SDSP-5 Mais avec les madames au Conseil du Trésor, --- Gagnon-Tremblay-  Jérôme-Forget, - Courchesne- - aucune coupure dans les programmes  féministes-SDSP-5-

   
 

Homme d'aujourd'hui

accueil

 

 

 

Avant-propos

 Jean «Cravate rose» Charest1 a déjà constitué un conseil des ministres paritaire, Hommes-Femmes, 2 sans avoir jamais obtenu l’aval de la population à ce changement constitutionnel. Il avait  décrété que la parité hommes-femmes devait avoir préséance sur la représentation des divers attributs qui, traditionnellement, présidaient au choix des ministres comme la langue, l’ethnie, la religion, l’âge, la provenance territoriale. En fait, cette parité devait même supplanter des considérations aussi fondamentales que la compétence, l’expérience, en somme le talent  Bien plus, en vertu de ce nouveau principe « appelé la proportionnelle inversée»  (le nombre de femmes ministres pouvait être inversement proportionnel au nombre de femmes députés)  Charest a même réussi, à un moment donné, à composer un Conseil des ministres majoritairement féminin.

Il déclarait  récemment qu’il avait très apprécié cette situation mais que, malheureusement, certaines n’avaient pas le talent requis. On ne fait pas mieux comme aveu de l’insignifiance de la première décision   

On comprend qu’aucune éditorialiste n’a relevé cette phrase assassine et, bien entendu, aucun éditorialiste non plus. «Ils sont rendus ailleurs » disent-ils pour bien  faire comprendre qu’eux ils ont  évolué alors que, dans le fond, ils ont tellement la trouille de perdre leur emploi comme, dans le passé, Roch Côté, Jean-François Plante etc. C’est que voyez-vous, cette société est tolérante à l’égard d’après tous les débordements sauf quand on prétend  critiquer les privilèges accordés aux femmes par un gouvernement  qui ne voit aucune limite au racolage qu’il peut faire auprès de «cette moitié» de l’électorat.

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Jean  Charest, se croyant, sans doute,  investi d’une mission de précurseur, a, depuis sa première  élection, nommé trois femmes au Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, Monique Jérôme-Forget, et Michelle  Courchesne. Cette constance ne peut s’expliquer que par la crainte qu’il entretient qu’un homme pourrait mettre la hache dans une foule de dépenses inutiles,  principalement  celles qui résultent des nombreux programmes destinés à satisfaire le mouvement féministe lequel l’assure de l’appui électoral des femmes en retour d’ascenseur.  Au Québec, l’alliance du mouvement syndical et du mouvement féministe est, apparemment, tellement forte qu’un gouvernement pourtant élu pour réduire la taille de l’État n’a réussi qu’à le grever de dettes  à un sommet jamais atteint auparavant.  Il n’est donc pas injuste de considérer  que ces femmes sont lourdement responsables de la situation puisque c’est ce comité de ministres qu’elles ont présidé qui est chargé de contrôler et  réduire les dépenses.  

Effectivement, aucune de ces femmes n’a atteint les objectifs qu’elles  étaient censées atteindre soit  l’équilibre budgétaire et la réduction de la dette publique par la réduction des dépenses  et  de l’envergure de l’administration. Au contraire, elles ont empiré la situation. Il y a deux explications à ce résultat décevant: (a) elles n’avaient pas les qualités requises; (b) elles se sont senties obligées de consacrer le meilleur de leurs énergies à la promotion des intérêts des femmes puisque le Premier ministre les avait nommées à cause de  leur sexe. Nous sommes d’avis que les deux explications sont valables  mais la seconde  est assurément la plus grave. Elles ne peuvent pas s’opposer à ce raisonnement puisqu’elles réclament elles-mêmes d’occuper des postes sur  la base de leur «genre» et parce que le mouvement féministe s’oppose farouchement depuis plus d’une décennie à toute réduction des dépenses de l’État en prétextant que seules les femmes en feraient les frais.

Il s’agit d’affirmations, assurément très  lourdes, qui demandent  d’être étayées. Dans un premier temps il convient d’examiner la formation et  l’expérience de ces femmes qui ont été appelées à occuper un poste des  plus stratégiques dans l’appareil gouvernemental. En deuxième lieu, il faut passer en revue les postes qu’elles ont occupés préalablement à celui de Présidente du CT et, finalement, compléter l’inventaire de leurs réalisations. C’est alors que l’on se rend compte que toutes ces femmes ont un  point en commun, elles ont surtout servi les intérêts des femmes  tels que présentés par le mouvement féministe.

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Formation et expérience

 

Monique Gagnon-Tremblay. Elle est Licenciée en droit, notariat (19?), Université de Sherbrooke.  Par la suite, les emplois qu’elle a occupés ne lui ont pas permis d’acquérir  quelque expérience que ce soit  en gestion financière ni en gestion de l’organisation. Par contre, elle est membre de la grande famille Libérale depuis 1981 et  elle est considérée comme une amie loyale de longue date du PM, un atout qui manifestement a servi à combler ses nombreuses lacunes.

Monique Jérôme-Forget. Elle a obtenu un doctorat en psychologie de l’Université Mc Gill (1976). Il est vrai que son mari a, lui, un diplôme en économique mais jusqu’à ce que la Cour suprême décide qu’une conjointe a droit à la moitié de la formation de son mari, elle ne devrait pas pouvoir l’inscrire à son actif.  Il ressort également de la recension de ses emplois antérieurs à sa nomination qu’elle n’avait eu aucune expérience en gestion financière ni en gestion de l’organisation.

Michelle Courchesne. Elle a décroché  un Baccalauréat en sociologie (1975) et une maîtrise en  urbanisme de l’Université de Montréal (1977).  Elle a occupé ensuite une grande variété d’emplois  surtout en urbanisme conseil et en  «marketing» mais aucun n’a pu lui procurer de l’expérience en gestion financière et en gestion de l’organisation, si ce n’est qu’elle a été membre du CT durant un an, de 2006 à 2007. Par contre, elle est responsable de la région de Laval de 2003 à 2007, sur laquelle trône, depuis plus de 20 ans, le très réputé et influent maire Vaillancourt. 

 

Conclusion

Manifestement, aucune de ces femmes n’avait ni la formation ni l’expérience requises pour occuper le poste de Président du Conseil du trésor.  Un homme qui aurait présenté un  cv  similaire aurait été rapidement déclaré inapte. À première vue, c’est par pur électoralisme que Jean «Cravate Rose» Charest  a nommé ces femmes à ce poste. Cette opinion est  confirmée par le fait  qu’il constituera,  après l’élection de 2008,  un Conseil des  ministres mixte, sans avoir obtenu l’aval de la population à cette initiative et en dépit du nombre relativement faible  de femmes élus (30% de la députation).  En agissant ainsi, il a  dévalorisé le poste et  le gouvernement dans son ensemble car il a lancé le message qu’il n’est pas nécessaire d’être compétent  pour être ministre, il suffit d’être une femme. 

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Postes ministériels

 

Monique Gagnon-Tremblay.

Elle a été nommée ministre déléguée à la Condition féminine (1985-1989),  puis, subitement, dans une nouvelle vie,  elle est passée de vice présidente du Conseil du Trésor (de 1989 à  septembre 1994)  à ministre des Finances (oct.1994 à janvier 1994),  puis à présidente du CT (janvier à sept. 1994). Elle prendra, plus tard,  la relève de Jérôme-Forget Président à la tête du Conseil du trésor de décembre 2010 à août 2010.

Monique Jérôme-Forget

Elle a été nommée  présidente du CT dès l’élection de 2003  et l’est demeurée jusqu'à  2008. Elle a assumé, en plus, la responsabilité du ministère des Services gouvernementaux de 2007 à 2008  et elle est devenue ministre des Finances de 2007 à 2009. Elle a ainsi cumulé  Trésor et Finances comme si elle avait eu la stature de Jacques Parizeau, le premier  qui avait eu  cette  malheureuse idée. 

Michelle Courchesne.

Nommée ministre des Relations avec les citoyens de 2003 à 2005, ministre responsable de la Condition féminine en 2004, membre du CT en 2006-07, ministre de l’Éducation 2007, de la Famille 2008 puis à nouveau ministre de l’Éducation à l’élection de 2008 jusqu’à 2010 alors qu’elle est nommée présidente du Conseil du trésor et  responsable de l’Administration gouvernementale, Ministre des Services gouvernementaux, Ministre responsable de la région de Laval, de la région des Laurentides et de la région de Lanaudière

     

Conclusion

Gagnon-Tremblay. On comprend assez mal comment on peut passer de la Condition féminine au Trésor et aux Finances, à moins que la première soit une source de science infuse.

Jérôme-Forget. Il a fallu que Charest soit convaincu que son mari lui viendrait  en aide.

Courchesne, une ministre qui passe de l’un des deux ministères les plus dépensiers à un poste qui exige une philosophie tout à fait opposée devrait subir une opération transgenre. Une ministre qui est responsable du contrôle des dépenses publiques tout étant aussi chargée des relations partisanes dans trois régions –dont la très sulfureuse région de Laval- va certainement devoir apprendre à trier de nombreuses enveloppes brunes et… à solutionner la quadrature du cercle.

 

De manière plus prosaïque nous avons le sentiment que Charest  a arrêté ces choix, primo, comme on l’a dit, parce qu’il était persuadé qu’il se gagnait ainsi l’appui électoral des femmes,- deux sur trois ont été responsable de la Condition  féminine-  mais aussi, deuxio, parce qu’il craignait la compétition et l’ombrage qu’un homme crédible aurait pu lui offrir en occupant ce poste  important, et, tertio, parce qu’il était confiant que ces femmes, conscientes de leur inaptitude à exercer  ce rôle, s’empresseraient de le consulter sur toute décision peu importe son insignifiance de sorte qu’il régnerait en roi et maître .On  reconnaît la qualité d’un chef par celle des personnes qui l’entourent.     

 

Réalisations

 

Monique Gagnon-Tremblay.

À vrai dire, on retient très peu de la première période où elle a dirigé le CT, elle n’y est demeurée qu’un an. Pour respecter l’ordre chronologique nous  reviendrons à sa deuxième présidence qui a suivi celle de Monique Jérôme Forget  

 

Monique Jérôme-Forget

En revanche, cette ministre a une  ardoise bien remplie. Nous avons retenu ses trois principales «contributions» 

1- L’implantation de l’équité salariale dans les secteurs public et parapublic

Dans notre ouvrage « La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes », le chapitre 7  est intitulé «Le règlement des conventions collectives et de  l’équité salariale 2004 - 2006. le triomphe de la bêtise ou de la foi féministe  C’est  dans ce cadre  de ce Règlement que Mme Jérôme-Forget  a fait les déclarations suivantes:

En mars 2005 « Il y a un dossier qui me tient à cœur et je vais respecter l’engagement que nous avons pris à cet égard. Les femmes du secteur public profiteront de l’équité salariale même si cela devait obliger  un gel salarial des 600 00 employés de l’État (Le Journal de Québec, 11 mars 2005, p. 16) C’est la même Jérôme-Forget qui, quelques jours auparavant, avait exigé des ministères des compressions budgétaires de $500 millions. C’est le même gouvernement qui, quelque mois auparavant, avait transformé $700 millions de bourses d’études en prêts

En septembre 2005, « çà fait des années que je me bats pour qu’on donne l’équité salariale aux femmes, c’est une bataille qui dure depuis des décennies et, par  conséquent, je ne vais pas aujourd’hui reculer face à cette responsabilité ».

À notre connaissance, jamais auparavant, un président du Conseil du trésor avait-t-il déclaré son appui complet à une revendication syndicale, d’un groupe de pression, et avait-t-il avoué avoir déployé des efforts pour que le gouvernement  accède à la demande. Sans compter qu’il n’y a aucune trace des combats que Mme Jérôme-Forget est censée avoir menés pour l’équité salariale dans ses emplois antérieurs. Au moins, dans ces cas, elle ne risque pas d’être mal citée 3. /((3) Le Soleil, le 30 septembre  2005, p. A-10)/

En octobre 2005,  elle a  reconnaît, enfin, que sa stratégie de réserver une enveloppe de 450 millions$ pour l’équité salariale  fait en sorte que ce sont les hommes qui vont faire les frais du règlement. Bien plus elle  justifie ce geste comme «une correction des erreurs du passé». 13  /(13) Le Soleil, 8 octobre 2005 p. A-4 / «Équité salariale Les hommes feront les frais d’un règlement, dit

Jérôme-Forget ».

Enfin, elle n’éprouve aucune gêne à s’arroger, avec quelques consœurs, dont la présidente de la Confédération  des syndicats nationaux avec laquelle elle venait de « négocier», tout le mérite de cette opération qui  allait coûter 17 milliards de dollars  au Trésor public sans aucune justification scientifique et priver les employés masculins de toute augmentation de salaire jusqu’en 20112.     L’actualité. janvier 2007.

Et Gilbert Lavoie, du journal Le Soleil,  de se pâmer devant celle qu’il a affublée  du titre de Dame de fer, une véritable insulte pour celle, Margaret Thatcher, qui elle l’avait mérité 

 

2-  Un laxisme budgétaire sans précédent.  Durant son mandat, il n’y a eu aucune réduction ni des programmes, ni de l’effectif, ni des structures dans les secteurs public  et parapublic durant sa présidence, au contraire il y a eu accroissement à tous ces chapitres. Elle n’a obtenu aucune compensation du fédéral pour l’harmonisation de la taxe de vente contrairement aux autres provinces. Il fallait être d’un cynisme éhonté pour lui dire à son départ  « Tu as ramené de la rigueur à la gestion des affaires de l'État », comme l’a affirmé le premier ministre en rappelant l'importance des trois budgets que Mme Jérôme-Forget a préparés au cours des dernières années.» (SRC 8 avril 2009 à 21 h 14.)

3-  Sa démission Elle est survenue, en 2009, juste après l’élection, après avoir trompé l’électorat sur l’état désastreux des finances publiques, notamment, un déficit et un endettement accru et un trou de 40 milliards $ à la Caisse de dépôt.

Il est quand même fascinant de constater que cette personne ait pu rapidement  se trouver un emploi à titre de conseillère spéciale au bureau de Montréal des  avocats Osler, Hoskin &Harcourt, comme si ce bureau avait compris qu’il est toujours utile d’avoir un membre de  la grande famille libérale parmi ses employés.

 

Monique Gagnon-Tremblay.

Elle a pris la relève de Jérôme-Forget  de 2008 à 2010 avec les mêmes responsabilités élargies.  On peut penser que son mandat aurait été prolongé si elle avait démontré les aptitudes requises par son chef. En fait, la confusion qu’elle a engendrée en tentant d’expliquer le Budget Bachand  nous porte à croire qu’elle avait un grave défaut, soit une incapacité de tromper correctement l’opinion publique sur «l’effort» réel du gouvernement dans l’assainissement des finances publiques. Elle s’est ainsi mérité une mutation lors d’un remaniement précipité en 2009. Il est aussi possible que le PM ait choisi de ne pas sacrifier une grande amie dans l’accomplissement d’une tâche qui, normalement, devrait rendre son responsable très impopulaire dans une société qui, depuis près de 10 ans, ne cesse de reporter à plus tard la paiement  de services qu’elle consomme maintenant. Il est clair que cette ancienne ministre de la Condition féminine pouvait difficilement couper dans des dépenses que supporte le lobby féministe.

Michelle Courchesne.

Nous devons nous attarder plus longuement à cette présidente car c’est elle qui devrait normalement effectuer le redressement radical des finances publiques que  n’ont pas réussi celles qui l’ont précédée. Nous ne connaissons pas les hauts faits de Mme Courchesne alors qu’elle était aux Relations avec les citoyens, puis à la Famille. Si son passage dans ces ministères avait fait une différence çà se saurait. Par contre, elle a laissé ders traces à la Condition féminine et à l’Éducation.

1-Ses réalisations  à titre de ministre responsable de la Condition féminine

Curieusement Mme Courchesne a refusé d’inscrire dans sa biographie qui apparaît sur  le site de l’Assemblée nationale, le fait qu’elle ait été ministre responsable de la Condition féminine de 2003 à 2005 1, comme si elle ne voulait pas éveiller les soupçons dans ses nouvelles tâches. Pourtant on peut lire dans l’Avis «Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes» du Conseil du statut de la femme, ce qui suit :« Avec l'arrivée à terme de la politique en condition féminine «Un avenir à partager», dont le troisième plan d'action prenait fin en 2003, et qui a été prolongé pour une autre année, la ministre chargée de l'application de la Loi sur le Conseil du statut de la femme (CSF) et responsable du Secrétariat à la condition féminine, Mme Michelle Courchesne, confiait au Conseil un mandat à deux volets.  Le premier consiste à définir un concept d'égalité, le plus large possible, applicable dans le contexte québécois. Le second est de proposer, en s'inspirant de ce concept, les orientations et les axes d'intervention d'une politique gouvernementale, qui incorporerait des alliances plus soutenues avec l'ensemble des acteurs de la société québécoise. La ministre indiquait alors son intention de soumettre le tout à une consultation publique » L Avis proposait les 5 axes d’intervention suivants :

axe d'intervention 1 : doter l'appareil d'état des ressources nécessaires à la réalisation de l'égalité.

axe d'intervention 2 : partager la responsabilité en matière d'égalité avec les parlementaires et les acteurs sociaux

axe d'intervention 3 : se doter de l'instrumentation adéquate pour mettre en œuvre la politique d'égalité, dont les statistiques ventilées selon le sexe et l'approche intégrée de l'égalité (aie).

axe d'intervention 4: développer et partager les connaissances sur les plans régional, national et international.

axe d'intervention 5: assurer le suivi, l'évaluation et la reddition de comptes à l'égard de la politique de l'égalité aux paliers central et régional de l'appareil d'état  2.

 

2- Ses réalisations  au ministère de l’Éducation, du Loisir et du  Sport

a)   Sa condamnation de la violence dans la Ligue Junior majeur du Québec 

À peine nommée elle a, non seulement  condamné la violence au hockey, mais a exigé de la Ligue de  hockey junior majeur  du Québec qu’elle lui remettre en rapport en juin 2008  sur la question. Puis elle décidé de partir en croisade en écrivant  à ses homologues et aux dirigeants du hockey amateur dans les autres provinces. Elle a dû penser qu’il s’agissait d’un CPE ou d’une école primaire où règne la loi dite de la «tolérance «zéro» qu’elle a défendue. Ce n’est pas par hasard si, depuis,  les clubs de la Ligue nationale recrutent moins de joueurs de la  ligue québécoise.

b) Un plan d’action en matière de décrochage scolaire mais qui ignore presque complètement les garçons.

Après en avoir reporté l’échéance, elle a accouché   d'un Plan d'action en matière de décrochage scolaire  «L’école j’y tiens».  (septembre 2009).  Malheureusement, ce plan ne cible que de manière très marginale ceux qui sont les principaux concernés, les garçons, dont le taux de  décrochage est alarmant.  Apparemment, pour cette ministre, la discrimination positive ne peut s’appliquer  qu’aux filles; en effet, le MEQ persiste à  attribuer des bourses d’études  réservées exclusivement aux filles. Comme elle n’a pas, pendant «son règne», réussi à saisir la problématique de ce décrochage celle qui l’a remplacé a lancé, en décembre 2010, «une campagne de sensibilisation» tout à fait loufoque qui ne fait que confirmer que l’emprise féministe  perdure sur ce ministère. (voir sur ce site  Christiane Pelchat, femme d’influence, Jean-Guy Dagenais, rose bonbon  Line Beauchamp, femme d’influence)

c) Un manuel qui glorifie le féminisme et banalise le christianisme 

Elle a autorisé  la circulation du « cahier-manuel » d'éthique et de culture religieuse publié par les Éditions de la Pensée, en 2008, et destiné à la 2e année du 2e cycle du secondaire (secondaire iv). Dans un chapitre de vingt-huit pages (28) consacré au « féminisme: un autre regard sur la justice », trois pages sont consacrées à Mme François David, chef du parti bicéphale Québec Solidaire. À titre de comparaison, le même cahier ne consacre que douze pages (12) au christianisme dans un chapitre intitulé « Colloque des savoirs en histoire et en religion ». Le même chapitre consacre 8 pages au judaïsme, 7 à l'islam, 8 à l'hindouisme, 7 au bouddhisme et 5 à l'athéisme. On imagine mal que cette personne, manifestement gagnée à l’idéologie féministe, puisse  réduire les dépenses des programmes qui supportent cette pensée.

De toute évidence  Courchesne  souffrira du même handicap que Gagnon-Tremblay quand viendra le temps de couper dans les dépenses inutiles donc celles qui ont trait aux programmes féministes.

 

2-  Ses défis au Trésor

Comme elle n’a été nommée qu’en août 2010, Présidente du Conseil du trésor et Ministre responsable de l’Administration gouvernementale et Ministre des Services gouvernementaux, la  liste de ses réalisations est à venir.

Établissons, au départ, que  Mme Courchesne ne pourra pas invoquer une insuffisance de pouvoirs. À vrai dire, nous croyons qu’au contraire elle exerce trop de mandats. Le champ de compétence du CT, comme tel,  est devenu  trop vaste et conflictuel. Ce fût  une erreur de gouvernements antérieurs de conférer à ce comité du Conseil des ministres la gestion courante de la  Fonction publique (après l’abolition, il y a déjà un bon moment,  du ministère de la FP et de l’Office des ressources humaines)  et une erreur de  ce gouvernement  d’absorber   le ministère  des Services gouvernementaux (le projet de loi 130 va l’abolir). On ne peut pas être un bon «contrôleur», «régulateur», et «surveillant» de ses propres activités.   

Cela dit, il est clair que sa principale responsabilité sera d’opérer les réductions requises, à la fois des dépenses de programmes et des structures administratives, dans le but d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2013-2014 selon l’énoncé du ministre des Finances.   

2.1  La réduction des dépenses de programmes 

(i)--- À cet égard, Courchesne a connu un assez mauvais départ en tenant d’expliquer le plan de redressement des finances publiques préparé, il est vrai, principalement par le ministre des Finances. Il est assez enfantin de considérer que le gouvernement  sera encore responsable de  62 % de l’effort  requis pour atteindre l’élimination du déficit de 12, 3 milliards$ en 2013-2014 alors qu’il réduit ce dernier à 11.2 milliard$,  tout simplement en «prévoyant» une embellie de la situation économique au niveau de 1.1 milliard $ - une prévision qui va à l’encontre de celle du Conference Board en novembre 2010. L’analyste Robert Gagné, dans le Journal de Québec, met en lumière cette astuce qui, encore une fois, finit de retirer toute crédibilité à ce gouvernement  qui est déjà empêtré depuis des mois dans des histoires de corruption. 

(ii)-- Elle n’a pas encore assez de courage pour riposter aux diverses manifestations des instances féministes qui s’opposent à la fois aux réductions de services et aux hausses des tarifs.

Deux Exemples:

-- Consultations prébudgétaires: Le gouvernement sert une vieille recette rétrograde et sexiste MONTRÉAL, le 17 déc. /CNW Telbec/ - Dans le cadre des consultations pré budgétaires 2010-2011 du ministère des Finances, la Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT) et L'R des centres de femmes (L'R) déposent aujourd'hui un mémoire dans lequel les trois organismes dénoncent le fait que le comité des sages et le ministre des Finances ont déjà exclu des solutions progressives à la faveur de vieilles recettes inégalitaires. En effet, devant la crise des finances publiques, on prévoit des solutions telles la réduction des dépenses et la hausse des tarifs et des taxes à la consommation en lieu et place d'une fiscalité progressive. Ce faisant, le ministre fait abstraction des engagements gouvernementaux en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, car les mesures proposées vont consolider et accroître les inégalités existantes. Le mémoire de la FFQ, du CIAFT et de L'R propose donc 15 recommandations alternatives au ministre des Finances pour que le prochain budget s'élabore dans une perspective d'égalité et de solidarité sociale

--- Publié le 18 novembre 2010 à 05h00 | Point de vue. Les centres de femmes réclament le retrait de la cotisation santé : «L'R des centres de femmes rejoint chaque année 300 000 femmes par ses 102 centres membres du regroupement. Ces femmes de toutes les régions du Québec sont à la source des orientations que nous portons contre l'appauvrissement et la violence faite aux femmes et pour l'égalité des femmes et des hommes»

 

2.2. La réduction des structures administratives

Courchesne est responsable du Projet de loi 130 qui prétend supprimer un nombre «impressionnant» d’instances administratives. Mais pour bien comprendre la portée de l’opération faut distinguer les abolitions pures et simples, les fusions de deux  instances ou plus en une troisième, les intégrations d’activités dans une  autre instance, les remplacements d’une instance par une autre mais aussi  les créations de nouvelles instances

 

a)- les  abolitions pures et simples =  -8

--  le Fonds de l’industrie des courses de chevaux

-- la Société québécoise  d’assainissement des eaux

--  le Conseil des Aînés,

--  le Conseil de la famille et de l’enfance,

-- le Conseil des relations interculturelles

-- le Conseil permanent de la Jeunesse

-- le Conseil consultatif du travail et de la main d’œuvre

-- le Conseil  de la science et de la technologie

-- C-- On peut  applaudir la suppression d’organismes conseils fondés sur la notion de  public. On peut penser que tous les ministères doivent veiller à prendre en compte les diverses composantes de  la société, dans leurs secteurs respectifs. Mais, comment se fait-il alors, que, dans ce contexte,  le Conseil de la du statut de la femme et le Secrétariat à la Condition féminine soient gardés intacts. Quelle sorte de premier ministre peut accepter que seul le groupe des femmes ait des conseillères officielles ? Que penser de ces féministes qui déchirent leurs soutiens-gorges à la plus insignifiante inégalité dont elles se prétendent victimes mais qui profitent  sans vergogne de privilèges ? Enfin, il est passablement idiot de supprimer des organismes conseils sectoriels  comme ceux du travail et de la science et technologie.

b)- -les fusions  – 10 + 4 =  - 6

-- le Fonds forestier, le Fonds d’aménagement durable du territoire forestier et le Fonds du patrimoine minier  regroupés dans le Fonds des ressources naturelles,- 3+1= -2

-- le Fonds de la recherche en santé du Québec, le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies et le  Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture regroupés dans le Fonds Recherche Québec ;- 3+-1= - 2

-- le Fonds d’information foncière et  le  Fonds d’information géographique regroupés dans le  Fonds de l’information sur le territoire, -2-+1= -1

 -- le Fonds relatif à la tempête de verglas et le Fonds d’assistance financière pour certaines régions sinistrées regroupés dans le Fonds relatif à certains sinistres; -2 +1 = -1

--C--  Il est difficile d’imaginer les économies que l’on va réaliser  en fusionnant les organismes chargés d’attribuer des fonds à la recherche en santé, en technologie et en culture. Personne ne peut prétendre être expert dans des domaines aussi vastes et aucun ministre ne pourra chapeauter le Fonds de recherche Québec de manière adéquate.

c)- les intégrations d’activités : - 8

-- du Fonds du service aérien gouvernemental  au Centre de services partagés du Québec;

-- de l’Agence de l’efficacité énergétique au ministère des Ressources naturelles et de la Faune;

-- du Fonds d’assurance-prêts agricoles et forestiers à La Financière agricole du Québec;

-- du Conseil des services essentiels à la Commission des  relations du travail;

--  de la Commission de l’équité salariale à la  Commission des normes du travail,

-- de la Corporation d’hébergement   du Québec à la Société immobilière du Québec, sauf son

    volet  financier qui sera transféré au ministère des Finances;

--  d’Immobilière SHQ à la Société d’habitation du Québec;

-- de la Société québécoise de récupération et de recyclage au ministère du  Développement

   durable, de l’Environnement et des Parcs.   

--C--  L’intégration de la Commission de l’équité salariale à la Commission des relations de travail est aussi idiote que le projet initial qui l’envoyait à la Commission des droits de la personne. Cette Commission, n’a pas de raison d’être parce que la Loi qui l’établit n’a pas de raison d’être. L’aveuglement du gouvernement Charest  ne connaît pas de limite quand il s’agit satisfaire  les revendications du mouvement féministe même lorsqu’elle ne son pas fondées.

d) les remplacements  = -1 +1 = 0

Le Parc industriel et portuaire de Bécancour, personne morale de droit privé qui succède à la Société  du parc industriel et portuaire de Bécancour.

--C—Étant donné que la nouvelle entreprise est privée on pourrait considérer qu’il s’agit d’une abolition. L’ennui  c’est qu’il s’agit d’une astuce comme le révèle la lecture de l’annexe III du PL.130.  Le conseil d’administration est composé en  majorité de personnes choisies par les élus locaux et le ministre, le ministre peut exiger tout renseignement administratif ou financier,  le ministre est responsable  en cas de faillite. Bref, du maquillage.  

e) les créations = +1

-- la   Commission sur l’éthique en science et en technologie, ayant pour   fonction de conseiller le ministre du Développement économique, de  l’Innovation et de l’Exportation sur toute question relative aux enjeux   éthiques liés à la science et à la technologie  

Grand total  Au bout des 26 «changements» il y a  eu une réduction de 24 organismes, un changement nul mais aussi une création pour une réduction réelle de 23. Toutefois, dans les faits, ni les fusions ni les intégrations n’ont apporté une cessation d’activités. Bien plus tous les effectifs des organismes intégrés ou fusionnés ont été transférés aux structures d’accueil de sorte que les seul vraies réductions ont été celles des 8 abolitions.  Donc un gros «show de boucane»

 

CONCLUSION  

Nous croyons que les femmes nommées à la présidence du Conseil au Trésor sont incapables de mettre fin aux dépenses inutiles en particulier celles qui sont reliées à divers mesures adoptées à la suite de pressions du lobby féministe, surtout lorsqu’elles ont déjà été responsables de la Condition féminine. Jean Charest savait tout cela lorsqu’il les a nommées, conséquemment  il est le principal responsable de cette situation. On doit savoir que, par exemple, les Centres de femmes, les CALACS et les Maisons d’hébergement totalisent une dépense  de  plus de 100 M$ annuellement. L’attitude très sympathique  du Trésor, il y a quelque temps face aux demandes  injustifiées des puéricultrices et le rejet  brutal des demandes procureurs de la justice présente un contraste qui ne s’expliquer, encore une fois, que par des considérations  électorales. Les procureurs ne sont tout simplement pas assez nombreux comparativement aux gardiennes.     

 

Nous défions  Michelle Courchesne, présidente du Conseil du trésor de::

-1-  mettre fin au versement :

a)--- des «redressements», totalement injustifiés, en équité salariale à raison de 300 M$ /année  dans les secteurs public et parapublic et d’abolir cette Loi qui discrimine contre les hommes contre les hommes tout en étant  néfaste pour l’économie;

b) -- des sommes  destinées à entretenir les 147 Centres de femmes soit  près de 22 169 113 M$ /année  puisque leur utilité n’a jamais été démontrée ;

c) --- des sommes consacrées à l’entretien des 47 Centres d’aide  aux victimes d’agressions à caractère sexuel  (CALACS)  plus de 20 673 696 M$/année puisqu’ils pourraient être intégrés à moindre coût aux CLSC;

d) -- des sommes destinées aux analyses différenciées selon le sexe. Malheureusement, ce montant n’est indiqué nulle part mais il se chiffre assurément par quelques millions de dollars. À vrai dire, c’est le dédoublement des services que ces analyses occasionnent  qui est le plus onéreux.  

e) -- des sommes destinées aux 10 Maisons de naissance -10 M$/année, car ces maisons sont d'autant plus inutiles  que les femmes exigent maintenant de pouvoir accoucher à la maison.  Si elles tiennent tant à ces maisons elles devraient payer pour les services rendus comme on le fait dans le cas de diverses cliniques privées. 

 

--2-- réduire les sommes destinées à entretenir

-- les 101 Maisons d’hébergement pour femmes violentées, (violentes) ou en difficulté au niveau des sommes versées 58 469 812 M$/ année  et la quarantaine d’organismes pour hommes violents ( 6 millions) en les fusionnant dans de nouvelles entités à raison d’une par région.

 -- le programme d’assurance des congés parentaux de manière à ce qu’il soit au même niveau que dans le reste du  Canada (donc beaucoup moins que les 2 milliards  actuels)   

 

3-  désétatiser les garderies

-- verser aux parents les sommes actuellement consacrées à l’entretien des garderies de sorte que ces derniers verront à choisir de manière responsable  les services qui leur conviennent  et le reste collectivité  n’aura pas à entretenir  l’immense bureaucratie qui est venue se greffer sur un service dont la plus grande doit être la flexibilité.

 

4- d’abolir le poste de ministre responsable de la Condition féminine car, dans le Québec moderne, il n’a pas plus de justification qu’un ministre de la Condition masculine. Par ailleurs, étant donné que ce gouvernement a décidé d’abolir les Conseils de la Famille, des  Aînés et des Communautés culturelles, il n’a aucune justification de conserver le Conseil du statut de la femme  et le Secrétariat à la Condition féminine à moins....d’instituer un Conseil du statut de l’homme et un secrétariat à la condition masculine avec les mêmes ressources, ce qui serait le comble du ridicule.

Les sommes en jeu ne sont peut-être pas énormes, relativement parlant, mais leur élimination constituerait assurément la preuve du sérieux du gouvernement.

Post-scriptum - 7 mai 2011-  La ministre Courchesne annonce que la Société de recyclage ne sera pas intégrée au MDDEP après les protestations du PQ  ni la Commission de l'Équité salariale à la CRT après les protestions du Conseil du statut de la femme - manifestement ce Conseil est aussi fort que le parti de l'opposition officielle.  On pourrait peut-être économiser en supprimant l’un d’eux. Nous savons lequel Charest conserverait.   

 Addendum- 18 septembre 2011  Le  ministre Bolduc s'en engagé à réduire le budget du MSSS de 350 M$ en 2011-12  

 

5- réduire la générosité des prestations et la durée des congés, s'il y a encore déficit  hausser les cotisations au régime d'assurance parentale et  imposer ces cotisations aux parents seulement et non aux entreprises.    

 

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(1) Liste des ministres responsables de la Condition féminine

Mme Lise Payette

1979-1981

Mme Pauline Marois

1981-1983

Mme Denise Leblanc-Bantey

1983-1984

M. René Lévesque

1984-1985

Mme Francine Lalonde

1985

Mme Pauline Marois

1985

Mme Monique Gagnon-Tremblay

1985-1989

Mme Violette Trépanier

1989-1994

Mme Jeanne Blackburn

1994-1996

Mme Louise Harel

1996-1998

Mme Linda Goupil*

1998- 2003

Mme Michelle Courchesne

2003-2005

Mme Carole Théberge

2005-2007

Mme Christine Saint-Pierre

2007-

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(1) Sur ce site  voir  dans la chronique --Les femmes d'influence et les roses bonbon  le Numéro 27 

(2) « Jean Charest déloge Gilbert Lavoie comme rose bonbon du mois -- le précédent de la «proportionnelle inversée» (mars 2007) et le Numéro 39 «La cravate rose» (décembre 2007) t