Fd'71 Alain Pilon (rose bonbon) et  Mélanie Marquis (féministe), même combat  

 

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Alain Pilon 1, «Les Boys, le cinéma et la culture de masse »

(Le Devoir, 11 déc. 2013 p. A-9)  

Ce film reflète bien  le boys' club du cinéma d'ici avec sa surreprésentation masculine, à l'instar de ce qui se produit dans les milieux de l'humour et du sport professionnel. Mais qu'en est-il en réalité des «Boys» en continu? Ses assises: la culture masculine avec notre sport national, le hockey; et des histoires de gars qui l'accompagnent. À cela s'ajoute un autre trait gagnant: un humour bas de gamme, sans subtilité. Un film dont les vedettes sont des gars qui nous renvoient à répétition des images d’hommes cabotins, loufoques, voir  bums et séducteurs. (…) Heureusement, le cinéma québécois ne se résume pas à de tels stéréotypes. Des hommes moins caricaturaux, c'est-a-dire sensibles, dévoués, qui pleurent, qui expriment des émotions,  qui aiment sans demander rien en retour  apparaissent peu à peu sur nos grands écrans.  De tels films ne font pas toujours salle comble (…) Plusieurs diront, pour justifier la légitimité   du film, que Les Boys remplit les salles de cinéma   et que, par surcroit, il fait ses frais. Financé   par l'État, il rapporterait tout autant en   taxes, ce qui reste à démontrer. II plait au public  et ce dernier en demande? Peut-être. (…).    Aurons-nous droit  à une septième cuvée des    Boys? Une idée de scenario «gagnante»: les    Boys au centre d'accueil avec du manger mou, du hockey sur table, de jeunes et belles préposées qui se feraient pincer les fesses par des petits vieux qui perdent la boule. Financé, par le privé, dont l'industrie pharmaceutique, l'État aurait plus de sous pour un autre type de cinéma  ». 

Commentaire  

1-Cet article dénonce quatre phénomènes (a) un film financé par le secteur privé doit faire ses frais et, pour cela, attirer des foules  (a) un film qui attire des foules est, par définition, commercial, donc plébéien et à proscrire (b) il y a trop de films québécois qui mettent en vedette des hommes (c) le film en question dépeint les hommes machos ou traditionnels  alors qu’il y a des hommes  moins caricaturaux …et qui savent pleurer.

2- A contrario,  il faudrait absolument fuir les succès au guichet et  de librairie, les spectacles qui font courir les foules etc. Pourtant, dans la vraie vie,  on se souvient surtout des auteurs, réalisateurs  et artistes qui ont su «être populaires ».

3-  Selon la même logique,  seul un financement par l’État pourrait assurer la qualité d’un  film, lequel, par définition,  n’attirerait pas les foules. En somme, les contribuables devraient payer pour des films qu’ils ne vont pas voir. On saurait qu’ils sont bons lorsqu’ils sont en nomination  dans un des nombreux festivals de cinéma.  4-  Nous avons trouvé  le cinéaste qui remplit toutes les conditions posées par M. Pilon 

 Xavier Dolan :  

 «J'ai tué ma mère» Hubert Minel (Xavier Dolan), seize ans, déteste sa mère, Chantale (Anne Dorval), à en avoir des ulcères. Les goûts et la personnalité de cette dernière l'horripilent, tout comme son ignorance crasse puis financé par la SODEC   - Nomination César du meilleur film étranger 2010 Nomination Jutra du meilleur acteur  Nomination Jutra de la meilleure réalisation pour- J'ai tué ma mère

Les Amours imaginaires, qu'il produit avec l'aide financière de trois hommes d'affaires, par le biais de sa maison de production Mifilifilms. Francis, 20 ans environ, et Marie, un peu plus âgée, sont deux amis très proches. Lors d'un petit dîner chez Francis, ils éprouvent un coup de cœur simultané pour le même garçon, Nicolas  Nomination - César du meilleur film étranger 2011 pour Les Amours imaginaires

Laurence Anyways,  produit par  Lyla Films et MK2 Productions Drame sentimental racontant l'histoire d'une transgenre (MTF) et de sa conjointe dans les années 1990: À l'âge de 35 ans, Laurence Alia, professeur de littérature au cégep, annonce à sa conjointe Frédérique  qu'il souhaite maintenant vivre sa vie comme la femme qu'il a toujours été  Nomination - César du meilleur film étranger 2013 pour Lawrence anyways

5-  Sapristi que nous sommes chanceux qu’il y ait encore, au Québec, des producteurs privés qui ne font  pas uniquement dans l’arc-en-ciel et que hommes, en vedette dans leurs films,  ne soient pas toutes  des femmes qui s’ignorent.   

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(1) Professeur de sociologie Cegep Maisonneuve

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Mélanie Marquis   «Littérature scientifique: les femmes sous-représentées»

(http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201312/11/01-4720012-litterature-scientifique-les-femmes-sous-representees.php)

«Les chercheuses n'ont pas la place qui devrait leur revenir dans les magazines scientifiques, selon une nouvelle étude, dont les auteurs se demandent si les publications sont «systématiquement misogynes».

Une équipe de chercheurs a découvert qu'en Amérique du Nord, en Europe de l'Ouest et dans des pays très productifs en recherche, tous les articles ayant des femmes au sommet de la hiérarchie des auteurs sont moins cités que les articles ayant des hommes en position équivalente.

L'enquête vient confirmer ce que plusieurs études réalisées à plus petite échelle avaient démontré dans les 40 ou 50 dernières années, a fait remarquer l'un de ses auteurs, le chercheur Vincent Larivière, professeur en sciences de l'information à l'Université de Montréal. «C'est une étude matraque qui arrive avec de très, très, très mauvaises nouvelles», a-t-il résumé en entrevue téléphonique. «Le problème persiste malgré des efforts concertés pour le corriger, a-t-il déclaré. Et l'exclusion d'une moitié des cerveaux de la planète est un problème très sérieux.» Peut-on pour autant parler de misogynie de la part des publications scientifiques? «Visiblement, oui», a laissé tomber le chercheur à l'autre bout du fil.

L'écart entre le nombre de signatures féminines et masculines est considérable. L'analyse de quelque 5,4 millions d'articles évalués par des pairs a permis de constater que parmi les premiers auteurs, on compte plus de deux fois plus d'hommes (70 pour cent) que de femmes (30 pour cent).

De plus, les recherches effectuées par les femmes ont, en général, moins d'impact scientifique. «Dans chaque pays, les travaux des femmes sont moins cités. Pour mesurer l'impact des travaux scientifiques, on regarde s'ils sont cités dans d'autres travaux subséquents - et donc, ce qu'on remarque, c'est que les travaux des femmes ont moins d'impact», a expliqué M. Larivière.

La différence entre les disciplines traitées représente également un facteur explicatif de cette inégalité. La science militaire, le génie, les mathématiques, l'informatique et l'économie demeurent la chasse gardée des hommes. Les femmes, quant à elles, dominent les sciences infirmières, l'éducation et le travail social.

«Ce qui est intéressant, c'est que dans ces domaines-là, il y a beaucoup moins de différence entre l'impact des hommes et des femmes. Ça suggère que quand on atteint un certain taux de femmes dans une discipline donnée, les différences entre les deux sexes tendent à disparaître», a illustré le professeur Larivière. À cela s'ajoute le fait que les femmes, sur qui pèsent souvent davantage de responsabilités familiales, sont moins mobiles et disposent d'un réseau de contacts moins élargi que les hommes. Les conclusions illustrent par ailleurs que le fameux plafond de verre n'a pas encore été défoncé dans le domaine scientifique. Car si les femmes sont plus nombreuses dans les programmes de baccalauréat et de maîtrise, elles cèdent le pas aux hommes au niveau du doctorat et sont nettement moins nombreuses à décrocher des postes de professeur, selon Vincent Larivière. «Il y a des limites; les femmes se rendent à un certain niveau, et ensuite, elles bloquent», a-t-il exposé.

À l'échelle nationale, le Québec, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse s'approchent le plus de l'égalité des sexes, conclut également l'étude - la première à quantifier les disparités dans toutes les disciplines et à travers le monde. En revanche, les pays du Moyen-Orient méritent le bonnet d'âne.

L'enquête réalisée par Vincent Larivière et des collègues de l'UQAM et de l'Université de l'Indiana – dont la signature principale est celle de la chercheuse Cassidy R. Sugimoto - a été publiée mercredi dans le magazine scientifique Nature. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont extrait les  articles scientifiques publiés entre 2008 et 2012 de la base de données Web of Science, laquelle  précise le nom et l'affiliation des auteurs.»

Commentaire

1- Le lecteur attentif se sera rendu compte que le fonds de l’article ne justifie, en aucune façon, son titre.  Bienvenue au royaume de la littérature féministe, trompeuse et insidieuse même quand on a la chance d’être journaliste à la Presse canadienne, une institution autrefois crédible.

2- L’important est que vous reteniez le titre : les femmes, en tant que telles, sont encore victimes de discrimination…de la part des hommes et les chercheuses se buttent à un plafond de verre, comme dans d’autres domaines.   

3-  C’est sans doute par inadvertance que Mélanie énumère elle-même, dans le corps de l’article, les raisons pour lesquelles les femmes sont moins citées dans les revues scientifiques  (a) elles sont moins nombreuses dans les disciplines scientifiques (b) elles sont moins mobiles et disposent d'un réseau de contacts moins élargi que les hommes (c) elles sont plus nombreuses dans les programmes de baccalauréat et de maîtrise, mais elles cèdent le pas aux hommes au niveau du doctorat et (d) elles sont nettement moins nombreuses à décrocher des postes de professeur.

4-  Ce tract nous rappelle un  article de la journaliste Sophie Malavoy intitulé «La conquête inachevée». paru dans l’édition de mars 2004 la revue Québec Science, en collaboration avec la Gazette des femmes, (p.24). Nous avions déploré  à l’époque, sur ce site, que la direction de Québec Science, une revue sérieuse, ait accepté de soit  laisser  envahir par cette machine de la propagande du féminisme au Québec qu'est la Gazette des femmes.  Le constat était le même  et les solutions aussi farfelues  «revoir la pédagogie pour éviter que les filles évitent les mathématiques, la physique et l'informatique»; alléger les exigences académiques pour les femmes enceintes et allonger les congés de maternité. En somme, nous avons affaire à une opération  de  recyclage, vivement le bac bleu.  

5  La vraie désolation  c’est  qu’un certain  professeur, Vincent  Larivière, de l’UQAM évidemment, ait cru nécessaire d’endosser  cette contribution d’une certaine Cassidy R. Sugimoto de l'Université de l'Indiana. Il est difficile, à ce niveau, d’invoquer la  naïveté

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(1) Journaliste à la Presse Canadienne- Récipiendaire d'un écusson boute-en-train