut savoir que  la revue l’Actualité  est devenue, il y a déjà un bon moment,  une autre Gazette des femmes. Cette revue   a déjà remercié un journaliste qui avait osé mettre en évidence une tromperie féministe (voir Commentaire à la fin). Alors Charlebois a les fesses serrées.  

b) Un chroniqueur Joseph FacalJournal de Québec.

À propos de la ministre Vallée «Je suis absolument favorable à ce que, à compétence égale, ou presque, on privilégie une nomination féminine mais la ministre Vallée est dépassée par ses fonctions 7   

Note

De toute évidence, Facal condamne la ministre non pas tant pour ses propos que pour le fait qu’elle semble manquer de la compétence requise pour assumer son poste. Au fonds, il blâme le PM pour avoir constituer un conseil des ministres qui voisine la parité. Il n’en reste pas moins que, selon lui,  cette femme aurait paru plus compétente si elle s’était déclarée féministe.   

 

2- Critiquées par des chefs de partis d’opposition flagorneurs

Françoise David, La porte-parole de Québec solidaire a dénoncé « la période de reculs » qui se manifeste en ce moment.

« Nous vivons dans un système économique et politique, le capitalisme néolibéral [...] avec des États, dont le nôtre, dont le gouvernement du Québec, qui s'en font des complices. Ça, c'est ce qu'on appelle l'austérité »….« cette idéologie entraîne un individualisme qui menace les actions collectives et qui porte à faire croire que les femmes doivent désormais se battre seules, chacune dans son coin. « La réponse est non, on va le faire ensemble », a-t-elle déclaré, soutenant que partout dans le monde les femmes entreprendraient de « juste changer le monde ».

« Le Plan Nord, les mines, les cimenteries, vous savez toutes ces jobs où il y a tellement de femmes, a-t-elle ironisé, provoquant des rires dans l'auditoire, [...] peut-être que si on réfléchissait, quand on pense relance économique aux femmes et aux emplois qu'elles occupent, on se dirait ''pensons la relance des régions''. Et, se fie-t-on seulement sur la mine ou si on va dans la culture, dans les services aux personnes, dans les organismes communautaires et les maisons pour la famille? Pourquoi est-ce que tout ça, ce ne serait pas de la relance économique? »8

Note

Les féministes apprécient sûrement le peu de sympathie manifestée par la porte-parole de Québec Solidaire envers les hommes qui travaillent dans les mines, qui sont morts dans les coups de grisou ou des suites de l’amiantose. Ce bon parti de gauche n’a jamais manifesté de sympathie d’ailleurs à l’endroit de tous ces hommes qui ont perdu leur emploi dans l’industrie forestière pendant que les femmes délogeaient les hommes dans les secteurs public et parapublic  grâce à  des lois de discrimination positive et réclamaient d’en faire autant dans l’industrie de la construction. C’est çà  la gauche féministe. L’autre porte-parole  du parti, un homme, est muet comme une carpe, dominé et muselé.

 

Pierre Karl Péladeau s'est fait fort de rappeler que le Parti québécois avait mis en oeuvre des politiques progressistes afin de combattre les discriminations envers les femmes. C'est-à-dire : la création du poste de ministre déléguée à la Condition féminine par Lise Payette; la mise en place des programmes d'accès à l'égalité par René Lévesque; l'adoption de la Loi sur l'équité salariale par Louise Harel; la création du réseau de services de garde à tarifs réduits par Nicole Léger et Pauline Marois et, enfin, « l'élection et l'arrivée de Mme Marois à la tête du PQ et au poste de première... première ministre du Québec ». Péladeau a rappelé avoir eu « le privilège de diriger Québecor » et a rappelé que de nombreuses femmes ont accédé aux sommets de différentes composantes de cet empire. 9     .

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Manon Brouillette

Présidente   

Services consommateurs

 

Marie Ginette Lepage

Vice-présidente

Développement de produits

Services aux consommateurs  

Myrianne Colin

Vice-présidente

Stratégie , 

Note

Ces femmes ont toutes été nommées à la suite d’un rigoureux processus de sélection …, sans doute, dans cadre d’un programme d’accès à l’égalité en emploi. Depuis lors, le patron de Québecor  n’est plus marié.

 

François Legault

«Un gouvernement caquiste, a-t-il soutenu, instaurerait une réforme pour l'avènement d'un mode de scrutin plus représentatif et imposerait « un quota de 50 % de femmes sur les listes; ce sera une des premières lois adoptées par un gouvernement caquiste en 2018 ».

M. Legault estime aussi qu'il faut mettre fin aux nominations partisanes au sein des conseils d'administration des organismes publics et parapublics. Il a par ailleurs dénoncé l'écart salarial de 30 % qui subsiste entre les hommes et les femmes, au Québec, en 2016. « Cette statistique illustre bien la barrière qui continue d'exister pour les femmes aujourd'hui ».10

Note

Quant au chef de la CAQ  il nous paraît inconcevable qu’il puisse continuer de répandre le soi-disant écart de 30% entre le salaire des hommes et des femmes. Il serait temps qu’il consulte les études sérieuses qui ont portée sur le sujet et non les tracts de propagande de la Fédération des femmes du Québec 11  Quand les politiciens québécois vont-ils  simplement commencer à regarder les faits en face au lieu répéter les slogans  féministes  mensongers ?

 

3. a) Appuyées par une  journaliste 

Marie-France Bazzo a publié une lettre ouverte mardi qui s’intitulait «Je ne suis pas féministe, moi non plus.  Je suis allergique aux regroupements et me méfie des idéologies, même les plus séduisantes. Je ne fitte pas en groupe »  12

b) mais cette journaliste est rapidement concassée et méprisée  par une autre journaliste Nathalie Petrowski 

«Stratégie marketing pour augmenter les clics de BazzoMag  ? Envie de ne pas disparaître de la sphère publique alors que la fin de son émission approche ? Recherche d’attention. Le plus étrange, c’est que tout au long de son édito, Bazzo reconnaît les apports du féminisme, se dit redevable et reconnaissante aux femmes qui se sont battues, salue les pionnières qui l’ont inspirée, applaudit aux acquis, déplore l’iniquité salariale et maudit le plafond de verre qui prévaut encore dans certaines sphères…Mais alors qu’est-ce qui l’empêche de se dire féministe alors que dans les faits, elle l’est ? Est-ce le mot ? L’étiquette ? La peur de déplaire aux hommes ? La peur de faire peur au monde ? Ou est-ce en fin de compte la coquetterie d’une femme privilégiée et étrangère à la solidarité, qui veut croire qu’elle s’est faite toute seule et qu’elle ne doit donc rien à personne ? Un peu comme Donald Trump, mais en jupe courte et en talons hauts ? J’espère que je me trompe». 13 Elle ajoute à propos des groupes : ««comme si les féministes venaient toutes en caisses de 12 ou en paquets de six »

Note

Petrowski fait semblant de ne pas savoir que l’idéologie féministe a été véhiculée ici par des personnes et des groupes qui n’ont jamais hésité à mobiliser des femmes œuvrant dans les très nombreux  OSBL financées par L’État pour  appuyer des revendications souvent fondées sur de fausses

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Le Soleil6 mars 2016 p.5

 données statistiques amplifiant la gravité des phénomènes au-delà de tout décence  (comme dans le cas de la violence faite aux femmes, des écarts de salaires entre les femmes et les hommes …)  .Elle fait semblant de ne pas savoir que les gouvernements ont donner suite à ces revendications en accordant aux femmes des privilèges injustifiés par des mesures dites de «discrimination positive» comme les programmes d’accès à l’égalité en emploi, comme l’équité salariale…, 

 

 4- Appréciée par un chroniqueur 

Michel Hébert ; «La  ministre Thériault a surtout péché par individualisme. C’est impardonnable. Elle  a commis l’erreur de ne pas se conformer à l’opinion officielle» de «dire qu’elle n’est pas une féministe de gauche», (anti-capitaliste et totalitaire). «Le problème est qu’il n’y a pas d’autre féminisme au Québec» … «Celles qu’on entend ont un mandat d’insatisfaction. Elles dénoncent l’austérité, manifestent contre les droits de scolarité ou l’exploitation» … «De crainte d’un  reproche soumis à la rectitude, l’homme nouveau ne s’en formalise pas. Il a fait vœu de progressisme et il est plus féministe que tout autre  Le Québécois moderne ne souffre pas de remords, au contraire. Il a choisi, à bien y penser, l’attitude la moins exigeante.  14

Note

Enfin   quelqu’un  qui dit «les vraies affaires». On aurait aimé qu’il ajoute un passage sur ces nombreux roses-bonbon qui ne sont pas  foutus,  même  une fois par année, de prendre le parti des hommes et d'analyser objectivement tous ces maux dont les femmes québécoises se disent les pauvres victimes.  

 

COMMENTAIRES

-- Il est vrai qu’au Québec, défier le nouveau «Crois ou meurs » de  la  religion du féministe  ne mérite  pas 1 000 coups de fouet comme dans certaines contrées  (Raif Badawai) mais il peut avoir  des conséquences aussi graves. En effet, ici, le mécréant  risque fort de perdre son emploi comme ce fût le cas pour Roch Côté en 1990 alors qu’il collaborait à la revue L’Actualité. Ce journaliste  avait rédigé un petit pamphlet,  «Le manifeste d’un salaud »,  dans lequel il avait eu l’audace de dénoncer la propagande mensongère féministe  selon laquelle il y avait 300 000 femmes battues au Québec.  15  ».  Cette manipulation honteuse des statistiques se situait dans le cadre de la vaste opération de dénigrement du mâle québécois, le seul responsable de la violence conjugale,  ce qui devait amener le gouvernement à  entretenir 106 maisons d’hébergement pour femmes violentées «ou en  difficulté» et 47 Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la violence  faite aux femmes (CALACS) qui coûtent au contribuable  plus de 80 Millions $ par année.

-- Depuis lors, curieusement, les pères de famille à l’emploi des médias  entonnent tous joyeusement  l’hymne national « Je suis Charli(s)e », comme les collabos d’une autre époque

-- Pour en revenir aux ministres  Thériault et  Vallée,  personne n’a songé à critiquer le  Premier ministre pour avoir confié  le dossier de la Condition féminine d’abord à la  ministre de la Justice puis à la ministre de la Sécurité publique deux ministères qui doivent faire montre de la plus grande neutralité dans leurs rapports avec l’ensemble de la société. C’est sans doute pour cette raison d’ailleurs  que ces deux femmes ont tenté de se dissocier du féminisme. L’ennui est que l’on voudrait bien les croire mais  que le traitement qu’elles ont reçu va sûrement, dans l’avenir,  les  dissuader, comme toutes les femmes ministres, de se  démarquer ainsi de ce mouvement. Nous serons donc portés à penser que toutes ces  ministres n’auront d’autre  choix  que de se préoccuper des seuls problèmes des femmes et d'ignorer ceux l’ensemble de la population, dont ceux des hommes. Il faut donc remercier ces deux ministres de nous avoir fait prendre conscience d’une autre des conséquences de la pratique de cette merveilleuse religion égalitaire.

--Au lieu de déchirer leur chemise à propos des déclarations de ces ministres les chroniqueurs auraient pu  jeter un œil  sur les élucubrations qui ont donné  lieu :

a) à la constitution du conseil des ministres le plus nombreux  dans toute l’histoire du Québec- 29 personnes 16 censément pour concrétiser la parité hommes–femmes mais aussi :

b) à un ensemble d’entités  ministérielles bizarroïdes.

Bloc 1; un ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille ET une ministre responsable de la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie   et  un ministre des Aînés et de la lutte contre l'intimidation ; Et  une ministre de l'Enseignement supérieur ;

Bloc 2 ;vice-première ministre, ministre de la Condition féminine et des Petites et Moyennes Entreprises et  un ministre délégué aux Petites entreprises  ET un ministre de l'Économie et des Transports ET une ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, ministre de la Stratégie numérique ET un ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime ;

Bloc 3 ; un ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques

Bloc 4; un ministre de la Culture et des Communications, un ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ET un ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne. ET une ministre aux Relations internationales et à la Francophonie,

 

Deux questions s’imposent. Le gouvernement du Québec est un gouvernement provincial qui a un nombre limité de compétences en vertu de la constitution et sur la base des pratiques courantes.

-- Cà va  prendre combien de ministres pour établir la parité ?  Jusqu’à combien de  fractionnements des secteurs  gouvernementaux est-on prêt à aller pour atteindre ce but  et combien d’incohérences  et  de manques de coordination est-on prêt à endurer pour satisfaire cette lubie ?  Cela dit, bien entendu, sans parler des coûts  que le contribuable doit assumer.

--  Enfin, comment expliquer qu’il soit de bon ton pour un homme de se déclarer féministe mais qu’il  soit très mal vu pour un homme de se déclarer masculiniste.  Il y a une condition  féminine mais pas de condition masculine. C’est cà l’égalité ? 

 

ADDENDUM

Depuis, la parution de ce texte,  lors les témoignages n’ont cessé de s’accumuler en faveur du féminisme :

Gaétan Barrette, ministre de la Santé «Je suis féministe mais pas comme Lise Payette»  

Philippe Couillard, premier ministre du Québec «Je suis féministe si le mot signifie que je suis pour une plus grande atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes» Mais il dénonce le débat sur l’étiquette «Cà fait un peu inquisition » 

Justin Trudeau, premier  ministre du Canada «se définit comme un féministe convaincu …trop de femmes et de jeunes filles sont  encore victimes d’injustice et de discrimination  »17

 

Et la prêtresse Denise Bombardier de récidiver en s’en prenant à Philippe Couillard. Ses pirouettes sémantiques et soin  mot «inquisition» jettent de l’huile sur le feu». Pourtant elle observe ; «Le féminisme  est multiforme .Dans votre esprit il est associé à la souveraineté de Lise Payette, à la haine des hommes en référence aux déclarations incendiaires de porte-voix de la Fédération des femmes du Québec et à l’anticapitalisme aveugle de grandes gueules de Québec Solidaire….«Vous dirigez une des sociétés les plus  exemplaires au  monde en matière d’égalité des sexes Une société de matriarcat psychologique mais dans laquelle une grande proportion des hommes se disent spontanément féministes . Sans crainte d’être traités de noms d’oiseaux jaunes aux ris aigus » 18

Mme Bombardier a beaucoup de vocabulaire c’est la logique qui fait défaut. Le féminisme est multiforme mais un homme n’a pas le droit de ne pas souscrire  à certaines de ces formes. Cela s’appelle une pirouette. Une société  soumise à un  matriarcat psychologique  est désirable mais une société soumise à un patriarcat  psychologique est exécrable. En ce qui concerne les hommes qui se glorifient d’être féministes, nous préférons l’expression rose-bonbon à celle se serin c’est moins méprisant. Quant est-ce  qu’un journaliste va demander à un  ministre s’il est masculiniste?  Une simple étiquette?

 

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(1)http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/03/03/feminisme-tout-a-ete-dit-dit-la-ministre-lise-theriault_n_9374994.html

(2)http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201603/01/01-4956170-feminisme-stephanie-vallee-prefere-se-presenter-comme-une-humaniste.php

(3)http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/brigitte-breton/201603/01/01-4956306-qui-a-peur-des-feministes.php

(4)Le Journal de Québec  4 mars 2016 p. 4

(5) Josée Legault Parce qu’on est en 2016 Journal de Québec 8 mars 2016 p.17

(6)Lise Thériault, le féminisme et le dictionnaire L’actualité 29 Fév. 2016

http://www.lactualite.com/societe/lise-theriault-le-feminisme-et-le-dictionnaire/

(7)Journal de Québec 5 mars 2016 p. 8

(8)http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/03/04/001-sommet-femmes-montreal-feminisme-theriault-absence.shtml

(9) ibid

(10) ibid

(11) «L'écart persistant : Nouvelle évidence empirique concernant l'écart salarial entre les hommes et les femmes au Canada » par Marie Drolet Statistique Canada  2001

(12)http://www.journaldemontreal.com/2016/03/02/theriault-finalement-feministe-bazzo-ne-lest-pas

(13)- Cachez-moi ce vilain féminisme Nathalie Petrowski La Presse

http://plus.lapresse.ca/screens/511ff417-620c-4f0e-96b7-e0ecf9e55d60%7C_0.html

(14) Journal de Québec 5 mars 2016 p.10

(15) http://www.philo5.com/Mes%20lectures/CoteRoch_ManifesteD'UnSalaud_1990.htm

(16) Nombre de ministres Duplessis                  14  (1939)  20   (1945) -J. Lesage  16          (1960)- R. Bourassa 22  (1970) R. Lévesque  25 (1976)- R. Bourassa 28   (1985)- D. Johnson  20  (1994) J Parizeau 19    (1994) B. Landry 23 (2001) J, Charest              25(2003) P.  Marois¯­(23) (2012) ,

P. Couillard (29) (2014)

(17) Journal de Québec, 9 mars 2016 p. 25

Dans cette même édition, page 8 on peut lire, une chronique de Mathieu Bock-Coté :«Le féminisme est-il une religion ? . Toujours plaisant de constater que d’autres en arrivent au même constat.  

(18) Journal de Québec, « Lettre ouverte à Philippe Couillard»11 mars 2016 p. 16