MAS-01 Les sites masculinistes haineux  -Échanges entre Gilbert Claes et  Renée Larochelle  et Louise Langevin

 

Homme d'aujourd'hui

 

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  C'est un fait que les diverses instances du mouvement féministe - Conseil du statut de la femme, les sections féminines de plusieurs syndicats, les organismes sans but lucratif tous financés par l'état- ont    un accès rapide et constant aux grands médias tout en profitant de subventions pour plusieurs sites  Internet. À la différence, les quelques qui ont tenté de défendre les hommes se sont faits  rapidement étiquetés «masculinistes haineux » et  n'ont pas réussi à percer dans les grands médias. Ils se sont alors  dirigés vers l'Internet qu'ils animent sans aucune assistance gouvernementale. C'est dans ce contexte qu'il faut évaluer les multiples tentatives de la part de féministes ,entretenues par l'État., de vouloir faire fermer ces sites masculins. C'est mesquin, petit, en somme à la hauteur de ces féministes en crise d'autorité.     

 

Récemment on pouvait lire sur le site d’une publication de l’Université. Laval 1  un article intitulé :

«La haine en ligne » sous la plume de Renée Larochelle laquelle rapportait les propos de  Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit, qui aurait étudié le discours des sites Internet antiféministes.

 1- L’article de Larochelle

«Demandez au commun des mortels si des propos diffamatoires et haineux contre un groupe de personnes ont leur place sur le Web et il est fort probable qu’il vous répondra par la négative. Pourtant, on trouve actuellement sur Internet des sites antiféministes dont le contenu fait dresser les cheveux sur la tête. Les auteurs de ces sites sont des groupes de défense des droits des pères et des hommes qui affirment eux-mêmes vouloir défendre leurs droits. S’y retrouvent des termes comme «féminazisme», «fémididacture», «Féministan» (un rapprochement avec l’Afghanistan), pour ne citer que ces exemples. Les femmes y sont traitées de «connasses», d’«imbéciles», d’«immatures» et de «cupides». Cependant, le flou juridique entourant la définition même de propos discriminatoires et haineux selon la Charte des droits et libertés de la personne du Québec fait qu’il est difficile de porter plainte contre les auteurs de ces sites. Le Code criminel ne protège pas non plus les femmes contre la propagande haineuse. En revanche, la Loi canadienne sur les droits de la personne propose un recours afin, entre autres, de faire fermer ou corriger des sites Web qui propageraient un discours susceptible d’exposer les femmes à la haine et à la discrimination. 
C’est ce qu’a constaté Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit et titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, au terme d’une recherche portant sur cinq sites Web québécois et francophones se disant dédiés à la promotion des droits des pères et des hommes et à la dénonciation du féminisme. «Par définition, un site antiféministe présente des réactions d’hostilité et de ressentiment explicite face au féminisme et à l’égalité revendiquée par les femmes, souligne Louise Langevin. À cet égard, Internet constitue un puissant outil de communication, facile à mettre en ligne, sans contrainte géographique et financière, permettant de communiquer avec les membres actuels ou d’en recruter de nouveaux.»

Une image dégradante

Première caractéristique de ces sites: le féminisme serait la cause de nombreux problèmes sociaux comme le suicide chez les hommes, la dénatalité, le décrochage scolaire et la perte des valeurs chez les jeunes, l’éclatement de la famille, le taux élevé de divorce, derrière ces propos se profilant l’idée que «c’était mieux avant». Certains sites sont plus subtils que d’autres et reconnaissent que le féminisme a été utile dans le passé et que les hommes doivent s’inspirer du combat des femmes dans leur lutte. Seconde caractéristique: la désinformation, où sont remises en question les statistiques portant sur la violence faite aux femmes, l’écart salarial entre les hommes et les femmes et la pauvreté chez les femmes. Troisièmement, les hommes seraient des victimes de la société matriarcale et des avancées du féminisme. «L’impossibilité pour les hommes de renoncer à la paternité est une injustice sociale, alors que les femmes, elles, ont la possibilité de se faire avorter aux frais de l’État», disent les signataires de certains textes. Dernière caractéristique: le dénigrement de la mère, de la femme et des féministes en général. C’est ce que Louise Langevin appelle la «diabolisation» de la femme, avec d’un côté la «bonne» féministe – en autant qu’elle ne va pas trop loin dans ses revendications - et de l’autre la «mauvaise» féministe, celle par qui le malheur arrive.

«Les sites étudiés proposent une image très dégradante des féministes, des femmes et des mères, qui auraient pris le contrôle de la société, explique Louise Langevin. On emploie pour les désigner des épithètes qui ne seraient pas tolérées par des minorités visibles. Peut-on traiter impunément les féministes de "féminazistes"? Ne s’agit-il pas là d’un discours haineux?» Pour améliorer le choses, la juriste prône la mise sur pied de comités de surveillance sur le Web, dont la mission serait d’analyser le contenu des sites antiféministes, soulignant qu’il existe aux États-Unis certains comités de surveillance sur le Web qui examinent des sites haineux contre les Juifs. «Quand on parle de haine dirigée contre une groupe de personnes, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire la même chose avec les femmes», conclut Louise Langevin

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(1) http://www.aufil.ulaval.ca/articles/haine-ligne-203.html

 

2- Réactions

Ce texte commande plusieurs réactions. D’abord,  parlant de propos dégradants on remarquera l'association qui est faite entre les sites masculinistes et les sites pornographiques. Deuxièmement, nous rappelons que c'est la reine des féministes Lise Payette qui, la première, a ridiculisé les mères au foyer, les Yvettes et elle a été suivie, depuis, par plusieurs consoeurs. Il est faux  de dire que les sites masculinistes dénigrent les mères puisqu'ils sont, généralement, en faveur de la famille traditionnelle. Troisièmement, nous constatons que le lobby féministe est parfaitement écologique, sinon carrément paresseux. En effet, cet article de Larochelle, en 2007,recycle celui de Pierrette Bouchard ;« La réussite scolaire selon le genre, catalyseur des discours masculinistes » basé sur une étude subventionnée à raison de 75 000$ par Condition féminine Canada et  parue dans Sisyphe.org, en 2003. Elle resservira en substance la même gibelotte dans «Une offensive orchestrée contre le féminisme», sur le site Netfemmes le 20 novembre 2005. Puis, la même  Louise Langevin fera paraître dans l’édition du journal Le Soleil du 12 mars 2006 p, A-7«La haine en ligne » avec la complicité de la même Renée Larochelle (décidément, ce sont deux bonnes amies). En d’autres termes, ce pamphlet misandre est du réchauffé mais nous savons qu’il ne vise qu’accessoirement  les sites masculinistes comme tels car son véritable objectif, comme toute opération de propagande, est de rallier les troupes féministes au moment où, en janvier  2008,  se tient une commission parlementaire sur la question de savoir s’il y a lieu de  modifier la Charte des droits  afin d’assurer la suprématie de la femme au dessus de la religion.  Comme le premier ministre s’est déjà engagé à apporter cette modification il ne s’agit donc qu’un autre exercice de racolage électoral dont raffole ce rose bonbon.  .  

 Enfin, il nous apparaît opportun de faire aussi état d’une correspondance entre Gilbert Claes et les principales intéressées sur la question spécifique de l’identification des sites masculinistes haineux. Il  fondamental, à notre avis,  de savoir qui sont ces sites haineux. Jusqu’à ce qu’ils soient  clairement identifiés on ne peut que conclure qu’il s’agit d’insinuations malveillantes visant à dénigrer tous les sites qui ont pour objet de défendre et promouvoir les intérêts des hommes, une mission tout aussi légitime que celle des sites féministes, lesquels, incidemment, à la différence des premiers, sont financés par l’État québécois.

 

3-La correspondance   

De : Gilbert [mailto:gilbert.claes@oricom.ca]

Envoyé : 15 janvier, 2008 20:22

À : 'fil@dap.ulaval.ca'

Objet : La haine en ligne

Madame Larochelle,

Très instructif votre article http://www.aufil.ulaval.ca/articles/haine-ligne-203.html.

Serait-il possible d’obtenir les sites web cités ?

Merci.

Gilbert Claes

Québec

 

De : Renée Larochelle [mailto:Renee.Larochelle@dap.ulaval.ca]
Envoyé : 16 janvier, 2008 09:35
À : gilbert.claes@oricom.ca
Objet : Sites haineux

Bonjour,

Au sujet de votre demande, nous n’avons pas voulu à dessein donner les adresses de ces sites, comme on ne donne pas les adresses des sites pornos dans des articles portant sur la pornographie. Poussez donc un peu votre recherche avec des mots-clés et vous trouverez sûrement et facilement des exemples.

Merci de votre intérêt,

Renée Larochelle

 

De : Gilbert [mailto:gilbert.claes@oricom.ca]
Envoyé : 16 janvier, 2008 10:47
À : Renée Larochelle
Objet : RE: Sites haineux

Mme Larochelle,

Non merci, je veux (absolument) ceux que vous mentionnez dans votre article. Sinon, votre article, ce n’est que du vent et sans fondement. Quant aux sites pornos, je serai le premier à les dénoncer pour qu’on puisse les fermer.

J’attends votre réponse.

Gilbert Claes

 

De : Renée Larochelle [mailto:Renee.Larochelle@dap.ulaval.ca]
Envoyé : 16 janvier, 2008 10:58
À : Gilbert
Objet : RE: Sites haineux

Monsieur,

Je vous suggère de vous adresser à la chercheure dont il est question dans l’article. Louise.langevin@fd.ulaval.ca J’ai consulté les sites dont elle m’avait parlé lors de la rédaction de l’article mais je n’ai pas noté les adresses. Cet article date d’un an déjà.

 

Mme Langevin,

Tel que demandé à Mme Larochelle, j’aimerai obtenir la liste des sites «  haineux », mentionné dans l article http://www.aufil.ulaval.ca/articles/haine-ligne-203.html

 

Nous sommes le 25 janvier  et Mme Langevin n’a toujours pas daigné répondre au courriel de Gilbert Claes. Après vérification, elle n’est ni absente du pays,  ni en congé.

 

Mme Langevin est associée au Centre d’études Claire-Bonenfant sur la condition féminine de l’Université Laval. C’est ce Centre, sous la direction de Pierrette Bouchard, qui avait publié l’étude sur les sites masculinistes grâce à une imposante subvention de Condition féminine du Canada