En politique, la représentation paritaire obligatoire homme -femme  explique le comportement erratique de certaines femmes 

 

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Quelques événements récents nous ont  amenés à nous interroger sur les raisons qui font que les femmes qui ont choisi de faire de la politique au cours des dernières années ne semblent pas comprendre comment le système fonctionne et ont une tendance certaine à se croire au-dessus des règles généralement respectées par les hommes.

Les événements

1er événement  La démission de Catherine Fournier. ‘Cette  ex-députée péquiste de Marie-Victorin  quitte le PQ  en déclarant  qu’il n'est plus le bon véhicule pour réaliser l'indépendance du Québec. 1 

 «Mon constat, c'est qu'il est trop tard.

Le Parti québécois aurait dû agir bien avant. Ce n'est pas de gaité de cœur que je le dis, les Québécois ont tourné la page [à propos du PQ] »2

  Commentaire

Toutefois, Fournier demeure députée «indépendante» et  reçoit  son salaire payé par les contribuables de son comté  qu’elle a trompés. En effet, elle fait  comme si les électeurs avaient tous voté pour elle et non pour le parti qu’elle prétendait  vouloir représenter. Marie-Victorin est une circonscription qui avait voté P.Q de 2007 à 2015 et Oui à 60,5% au référendum de 1995 et qui tous  les traits d’un comté sûr pour le PQ. Magnanime, en échange, elle va certainement faire parvenir à «ses électeurs» un «auto-portrait» gratuit à chaque fois qu’elle va diner dans un restaurant très «in» du Vieux Longueuil. Le plus dramatique c’est qu’elle ignore qu’Il y a des partis politiques centenaires qui ont régulièrement  changé de stratégie, dépendant de la conjoncture, tout en conservant leurs principaux objectifs, leurs principales valeurs. Manifestement Fournier se fout littéralement  des conséquences de son geste, notamment que son ex-parti devienne la deuxième parti d’opposition et perde ainsi  des avantages financiers  et tactiques majeurs. Comment expliquer qu’elle ait été choisie candidate au départ ?

 2ième événement   L’accoutrement de Catherine Dorion députée QS

«Jeudi, à l'occasion de son premier discours en Chambre, Catherine Dorion portait un t-shirt sur lequel était imprimé le nom du poète franco-ontarien Patrice Desbiens.

 La députée solidaire de Taschereau n'a pas été réprimandée par la présidence pour sa tenue vestimentaire.». «Son collègue, le ministre et leader parlementaire du gouvernement Simon Jolin-Barrette, estime lui  que le décorum à l’Assemblée nationale est fondamental. «Dignité. Je vous ai fait part de mes préoccupations relativement au respect de l’institution et lorsqu’on est à l’Assemblée nationale, a-t-il dit, lors du bilan de session parlementaire. Moi, je pense que lorsqu’on franchit les portes de l’Assemblée nationale tous les matins, on doit avoir ça à l’esprit, qu’on a un rôle particulier à jouer et on doit être digne de ce rôle-là. » 3

Il serait évidemment injuste de s’en tenir à cet incident pour juger la personne en question. Un coup d’œil  sur sa  biographie s’impose. 4

-- «Elle est diplômée du Conservatoire d'art dramatique de Québec (2004), titulaire d’un baccalauréat en Relations internationales et Droit international de l’UQAM (2009) et d'une maîtrise en sciences politiques (War Studies) du King's College de Londres (2010).

--Elle est la mère de deux filles, de deux compagnons différents, nées en 2011 ou 2012, et 2014.

-- Dans l'essai `«Les luttes fécondes. Libérer le désir et l'amour en politique, elle défend l'amour libre, qu'elle pratique elle-même7, et discute du potentiel révolutionnaire du désir, qui, laissé libre, est pour elle un moyen de déconstruire les institutions, telles que le couple et la fidélité»

--Elle publie Même s’il fait noir comme dans le cul d’un ours (2014), un recueil de poèmes, FUCK TOUTE (2016), Le NoShow (2015 et 2017).

--Elle a été candidate (défaite) pour Option nationale en 2012 et 2014 avant de passer à Québec solidaire en 2018.

--C’est la même Catherine Dorion qui, s’entretenant, avec Sofia Nolin déclarait sur YouTube ; C’est l’occupation médiatique par du monde méchant qui encourage la division, la haine et tout ça, qui nous fait dire que le Québec c’est de la marde. Ça fait que, oui, ils vont radicaliser du monde. Comme du monde qui font des actes haineux et qui font des meurtres. Ils vont faire ça. Et c’est pour ça que je pense que c’est dangereux (…)5   

Elle est depuis porte-parole en matière de culture et de relations internationales dans le caucus de Québec solidaire

Commentaire

Il est difficile de déterminer  ce qui a pu pousser les électeurs de Taschereau à voter pour  cette comédienne  et  écrivaine. Comment peut-on voter pour  une candidate d’un parti  qui, dans son programme prône,  «un Québec souverain  et solidaire des peuples autochtones »  mais qui est favorable à la déconstruction  des institutions ?  Comment expliquer que les dirigeants du parti aient décidé de lui  confier le poste de  porte-parole  en matière de culture et de relations internationales alors qu’elle massacre  gravement la langue française  et qu’elle impute des propos haineux à des chroniqueurs dans les médias alors qu’ils ont tout simplement une perspective plus à droite que la sienne. ? Dans le monde il n’y a pas que des gouvernements de gauche.

 

3ième événement  Les démissions de Mmes Raybould et Philpott

Jody Wilson-Raybould accuse le premier  ministre Trudeau d’avoir exercé des pressions inappropriées  sur elle   dans l’Affaire SNC-Lavalin

4 janvier Remaniement  Mme Raybould refuse le poste aux Services aux Autochtones et passe au ministère des Anciens combattants. Mme Philpott passe des Services aux autochtones à la Présidence du Conseil du trésor. M. David Lametti devient le  ministre de la Justice

 12 Février Jody Wilson-Raybould démissionne de son poste aux Anciens combattants

 4 mars  Jane Philpott Présidente du Conseil du trésor annonce qu’elle démissionne parce qu’elle a perdu confiance dans le gouvernement à cause de son traitement de L’Affaire SNC-Lavalin.

 Commentaire

Apparemment ces dames ignorent que, dans le système parlementaire de type britannique, il revient au Premier  ministre de choisir les ministres  et de leur confier les ministères  qu’il juge leur convenir dans l’intérêt du gouvernement. Le gouvernement est une organisation hiérarchique et non un appareil de cogestion. Lorsqu’un député refuse  la proposition  qui lui est faite  il devrait retourner sur les banquettes et déclarer qu’il ne se sentait pas apte à assumer  les responsabilités du poste offert tout simplement  ou, s’il le désire, démissionner et quitter le Parlement.  Il est indécent qu’il se dise encore membre du parti politique qui l’a fait élire demeure et qu’il continue de siéger  tout en critiquant les décisions du Premier ministre. Il commet alors ce que l’on appelle un putsch, une rébellion  dont l’objectif ne peut être que  le renversement du PM lui-même.

Comment expliquer que, dans de telles circonstances, ce dernier ne fasse  rien pour coaliser les autres députés contre les rebelles? 6Il crée des précédents auquel il aura, comme ses successeurs, du mal   à se soustraire. Le Conseil des  ministres va devenir une foire d’empoigne et un gouvernement  impuissant va s’en suivre.  L’expulsion du parti de ces ex-ministres pourrait au moins clarifier  l’atmosphère mais  ce Premier  ministre qui se targue d’être féministe s’en sent incapable. Il ne semble pas ressentir les mêmes réticences lorsque des hommes sont concernés.  Comment expliquer ces comportements à la fois de ces femmes et du PM ?

 

4ieme événement  Frédérique St-Jean réclame un quota de délégués pour les moins de  40 ans

Le Parti Québécois a été secoué  par ses piètres résultats lors des élections de 2018. D’où le branlebas de combat des instances du parti pour renouer avec la  de la population lors de la tenue  de récentes  assises de refondation. Certains ont vu dans le fait que seulement 17 % des membres du parti étaient âgés de 18 à 50 ans la cause de la désaffection.

  Pour sa part, la présidente du Comité National des Jeunes du PQ a  demandé que la moitié des postes de délégués au congrès extraordinaire du 17 mars 2019  aille «aux moins de quarante ans». Devant le refus des présidents de circonscriptions, elle a tenté  d’obtenir la fixation d’un quota pour les  «45 ans et moins». Deuxième refus. Une Marysa Nadeau a alors déclaré : Ça fait deux semaines qu’on dit dans les médias que tout est sur la table. Et quand c’est le temps de joindre la parole aux actes vous «choquez» a-t-elle déclaré sous les applaudissements nourris.» .7  Mlle St-Jean aurait  déclaré «être péquiste de nos jours dans un collège ou une université ce n’est pas plaisant ». Denise Bombardier a fait observer qu’être péquiste dans les années 1960 pouvait conduire à la perte de son emploi 8.  Les jeunes ont quand même obtenu que  des non-membres puissent présenter des propositions à ces assises.

Commentaires

Comment expliquer qu’une jeune personne puisse penser  réclamer une représentation prioritaire de son groupe  d’âge comme gage du renouveau de la formation politique à laquelle elle adhère ?  Au départ, ne conviendrait-il pas que l’on détermine les groupes d’âge. En effet, il nous semble qu’un jeune de 45 ans n’est plus tout fait un jeune et pas encore un vieux, sans compter qu’il y a des individus dont le comportement laisse à penser qu’ils sont plus ou moins matures par rapport à ce que révèle leur baptistère.  Par ailleurs, le lien  qui est établi entre l’innovation et le jeune âge n’est pas observable, à l’exception des petits Mozarts  et des grands Toscaninis, dans la plupart  des domaines, principalement dans le celui de la  politique. Il faut avoir un certain vécu si ce n’est  pour ne pas répéter les mêmes erreurs que les prédécesseurs et pour discerner ce qui reste à faire après avoir pris connaissance des progrès réalisés par ces derniers.  Enfin, il est clair que si l’on  établit un quota de représentants en fonction de l’âge, d’autres groupes vont exiger des quotas selon le genre, l’identité sexuelle, la couleur de la peau, la langue maternelle,   la scolarité, le revenu, le secteur d’activité etc. Encore une fois, comment expliquer  qu’une jeune femme puisse s’engager dans une telle rhétorique. ?

 

Le fil conducteur ?

Si l’on jette maintenant  un regard sur l’ensemble de ces événements  il paraît légitime de se demander pourquoi ces femmes adoptent-elles des comportements qui créent de tels bouleversements  dans la classe politique.

Première hypothèse   La mise à l’écart des femmes de la vie politique  pendant des décennies a fait en sorte qu’elles  manquent d’expérience,  

À première vue, on serait tenté de dire que cette explication constitue le  fil conducteur. Il est vrai que la représentation  des  femmes à la direction des gouvernements et dans les assemblées parlementaires a été au cours décennies antérieures  et est encore aujourd’hui, moins importante que celle des hommes. Cela dit, on doit savoir que de l’Antiquité  au Moyen Age il y a quand même eu  126 reines dans 32 pays.  Il convient aussi de rappeler  que la présence plus forte des hommes est attribuable au fait que l’impôt, le nerf de la guerre des gouvernements, était prélevé sur les immeubles et commerces  et que ceux-ci étaient généralement  la propriété des hommes  qui avaient charge de faire vivre les familles alors que les femmes avaient charge d’élever les enfants et d’assurer la gestion interne des demeures. 10

Bien sûr, ce cadre social très ancien a été  modifié considérablement au XXième siècle par l’industrialisation et les deux guerres mondiales qui ont permis aux femmes d’accéder au travail rémunéré,  par l’attribution  du droit de propriété aux femmes dans la plupart des pays occidentaux et, finalement, par l’intervention  du mouvement féministe qui a particularisé en quelque sorte l’activité politique des femmes par rapport à celle des hommes .

Deuxième hypothèse la particularisation de l’activité politique des femmes sous l’effet des pressions  du mouvement féministe et de ses revendications a fait en sorte qu’elles ne sentent pas vraiment liées par le système établi  

C’est  au  début du XXième siècle que  les suffragettes en Angleterre obtinrent, après des  manifestations violentes,  le droit de vote  pour les  femmes  âgées de 30 ans en 1918  et pour les femmes de 21 ans en 1928. Au Canada, les femmes purent voter en 1918  et au Québec en 1940 (la dernière province à le faire).

Le mouvement féministe a vu dans  cette  inégalité de droits  entre les hommes et les femmes en politique  une  illustration   du vaste plafond de verre  installé pour préserver la suprématie des hommes. Il chercha également à adoucir le ton  en suggérant que l’accroissement de la présence de femmes en politique  assurerait une gouvernance plus humaine et plus intègre. Malheureusement, ces  deux propositions ne vont pas de soi au XXième siècle alors qu’on  dénombre  dix femmes  de dictateurs des plus redoutables  11   et  que  l’on recense bon nombre de femmes politiques corrompues  dans divers pays, dont notre Lieutenant gouverneur LiseThibault.12 Le 

 phénomène est d’autant plus remarquable qu’elles sont moins nombreuses à œuvrer en politique.

Les faiblesses de cette  argumentation ont amené  le mouvement  féministe à insister  cette fois sur le respect des valeurs démocratiques et à en élargir le  champ d’application.  C’est ainsi qu’au Québec il a  réclamé  la parité salariale entre les hommes-femmes  pour des emplois équivalents (1996)  ainsi que la parité quant à l’occupation des emplois dans les secteurs public et parapublic (2000). Ces revendications ont été faites au nom de l’atteinte de l’Égalité entre les hommes et les femmes laquelle découlerait naturellement de l’égalité entre les HOMMES  qui constitue, avec la Liberté et la Fraternité, une valeur fondamentale de la  Démocratie. L’ennui est que l’on omettait sciemment  de dire alors que l’on recherchait ici, non pas l’égalité de droit déjà accordée aux femmes  mais l’égalité de fait  une notion très différente.  

 

Devant le succès obtenu dans le  monde du travail le mouvement féministe appliqua la même recette  au monde politique. C’est ainsi qu’est apparue la demande visant à établir, dans les faits, la parité hommes-femmes dans la représentation dans les instances politiques soit dans  les postes de candidats des partis politiques et les postes des  ministres dans les gouvernements.  Dans tous ces cas, le  mouvement Féministe a exigé  l’adoption rapide de correctifs  par le gouvernement, plus spécifiquement,   des mesures de «discrimination  positive»  soit des règles en vertu desquelles les femmes devraient être privilégiées par rapport aux hommes. Autrement, a-t-on soutenu, il faudrait attendre un siècle avant que cette Égalité (de fait) soit atteinte.13.  

 Pourtant, ce n’est pas parce que toute personne de plus de 18 ans, saine d’esprit, a le droit de vote que tous les hommes et toutes les femmes- ont un intérêt égal  pour l’activité politique, partagent la philosophie d’au  moins une formation politique et possèdent les qualités, aptitudes et aspirations qui en feraient  un bon candidat et, ultimement, un ministre dans un gouvernement en particulier. On peut aussi raisonner que le besoin s’assurer la représentation de tous les segments de la population dans les instances politiques devrait justifier la prise en compte aussi d’autres critères comme la couleur de la peau, l’âge, la religion, le revenu, l’occupation, l’orientation sexuelle, le lieu de résidence  etc. qu’il faudrait ensuite subdiviser en sous-groupes (ex : les +ou – 50 ans) et décomposer selon le genre. Ainsi, chaque parti devrait choisir comme un nombre de candidats de femmes et d’hommes noires, catholiques et protestantes,  habitant en  milieu rural et en milieu urbain, égal à la présence de telles catégories de personnes dans la population sur la base de données quinquennales. Il s’agit là assurément  Il s’agit là d’un exercice fort complexe alors qu’une sélection au mérite semble  nettement préférable.

 

On doit observer que cette réplique n’a jamais été mise de l’avant ici de sorte que  l’argumentation féministe est apparue sans faille et  a sûrement fait en sorte que les femmes qui ont été attirées  par l’activité politique n’ont pu échapper sinon à  un certain antagonisme envers les hommes en général et les hommes politiques en particulier du  moins à un fort sentiment  de vivre une réalité  particulière propre  à leur sexe qui exige de leur part qu’elles se dissocient, au besoin, des décisions des hommes politiques.

 

Encore convient-il de démontrer que ces argumentations féministes ont été effectivement accueillies.

 

II-Le résultat des pressions féministes

Pour les fins de ce document  nous allons nous en tenir au domaine du travail et à la scène politique, même s’il y aurait beaucoup à dire à propos des avancées du mouvement féministe en matière d’éducation,  de santé et de services sociaux etc.   

Dans le domaine du travail.

Les mesures réclamées par le mouvement féministe  ont tellement bien fonctionné  qu’au Québec l’effectif féminin est aujourd’hui  plus nombreux que celui des hommes dans les universités, dans les ministères et organismes gouvernementaux et que certains hommes sont moins bien payés que des femmes pour des emplois équivalents. Pourtant rien n’est fait pour rétablir la parité si chère au cœur des féministes. Quant aux hommes politiques québécois on a le sentiment qu’ils craignent tellement de devoir faire face à la démagogie féministe qu’ils  se transforment en plantes vertes  et refusent même de conduire des analyses élémentaires. Ils n’éprouvent aucun malaise à constater que leur couardise  fait en sorte qu’ils reconnaissent aux femmes –en tant que telles-  un nouveau  droit absolu alors qu’il s’agit d’un  privilège éhonté. Pas étonnant que ces dernières se sentent légitimées de donner à ce droit la plus grande extension possible.  

2. Sur la scène politique

Au Canada, au Québec et dans plusieurs autres pays les partis politiques ont effectivement accru le nombre de femmes candidates aux  récentes élections.  Au Québec En 2014, un peu moins du tiers des élus étaient des femmes, en 2018   on passait à 41,6% 14 

Bien plus, chacun  des quatre principaux  partis politiques  promet de former  un gouvernement paritaire si les Québécois le choisit le 1er octobre 2018. Le parti  Québec solidaire s’engage, s’il est élu, à présenter un projet de loi pour que le conseil des ministres soit paritaire.

Du côté du Parti Québécois, les troupes de Jean-François Lisée veulent mettre en place un congé maternité et paternité pour les députées et députés15.   On aura compris que les pères québécois seront maintenant chargés de prendre soin des bébés pendant que les mères  s’épanouissent à l’Assemblée nationale.

Au Québec, en 2019,   L’Assemblée nationale compte  125 députés. Quatre partis y sont représentés  ainsi que  2 indépendants Catherine Fournier ex-PQ- Guy Ouellet  expulsé du PLQ.

On peut déjà  observer les effets des pressions féministes en consultant le Tableau 1 ci-dessous

 Tableau 1

Candidats, élus  et  ministres -Gouvernement du  Québec-Députés et ministres - Gouvernement fédéral -----2018-2019

Parti Libéral

Québec

Solidaire

Parti Québécois

Coalition avenir Québec

 

 

                    Candidats

H 67 F 58

H 61    F 66

H 74    F 53

H  65    F 64

 

                     Députés

H 13  F 16

H 5   F5

H 6   F 3

H  46   F 29

 

 

                         Ministres  Cabinet CAQ

 

------

 ------

H 16  (59%)  F  11 (41%)

Gouvernement fédéral                                  Ministres Cabinet Trudeau

 

 

Députés libéraux élus   

H 114 (68%)

F 52  (32%)

 

H 16 (48%)    F 17(51%)

       

 1er constat  La CAQ  est le parti qui a instauré la parité des candidatures, mieux que le QS, un  parti qui se déclare pourtant féministe. Par contre, la CAQ a fait élire presque deux fois plus d’hommes que de femmes députés alors que QS a  une parité d’élus. Or, le cabinet des   ministres de la CAQ  compte  presque autant de  femmes que d’hommes. 

Au gouvernement fédéral la situation est encore plus  sidérante car les deux tiers des députés sont des hommes  mais 51% des  ministres sont des femmes.  La parité est dépassée mais personne ne dit  mot.

2ième constat

Cela signifie que pour un homme qui a de l’ambition  il ne doit pas s’attendre à être choisi  ministre au mérite dans un parti qui a déclaré  être en faveur d’un cabinet paritaire.  

Étant donné ce qui s’est produit dans le cas des emplois et du salaire on peut penser que dans un proche avenir le nombre de  femmes candidates et  ministres devrait dépasser celui des hommes sans que cela soulève de débat. Pourtant en France on a jugé que la parité (50-50) doit toujours être respectée  même quand les femmes sont majoritaires  16

 

3ième constat

Au Québec, les femmes parlementaires ont trouvé un  moyen en apparence anodin de se soustraire à l’autorité que pourrait exercer les hommes sur l’activité politique à l’Assemblée nationale blée. Elles ont  mis sur pied  en 2010 le Cercle des femmes parlementaires, distinct de toute autre organisation dont certains objectifs n’en sont pas moins révélateurs.  

«Le Cercle des femmes parlementaires a pour objectifs :

 • de mettre les connaissances et l'expérience des femmes membres de l’Assemblée nationale au service de la démocratie parlementaire;

 • de servir l'intérêt public;

• de favoriser l'esprit de solidarité parmi les femmes membres de l’Assemblée nationale;

• de promouvoir les relations entre ses membres et ceux de l'Assemblée nationale;

 • de défendre et promouvoir les intérêts des femmes membres de l’Assemblée nationale;

• d’appuyer la participation des femmes dans la démocratie et de créer des mécanismes de communication des activités des femmes  membres de l’Assemblée national»

On peut penser que l’on s’est servi de ce précédent pour justifier l’établissement   en 2017  du Cercle des jeunes parlementaires dont les objectifs sont de même nature 18

Le Cercle des jeunes parlementaires a pour objectifs :

de favoriser l’implication des jeunes dans les institutions démocratiques;

de sensibiliser les jeunes à l’importance de l’implication dans les instances décisionnelles;

d’éveiller chez les individus âgés de 35 ans et moins le désir de s’impliquer en politique, notamment à des postes électifs;

de défendre et de promouvoir les intérêts des membres de l’Assemblée nationale, âgés de 35 ans et moins;

de permettre une meilleure représentativité de la population québécoise à l’Assemblée nationale;

de servir l’intérêt public;

de favoriser l’esprit de solidarité parmi les jeunes membres de l’Assemblée national

Il faudrait être plutôt naïf pour croire que ces instances vouées à la défense des personnes d’un certain sexe ou d’un certain âge  n’ont pas pour effet de développer une loyauté susceptible de contrer celle  qu’en principe ces femmes et ces jeunes  devraient éprouver à l’égard de la direction  du parti.  Ce devrait être encore vrai plus pour les femmes dans  un contexte  où le Premier  ministre a choisi de constituer un  cabinet paritaire.

En somme, il est raisonnable de penser que la féminisation de l’activité politique sous l’impulsion  du groupe de pression féministe est une des explications du comportement  rebelle de certaines députés et ministres. L’ennui est qu’un gouvernement qui a proclamé son adhésion  au concept de  cabinet paritaire est très mal placé pour sanctionner un comportement déviant de la part d’une ministre alors qu’il peut le faire sans problème lorsqu’il s’agit d’un homme.  D’où notre sentiment  que cette soi-disant innovation est malvenue et que les femmes devraient être les premières à rejeter un système qui veut qu’elles soient choisies à cause de leur sexe et non de leurs qualités personnelles.  Malheureusement le lobby féministe est ainsi fait  qu’il est douteux qu’il modifie son argumentation en conséquence.  

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(1)https://www.journaldequebec.com/2019/03/12/defection-de-catherine-fournier-deux-     employes-quittent-le-pq

(2) https://www.985fm.ca/nouhnvelles/politique/203189/

promesse-de-renouveau-au-conseil-national-du-pq-il-est-trop-tard-catherine-fournier/

Le sujet a été à l’ordre du jour des médias à plusieurs reprises  - C. Lecavalier

«L’Étoile  montante du PQ claque la porte » J de Q 12 mars 2019 p.5  Jonathan Trudeau- «Catherine Qui?» J de Q.13 mars 2019 p.14  Richard Martineau «L’ingratitude »,13 mars 2019 p.6  Richard Martineau «QS remercier Catherine Fournier» J de Q 21 mars p.6

(3)https://www.journaldequebec.com/2018/12/07/t-shirt-a-lassemblee-nationale-catherine-dorion-contrevient-aux-regles-selon-la-caq

(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Dorion

(5)  Chronique Sophie Durocher, 27 mars 2019 p.38

https://sortonslespoubelles.com/catherine-dorion-et-safia-nolin-ramassent-la-radio-poubelle/

(6) Guillaume St-Pierre «Qui veut la tête de Justin Trudeau ?» J de Q.24 mars 20-19 p.19 Denise Bombardier :«Trudeau piégé»  J de Q 1 mars 2019 p.14

Coitr sur ce site l’Affaire SNC-Lavalin

(7) Rémi Nadeau «Le vieil oncle péquiste » et Patrick Bellerose  « Choc des générations au PQ « J de Q 25 mars 2019,p.12. 

(8) Denise Bombardier «Tuer la mémoire» » J de Q. 25 mars 2019m p. 14

Lire aussi Fatima Houda-Pépin « Le PQ et le rocher de Sisyphe» J de Q 25 mars 2019 p.15

(9) La liste des souveraines  https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_

souveraines

(10) C’est ce qui fait que les veuves dont le mari possédaient des immeubles ont eu le droit de vote dans le Bas Canada en 1791 –droit qui sera retiré par les Patriotes en 1834

https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_femmes

_au_Qu%C3%A9bec

(11) https://www.vanityfair.fr/actualites/diaporama/metier-femme-de-dictateur/26262

(12) https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/centrafrique

/corruption-des-chefs-d-etat-les-femmes-autant-que-les-hommes_3066637.html

«Les pots-de-vin, le favoritisme […] sont souvent des caractéristiques des opérations normales dans les gouvernements autocratiques et ne sont pas vus comme de la corruption; nous avons trouvé un lien faible ou inexistant entre le sexe et la corruption dans ce contexte. Nous avons trouvé un lien bien plus fort dans les démocraties, où la corruption est généralement plus stigmatisée.»

En d’autres termes, les femmes ne sont pas intrinsèquement moins enclines à être corrompues, mais s’adaptent simplement à un contexte qui les oblige à être irréprochables. Ainsi, une expérience menée aux États-Unis et au Burkina Faso a montré que les femmes avaient autant de chances que les hommes d’accepter des pots-de-vin en l’absence de surveillance, mais qu’elles en acceptaient moins quand il y avait un contrôle.

http://www.slate.fr/monde/78238/femmes-corruption-democratie

(13)  Conseil du statu de la femme :La parité politique c'est pour quand

 https://www.csf.gouv.qc.ca/edition-numerique/femmes-en-politique/

(14) https://www.ledevoir.com/politique/quebec/538115/

femmes-a-l-assemblee-nationale

(15)https://information.tv5monde.com/terriennes/elections-generales-au-quebec-les-femmes-plus-nombreuses-se-presenter-une-promesse-de

(16) «Trop de parité tue la parité ? Huit femmes sur quatorze au conseil municipal de Sarcelles, c'est trop, selon le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui a décidé d'annuler l'élection. A l'origine de cette affaire, un élu de l'opposition, qui estimait que la loi sur la parité n'était pas respectée.

«Saisi par des élus de l'opposition qui dénonçaient le non-respect des règles de parité imposées par le code général des collectivités territoriales, le tribunal rappelle le principe de parité en vigueur dans les communes de 1000 habitants et plus. Un principe qui "impose l'obligation de présenter une liste où chaque sexe est représenté à parité, à au plus une unité près". Ce 31 janvier, il conclut donc à l'annulation du scrutin et invite le conseil municipal à procéder à une nouvelle élection "dans le délai de quinzaine".

https://information.tv5monde.com/terriennes/trop-de-femmes-la-mairie-de-sarcelles-la-parite-double-tranchant-283608

(17)  http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/cercle

femmes/index.html

(18)http://www.assnat.qc.ca/fr/actualites-salle-presse/communiques/communiquepresse-4757.html