E-17- 7- La nouvelle rectrice de l'Université Laval . «Un vent de changement» 1  ? Comme par hasard,  il  souffle dans la même direction qu'auparavant. Les bourses d'études  exclusives  sont pour les étudiantes exclusivement .

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

 Après avoir vécu les déboires qui sont décrits dans les articles précédents j'ai cru que l'élection d'une nouvelle administration à l' Université Laval, dirigée, par surcroit, par une femme,  fournirait une occasion rêvée à cette dernière de corriger injustice faite aux étudiants en les traitant, dans l'avenir, exactement comme les étudiantes et, du même coup, démontrer qu'une femme est capable de prendre des décisions de justice et d'équité même si elle risque de subir des critiques de la part  du lobby féministe.

Mme Sophie d'Amours,  la première femme rectrice, a été professeur de génie mécanique, puis vice-rectrice à la recherche et à la création (2012-2015). Elle  a été élue à 50,7% des suffrages par le collège électoral le 26 avril 2017.

Nous avons cru, comme d'autres,  qu'un vent de changement allait souffler   sur l’Université Laval et que sa nouvelle rectrice allait vraiment donner suite à ses engagements et qu'elle corrigeait rapidement l'injustice que nous dénonçons depuis plus de deux ans étant donné sa vaste connaissance du domaine de l'enseignement et de  la recherche universitaires, deux sujets dont nous traiterons en 6.

Sans compter qu'elle est la preuve vivante qu'il est très possible pour une femme d'être acceptée dans un domaine d'études à  forte prédominance masculine  et qu'elle a manifestement  reçu  l'appui de plusieurs  hommes dans son ascension vers le poste de recteur. En d'autres termes, elle devrait être naturellement très allergique  à l'idée que l'atteinte de l'égalité de droit n'est désirable que pour les femmes. 

C 'est donc rempli d'espoir que je lui ai écrit une lettre dès le 29 avril même si je savais  qu'elle n'entrerait officiellement en fonction que plusieurs semaines plus tard et qu'elle aurait surement d'autres dossiers  plus pressant à régler. Je voulais simplement m'assurer  d'être présent dans  sa boite postale.

 

1. Lettre à Mme Sophie d'Amours rectrice, Université Laval

 

Mme Sophie D'Amours                                                   Québec le 29 avril, 2017

Rectrice

Université Laval

 

Mme la Rectrice

Permettez-moi de vous féliciter pour votre récente nomination . Celle-ci me réjouit d'autant plus qu'elle devrait permettre à la direction de l'Université Laval de jeter un regard neuf sur les gestes consternants posés à  mon endroit par la précédente administration, plus précisément celle de M. Éric Bauce.

En effet, je crois savoir que ce Vice-recteur exécutif est responsable de l'abolition unilatérale et rétroactive du Protocole de don «Fonds de bourses André Gélinas en administration publique» que j'avais décidé de financer par mes propres ressources personnelles  dans le cadre du programme Perennia.

 Cette décision se comprenait aisément puisque j'avais enseigné cette matière durant sept ans à l'Université Laval . Or, ce protocole de don avait, été approuvé le 27 février 2014 par les autorités compétentes et  officialisé lors de la de la Soirée des Grands Donateurs tenue le 11 novembre de cette même année, comme en témoigne la photo ci-contre.

 

 

 

 

 Je conserve toujours, d'ailleurs, les témoignages d'appréciation de mon geste de la part du Recteur, Denis Brière, du Président de la Fondation,  Michel Tremblay, du PDG de la Fondation, Yves Bourget, et du Doyen de la Faculté des sciences sociales, Jacques Mathieu.

Les événements qui ont suivi semblent avoir été tirés d'un très mauvais film. On m'a d'abord informé, en 2015, que toutes ces personnes avaient été induites en erreur mais sans, pour autant, me fournir  les raisons de cette rescision. Incidemment, les personnes responsables de cette erreur ne pouvaient être que  Claude Parent, chargé de mon dossier et  Lise Moreau, directrice au développement philanthropique. Or, bizarrement, lorsque Mme Moreau a  quitté l'Université, quelque temps après, pour servir au gouvernement, elle a été remplacée par ...Claude Parent qui a été ainsi promu.

Toujours à la recherche d'une explication, j'ai dû recourir, à mes frais,  à une mise en demeure par un bureau d'avocats pour apprendre que le fait de réserver ce fonds de bourses  à des étudiants de sexe masculin  constituait un geste de discrimination positive laquelle était contraire à la Charte. Toutefois, parallèlement, une personne informée me laissait entendre que la Direction de l'Université craignait une réaction négative de la population féminine face à l'octroi d'un tel privilège aux hommes. Le  motif réel n'était donc pas juridique mais «politique», le mot étant ici compris dans le sens  d'astuce sinon de fourberie.    

En effet,  j'avais inscrit cette clause d'exclusivité en faveur des étudiants tout simplement parce qu'un  inventaire des répertoires des bourses d'études attribuées par les universités québécoises en 2012  et également au cours des années suivantes,  m'avait révélé que les bourses d'études exclusives aux étudiantes se comptaient par  une centaine au total alors qu'il n 'y en avait aucune pour les étudiants. Je  voulais donc instaurer ainsi un début d''équilibre.  Une lettre de la Secrétaire générale, Monique Richer, du 6 août 2016, à mon conseiller juridique Jean-Sébastien D'Amours,  statuait que mon protocole allait bien à l'encontre de la Charte des droits puisque les étudiants «masculins» étaient majoritaires dans les programmes d'administration publique visés  par le protocole.

Or, ce n'est certainement pas à vous , ex-vice-rectrice à la recherche et à la création,  que je vais apprendre que de nombreuses bourses  sont réservées aux étudiantes dans des programmes où elles sont majoritaires ainsi que  dans des programmes qui sont définis en des termes tellement généraux qu'il est impossible de départager les unes des autres(1). Il ne peut donc  s'agir là que d'un faux prétexte pour cacher «la crainte de la réaction négative de la population féminine ». Or, je ne peux croire qu'informées de la situation les Québécoises auraient été d'accord avec ce deux poids deux mesures, elles qui l'ont si souvent dénoncé dans le passé.    

Mme La Rectrice, j'en appelle à vous, en dernier recours car Mme Hélène Richard, Ombudsman  a considéré que je ne faisais pas partie de la communauté universitaire, Mme Jacinthe Gagné, technicienne principale à l'accueil, de la Commission des droits de la personne a rejeté ma plainte parce que la Commission n'avait pas compétence pour l'entendre étant donné que je n'étais pas un étudiant à qui on avait refusé une bourse réservée à une  étudiante (!!!), Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur a déclaré qu'elle ne commenterait pas le dossier, enfin, après quelques articles parus dans le Journal de Québec et quelques entrevues radiophoniques  portant sur ce dossier, la secrétaire générale de L'UL, Monique Richer, a invoqué ce coulage d'information  pour justifier l'UL de ne me verser aucun dommage dans le cadre d'un projet de Transaction et Quittance alors que, depuis plus de  deux ans, cette université  brimait mes droits.

Mme la Rectrice, je vous demande instamment de bien vouloir rétablir le «Fonds de bourses André Gélinas en administration publique».Ce serait une manière éloquente de vous désolidariser d'une  décision illégale, injuste et honteusement décrochée de la réalité. Rendu à l'âge de 81 ans, père de trois grands enfants -deux garçons, une fille -vous comprendrez que je n'ai rien à gagner personnellement par cette démarche si ce n'est la satisfaction d'avoir accompli une l'œuvre de philanthropie envers les miens.

Respectueusement

André Gélinas

 

2.  Deuxième lettre à la Rectrice Sophie D'Amours

J'avais vu juste, il y avait plusieurs dossiers plus prioritaires que le mien. Je n'ai d'autre choix que de faire parvenir une lettre recommandée à Mme D'Amours.  

 

Mme Sophie D'Amours                                                        Québec 18 juin 2017

Rectrice

Université Laval

 

Sujet: Les bourses universitaires exclusives pour les étudiantes seulement ?

Madame la Rectrice

Vous trouverez, ci-joint, une lettre que je vous ai écrite le 29 avril dernier. Malheureusement, il semble qu'elle ne vous soit pas parvenue.  C'est la raison pour laquelle je prend la peine d'expédier la présente par courrier recommandé. 

J'ai annexé un extrait du registre des bourses d'études offertes par l' Université Laval à la «femme »  et à l'«homme» en 2017, que j'ai obtenu en ayant recours  à ces mots clés  . Vous conviendrez  que les  bourses «hommes» n'excluent aucunement les «femmes » alors que les bourses «femmes» sont vraiment exclusives à ces dernières et ce peu importe qu'elles soient majoritaires dans un programme d'études ou qu'il soit impossible de déterminer l'identité de ce programme et, partant, la répartition selon le sexe des personnes inscrites.

Encore une fois, j'apprécierais grandement que vous corrigiez cette situation tout à fait injuste envers les étudiants. Elle existe depuis au moins 5 ans et risque fort de se perpétuer dans l'avenir si vous n'intervenez pas . Je souhaiterais également que vous rétablissiez le «Fonds de  bourses André Gélinas en administration publique» que la précédente administration a honteusement aboli tout en cherchant à  empêcher que la population soit informée de cette réalité.

Bien vôtre ,André Gélinas

 

3. Troisième lettre  à la Rectrice Sophie D'Amours

 

Mme Sophie D'Amours                                              Québec le 1 août , 2017

Rectrice

Université Laval

Mme la Rectrice

Le 29 avril dernier je vous écrivais une lettre vous priant de rétablir le «Fonds de Bourses André Gélinas en administration  publique»,  lequel avait été aboli  rétroactivement par la précédente administration pour des motifs  tout  à fait injustifiables, une abolition  qui cause un  tort irréparable à la moitié de la population, les hommes.

Je comprends  que n'occupant officiellement vos fonctions que , depuis le premier juin  2017, vous devez régler un grand nombre de dossiers  et que celui que je vous ai soumis n'apparaît  sans doute pas dans la liste des priorités.

Cela dit, il me semble qu' il n'est pas exagéré de s'attendre à  ce que la direction d'une institution publique  accuse au  moins réception d'une lettre reçue trois mois plus tôt. À cet égard, malheureusement, votre administration commence à ressembler étrangement à la précédente. À vrai dire, votre connaissance intime de l'état de la situation rend votre attitude assez décevante.

Vôtre , André Gélinas

 

4. La réponse du bureau du vice-recteur exécutif  

Bonjour Monsieur Gélinas,                                                       14 août 2017

Suite à notre échange de juillet dernier, les validations requises ont été effectuées. Compte tenu des explications déjà fournies par la Fondation de l’Université dans sa lettre du 4 novembre 2016, l’Université Laval ne peut donner une réponse favorable à votre demande. Nous sommes désolés de la situation.

Je vous remercie et vous souhaite une bonne fin de journée.

Pierre Lemay ,Adjoint au vice-recteur exécutif

 

5.  Quelques échanges de courriels avec M. Lemay                 14 août 2017

--M. Lemay Adjoint au vice-recteur exécutif – Robert Beauregard

Auriez-vous l’obligeance de me préciser à quel document  du 4 novembre 2016 vous vous référez  ? Il y a eu de nombreux échanges avec diverses personnes à cette époque et je veux être bien certain que nous  sommes sur la même longueur d’ondes, au moins à ce propos. Sincèrement  André Gélinas

 

--Bonjour Monsieur Gélinas,                                                           15 août 2017

Je fais référence à cette lettre.  4 nov, 2017

Merci, Pierre Lemay, Adjoint au vice-recteur exécutif

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Note On comprend que plus on est succinct moins il y a des chances de donner ouverture à une prolongation  de l'échange.

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-- M. Lemay                                                                                                                      15 août  2017

Merci – Il s’agit bien du conseiller juridique dont l’avis a clos le dossier pour le Vice-recteur exécutif  de l’époque et qui est devenu,  peu de temps après, Directeur principal  aux affaires corporatives et ressources humaines .Je comprends que ma réponse à cette lettre n’a pas modifié la décision de la Rectrice et qu’elle n’éprouve aucun malaise devant un tel «deux poids deux mesures» qui, comme par hasard, privilégie les étudiantes aux dépens des étudiants.  

Je m’ étonne surtout que cette dernière rejette la solution que j’ai proposée laquelle assurerait la confidentialité des échanges  et mettrait fin  au conflit. AG

 

-- M. Pierre Lemay                                                                          17 août 2017

Manifestement, la nouvelle direction de l’Université Laval se comporte exactement comme la précédente et le renouveau promis devra se produire, espérons-le , sous la prochaine administration.  Il est dommage que la nouvelle Rectrice, surement informée par la Secrétaire générale, du gâchis  créée dans ce dossier devra assumer une décision qui ne peut que jeter du discrédit  sur elle et son équipe . En effet, la décision d’abolir post facto la Bourse André Gélinas en administration publique en invoquant le respect de la Charte des droits pour écarter la clause de discrimination positive entre les étudiants de sexe  masculin est une entourloupe honteuse. Elle sait très bien que cette décision est elle-même une violation de la Charte puisqu’elle a pour effet de consacrer un privilège exorbitant pour les étudiantes et une injustice flagrante envers les étudiants en imposant  à ces derniers des règles concernant l’octroi des bourses d’études qui ne sont pas appliquées aux premières. Le fait qu’elle soit une femme ne peut qu’inciter les individus à penser  que la solidarité féminine  peut aussi installer un plafond de verre lorsque l’occasion se présente .

Je suis profondément déçu que la Rectrice n’ait pas jugé bon de réactiver ce Fonds de bourse  dans le cadre d’une entente. Étant donné que je  n’aie pas les moyens de soutenir une querelle judiciaire, je  n’ai d’autre choix que de  continuer à informer  la société québécoise de ce deux poids deux mesures sexiste qui sévit  à  l’Université Laval. 

À défaut de recevoir une réponse positive  à ce courriel d’ici le 26 août 2017 je  me sentirai libre de donner  suite au projet mentionné précédemment. 

Sincèrement  André Gélinas 

Note J'ai appris par expérience  qu'il valait mieux aviser l'UL quelque temps avant de rendre ses agissements  publics. Nous sommes en septembre et c'est toujours silence radio à L'UL. 

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6Bref, Mme la Rectrice n'en a rien à cirer de l'injustice qui est faite aux étudiants et du maintien du privilège accordé aux étudiantes même si cela va à l'encontre du grand principe de l'égalité de droit entre les femmes et les hommes auquel elle doit sûrement adhérer.

C'est sans doute ici le meilleur endroit pour rappeler, à  la fois,  les engagements  et l'expérience de la nouvelle Rectrice.

 

6.1 Les engagements de la Rectrice

Avant d'être élue  elle a déclaré :

«L' université idéale est celle qui a une vision sociale en quête de justice, de vérité, d’équité et de dignité humaine, de capacités nouvelles et d’ouverture sur l’avenir »

« Pour moi, comme bien d’autres, l’université idéale est tellement plus qu’un levier économique. L’éducation d’un peuple constitue l’assise d’une société prospère et riche, riche non pas qu’au sens économique ou financier, mais riche aussi d’une vision sociale en quête de justice, de vérité, d’équité et de dignité humaine, de capacités nouvelles et d’ouverture sur l’avenir»3

-- «L’université idéale d’aujourd’hui embrasse le rôle de médiatrice dans la recherche de solutions aux défis de société, en misant notamment sur son sens des responsabilités, son intelligence délibérative et son attachement aux faits.

--Ainsi, au cours de son mandat, elle entend dynamiser et améliorer le milieu de vie sur le campus, innover dans les processus administratifs, mieux soutenir les initiatives étudiantes, rendre l’intégration et les services d’aide aux étudiants plus performants, mettre en œuvre une stratégie intégrée d’internationalisation et maintenir l’intégrité de l’Université Laval en tant qu’université complète.4

--«Au cours de la campagne électorale, Sophie D’Amours s’est par ailleurs clairement positionnée contre les bonifications de la rémunération après-mandat des hauts dirigeants de l’Université Laval, une décision controversée que le conseil d’administration avait prise en 2014 et qui avait fait couler beaucoup d’encre.»

Une fois élue :

«Selon Mme D’Amours, c’est la volonté de changement au sein de la communauté universitaire qui lui a permis de remporter la course. Elle promet une approche «beaucoup plus ouverte, transparente et collaborative» que celle de la précédente administration.

«J’ai bien senti que la communauté en avait envie», a-t-elle affirmé tout en lançant un appel à l’unité de la communauté universitaire à l’issue de ce scrutin

«Les gens ont souhaité un nouveau mode de gestion, et c’est ce que j’ai proposé, a indiqué la rectrice élue. L’expérience universitaire, on va l’enrichir. 5 On va la rendre plus excitante, on va la rendre unique […] Nous avons débuté une réflexion importante sur l’avenir de notre université. Nous avons en quelque sorte entamé notre planification stratégique. Nous ne nous priverons pas de bonnes idées, loin de là

Note

L'égalité de droit entre les étudiantes et les étudiants n'est pas une bonne idée  ?

6.2  L'expérience et la compétence de la rectrice

La rectrice élue possède une vaste expérience de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la gestion universitaire, tant au Québec qu’à l’international. 6

Note

Logiquement une ex-vice-rectrice à la recherche et à la création ne peut rien ignorer de l' iniquité subie par les étudiants par rapport aux étudiantes en matière de bourses d'études 

Ne peut-on  dire, à sa décharge, qu'elle a eu  faire face  de très graves problèmes à peine arrivée au pouvoir?  Peut-être, mais de quoi s'agit-il au juste ?

 

7.Les problèmes  prioritaires de la nouvelle Rectrice 

N'ayant pas accès à son agenda nous ne pouvons que supposer que certains problèmes sont prioritaires lorsque la Rectrice choisit d'en traiter dans les médias. 

7.1 Les «nombreuses» agressions sexuelles commises dans une résidence pour étudiantes  en octobre 2016 dans le pavillon Alphonse-Marie Parent.

Il n'en fallait pas plus pour que des féministes dénoncent la «culture du viol», censément répandu dans la gente masculine québécoise. 

Rétrospective

--Le Pavillon  Alphonse-Marie Parent est une résidence mixte. À notre connaissance, il n' y avait jamais eu d'incidents de ce genre auparavant .

--Les étudiantes sont majeures et vaccinées et, ne serait-ce que pour protéger leurs maigres biens, il est raisonnable de penser qu' elles devraient verrouiller leur porte de chambre et le jour et la nuit .

-- L'enquête de police a révélé qu'l y avait eu 15 introductions entre 3 heures et 6 heures du matin et 4 agressions toutes commises par «un seul» individu, accom-

pagné d'un complice.  Le premier est un guinéen et le second,  camerounais. (Le Journal de Québec 27 juillet 2017 p. 17)

 

 

 

 

Thierno-Oury Barry, accusé de 12 chefs d’introduction par effraction et d’agressions sexuelles pour avoir pénétré dans plusieurs chambres de filles du pavillon Alphonse-Marie-Parent était de retour en cour mercredi matin

Note

-- Ici, on est vraiment dans l'international. On attend encore des excuses de la part de ces féministes qui ont rapidement dénoncé la culture du viol qui sévirait au Québec

--Il est quand plutôt  remarquable que le même individu, qui est, pourtant, jugé très dangereux , pourra poursuivre ses études au campus de Lévis de L'Université du Québec à Rimouski.  

--- Quelque temps après la direction de l'Université Laval a fait installer des systèmes de contrôles d’accès dans ce pavillon au  coût total de 180 000$, D’autres travaux du genre pourraient être effectués ailleurs sur le campus dans le futur ». En 2017, «Une analyse est en cours pour évaluer la pertinence de mettre en place des contrôles d’accès similaires aux secteurs de chambres des autres pavillons de résidences» »   7 

7.2 - L'intervention du gouvernement 

La Ministre de l'Enseignement supérieur, la ministre de la Condition féminine  et le ministre de l'Éducation s'étaient rapidement rendus sur le campus de l' Université Laval  pour dénoncer  ces agressions  et marquer leur support aux étudiantes .

Note Incidemment, on n'a jamais assisté à un rassemblement d'autant de ministres pour souligner l'inquiétude gouvernementale face à la dégradation continue du taux de diplomation des étudiants.

 

7. 2.1 La prévention de la violence sexuelle et l'accompagnement  des victimes

--- «Un peu moins d’un an après la vague d’agressions sexuelles survenues dans les résidences étudiantes de l’Université Laval, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, rend publique une vingtaine de mesures que les cégeps et universités devront mettre en place au cours des prochaines années pour prévenir les violences sexuelles et accompagner les victimes. Chaque établissement devra notamment mettre en place un «guichet unique» pour accueillir les victimes, en plus d’établir un code de conduite et une politique pour prévenir de telles agressions. Les cégeps et universités devront aussi développer des mesures «d’accommodements académiques», afin que la victime soit le moins possible en contact avec son agresseur ».Selon une vaste enquête provinciale réalisée l’an dernier, plus d’une personne sur trois a déjà été victime d’une forme de violence sexuelle depuis son arrivée à l’université»8

-- «Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement du Québec investira 220 millions  pour prévenir et contrer les violences sexuelles dont 44 millions de dollars serviront à la mise en œuvre des 55  actions nouvelles ou bonifiées de la Stratégie».9 Le dévoilement de cette stratégie, élaborée à la suite des consultations publiques menées cet hiver, sera suivi du dépôt d’un projet de loi au cours de l’automne.

--- On croit comprendre aussi que de ce 44 millions «Québec va  injecter 23 millions $ sur cinq ans pour permettre aux cégeps et universités de mettre en œuvre les mesures comprises dans la toute première stratégie pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus, dévoilée lundi.»...

 

7.2.2  La surveillance des  débordements lors des initiations

La même ministre de l'enseignement supérieur en rajoute:  «Des balises permettront aussi de mieux encadrer les activités d’initiations lors de la rentrée, afin d’éviter les débordements. Comme femme, comme mère, comme citoyenne et comme ministre de l’Enseignement supérieur, je ne peux accepter que des violences à caractère sexuel soient la cause de traumatismes et d’abandon des études», affirme Mme David. Le dévoilement de cette stratégie, élaborée à la suite des consultations publiques menées cet hiver, sera suivi du dépôt d’un projet de loi au cours de l’automne».  «Chaque année,  600 étudiants de 60 associations participent à l'organisation de ces évènements qui regroupent 9000 étudiants. On veut mettre fin «aux dérapages», beuveries et  actes de violence sexuelle notamment en formant 300 étudiants pour qu'ils interviennent dans de telles circonstances ».

Note

On imagine très bien la popularité de ces nouveaux «constables de la rectitude sexuelle » qui devront «casser le party» lors d'une des rares activités où les étudiants peuvent «lâcher leur fou».   Mais le vrai problème sera de fixer les règles qui détermineront les gestes permis de ceux qui ne le seront pas, un défi à la créativité et l'interprétation  qu'en donneront le  nouveaux constables . 

 

7.3 L'endossement de la nouvelle Rectrice

--Il est vrai qu'au  moment des évènements en question Sophie D'Amours ne

dirigeait pas l'Université Laval.

Toutefois, en septembre 2017, elle faisait  sienne la lutte à violence sexuelle dans le cadre de la stratégie gouvernementale pour prévenir et lutter contre les agressions sexuelles.

 

 

 

 

La Rectrice a  confié le dossier du contrôle des initiations  à  Robert Beauregard, le Vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes

Il est sans doute vrai qu'elle pouvait difficilement s'inscrire en faux contre ces deux initiatives de la  ministre de l'Enseignement supérieur . Toutefois, on aurait souhaité  qu'elle  tempère un peu ce qui ressemble à une autre manoeuvre féministe visant à culpabiliser les hommes.  Par exemple, il ne lui est jamais venu à l'esprit de demander aux associations étudiantes de débattre de la question, d'évaluer la gravité du problème et de proposer des solutions .  Si on ne forme pas étudiants et étudiantes universitaires à devenir responsables à quel âge le deviendront-ils ?

 

(J de Q. 5 septembre 2017 p.7)

Pour leur part, Lyne Bouchard,  Vire- rectrice aux ressources humaines et  Monique Richer, secrétaire générale,  ont, au moins, émis une certaine réserve en déclarant qu'elles étaient  prêtes à examiner la question des  rapports intimes entre les un membre du personnel en position d'autorité et un «étudiant» même s'il paraît difficile d'interdire ces relations entre «adultes consentants». 10 

 

 

8. Commentaires   

8.1 -L'homme est considéré comme  le seul responsable de la violence sexuelle

Tout le monde a compris que tout ce vaste déploiement de la machinerie  gouvernementale  en matière de violence sexuelle est basé sur la croyance que  le seul responsable de la violence sexuelle est  l'homme  et qu'en l'occurrence l'homme québécois cultive le viol. 

--Même un chroniqueur comme Claude Villeneuve 11 applaudit le slogan «sans oui c'est non »  .Il croit que, dans les relations amoureuses, «le consentement sexuel (de la femme bien sûr) doit être clair, enthousiaste et volontaire»,  en somme,  comme à l'émission de la Poule aux œufs d'or. Il ignore tout de la séduction qui articule  les ébats amoureux et qui est caractérisé au contraire  par l'improvisation et l'incertitude quant aux intentions réelles du partenaire et qui rend la découverte  des sens si excitante.  

8.2  On semble croire que la femme peut déclencher le désir amoureux et le bloquer à volonté, à répétition si cela lui chante, sans que l'homme y  trouve à redire  

---«Séduire au féminin, c’est déclencher, par une sorte de réflexe conditionné, le désir de l’homme et susciter en lui ce besoin de folie passagère qu’on appelle

« plaisir » et qui n’est en fait que le piège tendu par l’espèce pour se perpétuer.

--- «Ce sont bien les femmes qui cherchent activement à plaire et à entamer une liaison amoureuse (comme cela se passe dans le monde animal ), mais la poursuite de la relation amoureuse dépend de l'homme. Et les femmes s'attendent à ce que les hommes continuent de les séduire et de les entourer au fur et à mesure que le couple se construit. Une fois établi le climat de sécurité et de stabilité nécessaire aux femmes, celles-ci s'attendent à ce que l'homme prenne l'initiative des conduites séductrices et la conserve. Une fois qu'une femme a exprimé sa réceptivité, elle s'attend à ce que l'homme démontre son     " intrusivité ". Ce qui excite alors l'homme, c'est la pensée qu'elle va lui laisser faire ce qu'il veut. Le changement majeur des dernières années  est donc l’avènement ou plutôt le développement de la drague au féminin 12

8.3 On semble penser que les étudiantes forment encore une  minorité dans les divers établissements universitaires et partant des proies  faciles pour les prédateurs masculins

---Or, la réalité est toute autre. Les étudiantes y  sont  déjà en majorité au total et, sauf quelques exceptions,  dans  les divers programmes d'études et prochainement dans le corps professoral lui-même. Les hommes y sont  minorisés grâce, notamment, aux admissions privilégiées des étudiantes depuis les années 1970, tout comme ils le sont dans la Fonction publique sous l'effet de la Loi de l'accès à l'égalité en emploi depuis plus de vingt ans.

-- On peut donc penser que ce sont les étudiants qui seront victimes d'agressions sexuelles,  soit lors d'une initiation organisée par des étudiantes, soit par une professeur féminin cougouar. La première hypothèse n'est pas farfelue quand on prend connaissance des beuveries auxquelles se livrent des étudiantes américaines 13 .Quant à la deuxième, elle ne doit pas  être exclue si ce n'est parce qu'elle est fréquente dans le «milieu artistique» et dans «le  milieu du travail ».

8.4  On fait semblant d'ignorer qu'il y a aussi une violence sexuelle féminine au Québec même si elle moindre que la violence masculine, d'après ce que l'on en  sait.

En effet, dans une des rares études  sur la question publiée par l 'Institut de la santé publique du Québec 14 on peut lire:  

«La banalisation et la sous-estimation des agressions sexuelles perpétrées par des femmes continuent à soulever la question de la fiabilité des résultats en comparaison avec le tableau réel. Typologies des femmes auteures d’agression sexuelle

Le premier type concerne les femmes qui ont agressé sexuellement des adolescents masculins (désignées souvent comme teachers/lovers).

Le deuxième type concerne les femmes qui ont agressé sexuellement des enfants prépubères. 

Le troisième type concerne les femmes qui ont agressé sexuellement avec un complice masculin :

Le quatrième type concerne les femmes qui ont agressé sexuellement des adultes : elles sont moins connues»

8.5 Enfin,  on paraît ignorer les différences majeures de comportement entre les hommes et les femmes en matière de dénonciation de violence sexuelle.

On ne peut pas s'attendre à ce que les étudiants  dénoncent aisément une agression qu'ils pourraient avoir subie de la part d'une fille ou d'une femme car ils seraient rapidement ridiculisés par leurs congénères. À notre connaissance un tel cas n'a jamais été publicisé.

À la différence, on peut lire dans les médias que  certaines femmes n'éprouvent aucune gêne à accuser, sans fondement, un homme de méfait sexuel si ce n 'est pour se venger de  l'individu en question. 

Il faudrait donc que les universités mettent sur pied des campagnes de  sensibilisation destinées spécifiquement aux étudiants victimes de violence sexuelle. Il faudrait également que les universités embauchent ,dans «le guichet unique», des thérapeutes masculins pour accompagner les étudiants qui auraient été victimes d'agression sexuelle de la part d'étudiantes ou de professeures.

Il va sans dire qu'en remplissant ces deux conditions les universités désamorceraient du même coup cette propagande qui perdure sur la culture du viol des femmes.  Pour ces raisons nous croyons que cela ne se produira pas  et qu'encore une fois  l'égalité de fait dans le sens des hommes ne se réalisera pas.

Pourquoi ? Parce que les Québécois sont les champions de la vasectomie et que celle-ci a, manifestement, des effets secondaires sur le plan psychologique. Ces derniers se traduisent  par une crainte maladive des hommes d'affirmer leur masculinité et même de critiquer certaines propositions outrancières du mouvement féministe.   

 

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Conclusion 

De toute évidence, la Rectrice  a d'autres priorités que celle du financement par mécénat des bourses d'études pour les étudiants de sexe masculin même s'ils sont devenus  minoritaires dans les récentes cohortes. La campagne de sollicitation de fonds étant terminée et   il n 'y a pas de meilleure manœuvre de diversion qu'une bonne campagne  «d'information» pour prévenir et contrer les agressions sexuelles sur tous les campus universitaires.

Il est aussi touchant et tout aussi rentable, électoralement parlant, de voir la  nouvelle Rectrice et  Mme la ministre de l'Enseignement supérieur propager la littérature du Conseil du statut de la femme mais ne pas trouver une seconde pour commenter l'absence de bourses d'études exclusives aux étudiants  alors qu'il y en a des dizaines pour les étudiantes.

Il faut peut-être avoir l'esprit tordu pour croire que la sensibilité à divers problèmes peut-être reliée au «genre» des personnes en autorité . Mais qui donc invoque  les méchants stéréotypes sexistes et les manipule dans un seul sens, celui de l'intérêt des feministes ?

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 (1)  http://www.journaldequebec.com/2017/04/26/sophie-damours-devient-la-premiere-rectrice-de-lhistoire-de-luniversite-laval

https://www.lefil.ulaval.ca/sophie-damours-elue-rectrice-de-luniversite-laval/

(2) http://impactcampus.ca/actualites/sophie-damours-elue-rectrice-de-luniversite-laval/

(1) Deux  exemples parmi une vingtaine à l'Université Laval seulement  

 

(3)  https://www.sophiedamours.ca/?p=4558

(4) Le programme de madame D’Amours, intitulé Ensemble : l’avenir, repose sur trois piliers : l’Excellence, l’Expérience et l’Engagement UL

https://www.sophiedamours.ca/?page_id=4237

(5) https://www.lefil.ulaval.ca/sophie-damours-elue-rectrice-de-luniversite-laval/

(6) https://www.sophiedamours.ca/?page_id=4071

(7)http://www.journaldequebec.com/2017/03/22/securite-rehaussee-aux-residences-de-luniversite-laval

(8) http://www.tvanouvelles.ca/2017/08/21/23-m-pour-lutter-contre-les-violences-sexuelles-sur-les-campus

«Des balises permettront aussi de mieux encadrer les activités d’initiations lors de la rentrée, afin d’éviter les débordements. Comme femme, comme mère, comme citoyenne et comme ministre de l’Enseignement supérieur, je ne peux accepter que des violences à caractère sexuel soient la cause de traumatismes et d’abandon des études», affirme Mme David...«Selon une vaste enquête provinciale réalisée l’an dernier, plus d’une personne sur trois a déjà été victime d’une forme de violence sexuelle depuis son arrivée à l’université».

Note On aimerait bien connaître le nom des personnes qui ont  mené cette enquête .

(9) http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=949

(10) http://www.tvanouvelles.ca/2017/08/21/23-m-pour-lutter-contre-les-violences-sexuelles-sur-les-campus

23 millions $ pour contrer les violences sexuelles au cégep et à l’université Lia Lévesque, La Presse canadienne

http://lactualite.com/actualites/2017/08/21/23-millions-pour-contrer-les-violences-sexuelles-au-cegep-et-a-luniversite

(11)Le Journal de Québec 5 septembre 2017 p. 7, Le Journal de Québec 6 septembre 2017 p.16

http://www.journaldequebec.com/2017/04/26/sophie-damours-devient-la-première rectrice de l'histoire de l'Universite Laval

(12)http://www.psycho-ressources.com/bibli/seduction.html

(13) POINT DOC  13 septembre 2017-TVQ).

(14) https://www.inspq.qc.ca/agression-sexuelle/fiches-thematiques/les-agressions-sexuelles-commises-par-les-femmes

Au Québec, en 2010, seulement 4 % des personnes présumées responsables d’infractions sexuelles étaient de sexe féminin (c.-à-d. 208 infractions sexuelles)1.