Raison d’être

 

  Il  y a plusieurs raisons à la création de ce magazine. Premièrement, au Québec, les médias à grand tirage, les médias électroniques et les revues spécialisées démontrent fort peu d’intérêt à l’égard de divers changements survenus dans la société qui affectent les hommes en particulier alors que les situations vécues par les femmes reçoivent une attention de tous les instants. Le personnel féminin de ces médias est au moins aussi abondant que le personnel masculin dans les créneaux de l’information, des chroniques, de l’éditorial, des affaires publiques. Or, ces personnes, même de sexe masculin, n’ont aucune gêne à s’identifier comme féministes. À la différence, les individus qui prennent la défense des hommes sont associés à des masculinistes haineux, à une extrême droite revancharde et n’ont que rarement accès au simple courrier du lecteur.

 Deuxièmement, il n’existe pas d’organisation dont l’objet est de promouvoir  ou de défendre les intérêts des hommes alors que les organismes féministes sont multiples, bénéficient d’une reconnaissance et d’un financement très généreux de la part des gouvernements et même d’organisations syndicales. En fait, à l’ère des Chartes non seulement tous les groupes minoritaires semblent avoir plus de droits que les hommes ordinaires mais ces derniers sont visés comme les responsables d’actes discriminatoires du seul fait de l’existence de ces groupes minoritaires. Dans plusieurs universités de nombreuses recherches sont conduites sur la condition des femmes mais fort peu, à notre connaissance, sur la condition des hommes.

 Troisièmement, dans les années 1960, les gouvernements, composés très majoritairement d’hommes, ont accordé aux femmes d’ici l’égalité de droit,  une réalité que plus personne ne conteste.  Toutefois, depuis lors, le mouvement féministe  a acquis, par des pressions constantes et  sous le couvert de la social-démocratie, des privilèges qui ne sont dénoncés par personne alors que les anciens (soi-disant) «privilèges» des hommes avaient été combattus sans relâche parce qu’ils généraient une intolérable discrimination. Il est tout de même remarquable qu’il a suffit que l’on qualifie de «positive» une discrimination exercée en faveur des femmes contre les hommes  pour qu’elle soit considérée comme légitime. Au Québec, le gouvernement péquiste a mis au point des programmes dits «d’égalité de fait» et le gouvernement  libéral  élabore une «politique globale d’égalité de fait en les femmes et les hommes »  sur la base d’une problématique axée uniquement sur les besoins des femmes  et par des instances composées uniquement de femmes.

 Bref, aujourd’hui, la vision univoque féministe monopolise le débat public au point que les problèmes vécus par les hommes sont presque totalement ignorés. Ce magazine vise donc, d’une part,  à donner une voix aux hommes qui sont conscients de la situation  et, d’autre part, à faire ressortir la faiblesse des justifications et les conséquences néfastes de diverses mesures légales et administratives adoptées à la suite des pressions du mouvement féministe.

 Homme d'aujourd'hui

 

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