PR-92 Petites phrases assassines. L'art de cingler !

                                                    collaboration M. Dumaine + G. Banville

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

 

  

 Au Conservatoire national d'art dramatique, Louis Jouvet, professeur, à    François Périer, jeune élève :Si Molière voit comment tu interprètes ton Don Juan, il doit se retourner dans sa tombe.

Et Périer de répliquer du même ton : Comme vous l'avez joué avant moi, ça le remettra en place.

 

Anna Tyskiewicz, future comtesse Potocka, cachait avec soin un strabisme divergent. Mais Talleyrand, le plus célèbre pied bot de l'Histoire,connaissait cette infirmité.

Un jour, elle s'avisa de lui demander :- Comment allez-vous, Prince ?

Comme vous voyez, madame, répondit Talleyrand.

 

"Un cheval, mon royaume pour un cheval", déclamait un acteur. Un âne ne suffirait pas ? lance un spectateur du balcon

Mais bien sûr, descendez donc, cher monsieur!

 

Cindy Crawford à Amanda Lear : Merci de m'avoir envoyé votre livre, je l'ai adoré. Mais dites-moi, qui vous l'a écrit ?

Réponse d'Amanda Lear : Je suis ravie que vous ayez apprécié mon livre. Mais dites-moi, qui vous l'a lu ?

 

Diogène, à un chauve qui l'insultait :Je ne vais pas être insolent envers toi, mais je félicite tes cheveux d'avoir abandonné une sale tête.

 

La belle Isadora Duncan poursuivait par ses assiduités Georges Bernard Shaw, qu'elle admirait sans réserve. Un jour, elle lui murmura, œillade appuyée :Quel miracle ce serait d'avoir un enfant ensemble. Imaginez qu'il ait ma beauté et votre intelligence !

Bien sûr, mais supposez que ce soit le contraire ! répliqua Shaw..

 

Le maréchal va beaucoup vous manquer, dit-on à l'épouse du Maréchal de Boufflers après qu'il eut décédé.

Peut-être. Mais au moins, je saurai où il passe ses nuits, réplique-t-elle.

 

 

Addendum G. Banville

Lors d'un échange entre les deux rivaux politiques du 18ème siècle, John Montagu, Comte de

Sandwich, et le réformiste John Wilkes. Montagu dit à Wilkes : « Monsieur, je ne sais pas si vous

 mourrez sur l'échafaud ou de la syphilis.

Réplique de Wilkes : « Cela dépend, monsieur si j'embrasse vos principes ou votre maîtresse. »

 

Lady Astor apostropha un jour Winston Churchill :« Monsieur Churchill, vous êtes ivre !

Réplique de Churchill : « Et vous, Madame, vous êtes laide... Mais moi, demain, je serai sobre ! »

 

Le Prince de Conti était fort laid. Aussi sa femme le trompait sans vergogne. Un jour, en partant,

il lui dit : Madame, je vous recommande de ne pas me tromper pendant mon absence.

Réplique de sa femme :« Monsieur, vous pouvez partir tranquille : je n’ai envie de vous tromper

que lorsque je vous vois. »

 

Churchill fit un jour la remarque suivante à son George Bernard Shaw (alors très maigre contrairement

 à ce premier de forte corpulence) : « À vous voir, tout le monde pourrait penser que la famine règne

 en Angleterre.

Réplique de Shaw : « À vous voir, tout le monde pourrait penser que c'est vous qui en êtes la cause. »

 

Lors d'une visite du palais de Blenheim (maison ancestrale de la famille Churchill ), Lady Astor, l'icône

féministe, se retrouva à discuter des droits des femmes avec Winston Churchill, qui n'était pas réputé

pour son affection pour le sujet. Au sommet de leur désaccord, Lady Astor s'écria : « Winston, Si j’étais

votre épouse, je mettrais du poison dans votre verre !

Réplique du tac au tac de Churchill : « Eh bien moi, Nancy, si j’étais votre mari, je le boirais ! »

 

Sacha Guitry et Yvonne Printemps, son épouse du moment, se promènent dans un cimetière.

« Lorsque vous serez là, on pourra écrire sur la pierre : Enfin froide, déclare galamment le spirituel Sacha.

« Et quand vous y serez, sur la vôtre on pourra écrire : Enfin raide. «

 

Je ne sais plus quel animateur de télé pose cette question fondamentale à Michel Blanc :

« Être chauve, est-ce un handicap ?

« Je suis chauve, mais j'ai une queue de cheval ! »

 

Monsieur de Rivarol, combien d’années me donnez-vous ?demandait une vieille coquette à l’homme célèbre.

Réponse : -«Pourquoi vous en donnerais-je Madame ? N’en avez-vous donc pas assez ?"

 

A la fin d'un dîner organisé par Winston Churchill, le maître d’hôtel du héros de la guerre présente la cave

à cigares aux invités. L’un d’entre eux, sans le moindre scrupule, en prend cinq, les met dans sa poche et

déclare : "C’est pour la route.

« Merci d’être venu d’aussi loin, lui lance Churchill. »