SDSP 3-b-2- Les CALACS ne sont pas nécessaires-

 

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 Avant-propos

Le discours victimaire est typique du mouvement féministe et la violence qui est censée être exercée à l’endroit des femmes  est  la sève qui nourrit ce discours. Comme chacun sait  que ce  mouvement  est absolument incapable d’aborder un problème autrement que sous l’angle étroit de la femme victime au lieu de le faire de manière globale.et équilibrée.

Les partis politiques socio-démocrates qui  ont vu dans les adeptes de ce mouvement  une très importante clientèle électorale ont rapidement renoncé à toute analyse critique de ses revendications. Les tribunaux qui ont vu dans le jumelage des revendications féministes  et des dispositions de la Charte des droits une nouvelle avenue leur permettant de pratiquer l’activisme juridique – en clair, de se substituer aux assemblées législatives- ont fait pencher la balance en faveur des femmes tout en prétendant instaurer l’égalité.

L’ennui est que toutes ces manœuvres se conjuguent pour répandre de  manière constante dans la société québécoise et, à un degré légèrement moindre dans la société canadienne, un sentiment de misandrie  qui  déséquilibre gravement le tissu social. De manière indirecte mais combien efficace, à force de condamner la violence sous toutes ses formes on a rendu indésirables l’agressivité, l’énergie, la fougue, la force, le risque, l’audace, la robustesse qui, comme par hasard, se retrouvent plus naturellement chez les hommes que chez les femmes, comme si les hommes n’avaient pas réussi, au cours des siècles passés, à mettre  ces attributs au service de l’intérêt général.  Alors que tous les groupes soi-disant minoritaires – y compris, ironie suprême, les femmes- ont des défenseurs qui sont valorisés par les médias  et  les leaders d’opinion tandis que ceux qui  prennent  la défense des hommes sont tout simplement ostracisés. Ce ne serait pas trop grave si ces gouvernements, ces élus, ces féministes de tous acabits ne ses bernaient pas eux-mêmes en prétendaient  réaliser ainsi une égalité de fait entre les fermes et les hommes. L’analyse de cette organisation que sont les CALACS nous donne l’occasion de conforter nos propositions.

Nous avons établi dans une Première partie  les raisons pour lesquelles nous affirmons que  les CALACS sont des usines à féministes. Nous allons maintenant, dans une Deuxième partie,  exposer les raisons pour lesquelles ces organismes ne sont pas nécessaires:

(I) la  dimension du problème a été amplifiée de manière démesurée, notamment par les CALACS;

(II) le mode d’approche des CALACS à la violence sexuelle est réducteur, biaisé, simpliste, inapproprié, dangereux et nocif ;

(III) les CALACS  n’offrent pas la  transparence et la qualité de service requises;

(IV) l’accaparement par le lobby féministe de «la violence sexuelle» a eu, comme conséquence, l’absence de toute politique ou programme visant à contrer la violence familiale et la violence contre les aînés;

(V) il existe déjà des structures qui pourraient un service de manière plus équitable pour les hommes et plus compétente, pour les usagers des deux sexes.

À cause de son importance la première raison a été le plus longuement développée.

Dans une Troisième partie nous soumettrons nos propositions de changement. Au choix LES CALACS 2 IÈME PARTIE.pdf

0000

 I - LES RAISONS POUR LESQUELLES LES CALACS NE SONT PAS NÉCESSAIRES

 

1- Parce que la dimension du problème a été amplifiée de manière démesurée, notamment par les CALACS

Nous avons vu, en première partie, que le gouvernement, à la suite des pressions exercées par le mouvement féministe, a adopté des politiques et des programmes et lancé des campagnes de sensibilisation qui ont fait croire à la population que la violence contre les femmes, la violence sexuelle en particulier,  était un fléau au Québec. Nous avons montré que le réseau des CALACS  participe à ces campagnes de peur.  

Nous pouvons maintenant montrer que certains d’entre eux n’hésitent pas à trafiquer les informations dans le but  d’amener le gouvernement à accroître les subventions qu’il leur verse.

Nous reproduisons ci-dessous une lettre adressée  au Ministre de la Sécurité publique, M. Jacques Dupuis, depuis  le 9 février 2010  par l’équipe de l’Après rupture,

«Monsieur le ministre

Sujet : Agissements des Centres d'Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel (CALACS) de la Montérégie 

Objet : Demande d’enquête criminelle

D’abord l’imposture statistique 

http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Les_CALACS_crient_a_laide.html?ArticleID=463163&JournalID=25 MonChambly 31 octobre 2006  (…)

Les intervenantes des différents CALACS de la Montérégie se sont réunies le temps d’une conférence de presse vendredi, au Centre de santé et services sociaux (CSSS) Haut-Richelieu, pour décrier le sérieux manque d’argent qui ne leur permet pas d’offrir les services dont les femmes auraient besoin.(…) 

Si Chantal Brossard du CALACS de Granby a rappelé qu’une cause médiatique (en référence à l’histoire de Nathalie Simard) a fait réaliser l’ampleur de la souffrance que vivent les victimes, l’accessibilité aux ressources est encore aujourd’hui difficile. (…) 

En Montérégie, le nombre de femmes victimes d’agression à caractère sexuel s’élève à 230 000. (…) Les demandes de ressources financières sont énormes et l’aide du gouvernement du Québec est minime. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a promis un million de dollars pour couvrir les besoins de l’ensemble du Québec pour l’année en cours. Pour l’instant, aucune somme n’a encore été versée. Les intervenantes réunies à Saint-Jean-sur-Richelieu réclament plutôt quatre millions de dollars, seulement pour la Montérégie  N.B. Les caractères en gras ont été mis en évidence par nous.

Et la réalité

Le nombre de victimes d’agression sexuelle selon les régions, Québec, 2003 à 2007 

Montérégie           724       743        937      924     783 

http://www.msp.gouv.qc.ca/prevention/prevention.asp?txtSection=statistiques&txtCategorie=agression&txtSousCategorie=2007&txtNomAutreFichier

=generaux.htm

Notons ici qu’il ne s’agit pas d’agressions sexuelles mais de dénonciations à la police (DUC 2) et que moins de 1% sont de niveau 3 

Les subventions actuelles

En ligne :  http://142.213.167.138/bd_recherche/portrait/FormRepOrg.asp

Portrait du soutien financier gouvernemental 

 

Résultat de la recherche

 

Nom de l'organisme

Mission gouvernementale(Ministère)

Montant

CENTRE D'AI Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelTTE C  sexuel ; C.A.L.A.C.S.) DE GRANBY

Santé et Services sociaux(MSSS)

$245,150.00

CENTRE D'AI    Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelTTE C  sexuel ; C.A.L.A.C.S.)  LA VIGIE

Santé et Services sociaux(MSSS)

$233,232.00

CENTRE D'AI Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelTTE C  sexuel ; C.A.L.A.C.S.)  CHÂTEAUGUAY

Santé et Services sociaux(MSSS)

$288,030.00

         

  Les subventions dans le temps

 Source : Agence de revenu du Canada 

 http://www.cra-arc.gc.ca/ebci/haip/srch/basicsearchresult-  fra.action?s= +&k=   Centre +d%27aide+et+de+lutte+contre+les+agressions+sexuelles&p= 1&b=true

 Tableau récapitulatif des subventions provinciales (Montérégie)

 

Granby

Chateauguay

La Vigie

Total $

Présumées victimes(1)

2000

123 504

177 115

113 730

414 313

666

2001

145 963

166 800

 

312 763

698

2002

303 695

326 194

 

629 889

767

2003

241 812

272 028

216 336

730 176

724

2004

279 146

271 959

220 201

771 306

743

2005

234 846

272 783

218 260

725 889

937(2)

2006

236 564

297 610

222 258

756 432

924

2007

237 864

280 142

225 944

743 950

783

2008

241 704

283 847  

229 785

755 336

N/A 

Total

 

 

 

5 840 054

 

(1)Ministère de la justice (DUC 2) à noter que moins de 1% sont de niveau 3,c-à-d. les plus graves (2) Augmentation des dénonciations suite aux révélations de Mme Simard

Selon nous, il s’agit d’une tentative d’extorsion des fonds publics grâce à l’utilisation de fausses statistiques. Les tentatives d’extorsion sont de nature criminelle et une enquête devrait être ouverte à ce sujet.

L'équipe de L'après-rupture

-C- Rien à ajouter  si ce n’est que c’est nous qui avons additionné, dans une quatrième colonne, les subventions versées  de 2000 à 2007  - près de 6 M$ en 9 ans- On observe que le coût des trois CALACS est en progression constante – sûrement une bonne chose pour l’économie locale- mais qui n’est pas en relation avec le nombre de victimes, une fois l’effet Nathalie Simard passé.  Il y a certainement lieu de démontrer en quoi les propositions de ces CALACS et plus largement du lobby féministe sont fausses.

000

1.1 L’ampleur réelle de la violence sexuelle au Québec n’est pas celle qui est décrite par le lobby féministe  

Nous allons, nous, nous rapporter aux diverses sources officielles:

-- les « Statistiques sur les agressions sexuelles au Québec», une publication annuelle  accessible sur le site du  Ministère de la sécurité publique : les années 2008, 2006 et 2002 3; MSP

-- l’étude de Roxane Vaillancourt «Les différences entre les sexes en ce qui touche les crimes violents déclarés par la police au Canada » Statistique Canada.2008 4 ;

– l’étude Shannon Brennan et Andrea Taylor-Butts «Les agressions sexuelles au Canada- 2004-2007 », Statistique Canada 2008 5 

- l’étude de  Marnie Wallace  «Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada», 2008 6

Ainsi que la  section  7 du  chapitre 11; «La violence, l’arme fatale du féminisme»  de l’ouvrage de A. Gélinas  «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes », 7 principalement pour la période 2002-2006.

Mise en garde 

Les dénonciations, les mises en accusations et  les condamnations – 3 notions distinctes  

Toutes les statistiques dont nous ferons état sont basées  sur les dénonciations des victimes auprès de la police. On observe généralement à ce sujet que le nombre de ces dénonciations est inférieur  au nombre réel d’infractions bien que l’estimation de ce dernier  semble toujours plus élevée dans la bouche de porte-parole féministes. J. R. Harris et R. Karl Hanson dans une étude  portant sur la récidive 8écrivent que si le taux de non signalement  se produit était le plus élevé – 78% - dans le cas des infractions sexuelles, 59% des victimes considéraient que l’incident n’était pas assez important. La non dénonciation s’expliquerait  aussi par l’âge des victimes - les enfants craignent davantage de rapporter ces incidents que les adultes et par leur sexe-  les hommes craignent d’être ridiculisés surtout lorsque l’agression est le fait d’une femme. Il n’est pas  étonnant, incidemment, que Anne Poiret ait pu écrire « L'ultime tabou : Femmes pédophiles, Femmes incestueuses » (2006). Pourtant aucun des documents gouvernementaux qui portent sur les agressions sexuelles au  Canada et  au Québec ne mentionne cette réalité ce qui nous laisse penser que le nombre d’agresseurs pourrait être moindre que celui qui est généralement rapporté.

 

Par ailleurs, il ne faut pas confondre le nombre de dénonciations  avec le nombre de mises en accusation et encore moins avec le nombre de condamnations. Ainsi les services de police  classent un dossier lorsqu’ils ont suffisamment de preuves pour porter des accusations. Or, on lit dans le rapport annuel du MSP sur les agressions sexuelles (p. 37) «Ainsi, les données du tableau 6 nous apprennent que, parmi l’ensemble des infractions sexuelles enregistrées en 2008, 28 % ont été classées par une mise en accusation de l’auteur présumé alors que près de 20 % l’ont été sans mise en accusation.». Il conviendrait donc de soustraire  20% du nombre de dénonciations De plus, nous verrons, en 5.7, que le nombre de condamnations  pour agressions sexuelles n’est qu’une fraction  du nombre des dénonciations de sorte qu’il faudrait réduire encore le nombre de crimes réels; il arrive, en effet, que certaines dénonciations ne sont pas fondées, ou … fausses.

 

1.1.2  Le Québec n’est pas violent …par rapport aux autres provinces du Canada.

Il convient donc, d’abord, de situer les agressions sexuelles dans le cadre plus large des crimes violents pour savoir si les femmes sont vraiment, comme telles, les principales victimes de la violence au Québec. Or, selon  Statistique  Canada, la réalité n’est pas celle-là.

Bien entendu, on pourrait soutenir qu’un crime violent est de trop mais comme nous vivons dans un monde réel qui comporte de la violence on doit  se comparer à d’autres sociétés pour savoir ce qui en est.

Or, pour s’en tenir au Canada, déjà reconnu pour le caractère non violent de sa société, on doit convenir qu’avec une  population plus nombreuse que celle des provinces maritimes le Québec  s’en tire passablement bien. Il ressort du graphique, ci-dessous, tiré de l’étude de Marnie Wallace  que la violence (les crimes violents) au Québec est une des moins élevées au Canada,  en dessous de  la moyenne nationale et très voisine de celle  la province d’Ontario.

 

Graphique 2.b Indice de gravité des crimes violents déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2008

Graphique 2.b Indice de gravité des crimes violents déclarés par la police, selon la province et le territoire, 2008

1.1.3  Au Québec, les victimes des crimes violents sont surtout les hommes

Plus remarquable encore, lorsque l’on introduit la variable sexe, on apprend qu’au Québec, selon  l’étude de  Vaillancourt (p.7), que la violence contre les hommes était plus élevée que celle qui était exercée contre les femmes. En effet, on peut y lire: «Même si les taux de victimisation avec violence étaient pratiquement les mêmes pour les hommes et les femmes à l’échelon du pays, ils affichaient d’importantes différences selon le sexe dans des provinces et territoires donnés. Ainsi, en 2008, les taux de victimisation avec violence étaient plus élevés chez les femmes que chez les hommes dans 10 provinces et territoires sur 13, cette constatation s’appliquant plus particulièrement au Nunavut, aux Territoires du Nord-Ouest et à la Saskatchewan (tableau 3). Par contre, les taux de victimisation avec violence des hommes dépassaient ceux des femmes en Colombie-Britannique, au Québec et en Nouvelle-Écosse. En ce qui concerne le Nouveau-Brunswick, on n’a noté pratiquement aucun écart du taux de victimisation entre les sexes. »

Tableau 3 Victimes âgées de 18 ans et plus de crimes violents déclarés par la police, selon la province ou le territoire, Canada, 2008                                                  p.17

Province ou territoire

Sexe de la victime

Total

 

Femmes

Hommes

 

 

 

Nombre

Taux

Nombre

Taux

Nombre

Taux

Canada             

152 006

1 155

146 266

1 150

298 272

1 153

Terre-Neuve-et-Lab.

2 521

1 186

2 122

1 061

4 643

1 125

Île-du-Prince-Édouard

501

877

416

783

917

832

Nouvelle-Écosse

5 317

1 354

4 995

1 378

10 312

1 366

Nouveau-Brunswick

3 595

1 158

3 381

1 157

6 976

1 158

Québec

29 265

936

31 560

1 046

60 825

990

Ontario

48 605

941

43 943

892

92 548

917

Manitoba

8 733

1 921

7 090

1 604

15 823

1 765

Saskatchewan

10 191

2 563

7 725

2 018

17 916

2 296

Alberta

18 221

1 344

18 756

1 326

36 977

1 335

Colombie-Britannique

21 620

1 309

23 913

1 501

45 533

1 404

Yukon

481

3 766

440

3 332

921

3 545

Territoires du Nord-O

1 606

10 787

1 083

6 612

2 689

8 600

Nunavut

1 350

14 551

842

8 486

2 192

11 417

-C- On remarque que les  taux globaux de victimisation des femmes et des hommes au Québec étaient inférieurs  au taux canadien respectivement de 219  points  dans le cas des femmes mais de seulement  4 points dans le  cas des hommes.  Bien plus, le taux de victimisation des femmes est le plus bas au Canada. En d’autres termes,  quand on vit au Canada,  il est mensonger d’affirmer,  comme le fait le mouvement féministe, que la femme québécoise est la principale victime de la violence  et que le Québec est une société violente. Cela dit, on ne peut pas se contenter de considérer le taux global de violence car celle-ci a des degrés lesquels peuvent être différents pour les femmes des les hommes. 

 

1.1.4 Au Canada, la gravité et la nature des crimes violents varient selon le sexe des victimes mais pas nécessairement dans le sens que prétendent les féministes

Selon  Roxane Vaillancourt :

- «Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de faire l’objet de voies de fait simples, la forme de voies de fait associée aux blessures corporelles les moins graves. Les hommes étaient quant à eux plus souvent victimes des formes les plus graves de voies de fait (niveaux 2 et 3) et ils étaient plus souvent agressés avec une arme.

- Les femmes victimes de voies de fait déclarées par la police étaient plus souvent agressées par une personne avec laquelle elles avaient une relation intime ou elles avaient eu une telle relation. -- En revanche, les hommes étaient plus souvent agressés physiquement par un étranger ou par une autre personne non apparentée.

- Les femmes étaient plus de 10 fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes d’une agression sexuelle déclarée par la police

- Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d’être les victimes d’un homicide; ils représentaient 74 % des victimes d’homicide pendant la période de cinq ans allant de 2004 à 2008. Plus du tiers des hommes victimes d’homicide ont été tués avec une arme à feu, par rapport à 20 % des femmes victimes d’homicide.».

-C- Loin de nous l’idée de hiérarchiser les dommages causés de ces crimes mais il n’en reste pas moins que les séquelles du meurtre nous apparaissent un  peu plus «irrémédiables» que  celles de  l’autre crime surtout dans cette société où les relations sexuelles sont passablement débridées. N’est-ce pas d’ailleurs la raison pour laquelle le mouvement féministe s’en prend à l’hypersexualité des femmes laquelle mine considérablement son argumentation victimaire en matière de viol ? Mais passons maintenant spécifiquement aux agressions sexuelles qui sont reliées de manière plus immédiate à la question des CALACS.

 

1.1.5 Au Québec, les  agressions sexuelles ne constituent qu’un faible pourcentage des crimes contre la personne et de l’ensemble des infractions criminelles.

Pour déterminer cette importance on doit se servir d’indicateurs et établir des comparaisons. Cela nous permet de relativiser les prétentions de ceux qui ont intérêt à présenter le phénomène comme étant un fléau. 

Par rapport à d’autres infractions criminelles

Selon le MSP «En 2008, 5 341 infractions sexuelles (agressions sexuelles et autres infractions d’ordre sexuel) ont été enregistrées par les corps de police du Québec. Ces infractions représentaient un peu plus de 6 % des infractions contre la personne (82 621) (entre 7 et 8% en 2002)  et un peu plus de 1 % de l’ensemble des infractions au Code criminel  (385 725). »

Tableau 1 – Nombre et taux1 d'infractions sexuelles selon la catégorie, Québec, 2007 et 2008

Catégorie d'infractions

Nombre

Taux

2007

2008*

Différence2008-2007

2007

2008

Variation2008/2007

(en %)

 

Agressions sexuelles graves

23

23

0

0,299

0,297

-0,8

Agressions sexuelles armées

74

81

7

0,963

1,045

8,5

Agressions sexuelles simples

3 999

4 179

180

52,03

53,92

3,6

Total agressions sexuelles

4 096

4 283

187

53,29

55,26

2,4

Autres infractions d'ordre sexuel

965

1 058

93

12,56

13,65

8,7

Total

5 061

5 341

280

65,85

68,91

4,7

                   

Par rapport aux années antérieures

«Le taux d’infractions sexuelles par 100 000 habitants, qui s’établit à 68,9 en 2008, se situe sensiblement au même niveau que celui qui prévalait entre 2002 et 2004, soit avant qu’il n’augmente fortement à la suite de la médiatisation en 2005 de cas d’abus sexuels impliquant des personnes connues du grand public.»

Répétons : en 2008, les crimes sexuels représentaient  6 % des infractions criminelles contre la personne et 1% de l’ensemble des infractions criminelles,

-C-- En somme, contrairement à ce que les médias et le mouvement féministe nous incitent à croire,  les agressions sexuelles ne constituent pas une infraction criminelle des plus importantes au Québec. On est en droit de se demander pour quelle raison  le gouvernement a-t-il  accepté alors d’établir  des structures permanentes et distinctes à la grandeur du territoire pour s’occuper exclusivement des agressions sexuelles. La réponse tient manifestement à l’identité des principales victimes. Cela dit, nous avons vu qu’au Canada les femmes sont dix fois plus que les hommes susceptibles d’être victimes de crimes sexuels. Qu’en est-il au Québec ?

 

1.1.6 Au Québec, les victimes des crimes sexuels sont  principalement des femmes mais aussi des hommes

Il ne fait aucun doute que les femmes sont, proportionnellement, la principale cible des agressions sexuelles en 2008 soit  82%,  tout comme 2002 et en 1997 9 ce qui fait qu’il y a tout de même  18% des victimes qui sont  des hommes. Toutefois, il convient de pousser un peu plus loin l’analyse et prendre en compte d’autres considérants, la situation dans les autres provinces, le degré de gravité des agressions sexuelles,  l’identité des  agresseurs, leur âge.

 

1.1.7 C’est au Québec et à L’Ile-du-Prince- Édouard  que le  taux des agressions sexuelles est le plus faible au Canada 

Toujours selon l’étude de Vaillancourt, «le Québec affichait, avec l’Île-du-Prince-Édouard, le plus faible taux d’agression sexuelle par 100 000 habitants (56) en 2008. Ce taux était au moins deux fois plus faible que celui de la Saskatchewan (116) ».

Bien entendu, encore convient-il  de connaître le degré de violence qui a été utilisé lors des agressions.

 

2.6 Au Québec, le pourcentage des agressions sexuelles les plus graves (niveau 3)  a oscillé, entre .03 % et 1.1% de 2001 à 2208. 

De  2001 à 2006 «Le pourcentage d’agressions  sexuelles de Niveau 3 – le plus grave-  par rapport à l’ensemble des trois types d’agressions avait oscillé entre 1.1%, en 2003, à  0,7%, en 2006,  alors que le pourcentage d’agressions du Niveau 1. – voies de fait simples - s’était situé entre 76,5% et 81,0% pour la même période pour une moyenne de 78,7%. Donc, plus des trois quarts de toutes les agressions de nature sexuelle  avaient été de simples voies de fait.  Si nous retirons de ce calcul  «les autres infractions»  qui ne sont pas considérés comme des «agressions» dont plusieurs sont posés à l’endroit des enfants, (contacts sexuels, Incitation à des contacts sexuels, exploitation sexuelle, inceste, relations sexuelles anales, bestialité) l’importance des agressions de Niveau 1  grimpe à 95% et plus et celle des agressions de Niveau 3, qui est déjà sous la barre du 1%, s’en éloigne encore davantage» 10-

Graphique 1 : Évolution du taux d'infractions sexuelles, Québec, 2001 à 2008

Année

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

 

1. Taux par 100 000 habitants

Taux

62,7 68,6 69,1 68,2 76,7 76,9 65,8 68,9  

Source :MSP 2008

En 2008  «Des trois types d’agressions sexuelles répertoriés (simples, armées et graves), les agressions sexuelles armées affichent la plus forte augmentation de leur taux par 100 000 habitants (8,5 %) en 2008. Ces infractions étant relativement peu nombreuses, la hausse n’équivaut cependant qu’à sept infractions additionnelles. Les agressions sexuelles simples ont moins augmenté (3,6 %), mais comme elles composent la presque totalité des agressions sexuelles (98 % en 2008), cette hausse correspond à un plus grand nombre d'infractions additionnelles (180). Enfin, les agressions sexuelles graves sont demeurées au même niveau qu’en 2007, soit de 0,3 par 100 000 habitants.11

-C-  Quand on sait que «tirer sur l’élastique d’une petite culotte» (C.Q.] AZ-50462463.)constitue une voie de fait simple et que les voies de fait simple constituent depuis 10 ans entre 95 et 98 % des agressions sexuelles  on se dit que, quelque part,  il y a quelqu’un qui nous charrie  quand on dépense des milliers de dollars pour nous faire croire que  les agressions sexuelles  constituent  un problème grave au Québec. Ce n’est pas tout, avant de conclure quoi que soit on doit aussi prendre  en compte,  à la fois, la gravité des agressions sexuelles et le sexe ainsi que l’âge des victimes de ces agressions sexuelles. 

 

1.1.8 Au Québec, l’écart entre la gravité des agressions sexuelles envers les femmes et la gravité des agressions envers les hommes est peu considérable et, dans le temps,  il a été à l’avantage des uns, puis des autres.

De 2002  à 2006

«Le pourcentage d’agressions de Niveau 3  - le plus grave - oscillait,  pour les femmes victimes, entre 1,0% et 1,8%  alors que, pour les hommes victimes, ce pourcentage se situait entre 0,5% et  2,1%. Inversement, le pourcentage des agressions de Niveau 1 – le moins grave- était pour les femmes, au plus bas de 73.7% et,  au plus fort, de 78,7%, alors que, pour les hommes, on a enregistrait 64,1*% et 68,9%. En d’autres termes, les hommes avaient été, relativement, victimes d’un plus grand nombre d’agressions graves.  »12

En 2008

«Le pourcentage d’agressions de Niveau 3  - le plus grave – était de.06% ((21 /2717)  pour les femmes victimes,  alors que, pour les hommes victimes, ce pourcentage se situait à 0,3% (2/706). Inversement, le pourcentage des agressions de Niveau 1 – le moins grave- était pour les femmes  97,4%, alors que, pour les hommes, on a enregistrait 98,%. »

-C- En d’autres termes, l’écart entre la gravité de la victimisation des hommes et celle des  femmes  (les crimes les plus et les moins graves) était, au début des années 2000, à l’avantage  des femmes et, plus récemment, à l’avantage des hommes.  Par ailleurs,  les agressions graves ont diminué de manière significative pour les hommes comme pour les femmes alors que les agressions les moins graves augmentaient. Il ne s’agit pas la, à notre avis, d’un indicateur d’une société qui devient plus violente.  Reste encore  à déterminer l’âge et le sexe des victimes.  

 

1.1.9 Au Québec, les infractions sexuelles ne sont particulièrement  importantes que dans certaines régions excentriques situées au Nord où la vie en isolement  est plus fréquente

Tableau 4

Taux1 d’infractions sexuelles selon la région, Québec 2001 à 2008

Région

2001

2008*

Variation2008/2001(en %)

Bas-Saint-Laurent

65,3

56,4

-13,6

Saguenay–Lac-Saint-Jean

55,2

90,2

63,5

Capitale-Nationale

51,4

65,9

28,3

Mauricie

67,3

87,7

30,3

Estrie

52,8

77,1

46,2

Montréal

73,2

67,4

-8,0

Outaouais

94,3

59,7

-36,7

Abitibi-Témiscamingue

94,4

87,1

-7,8

Côte-Nord

96,9

136,4

40,7

Nord-du-Québec2

156,9

53,5

-65,9

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

76,1

78,1

2,7

Chaudière-Appalaches

44,9

58,5

30,1

Laval

50,3

45,8

-9,0

Lanaudière

49,0

65,8

34,4

Laurentides

59,9

76,4

27,4

Montérégie

52,6

61,2

16,3

Centre-du-Québec

60,7

77,1

27,1

Total

62,7

67,9

8,3

   MSP 2008

-C-  On a beau dire que les conditions de vie ne constituent pas une excuse mais  elles fournissent certainement une explication qui n’a  rien à voir, encore une fois, avec la théorie féministe des «rapports égalitaires».

 

1.1.10  Au Québec, les infractions sexuelles  font plus de victimes chez les jeunes que chez les adultes, de manière plus significative chez les jeunes filles  et de manière plus précoce chez les jeunes garçons.

Le graphique ci-dessous tiré des Statistiques du MSP sur les agressions sexuelles de 2008  p. 27 nous informe que 68% des victimes ont moins de 18 ans, 53% sont des  jeunes filles. 

Graphique 5 : Répartition des victimes d'infractions sexuelles selon le sexe et le groupe d'âge, Québec, 2008

 

 

Graphique des données du tableau suivant

 

Nous  nous rendons compte que la violence sexuelle envers les jeunes de moins de 18 ans  est plus que le double (68%) (67% en 2006) de celle qui frappe les adultes (32%). Il ressort de ce graphique que le groupe des jeunes filles est le plus à risque  mais il convient de compléter cette information en découpant les groupes des jeunes en catégories d’âge car le  problème prend alors une dimension passablement différente de celle qui est généralement  présentée et qui se limite à  la violence faite aux femmes.

Il est vrai que les jeunes filles sont particulièrement visées  mais on peut raisonner que ces victimisations sont en partie attribuables plus à leur âge qu’à leur sexe. Avant de rejeter cette proposition il convient d’examiner la répartition des  jeunes victimes par  catégories d’âges comme le fait le document du MSP. 

Répartition des jeunes victimes d'infractions sexuelles selon le groupe d'âge et le sexe, Québec, 2008

 Groupe d'âge

Filles

Garçons

5 et moins

12,2

21,7

6 à 11

27,9

40,1

12 à 14

33,8

27,0

15 à 17

26,1

17,0

Total

100,0

100,0

«Parmi les jeunes filles victimes, un peu plus du tiers (34 %) étaient âgées de 12 à 14 ans (graphique 6). Suivaient les filles de 6 à 11 ans et celles de 15 à 17 ans, avec respectivement 28 % et 26 %. Enfin, venaient loin derrière (12 %) les fillettes de 5 ans et moins. Quant aux garçons victimes, quatre sur dix étaient âgés de 6 à 11 ans. Suivaient, avec des proportions très rapprochées, les garçons de 5 ans et moins (22 %), ceux de 12 à 14 ans (21 %) et de 15 à 17 ans (17 %). On constate donc que les garçons victimes étaient, dans l’ensemble, un peu plus jeunes que les filles victimes, 62 % d’entre eux étant âgés de 11 ans et moins comparativement à 40 % des filles.» 13  Il semble bien que cela rejoint l’observation d’une spécialiste «Selon Geneviève Parent, sexologue et psychothérapeute, de 15%% à 25% des femmes et de 10% à 15% des hommes ont été victimes d’agressions sexuelle durant leur enfance».14

-C- Ces données nous portent à penser que les prédateurs sexuels s’en prennent davantage à des individus qui peuvent plus difficilement se défendre – les filles et les femmes par rapport  aux hommes mais aussi  les enfants par rapport aux adultes, hommes et femmes. Dans un tel contexte, il est totalement insipide, comme le veut la théorie féministe, dans cette matière, d’articuler l’intervention auprès des auteurs des agressions en brandissant le slogan  de «la nécessité d’établir des rapports égalitaires  entre les femmes et hommes».  

Par  ailleurs, on  comprend  qu’aucun groupe représentatif n’ait mis en évidence ce phénomène qui ne peut manquer de soulever des inquiétudes. Par définition, les enfants ne sont pas en mesure de s’organiser  pour avoir voix au chapitre. Il est vrai que la FFQ – comme dans l’annonce que nous avons vue plus haut- dénonce la violence faite «aux femmes et aux enfants ». Mais  cette démarche est viciée à la base par l’approche féministe de ce groupe de pression  et nous devons nous opposer fermement à ce qu’il prétende  prendre la défense des enfants. Nous savons tous qu’il pratique ce même genre d’alliance stratégique avec  divers groupes – les homosexuels, les autochtones, les handicapées  et communautés culturelles – le temps d’une revendication qui ne sert finalement que les femmes  quitte à les laisser tomber quand il juge – comme dans le cas de l’équité salariale – que les femmes ont eu gain de cause.

N’est-il pas remarquable que  ce mouvement n’ait pas encore dénoncé le fait que l’on abuse des garçons de manière encore plus précoce qu’avec les filles ?

 

1.1.11 Au Québec les auteurs des infractions sexuelles sont très majoritairement des hommes mais  des femmes, des filles et des garçons en commettent aussi 

Bien entendu, l’impression que l’on conservera à la fin de cette analyse  sera largement influencée par cette variable.  Le pourcentage des auteurs des agressions sexuelles qui étaient des hommes  (97.6%,- 2 155 sur 2 207- en 2008), un pourcentage  constant depuis le début de la décennie, règle la question pour les féministes et même pour la majorité de la population, indépendamment de tout ce que nous avons dit précédemment concernant le faible taux de violence de la société québécoise, le faible degré de gravité des agressions.

Or, on devrait prendre en compte certaines autres réalités que mettent  en lumière les informations qui apparaissent ci-dessous et qui traitent  de l’ensemble des infractions sexuelles et non seulement des agressions en 2006 et en 2008

Nous écrivions dans «La discrimination positive : «  En 2006,  le ministère de la Sécurité publique  a publié le tableau 3 ci-dessous. Malheureusement, pour une raison que nous ignorons, il ne l’a pas répété les années subséquentes. Ce tableau est tout de même assez éloquent en ce qu’il indique que :

--- les femmes agressent «les moins de 18 ans» dans une plus grande proportion, 86% en 2002, et 75% en 2006, que les hommes 70%;   

-- les femmes adultes agressent proportionnellement plus de jeunes garçons et d’hommes adultes que ces derniers agressent de jeunes garçons et d’hommes adultes

Tableau 3- Auteurs présumés d'infractions sexuelles selon l'âge et le sexe

des victimes, Québec, 2006

 

Victimes

Auteurs présumés

Femmes

Hommes

 

%

%

Jeunes filles

53

56

Jeunes garçons

22

14

Total des jeunes victimes

75

70

Femmes adultes

15

28

Hommes adultes

10

2

Total des victimes adultes

25

30

TOTAL

100

100

 

Source : Ministère de la Sécurité publique. «Données du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire»

Il ressortait également d’autres  sources que  les moins de 18 ans étaient  responsables de près de 60% des agressions contre des filles de moins de 18 ans.»

Qu’en est-il en 2008

Il ressort  du tableau du MSP  ci-dessous que :

--  les filles de moins de 18 ans ont, proportionnellement,  davantage agressé les moins de 18 ans (32,7%) que les garçons du même âge (22,7%)

-- 21 % des auteurs présumés étaient âgés de 12 à 17 ans. Cette proportion est importante si l’on considère que les jeunes de ce groupe d’âge ne composaient que 8 % de la population du Québec en 2008. La proportion des jeunes de 12 à 17 ans parmi les auteurs présumés d’infractions sexuelles était légèrement plus élevée en 2008 qu’en 2001, où elle se situait à 17 %.

Auteurs présumés d'infractions sexuelles selon le groupe d'âge détaillé et le sexe, Québec, 2008  MSP Statistiques 2008 sur les agressions sexuelles au Québec

Groupe d'âge

Femmes

Hommes

Total

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

11 et moins

2 3,8 46 2,1 48 2,2

12 – 14

14 26,9 240 11,1 254 11,5

15 – 17

1 1,9 204 9,5 205 9,3

Moins de 18

17 32,7 490 22,7 507 23,0

18 – 19

3 5,8 93 4,3 96 4,3

20 – 24

3 5,8 172 8,0 175 7,9

25 – 34

15 28,8 366 17,0 381 17,3

35 – 44

6 11,5 455 21,1 461 20,9

45 – 54

7 13,5 319 14,8 326 14,8

55 – 64

0 0,0 159 7,4 159 7,2

65 et plus

1 1,9 101 4,7 102 4,6

18 et plus

35 67,3 1 665 77,3 1 700 77,0

Total

52 100 2 155 100 2 207 100

-- les garçons de 12 à 14 ans affichaient la plus forte concentration d’auteurs présumés d’infractions sexuelles en 2008, soit 168 par 100 000 garçons de ce groupe d'âge. Ils étaient suivis des garçons de 15 à 17 ans dont le taux se situait à 132 par 100 000 garçons de ces âges

Par ailleurs, les données ont permis de constater que la plupart des auteurs présumés identifiés par les services policiers en 2008 ont agi seuls (94 %). Les femmes de 18 ans et plus forment le groupe ayant commis l’infraction le plus souvent avec l’aide de complices (26 %), ce qui ne correspond toutefois, en nombre absolu, qu’à 9 des 35 auteures présumées.

-CCompte tenu de ce qui précède on se demande pour quelle raison le «Le Plan d’action en matière d’agression sexuelle -2008-2013 n’a pas:

--- stigmatisé  cette agression relativement plus importante des femmes envers les moins de 18 ans. 

-- reconnu que l’adolescence est la période durant laquelle les garçons comme les filles découvrent leur sexualité et qu’il est peut-être compréhensible que cette découverte s’accompagne de gestes déplacés si l’on considère, par surcroît, leur grande facilité d’accès aux revues, aux clips télévisés et aux sites Internet qui mettent en valeur l’hypersexualisation ?

--  mentionné le nombre de récidivistes  et le volume d’infractions qui leur est imputable, ce qui modifierait peut-être de manière significative  l’image que la population se  fait  de la situation.15

 

1.1.12 Au Québec, 433 des 4 283 dénonciations d’agressions sexuelles au sens strict - (et non pas de l’ensemble des 5 341 infractions sexuelles-) produites en 2008 ont  fait l’objet d’une condamnation en 2008-09  soit  10,1%

Condamnations des adultes pour agressions sexuelles –  Stats. Can.  pour le  Québec

Type de peine

1994

1995

1996-1997

1998-1999

2000-2001

2002-2003

2004-2005

2006

2007-

2008-2009

Total  causes avec condamnation

326

459

408

390

379

422

415

433

Incarcération

196

291

273

241

211

286

308

325

Sursis

-

-

-

-

-

-

-

-

Probation

257

360

302

296

298

331

315

328

Amende

46

47

36

28

15

20

12

15

Restitution

12

11

4

0

1

3

2

2

Autres peines

78

89

58

74

268

350

70

71

Tableau 252- 0046 CANSIM Enquête sur  les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes, le nombre de causes avec condamnations, selon le type de peine- Géographie Québec  Infractions Agressions sexuelles

-C-  Bien entendu il y a toujours un délai entre la dénonciation et la tenue   du procèsToutefois comme il n’y a pas de variation considérable au cours des années antérieures, à la fois, en ce qui concerne le nombre de dénonciations et  le nombre de condamnations on peut penser que ce ratio est valable.

 

II Parce que le mode d’approche féministe aux infractions sexuelles est construit sur la base d’une genèse réductrice, d’une étiologie biaisée, d’une problématique simpliste, d’un remède inapproprié et d’une méthodologie  dangereuse et nocive

1  Présentation du mode d’approche

Étant donné qu’il existe une très grande similitude dans la présentation des divers  CALACS  qui apparaît sur leurs sites Internet -  chacun a le sien, les fonds publics sont inépuisables –  deux exemples suffiront puisqu’ils sont représentatifs.  

Premier exemple -- Le CALACS de la Région Côte-Nord  (en décembre 2010) sur la nature de l’agression sexuelle et l’approche féministe d’intervention 

 «C'est quoi une Agression à Caractère Sexuel (A.C.S.)

Notre analyse des A.C.S.

«Le Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) s'identifie comme groupe féministe. En cela les femmes qui composent ses rangs reconnaissent et agissent sur différentes formes d'oppressions vécues par les femmes, spécifiquement celles des agressions à caractère sexuel et sur les divers facteurs qui les perpétuent.

Nous définissons, à partir de notre analyse féministe, les agressions à caractère sexuel comme des actes de domination, d'abus de pouvoir et de violence perpétrés majoritairement par des hommes, contre les femmes et les enfants.

Agresser sexuellement, c'est imposer des attitudes, des paroles ou des gestes à connotation sexuelle contre la volonté d'une personne. L'agresseur est souvent un familier de la victime. Il utilise des méthodes de manipulation : le chantage affectif, l'intimidation, les menaces, la violence verbale, psychologique, physique ou sexuelle afin de maintenir la victime dans le silence. Les agressions à caractère sexuel peuvent prendre différentes formes : inceste, harcèlement sexuel, appels obscènes, agressions sexuelles (dans l'enfance, à l'âge adulte, par un professionnel), exhibitionnisme, voyeurisme, pornographie…

Notre analyse féministe intègre notre travail c'est-à-dire nos pratiques et nos interventions

En toile de fond…

La violence faite aux femmes

Au cœur d'une société patriarcale

Les agressions à caractère sexuel : un moyen de contrôle exercé contre les femmes

Les facteurs de vulnérabilité

Le manque d'information et de compréhension de la problématique

La dépendance des femmes envers les hommes

L'isolement des femmes

Au bout du compte...»

http://www.lumiereboreale.qc.ca/principal/quoi.htm

Deuxième exemple -- Le CALACS de Granby  (également en décembre 2010) sur les causes des agressions sexuelles

« Les agressions à caractère sexuel s’inscrivent également au cœur de notre société, une société qui, par l’entremise de son histoire, ses traditions, ses lois, ses mythes, ses préjugés, ses croyances et ses symboles promeut et maintient des rapports inégaux entre les hommes et les femmes » (...)

Les causes historiques :

Dot des filles; Nom du mari; Pas le droit d’emprunt bancaire; Pas le droit de vote avant 1940;

Pas le droit d’accuser son mari de viol, avant 1983; (...)

Les rapports de pouvoir inégaux entre les hommes et les femmes :

Pouvoir financier des hommes sur les femmes; Pouvoir affectifs des hommes sur les femmes; Pouvoir social des hommes sur les femmes; Pouvoir politique des hommes sur les femmes; Pouvoir familial des hommes sur les femmes; Pouvoir sexuel des hommes sur les femmes » http://www.calacs-granby.qc.ca/accueil.html

 

2. Critique du mode d’approche

Nous nous sommes limités à 5 critiques  car  la modération a meilleur goût.

2.1  Une genèse réductrice

C’est en prenant connaissance de cette remarquable synthèse historique que l’on se rend compte que  Raoul Duguay avait bien raison, lorsqu’il a déclaré. «Tout est dans tout ».La dot des filles est un indicateur de subordination mais l’obligation de mari de faire vivre sa femme jusqu’à sa mort n’en est pas un. Étant donné que la  femme ne peut pas être accusée de viol du conjoint c’est elle qui décide maintenant du moment de faire l’amour. Qui est alors le subordonné ? Dans cette vision binaire il n’y a pas de place pour la complémentarité naturelle et historique des rôles des femmes et des hommes, pour la lente évolution des sociétés nomades puis rurales agricoles, puis urbaines industrielles avec leurs exigences de survie et aménagements légaux particuliers. Il y a  négation des; «Roméo et Juliette», des «Femmes savantes», des Cléopâtre, Irène, Victoria  et Thatcher, des Irène et Marie Curie, Germaine Staël, George Sand, Colette, Chanel et les Grandes horizontales du Paris 1900 … ainsi que les phénomènes, pourtant bien présents, du matriarcat et du libertinage des femmes,

2.2  Une étiologie  (recherche  des causes d’un phénomène) biaisée 

Tous ont compris que, d’après cette problématique féministe, il n’y a qu’une seule et unique cause du problème, la subordination de la femme à l’homme, et une seule et unique solution au problème,  «la reconnaissance», sinon l’imposition, de rapports égalitaires entre les femmes et les hommes.

2.3  Une problématique simpliste

Si la subordination historique de la femme à l’homme était vraiment la seule cause de la violence sexuelle comment peut-on expliquer que :

-- les agressions sexuelles (et plus largement les infractions sexuelles) se produisent,  non seulement entre les hommes et les femmes mais également entre les  hommes, entre les femmes, entre les adultes et les enfants des deux, sexes ainsi qu’entre les enfants et les adolescents des deux sexes.

-- divers agresseurs sexuels souffrent de comportements déviants  (pédophilie) qui n’ont rien à voir avec la notion de rapports égalitaires. À ce propos, les travaux du CÉRUM  (Centre de recherche de l’Université de Montréal  et du CETAS (Centre d’entraide et de traitement des agressions) commencent à introduire une certaine rationalité dans le débat.16

--  les tribunaux aient souventes fois considéré que l’homme  avait agressé la femme à l’occasion d’une rupture parce qu’il était en état de «dépendance affective» (assurément, une forme de subordination), en somme, l’inverse de la thèse féministe.

--- les psychiatres aient reconnu depuis un bon moment que le comportement de plusieurs agresseurs ne fait que reproduire le traitement qui leur a été infligé dans leur enfance, d’’où le besoin de mettre l’accent davantage sur la violence familiale. 

2.4 Un remède inapproprié 

Si la reconnaissance, sinon l’imposition, de rapports égalitaires entre les femmes et les hommes était la seule solution comment pourrait-on l’appliquer aux agressions entre personnes du même sexe, adultes et enfants ? Comment peut-on considérer  que l’adulte qui est en position d’autorité, du seul fait de la différence d’âge, pourrait être  habilité à entretenir des relations sexuelles avec un mineur tout simplement en prétendant  avoir des rapports égalitaires avec lui ?

Comment pourrait-on l’appliquer à divers individus sans prendre la peine de connaître leur attitude face à la sexualité, sans distinguer ceux qui sont des récidivistes de la violence sexuelle, sans se pencher la manière dont il a été élevé.

2.5 Une méthodologie dangereuse et nocive

Cette méthodologie d’intervention est dangereuse parce qu’en se  centrant  sur  l’établissement de rapports égalitaires entre les femmes et les hommes:

-- on omet de catégoriser non seulement les agresseurs mais également les victimes;

-- on se dispense de développer des cures pour ce qui est, manifestement, dans certains cas, un comportement déviant ;

-- on néglige d’informer les garçons et les filles  des manœuvres respectives de séduction ainsi que des pulsions sexuelles des uns et des autres, normales parce que nécessaires à la reproduction de l’espèce.

Elle est également dangereuse en ce qu’elle fait porter tout le poids de la responsabilité des «infractions sexuelles » sur les hommes et garçons  alors que, quotidiennement, les filles et les femmes se dénudent dans tous les médias –principalement l’Internet-  mais refusent d’accepter les répercussions de ces gestes sur la les pulsions de la gente masculine normalement constituée.

 De toute évidence, cet encadrement féministe de l’intervention en matière d’agressions sexuelles  n’est rien d’autre qu’un endoctrinement  politique qui n’a rien à voir avec l’aide à la victime ni avec la cure du traumatisme que l’agression a pu causer. En effet, tous conviennent que ce discours victimaire est un  instrument de mobilisation très efficace et si le mouvement féminisme n’est pas le seul à y recourir il est le seul à jouir du financement de l’État  pour  répandre le sien.

Il est assez navrant de voir que le gouvernement  Charest  a endossé  un tel mode d’approche comme s.il était totalement dépourvu d’intelligence critique

Enfin, la véritable source  d’étonnement est que la CSN n’ait  pas encore réussi à faire nationaliser les CALACS et à syndiquer ces militantes et que  le gouvernement ne leur ait  pas encore accordé un régime de pension à  même les fonds publics ainsi que de conditions de travail qui reconnaissent «leur compétence et leur mérite »                                00000

 

III- Parce les CALACS n’offrent pas transparence et la qualité de service requises 

Transparence

Nous avons recensé les publications de divers CALACS. Aucun  ne met à la  disposition de la communauté un  rapport annuel de ses activités.

Sur  le cite du CALACS de la Région Côte-Nord, un de celle où le taux de violence est parmi les plus élevés, on  trouve sous la rubrique  Documentation le texte qui suit

«Dans cette partie, nous vous présentons l'ensemble de la documentation de ce site. Elle est triée par catégorie. (…) Ce site a été réalisé grâce à une subvention de Santé Canada dans le cadre de son programme : « Initiative d'innovation en santé pour les régions rurales et éloignées ».(…)Voici quelques-unes des catégories de cette documentation :Agressions à caractère sexuel  Concours   Conséquences et répercussions  Drogue du viol  Enfants, adolescents ou adolescentes  Estime de soi   Féminisme  Femmes Autochtones du Québec  Femmes et les adolescentes  Hommes et adolescents  Journée d'action contre la violence sexuelle Justice Mythes et préjugés   Pornographie  Prix coup de coeur  Prostitution   Qui sont les agresseurs?  Remerciements   » Ressources Sécurité sur Internet Témoignages Venir en aide» http://www.lumiereboreale.qc.ca/principal/doc.jsp

Qualité des services

Sur aucun des sites que nous avons consultés avons-nous trouvé un énoncé des exigences relatives à un emploi dans ces organismes.  Nous mettons sérieusement en doute la qualité des services que peuvent rendre les femmes qui travaillent dans les CALACS, à la fois, à cause de l’absence d’exigences précises quant  aux qualifications requises  et surtout à cause de la profession de foi qu’elles doivent faire à l’idéologie féministe.

 

IV- Parce que «l'accaparement de la violence » par le lobby féministe a eu, comme conséquence, l’absence de toute politique ou programme visant à contrer la violence familiale et la violence contre les aînés

En effet, le gouvernement Charest a engagé 60 M$ dans la réalisation  du «Plan d'action gouvernemental 2008-2013 en matière d'agression sexuelle».  Or, ce  plan est axé presque exclusivement sur les besoins des femmes victimes. En effet, on peut lire, dans la section IV du  chapitre  11 de «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes : « Comme nous avons pu le constater, il n’y avait pas beaucoup de place pour les enfants ni pour les personnes âgées dans les politiques et plans d’action en matière de violence conjugale et d’agression sexuelle. Le centre d’attraction était  l’épouse, l’ex-épouse,  la femme, la fille.  Il est vrai que les premiers ne votent pas alors que les autres doivent être transportés aux urnes ».

Seule la subordination du gouvernement Charest au lobby féministe explique que la maltraitance des enfants, et des aînés, et globalement  la violence familiale, n’aient pas été jugées d’égale importance. En 2010, devant une impasse budgétaire qu’il a lui-même créée,  il a décidé d’abolir (Projet de Loi 130) le Conseil des Aînés, le Conseil de la famille et de l’enfance, le Conseil des relations interculturelles  et le Conseil permanent de la Jeunesse  mais il a laissé intact le Conseil de la du statut de la femme et le Secrétariat à la Condition féminine confirmant ainsi son écrasement devant ce groupe de pression.

Pourtant  les données sont passablement inquiétantes

Les enfants

Dans le même chapitre 11 de l’ouvrage en question on rapporte quelques extraits  de l’étude de Statistique Canada «Violence familiale au Canada - un profil statistique 2005» (page 75).

-- 37, 000 agressions ont été déclarées aux 122 services de police qui ont rempli le questionnaire;: -- 28 000 voies de fait, 9 300 agressions sexuelles; les ¾ contre des enfants de 12 à 17 ans, 27% contre des enfants de 3 à 11 ans et  2% contre des enfants de moins de trois ans;

-- le taux de voies de fait était de 954/100 000 contre des garçons  et de 654/100 000 contre les filles alors que le taux d’agressions sexuelles était de 452/100 000 contre les filles et de 107/100 000 contre les  garçons. Les filles étaient généralement agressées par un membre de la famille (28% c. 16% pour les garçons) et les garçons par un étranger (22% c.14% pour les filles);-- dans l’ensemble des agressions commises par «la famille», les parents étaient responsables de 73% et de 67% des voies de fait commises respectivement contre des garçons et des filles; ils étaient aussi responsables de 42% et de 35% des agressions sexuelles commises respectivement contre des filles et contre des garçons.

-- Dans les des agressions commises par «les membres masculins de la famille», le père était responsable de 61% des voies de fait et de 38% des agressions sexuelles » et, dans le cas des agressions commises par les «membres féminins de la famille»   la mère était  responsable de 74% des voies de fait commises mais, apparemment selon cette étude, les mères ne seraient responsables d’aucune agression sexuelle, ce qui est pourtant contesté par divers témoignages».

-- C-- Malheureusement, ces données ne sont pas régionalisées  et nous ignorerons la situation qui prévaut au Québec, et il en demeurera ainsi tant que les préoccupations gouvernementales  à l’égard de la famille vont consister principalement à assurer des services de garde à prix modique pour inciter les mères à  travailler en dehors du foyer. Par ailleurs, il est vrai que la Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) publie de temps en temps des statistiques sur les signalements  concernant les enfants (en 2009-2010 : 30 620 dossiers retenus  sur 70, 716 signalements). Toutefois, les médias sont loin d’accorder à cette question la même visibilité qu’ils donnent aux agressions à l’endroit des femmes.

Les aînés

La même étude «Violence familiale au Canada», rapporte à la page 86 que dans la population de 65 ans (13% de la population totale en 2003) les hommes  avaient un taux de victimisation de 55% supérieur à celui des femmes -184/100 000 contre 119/100 000.En 2009  Statistique Canada a publié  une  étude plus spécifique «Violence à l’égard des aînés Aperçu du ministère de la Justice du Canada » Version PDF (114 Ko),

--C-- Pour sa part, la ministre québécoise responsable des Aînés a dit qu’elle était inquiète de la violence faite aux aînés au Québec à la suite de la mort tragique d’une femme âgée. C’est consolant de savoir qu’elle écoute les bulletins de nouvelles.

000

Sans être friand des théories de conspiration  il est tout de même remarquable que les seules violences que les journaux ne publicisent pas chaque jour  et pour lesquelles le gouvernement n’a pas senti le besoin d’intervenir sont celles qui sont principalement  exercées à l’égard des hommes, des garçons et des aînés, et celles pour lesquelles les femmes sont majoritairement responsables.

 

V. Parce qu’il existe déjà des structures qui pourraient assurer un service de cette nature de manière plus équitable pour les hommes et plus compétente pour les usagers des deux sexes.  

Il y a au Québec  159  Centres locaux de services communautaires (CLSC) «qui ont pour mission d'offrir, en première ligne, à la population du territoire qu'ils desservent, des services de santé et des services sociaux courants, de nature préventive ou curative, de réadaptation ou de réinsertion.». Il suffirait de former des équipes spécialisées des deux sexes.

 

TROISIÈME PARTIE

                        Propositions de corrections au système actuel 

La violence sexuelle est une question  déjà  suffisamment complexe pour que l’on se dispense de la compliquer encore davantage en  faisant le jeu d’un groupe de pression qui cherche davantage à grossir ses rangs qu’à la régler. 

Il est inadmissible que la direction de ce dossier soit confiée à la ministre de la Condition féminine qui ne peut faire autrement qu’adopter, dans cette matière, la problématique et les remèdes mis de l’avant par le mouvement féministe et que le service soit assuré uniquement par des femmes obligées de partager l’idéologie de ce mouvement  dans des  instances financées par les deniers publics. Ce dossier doit retourner là où doit se situer, au ministère de la Santé et des Services sociaux.

Il est remarquable que ce gouvernement qui a  interdit, en décembre 2010, toute référence religieuse dans les Centres de petite enfance, encourage et supporte les CALACS dans leur forme actuelle dont la principale contribution a été de propager l’idéologie féministe.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux  doit, au cours de l’année qui vient, supprimer 800 millions $ par la réduction de dépenses administratives. L’intégration des CALACS à une structure existante  et plus fonctionnelle est une solution qui s’impose.   

 

Nous proposons donc

- 1-  Une révision complète du  «Plan d'action gouvernemental 2008-2013 en matière d'agression sexuelle» (60 M$) en l’expurgeant  de la problématique fondée sur l’idéologie  féministe et ses a priori inventés  et en lui substituant un mode d’approche scientifique fondé sur une analyse objective et neutre des données et sur des méthodes rigoureuses d’examen des causes et conséquences des phénomènes observés  en ce qui a rapport tant aux agresseurs qu’aux victimes des agressions.

-2- Le transfert de la responsabilité de ce dossier  de la ministre de la Condition féminine au  Ministre de la Santé et des Services sociaux . Ce dernier qui, s’étant engagé à réduire les dépenses administratives de 800 M$, principalement pas l’élimination des dédoublements structurels, pourrait démontrer le sérieux de  ses intentions en s'attaquant  à cette structure redondant . 

-3-  L’intégration des CALACS au réseau des  CLSC de manière à :

-  réduire les coûts de l’administration

-- délester les campagnes de sensibilisation et la publicité de la misandrie qui a caractérisé les publications gouvernementales à ce jour;

-- constituer des équipes mixtes afin d’accorder aux usagers la possibilité d’être assistés, à leur choix, par un homme ou une femme.

 ___

(3) Les statistiques annuelles sur les agressions  sexuelles au Québec  -  MSP  - la désignation de cette publication est tendancieuse parce qu’elle devrait porter sur les «infractions sexuelles»

(4)  www.statcan. gc.ca/ pub/ 85f0033m/...

(5) www.statcan.gc.ca/pub/85f0033m/85f0033m2008019-fra.htm

(6) www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2009003/article/10902-fra.htm#a1

(7) « La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes » chapitre 11 section 7« L’ampleur du problème selon les données du ministère de la Sécurité publique  » publié en 2008 à frais d’auteur

(8) Andrew J. R. Harris et R. Karl Hanson (Sécurité publique et Protection civile Canada) «La récidive sexuelle : d'une simplicité trompeuse» http://www.securitepublique.gc.ca/res/cor/rep/ 2004-03-se-off-fra.aspx

(9) A. Gélinas  «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes »,  principalement pour la période 2002-2006 chap. 11

(10) ibid

(11) MSP 2008

(12)  voir note 9

(13) MSP 2008  http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=3037&no_cache=1#c10969 Pour compléter voici la répartition en ce qui concerne les adultes

Répartition des victimes adultes d'infractions sexuelles selon le groupe d'âge et le sexe, Québec, 2008

 Groupe d'âge

Femmes

Hommes

18 à 24

39,9

40,9

25 à 34

27,6

18,9

35 à 44

15,4

19,7

45 à 54

11,4

9,1

55 et plus

6,1

11,4

Total

100,0

100,0

(14) Le Soleil 19 octobre 2008 p. 32 

(15)  Nous convenons que la question est complexe comme en témoigne l’étude Andrew J. R. Harris et R. Karl Hanson (Sécurité publique et Protection civile Canada) La récidive sexuelle : d'une simplicité trompeuse http://www.securitepublique.gc.ca/res/cor/rep/2004-03-se-off-fra.aspx Version Adobe Acrobat (PDF 178Ko)  Ces auteurs observent que les auteures Besserer et Trainor (2000) sur la victimisation, «ont utilisé une définition très large de l'agression sexuelle. Elles ont compté toutes les tentatives d'activité sexuelle forcée, tous les attouchements,  agrippements, baisers et caresses non désirés, de même que les menaces d'agression sexuelle (Jennifer Tuffs, communication personnelle, 15 janvier 2003). Il ne fait aucun doute qu'en utilisant cette définition, elles incluaient dans leur étude certains comportements qui ne cadrent pas avec l'image qu'on se fait habituellement d'une infraction sexuelle. En utilisant une définition trop large, on criminalise les gestes de mauvais goût et on exagère le problème des agressions sexuelles. Par ailleurs, en utilisant une définition trop restreinte, on dévalorise les victimes qui, tout en ne montrant aucun signe manifeste de traumatisme, peuvent avoir véritablement souffert aux mains d'un agresseur sexuel.»

(16) «La comparaison au plan des prédicteurs statiques de la récidive entre les abuseurs d’enfants des cliniques CÉRUM et CETAS (figure 1) montre que la majorité de la clientèle du CÉRUM se situe à un degré de risque de récidive qualifié de modéré à élevé (cotes 4 à 5), alors que celle du CÉTAS se situe majoritairement à un degré de risque de récidive qualifié de faible (cotes 0 à 1). Ces résultats illustrent bien qu’il y a des différences importantes, et attendues, entre des abuseurs qui ont été condamnés à des peines d’incarcération fédérale et d’autres qui n’ont pas fait l’objet d’un emprisonnement. Cette différence s’explique en partie par le fait que la Statique- 99 accorde une place relativement importante aux facteurs associés à une répétition de comportements antisociaux malgré des interventions judiciaires.» (….) Les résultats à l’évaluation pléthysmographique indiquent que chez les abuseurs du CÉRUM, 56 % ont présenté un profil déviant (où les réactions aux stimuli traitant d’enfants étaient supérieures à celles engendrées par les stimuli adultes), 26 % un profil non déviant (où les réactions aux stimuli d’adultes étaient plus fortes qu’aux stimuli d’enfants) et 18 % invalide (où aucune réaction ne se démarquait de celles suscitées par les stimuli sans contenu sexuel ou violent). Chez les abuseurs d’enfants du CETAS, les résultats font état que 55 % ont présenté un profil déviant, 15 % non déviant et 30 % invalide ».http://www.ordrepsy.qc.ca/pdf/PsyQc_Dossier_ Evaluation_ Mars05.pdf 1