LES MAISONS  D’HÉBERGEMENT

POUR FEMMES VIOLENTÉES …ou en difficulté

 –SDSP-3- c- 1 -

La violence conjugale un phénomène dont l’ampleur a été outrageusement exagérée par le lobby féministe

 
 

Homme d'aujourd'hui

accueil

 

 

 

Introduction

Autrefois, l’Église assurait la prestation de divers  services publics – les services  sociaux, de santé et d’éducation - et disposait ainsi d’un important réseau qui lui permettait de propager sa doctrine.  Puis, dans la plupart des pays occidentaux l’État  a été substitué à l’Église dans ces domaines et la religion qui servait de cadre de fonctionnement dans ces services publics a été remplacé par la laïcité et la neutralité. Subséquemment, des hauts fonctionnaires proposèrent  au gouvernement d’alléger la structure bureaucratique et d’éviter la syndicalisation en délégant la prestation de certains services à des organismes sans but lucratif  non gouvernementaux (ONG) à vocation communautaire mais tout en assumant la presque totalité de leur financement. La désinstitutionalisation de certains  malades mentaux dans des familles d’accueil est une illustration de cette pratique qui a fait beaucoup de bruit à l’époque. Pour certains analystes ce «délestage de l’État»  constituait une nouvelle sorte d’économie, «une économie sociale » qu’il fallait développer tout autant que «l’autre économie ». Ce message a été particulièrement bien compris,  au Québec, par  le mouvement féministe. Ce groupe de pression, qui  avait été introduit, puis, logé dans l’appareil administratif par les partis socio-démocrates qui espéraient ainsi fidéliser, le vote féminin, fût en mesure de mettre sur pied divers organismes communautaires de services destinés uniquement aux femmes, sans contrepartie pour les hommes. Ce mouvement  occupe maintenant, dans l’appareil administratif et dans l’économie sociale, une  place de plus en plus dominante qui n’est pas sans rappeler celle de l’Église à une autre époque.

À ce sujet, il faut savoir que  le gouvernement du Québec a accepté, il y a quelques années non seulement de soumettre, préalablement, toutes ses interventions à «des analyses différenciées selon le sexe» mais de donner suite à leurs conclusions sans aucun débat. Or, ces analyses débouchent naturellement  et invariablement sur l’établissement,  soit de services exclusifs pour les femmes  – comme le «Plan d’action en santé et bien-être pour les femmes 2010-2013 »,  soit  de politiques, de règles, de processus, de mesures qui privilégient les femmes …au nom de l’égalité  de fait. C’est ainsi que  la prestation des services publics n’est plus  arrimée aux besoins fondamentaux des citoyens mais à des besoins «générisés» et  elle n’est plus  aménagée, comme autrefois,  selon la religion et la langue des citoyens, mais selon leur sexe. À la limite,  si l’on accepte le mode d’approche féministe, tous les services publics devraient être organisés «selon le genre» des bénéficiaires,

Nous n’aurions pas d’objection  à ce fractionnement  des services publics si:

--- les  hommes avaient un accès égal à des services exclusifs similaires, ce qui n’est pas le cas;

--- l’accent qui est mis sur le «genre» des besoins par les deux groupes de pression les plus nombreux, du moins sur le plan mathématique, car, en réalité, les hommes ne forment pas un tel groupe

-- n’avait pas pour effet de mettre à l’écart  ou de rabaisser dans l'agenda des élus tous les autres besoins qui sont communs ou qui touchent des groupes n’ayant pas une voix aussi forte –les jeunes, les aînés les communautés culturelles, les religieux, les familles. La preuve en est que le gouvernement Charest prévoit abolir, par son PL. 130 ; le Conseil de la permanent de la jeunesse,  le Conseil des relations interculturelles, le Conseil de la famille et de l’enfance, le Conseil des Aînés mais laisse intact le Conseil du statut de la femme- incidemment, il n’y a jamais eu de Conseil de la condition masculine.

---- cet aménagement n'était pas fort inefficace et très coûteux à cause des dédoublements qu’il  occasionne: 

--  malgré ce qui précède, les citoyens étaient informés du prix à payer pour cette «générisation» des besoins et y consentaient explicitement.

Malheureusement, aucune de ces possibilités ne semble près de se réaliser. Nous avons le sentiment  de traverser une nouvelle grande noirceur   dans laquelle c’est la doctrine féministe qui, cette fois, s’est emparée de la détermination des enjeux politiques.

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Nous  publions trois analyses qui viennent appuyer ce constat. Dans un premier texte nous traitons de la centaine de Centres de femmes (CF) que l’État québécois entretient, depuis les années 1980, dont l’unique et véritable objet est de servir à mobiliser les femmes dans des activités politiques. Dans un deuxième document nous examinons les Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). Dans le troisième dossier nous présentons les Maisons d’hébergement pour femmes violentées ou en difficulté (MHFVOED).

Il ressort de ces analyses que l’État québécois, en agissant comme il le fait, entretient le mouvement féministe à même la prestation de services publics, ce qui inacceptable sur le plan démocratique et inefficace sur le plan administratif.

Cet énoncé  serait outrancier s’il n’était pas exact. La lecture des textes qui suivent  devrait vous convaincre de sa justesse. Nous apprécierions connaître votre opinion.

 

Avant-propos

Le chapitre 9 de l’ouvrage  « La discrimination positive; privilèges aux femmes, injustices envers les hommes»  est  intitulé «  La violence, l’arme fatale du féminisme  ».Effectivement ,  le mouvement féministe a décidé très tôt, dans les années 1970, qu’il ferait de la violence, sous toutes ses formes, un instrument de promotion des intérêts de la femme,  tout simplement en désignant la femme comme la seule victime et l’homme comme le seul et unique responsable des crimes en question. Paradoxalement, les hommes québécois, patriarches, dominateurs, agresseurs, abuseurs, violeurs, machistes et sexistes qui s’adonnaient aussi à diriger l’appareil étatique accueillirent les revendications du mouvement féministe et adoptèrent les diverses mesures que ce dernier réclamait et qui devaient mettre un  terme aux supposés fléaux. Bien culpabilisés, pour les uns,  ou très sensibles  à l’importance  du vote féminin, pour les autres, ils  renoncèrent même à utiliser leur sens critique face à des demandes  qui, manifestement, tenaient davantage de la propagande que de faits avérés.   

Nous avons examiné une des sortes de violence dénoncées  par le mouvement féministe - les agressions sexuelles - dans le texte consacré aux CALACS. Nous allons, dans le présent document, examiner la violence conjugale qui est intimement liée  aux maisons d’hébergement pour les femmes violentées …ou en difficulté, c’est-à-dire, l’intervention gouvernementale qui devait en réduire les effets néfastes. Vous vous étonnerez, évidemment, de savoir que le gouvernement  ne se soit pas lancé, d’abord, dans le traitement  des auteurs de la violence. Il faut comprendre qu’en politique, et au Québec en particulier, le curatif a meilleur goût que le préventif et qu’entre deux soins à donner la priorité va naturellement aux victimes.

Cela dit, notre  analyse a pour but de démontrer, dans un premier temps, que le mouvement féministe a propagé une vision déformée de la violence conjugale et, dans un deuxième temps, que l’intervention  gouvernementale  en réponse aux pressions de ce groupe a été et est encore malavisée.   

 

1- Quelques références générales à propos de la violence conjugale

Nous citerons  plusieurs documents  qui portent sur ce phénomène  et de son exploitation par le lobby féministe. Toutefois, quatre d’entre eux  méritent une attention particulière ; «Manifeste d’un salaud » de Roch Côté, Éditions du Portique, Montréal 19901 --- «La violence conjugale envers les hommes et les femmes au Québec et au Canada», de Denis Laroche, ISQ, 1999, 2-- « La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes», de André Gélinas, Copie-Express.  Québec, 2008 3--- et  «3000 000 femmes battues, y avez-vous cru ? » par un collectif (principalement Jean-Claude Boucher et  Jean-Pierre Gagnon),  Éditions Café-Crème, Montréal, 2010 4.

Comme on peut le constater cela fait  plus de vingt ans que des hommes tentent de contrer la propagande féministe dans ce dossier  mais le gouvernement continue d’abuser de l’ignorance de la population pour cultiver ce qu’il considère comme une clientèle électorale très  importante.

 

2. La  grande supercherie statistique sur l’ampleur de la violence conjugale au Canada et ses responsables – deux chercheures féministes et le Conseil fédéral de la situation de la femme, également  féministe

En 1980, alors que le mouvement féministe est en pleine effervescence, le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme publie une étude, conduite en 1978, par deux sociologues Linda Mc Leod et Andrée Cadieux «La femme battue, un cercle vicieux» qui émeut grandement l’électorat féminin.

Selon cette étude, «chaque année, une canadienne sur dix est battue, qu'elle soit mariée ou qu'elle vive en union de fait.», soit entre 400 000  et 500 000 femmes.

Elles ont établi ce chiffre en combinant les statistiques connues sur le nombre de femmes qui sont hébergées dans une centaine de maisons de transition à travers le pays parce qu’elles avaient été  battues avec le nombre de femmes qui ont demandé le divorce en invoquant la cruauté physique et cela par rapport au nombre de femmes mariées.  

Pour bien nous mettre dans le contexte, rappelons la définition de la femme battue selon le CCCSF : « La femme battue, c'est celle qui a perdu sa dignité, son autonomie et sa sécurité, qui se sent prisonnière et sans défense parce qu'elle subit directement et constamment ou de façon répétée des violences physiques, psychologiques, économique, sexuelles ou verbales. C'est  celle qui doit essuyer des menaces continuelles et qui voit son amoureux, mari, conjoint, ex-mari ou ex-amoureux – homme ou femme – se livrer à des actes violents sur ses enfants, ses proches, ses amis, ses animaux familiers ou les biens auxquels elle tient.».

Commentaire

En tout premier lieu, on doit  comprendre, d’après cette étude déterminante, qu’à toute fin pratique,  seule la femme est victime de la violence conjugale.  Cette observation est capitale  et va conditionner la suite. Le fait que des hommes puissent être également victimes de violence conjugale, s’il peut être invoqué,  est rapidement  évacué parce qu’ils seraient très minoritaires dans une telle situation.

En second lieu, le  CCCSF  s’est assuré de ne pas rater la cible en lui donnant  une superficie continentale. En effet, la  «femme battue» est susceptible d’englober  toutes les répercussions des violences infligées à la femme elle-même, à ses enfants, à ses amis et parents et à la société dans son ensemble. Les sociologues invoquent à l’appui de leurs résultats des études américaines (Strauss (1975) et le National Family violence Survey (1975)) qui établissent à 12.% et à 10% le taux de violence conjugale envers les femmes. Mais elles omettent de tenir compte à la fois des différences fondamentales de comportement  entre les deux sociétés et  des résultats de l’enquête «National Crime Survey» de 1978 qui, avec un échantillon trois fois supérieur au précédent,  établit ce taux à 3,9%.

Enfin, apparemment, personne ne se rend compte que la méthode des chercheures équivaut  à fixer un taux global de violence au Canada à partir du simple calcul du nombre de détenus condamnés pour voies de fait  dans une centaine de prisons combiné au nombre de plaintes à la police au même effet par rapport à la population totale âgée de plus de 15 ans. L’imagination créatrice a sûrement d’autres scènes pour s’exprimer

 

3 La  réaction du gouvernement du Québec a été  très rapide  et, depuis,  son intervention s’est élargie  et  perdure toujours

Dès février 1984, le ministère de la Santé et des Services sociaux, dirigé par Guy Chevrette,  produit un «Document de consultation sur une politique d’aide aux femmes violentées» manifestement  inspiré par l’étude des deux sociologues et sa consécration par le CCCSF. Ce document affirme que 258 661 femmes de plus de 15 ans sont victimes de violence quelle qu’en soit la forme. En octobre 1984, le ministre Camille Laurin  publie un Document de consultation sur la politique familiale dans lequel il est écrit que« 256 000 femmes, dont la très grande majorité dans les familles sont battues de façon chronique par leurs maris, leurs conjoints de fait, leurs compagnons. Et le chiffre est conservateur »    

Puis, en 1985, le  Ministère de la santé et des services sociaux, sous Thérèse Lavoie-Roux, adopte une «Politique d'aide aux femmes violentées» où il écrit à la page 10, « Au Québec, en 1985, on estime à près de 300 000 femmes le nombre de femmes de plus de 15 ans, victimes de violence conjugale quelle qu'en soit la forme.».

En 1986, le ministère de la Sécurité publique affirme le caractère criminel de la violence conjugale en adoptant une «Politique d’intervention en matière de violence conjugale ». Dans son rapport déposé en 1986, le Comité de consultation sur la politique familiale avait affirmé à la page 31 que «les mères sont les principales victimes parmi les 256  000 femmes battues au Québec.

En 1995 le ministère de la Sécurité publique adopte une nouvelle «Politique d’intervention: «Prévenir, dépister et contrer la violence conjugale»  Ce document  définit  ainsi la violence conjugale  « La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d'une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l'autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Elle peut être vécue dans une relation maritale,  extra-maritale ou amoureuse, à tous les âges de la vie.».

En 2004, le ministre de la Justice, Jacques Dupuis,  de concert avec huit autres ministres dont  Michelle Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration,  adopte un «Plan d'action gouvernemental en matière de violence conjugale - 2004-2009».On y écrit que la criminalité dans un contexte conjugal «frappe près de cinq fois plus la population féminine que la population masculine, se reflétant ainsi sur le profil des victimes qui sont des femmes dans une proportion de 84%»

Parallèlement, en 2001, il y la publication d’un document  «Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle- Plan d’action » .Puis,  en 2007,  le «Rapport sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux 2001-2006 - Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle »– et, le 17 avril 2008, sous la direction de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine  Christine Saint-Pierre, le deuxième «Plan d’action en matière d’agression sexuelle- 2008 -2013» et Campagne de sensibilisation .

Commentaire

(a) La définition de la violence conjugale est tellement large  qu’un geste tout à fait innocent, comme celui  de «tirer sur l’élastique d’une petite culotte», peut devenir un acte de violence et  a été effectivement considéré comme  une voie de fait simple par le tribunal (C.Q.] AZ-50462463.)

(b) Les gouvernements de l’époque ont tout simplement engobé l’étude de deux chercheures comme si leur  profession de foi féministe n’était pas suffisante, à elle seule, pour semer le doute dans l’esprit de toute personne sensée. Comment ont-ils pu  accorder une crédibilité à quelqu’un qui est guidé par une doctrine et non pas des règles scientifiques ? Personne,  aujourd’hui, qui présente des résultats de recherche en affichant sa foi, qu’elle soit catholique, protestante, musulmane etc. n’oserait prétendre qu’ils sont indiscutables  du seul fait de  ses croyances.  Les hommes politiques étaient-ils plus naïfs à l’époque ? Nous croyons, au contraire, qu’ils virent là une occasion rêvée de courtiser la «nouvelle» clientèle électorale féminine; bref un simple calcul politique.  À la différence, nous savons depuis plus de dix 10 ans que  le taux de suicide est  très élevé des hommes au Québec mais aucun gouvernement n’a encore trouvé le temps de mettre au point au point «Une politique d’intervention » à l’endroit de ce grave problème social. Que voulez-vous il n’y a pas de véritable groupe de pression qui prend les intérêts des hommes.

(c) Nous verrons plus loin en détail la pauvreté de l’analyse du phénomène conduite par le gouvernement du Québec en matière de violence conjugale  mais les variations rapides du nombre de victimes  et leur identité (les femmes seulement) devraient, à elles seules, nous en convaincre. En deux ans, on passe de 256 661, à 256 000, à 300 000, et de nouveau à 256 000 pour finalement  aboutir à  des pourcentages sans signification faute de nombres absolus d’ensemble.  

(d) De toute évidence, le mouvement féministe applique sciemment  la technique du renforcement psychologique. Il n’est pas innocent de réunir, dans le temps, violence conjugale et  violence sexuelle pour aboutir, en apothéose,  à la violence contre les femmes «en  général» car  l’objectif manifeste est de conforter le discours victimaire de ce  mouvement  quitte, pour ce faire, à manipuler l’information de manière éhontée. Il s’agit d’une véritable conspiration puisque ces deux dossiers sont confiés à la ministre responsable de la Condition féminine alors qu’ils devraient l’être aux ministres responsables  des secteurs concernés , comme celui de la Famille et celui de la Justice. Cela dit, nous allons  faire abstraction, ici, du volet agression sexuelle puisqu’il est  traité dans le texte sur les CALACS.

 

4 La réaction de la presse a été aussi aberrante. Les journalistes féministes se sont déchaînées

À la page 78, de son ouvrage «Manifeste d’un salaud»1 Roch Côté, sous la rubrique «Grand festival de statistiques », reproduit des articles de journaux de l’époque qui, manifestement, trouvèrent aussi un intérêt  certain à diffuser «plusieurs vérités» sur la violence conjugale …ainsi que sur les agressions sexuelles.

Violence conjugale

«Il y a 500,000 femmes battues au Canada »- La Vie en Rosé, Juin 1982---«Un million de Canadiennes, soit une sur huit, subissent chaque année des violences physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques »; Rapport du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme (CCCSF), juin 1987. --- «Une femme sur dix est battue par son conjoint (donc 254,000)» Vie  Ouvrière, janvier 85;--  «En 1987, au Québec, 6,500 cas de violence conjugale ont été rapportés à la police. On estime que seulement 10 p. cent des cas sont rapportés », La Presse, 14/02/89  -- «Une femme sur dix subit des sévices corporels de la part de son conjoint au Québec.» Le Journal de Montréal, 24/03/87. --- «Au Québec, entre 1981 et 1985, 84 femmes ont été assassinées par leur mari ou compagnon », Le Devoir, 21/04 /87, citant le Conseil canadien de la statistique juridique.) --  «Les femmes violentées sont 256,000 au Québec», La Presse 19/04/87Le Devoir, 13/11/87 «Entre 1981 et 1985, 261 femmes ont été assassinées par leur mari »; La Presse, 23/01/88-- -- « 40 p. cent des meurtres impliquent des femmes tuées par leur conjoint »;  1988 F. Pelletier, La Presse, 17/12/88- ..«On estime que 10 p. cent des hommes agressent la femme avec laquelle ils vivent» ; Ottawa Citizen, 29/07/88 --  «On estime à 200,000 le nombre de femmes battues par leur mari au Québec» Montréal Daily News, 8/07/88.-- «Selon une estimation conservatrice, environ 800,000 Québécoises sont agressées physiquement par leurs compagnons ; Janet Bagnoll, The Gazette, 15/07/89.. -- «Une femme sur huit (soit 325,000 femmes adultes est victime de violence conjugale au Québec» ; Presse Canadienne, 30/12/89 ---; -- «.Statistiquement, ce sont les femmes qui sont les victimes privilégiées d'actes violents ; Mary Clancy, député libéral, Le Devoir 9/12/ 89- «de plus en plus, la violence est dirigée contre les femmes», Brian Mulroney, Le Devoir, 9/12/89, --.  «-- Par an, cinquante femmes sont tuées par leur mari», La Presse, 18/12/89 -- «Il y a au Québec 300,000 femmes battues, La Presse, 8/12/89.

Agression sexuelle

«Les agressions sexuelles touchent près d'un millier d'enfants par année chez nous »; La Presse 17/07/87 --- «En 1986, 24,000 enfants ont été victimes d'abus sexuels au Québec »; « Une Canadienne sur 17 est violée au cours de son existence»;  Armande Saint-Jean « Pour en finir avec le patriarcat », p. 181----– «Une femme sur deux et un homme sur trois ont subi une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans», La Presse 9/04/87. -–- «Il y a 14,000 femmes agressées sexuellement au Québec annuellement» ; Francine Pelletier, La Presse 17/12/88 --. Une fillette sur trois est abusée sexuellement ; Francine Pelletier, La Presse 17/12/88--  «500,000 Québécoises auront été victimes d'une agression sexuelle au cours de leur vie »; La Presse 11/01/89. -.   «Une femme sur quatre sera soumise à une forme quelconque d'assaut sexuel au cours de sa vie» Madame au Foyer, mai 1990. Une femme sur dix est violée au Canada ; Francine Pelletier, La Presse, 13/11/88. - Une Canadienne est violée à toutes les 17 minutes (ce qui équivaut à 31,000 par année)», Paula Sypnowich, Montréal Mirror, 14/12/89.  –

Commentaire

(1)  À la décharge de ces journaux on peut évidemment soutenir qu’ils ne faisaient que reproduire des informations diffusées par les gouvernements. Mais comment ces médias  peuvent-ils se targuer de constituer le Quatrième Pouvoir ? Il est amusant de constater qu’en 2010 nos médias nationaux sont très fiers d’avoir mis à jour «les scandales dans la construction », «les scandales dans les garderies», « les scandales dans la gestion municipale»  « les scandales des exploitants du gaz de schiste», grâce aux journalistes d’enquête. Or, à l’époque, plusieurs de ces journalistes, féministes avouées, comme Francine Pelletier, Armande St- Jean, Françoise Guénette etc., ont  cautionné les mensonges des deux sociologues.

(2)  On a du mal à comprendre comment  il se fait que ces femmes  qui n’ont jamais eu le courage de dénoncer cette  tromperie ont toujours le droit de se prétendre journalistes et d’occuper un poste bien rémunéré dans ces médias, dont Radio-Canada, la soi-disant référence en matière d’éthique journalistique. Aujourd’hui,  elles s’insurgent devant le plus innocent abus de langage de quelques «masculinistes» et les excommunient sans vergogne, comme au Moyen –Âge. Pour  une, Francine Pelletier a participé, encore une fois, à la commémoration de la tuerie de Polytechnique (organisée en 2009 par  L’UQAM) et  déclaré, à cette occasion, que cet événement  constituait une cassure dans l’histoire du Québec plus conséquente que la Crise d’’octobre 70. Faut le faire. La bulle  immobilière  a duré quelques années mais la bulle féministe dure depuis 50 ans et on n’a pas encore commencé `à estimer ses dégâts. 

 

5. Il y a eu plusieurs dénonciations de la supercherie statistique et même une rétractation des la part des deux chercheures féministes

En effet, très tôt après la publication du document du CCCSF, des experts  mettent en doute les 400 000 à 500 000 femmes battues au Canada. Outre les données américaines divergentes déjà mentionnées il faut signaler :  

en 1982, un Sondage de Stat.Can révèle un taux de victimisation des femmes mariées ou conjointes de fait de 2%, donc très loin du 10 % des sociologues. Cependant, comme il ne sera publié qu’en 1985 tout le monde a compris que le lobby féministe en avait empêché la publication parce qu’il allait à l’encontre de l’Édit  du CCCSF. Il est  aussi remarquable que personne, au gouvernement et dans les médias, ne prit note des données discordantes de  M. D. Smith (1987) et. L.W. Kennedy  et D.G Dutton  (1989). Ces derniers chercheurs avaient constaté que la violence subie était de  9,6% pour les femmes: et de 12,3% pour les hommes et la  violence infligée était de 12,5% par les femmes et de 12,9% par les hommes;

en 1990, le «Manifeste d’un salaud» du journaliste  Roch Côté  dénonce la «fabrication» de statistiques par le mouvement féministe et crée un léger remous. Il révèle les merveilleuses techniques «scientifiques» qui ont permis à ces brillantes chercheures de statuer  qu’il y avait un million de femmes battues au Canada.  «Les auteur(e)s du rapport ont constaté qu'en 1985, 15,730 femmes à travers le Canada s'étaient retrouvées dans 110 refuges pour femmes, « battues » de la façon décrite plus haut. On a extrapolé ces chiffres pour les 230 refuges existant alors au pays, ce qui donne le total d'environ 33,000 femmes « battues » pour l'ensemble du pays. Mais comme ces refuges ne répondent pas à la demande et qu'une femme sur deux y est refusée, on double le chiffre, disons à 65,000. Encore un petit effort! Les auteurs du rapport se servent alors d'une étude faite dans la ville de London, en Ontario, qui montre que 89 p. cent des femmes « battues » ont demandé de l'aide ailleurs que dans un refuge. Cela autorise donc à multiplier par 9 le total de 65,000 obtenu plus tôt. Nous voilà donc à 580,000 femmes battues, disons 600,000. Dernière étape : comme on estime qu'une femme « battue » sur trois ne demande de l'aide nulle part, on grossit les 600,000 à 900,000. Disons un million! Voilà! Une statistique nous est née. Les manchettes ont ensuite suivi dans les journaux. On a lu partout, en grosses lettres noires, sur la foi de cette « statistique », qu'il y avait un million de femmes «battues » au Canada. À quoi ressemble une opération semblable? À de la fabrication de preuves. Il «fallait» que la statistique sur la «violence faite aux femmes » fût stupéfiante, car le discours l'avait toujours soutenu. Imaginez si on était arrivé avec des chiffres démobilisateurs! » (…) «La question n'est pas de savoir s'il y a vraiment une femme sur quatre qui subit des agressions sexuelles, elle est de savoir si un tel chiffre est bon ou mauvais pour la cause.» ;

en 1993, «L’enquête sur la violence faite aux femmes» de Stat.Can conclut à un taux de prévalence de violence conjugale (mariée et conjointe de fait) de  3.4 % par 1000 femmes tant au Québec (79 000) qu’au Canada (311,880);

en 1994,  Claire Durand fait une analyse critique des travaux de  Mc Leod  et Cadieux au Congrès de l’ACFAS. Et, à cette occasion, Mc Leod reconnaît que les données sur la violence conjugale qu’elles avaient produites dans leur document publié par le CCCCSF n’avaient aucune valeur scientifique. Elles avaient certainement lu Gaston Bouthoul « La tendance naturelle de l'esprit humain est de croire avant de savoir ». Pourquoi ne pas en profiter ?

Commentaire

Le CCCSF ne fait pas, pour autant, amende honorable et  les médias se taisent. Pire, Roch Côté est sanctionné pour avoir dénoncé cette tromperie. En effet, il a tellement éprouvé de difficulté à se trouver un emploi qu’il  refuse, aujourd’hui, d’être associé à ce qui aurait dû lui mériter le prix du journalisme. Une autre preuve de la lâcheté de  nos barons roses bonbon  de la presse;

en 2003, Denis Laroche, de l'Institut de la statistique du Québec,  publie «La violence conjugale envers les hommes et les femmes au Québec et au Canada, 1999». Cette étude est tirée de l'Enquête sociale générale (ESG) menée par Statistique Canada en 1999; au Québec 2 030 hommes et 2 601 femmes ont été interrogés, au Canada 11 607 hommes et 14 069 femmes avec un taux de réponse de 81,2%. Elle est la plus exhaustive  et la plus rigoureuse des études publiées ici sur la violence conjugale physique. Une large place est faite aux constats de cette étude dans le 9ième chapitre de «La discrimination positive- privilèges aux femmes, injustices envers les hommes» – la section 5-. Essentiellement, il observe que:   le taux de prévalence de la violence subie au Québec de la part du conjoint  actuel au cours des 5 années précédent l’Enquête était de 39% chez les hommes et de 29% chez les femmes (ce sont donc les hommes qui endurent plus longtemps) : la proportion des Québécois victimes de violence était plus grande que celle subie par les Canadiens alors que c’était le contraire pour les Québécoises par rapport aux Canadiennes :contrairement à l'impression générale, la proportion d'hommes victimes de violence grave est plus élevée que celle des femmes, au Québec : l'homme est plus fortement soumis à des conduites contrôlantes de la part du conjoint actuel que la femme;

en 2008, A Gélinas analyse, dans les 9ième et 10ième chapitres de son ouvrage «La discrimination positive ; privilèges aux femmes et injustices envers les hommes»,  l’intervention du gouvernement québécois en matière de violence conjugale respectivement de 1986 à 1999 et  de 1999 à 2009.L’auteur remet en cause, principalement le biais énorme de l’intervention gouvernementale en faveur de la thèse féministe en matière de violence conjugale en ce qui concerne la qualité du diagnostique de l’ampleur du phénomène et de son degré de gravité (il n’est jamais mentionné que les ¾ des actes sont  de gravité mineure ) , l’encadrement de la démarche , les dépenses relatives aux  services fournis respectivement aux femmes de1996 à  2001 (193 026  942*$) et aux hommes (13 694 436$)  et  les campagnes dites de sensibilisation ;

en 2010, un Collectif publie « 3000 000 femmes battues, y avez-vous cru ? Jean-Claude Boucher et Jean-Pierre Morin y décortiquent la fabrication des fausses statistiques du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme – les 3000 000 femmes battues -- et celles du ministère des Affaires sociales de 1984 – les 258 661 et les 256 000 femmes battues. Ils démontrent notamment que le chiffre de 258 661 femmes victimes  de violence conjugale  avancé par le MSSS est tout simplement le nombre de femmes de 15 ans et plus, tel qu’établi par le recensement de 1981,- 2, 586,615-  multiplié par 10%. En d’autres termes  pour accroître le nombre de victimes et, partant,  le taux de prévalence de la violence conjugale, on n’a pas hésité pas à changer la base du calcul en substituant le nombre de femmes de 15 ans et plus au nombre de femmes vivant avec un conjoint.  Une telle malhonnêteté intellectuelle est, apparemment, permise selon l’éthique féministe.  

 

6- Pourtant, ces nombreuses corrections ne sont pas venues à bout de la mauvaise foi du mouvement féministe et du gouvernement  Charest

En 2004  «LA VIOLENCE CONJUGALE » STATISTIQUES 2002 MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE SEPTEMBRE 2004   «En 2002, en vertu du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC 2), on dénombrait 16 729 victimes de crimes contre la personne commis par un conjoint, un ex-conjoint ou un ami intime- 14 209 femmes victimes et 2, 520 hommes victimes. Ces victimes représentent plus d’une victime de crimes contre la personne sur cinq (23 %) et les infractions commises dans un contexte conjugal comptent pour 4 % des infractions au Code criminel  Les femmes sont cinq fois plus souvent  victimes d’un crime contre la personne  commis par un conjoint, un ex-conjoint  ou un ami intime que les hommes (434  comparativement à 80 par 100 000).  Les victimes ont surtout subi des voies de  fait simples 6 sur 10 (…)  Près de la moitié (45 %) des victimes ont subi  des blessures physiques lors de l’événement  criminel». Le ministère de la sécurité publique publie «La violence conjugale - statistiques ».  Victimes de violence conjugale selon le sexe et la catégorie d'infraction, 1997 à 2002»

Commentaire

Ces 14 209 femmes victimes et 2, 520 hommes victimes représentent,  respectivement,  0,3% des 3 820,600 Québécoises et 0.06% des 3 722 200 Québécois. Nous sommes donc assez loin des «100 000 femmes violentées ».

De plus,  IL S’AGIT DE  14 000 dénonciations  considérées comme fondées après enquête policière et non de 14 000 CONDAMNATIONS. Il faut savoir que seulement  31.6 % des personnes accusées ont été déclarés coupables 68,4% sont relâchées. Par ailleurs, il est assez indécent  de ne pas observer que s’Il est sans doute vrai que  tous les actes de violence contre les femmes ne sont pas dénoncés à la police il est tout à fait certain que  très peu d’hommes vont dénoncer la violence dont ils sont l’objet de la part de leur conjointe  par crainte du ridicule, principalement lorsqu’il s’agit de violence psychologique, la force des femmes.   

En 2004 « Le Plan d’action gouvernemental 2004-2009 en matière de violence conjugale»  énonce : Engagement  no4  La tenue d’une campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale.  Le déroulement de cette campagne prévoit plusieurs phases:

Phases 1 et 2 – Remettre sur la place publique la problématique et réaffirmer le caractère inacceptable et criminel de la violence conjugale (…) Phase  6 – Positionner les hommes eu égard à la violence conjugale et responsabiliser les conjoints violents.

Commentaires

Alors que les féministes préfèrent nettement l’épicène au masculin on ne parle ici que de l’agresseur  qu’.il faut responsabiliser et de la victime à laquelle il faut venir en aide. Se pourrait-il qu’Il serait aussi désirable d’inverser les signes ?

 

En avril 2006, sur le site du Ministère de la Santé et des services sociaux on peut lire :

«Sur une période d’une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 % des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été victimes de violence physique de la part de leur partenaire (Institut de la statistique du Québec, 2002)

Commentaire

Curieusement, Denis Laroche de l’lSQ écrivait dans «Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004» : « Au Québec, chez les personnes avec un conjoint actuel, les taux de prévalence sur cinq ans chez les hommes et les femmes sont respectivement de 28 ‰ (53 100 victimes) et de 26 ‰ (47 900 victimes), soit un homme sur 36 et une femme sur 38. Chez les personnes avec un ex-conjoint, les taux sont de 57 ‰ (52 700 victimes) et de 74 ‰ (86 200 victimes) respectivement (tableau 2.2), soit approximativement un homme sur 17 et une femme sur 14 »-cette analyse était basée sur les données de l’Enquête sociale de 1999.

 

En 2008, : «La criminalité dans un contexte conjugal - Statistiques 2008,» ministère de la Sécurité publique. «Des faits troublants Au Québec, en 2008 :

--17 321 infractions ont été enregistrées par les corps policiers pour des actes criminels commis dans un contexte conjugal. De ce nombre, 14 242 étaient contre des femmes.

Commentaire

Encore une fois, il s’agit  de 17 321 dénonciations  d’infractions  non de condamnations.  

 

En 2009, sur le site du  Secrétariat à la condition  féminine ; Campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale 2009. On peut lire :

--- «La diffusion de la sixième phase de la campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale a débuté le 22 novembre 2009. Le message publicitaire met en scène le porte-parole Patrice Robitaille qui livre un message rempli de solidarité et d’amour envers les femmes de sa vie en disant non à la violence conjugale.» Il déclare  « Je m’appelle  Patrice, Laurence, Louise…Je suis  la somme de toutes les femmes – grand-mère, femmes, fille, tantes – qui ont fait de lui en grande partie ce qu’il est aujourd’hui et  que c’est par solidarité et par  amour pour elles qu’il dit non à la violence conjugale  »

-- Violence conjugale Comment la reconnaître?

 (…) La violence conjugale est une façon de contrôler l’autre et non pas le résultat d’une perte de maîtrise de soi. Dans une situation de violence conjugale, l’agresseur emploie plusieurs stratégies dans le but de dominer sa victime et de s’assurer qu’elle ne le quittera pas. Ce cycle de violence se présente en quatre phases : 1. Tension : l’agresseur a des accès de colère,(…). 2. Agression : l’agresseur commet des atteintes verbales, psychologiques, physiques, sexuelles ou économiques envers l’autre personne (…) 3. Justification : l’agresseur trouve des excuses extérieures à son comportement. (…) 4. Réconciliation : l’agresseur demande pardon, parle de thérapie ou de suicide.

Commentaire

La littérature féministe, pourtant si friande de l’écriture épicène, retrouve le genre des mots ici comme par pur enchantement. On exige de remplacer dans une Charte les droits de l’homme par droits de la personne  mais on ne va certainement pas remplacer l’agresseur par la personne qui agresse dans un texte d’Information de la population.

 

En 2010 le  Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale  et la violence faite aux femmes  (CRI VIFF) publie «Services d’aide en matière de violence conjugale- État de la situation et besoins prioritaires  «La violence conjugale touche un nombre considérable de Québécoises. En effet, selon l’Enquête sociale et de santé, 6% des Québécoises ont subi de la violence physique, 7% de la violence sexuelle et 66% des conduites verbales à caractère violent au cours de l’année de référence (Riou, RinfretRaynor, Cantin et al, 2003). Selon cette même étude, 45% des femmes victimes mentionnent que leurs enfants ont été exposés à la violence subie (…)

Commentaire

En 2010, le Centre se réfère à une étude de 2003 mais tout lecteur va naturellement appliquer les pourcentages établi alors par les chercheures à la population actuelle car tout concourt à croire qu’ils sont encore valables aujourd’hui. Or,  6% de la population féminine québécoise en 2010  (soit 3, 986 711)= 239 202 femmes victimes de violence physique, 7% = 279 069 femmes victimes de violence sexuelle  et 66%=1  971  229 femmes  victimes de conduites  verbales à caractère violent, en gros la moitié de la population féminine. Même avec la population féminine de 2001 – 3 704 635 – les pourcentages sont toujours astronomiques. On se demande comment il se fait  que toutes ces Québécoises n’aient pas encore choisi d’émigrer ailleurs.

 

En 2011, un phénomène très rare,  le journaliste au Soleil, Pierre Asselin, publie deux articles 5 qui  viennent  corriger certaines mystifications féministes  En effet, en se basant sur le rapport annuel de Statistique Canada  sur la violence conjugale6   il  rapporte :

(i) d’abord que les hommes sont victimes de violence conjugale dans des proportions similaires aux femmes : «Parmi les 19 millions de Canadiens qui ont dit avoir eu un conjoint actuel ou un ex-conjoint en 2009, 6 % ont déclaré avoir été victimes de violence physique ou sexuelle au cours des cinq années précédentes. Cette proportion était inférieure à celle enregistrée en 1999, mais elle est stable depuis 2004 (tableau 1.1). Dans l’ensemble, une proportion similaire d’hommes et de femmes ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale au cours des cinq années précédentes (tableau 1.2). Parmi les Canadiens interrogés sur leurs expériences durant les 12 mois précédents, la proportion disant avoir été victimes de violence conjugale est tombée à 2 % (tableau 1.3). Une fois de plus, le résultat était semblable chez les hommes et les femmes.   

(ii) deuxièmement, que le Québec est toujours  une des provinces où le taux de violence conjugale est  le moins élevé. «D’après les données sur la victimisation auto déclarée, la proportion de Canadiens qui ont été victimes de violence conjugale était semblable dans les différentes provinces en 2009. Les seules exceptions ont été observées à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec, où les proportions de victimes de violence conjugale étaient nettement inférieures à la moyenne nationale.»  au Québec 5.2% pour les hommes, 5,5% pour les femmes.

 

Il rapporte encore que, d’après Jean-Pierre Gagnon, qui a conduit une recherche sur le  sujet depuis 1993, que :

(i) le taux de prévalence  de la violence conjugale a diminué au Québec «Tout d'abord, en 1993, 12 % des femmes ayant un conjoint ou un ex-conjoint disaient avoir été victimes de  violence, quelle que soit la gravite, pendant les cinq années précédentes. En 2009, ce taux était évalue a 6,4 %.  Maintenant, si on évalue ces proportions sur I'ensemble des femmes qui ont un conjoint ou un ex-conjoint, on voit  que Ie taux de prévalence sur cinq ans de la violence la plus grave touchait 6 % d'entre elles en 1993, contre 2,1 % en 2009, soit une baisse de 64 %.  Le taux de prévalence - sur cinq ans - de la violence conjugale la plus grave se situerait  à moins de 2 % au  Québec, ce qui correspond - sur une base annuelle - à une prévalence d'environ 0,5 % par année au Québec    

(ii)  la gravité de cette violence a également diminué  «Et en ce qui concerne les formes les plus graves de violence, on évaluait en 1993 qu'elles touchaient 50 % de toutes les victimes, alors qu'en 2009 la proportion était de 34 % des victimes.»

 

Conclusion

De toute évidence, la situation qui est dépeinte dans les divers documents mentionnés ci-dessus  est tellement loin de celle qui est décrite dans les analyses sérieuses. Non seulement le mouvement féministe et le gouvernement du Québec ont-ils exagéré au-delà de tout sens commun l’ampleur de la violence conjugale au Québec mais en désignant les femmes comme seules victimes ils ont déformé gravement la réalité et  crée un préjudice certain aux hommes. Nous allons développer ce volet en deuxième partie.

Cela nous amène à une seule conclusion à savoir  qu’Il y a des personnes qui trouvent leur intérêt dans cette tromperie. Ces personnes, une fois démasquées, devaient payer le prix de leurs mensonges. Or, c’est tout le contraire qui se produit.  Ce sont les dénonciateurs qui sont cloués au pilori. La société québécoise était déjà «différente» à plusieurs points de vue  mais elle s’est encore démarquée dans ce dossier. Cela a pu se produire parce que d’autres personnes, en autorité, celles-là, n’ont pas jugé dans leur intérêt de stopper cette  manipulation de l’information.

Suivons la chaîne explicative Plus un problème social apparaît grave plus le groupe qui s’en dit victime est en mesure de mobiliser l’opinion publique, les partis politiques et d’obtenir des mesures correctrices gouvernementales en retour d’un appui électoral éventuel pour la formation qui les aura adoptées. Le mouvement  féministe a fait de la dénonciation de  la violence conjugale une de ses principales justifications en exagérant démesurément son ampleur. Il a  ainsi réussi à mobiliser de nombreuses femmes, à obtenir des interventions gouvernementales qui ont  procuré des emplois à des femmes lesquelles, forcément, appuyent le mouvement féministe lequel dénonce la violence conjugale et exige des interventions gouvernementales qui…. Une mécanique très classe.

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(1) http://www.philo5.com/Mes%20lectures/CoteRoch_ManifesteD'UnSalaud_1990.htm   

(2) http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ViolenceH_F2004.pdf

(3) http://www.hommedaujourdhui.ca/

(4) http://bisbille101.blogspot.com/2010/03/300-000-femmes-battues-y-avez-vous-cru.html