Une recension qui n'en est pas une par un communiste  libertaire (anarchiste)

                                                  

 

 HOMME

D'AUJOURD'HUI

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À défaut d’avoir mérité une recension par les grands littéraires du Devoir, de Radio- Québec  et de la SRC nous avons  très heureux d’apprendre,  grâce à la collaboration de Gilbert Claes, que le  blogue «Voix de faits»  parlait de nous dans son édition du 24 mai 2009 1, sous la plume de Farucco : «Pour celles et ceux qui osaient encore l'espérer, non, le masculinisme n'est pas mort. Du moins pas encore. Les hommes castrés et les féministes vaginocrates n'ont pas su venir à bout de ce mouvement archaïque et complètement déconnecté de la réalité. Les hommes victimes de notre ô combien trop féministe société n'ont pas encore dit leur dernier mot. Le dernier en liste: André Gélinas. Ses derniers travaux aux titres évocateurs: L'égalité entre les hommes et les femmes: un piège à cons et La discrimination positive: privilèges aux femmes, discrimination envers les hommes.

Cette image est celle de la page couverture du "piège à cons" étiré sur deux tomes, plus de 1500 pages, rédigé par la victime André Gélinas. Intéressant, n'est-il pas?

Commentaire

Rapidement, la déception a suivi l’emballement  car, manifestement, ce Farucco, un autre brave qui se dissimule sous un pseudonyme, nous a pris  pour un autre car nous n’avons nous-mêmes jamais utilisé les termes «Les hommes castrés et les féministes vaginocrates». En fait, nous le soupçonnons de n’avoir pas lu les briques en question. Il semble avoir tiré cette page couverture de l’article Didier Fessou paru dans Le  Soleil et fondé son analyse à partir de ce bref compte-rendu car lui non plus n’avait pas reproduit la page couverture de «La discrimination positive». Nos soupçons se confirment en lisant la suite. 

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«Passons outre les critiques fondées faites par toutes les personnes ayant le temps et la volonté d'analyser les mascus et posons-nous plutôt une simple question: Pourquoi ce mouvement de retour au patriarcat hégémonique trouve-t-il encore aujourd'hui de nouveaux et de nouvelles adeptes? Doit-on émettre un constat d'échec ou se dire que c'est en train de se consumer à petit feu? Il est évident que beaucoup de travail a été fait pour démystifier les mascus. Nous sommes tout de même passé d'une situation où ils tenaient (je ne féminise pas ici, puisque les femmes adhérentes à ce mouvement trouve le tout inutile de toute façon) le haut du pavé en passant dans les médias de masse comme l'équivalent du féminisme avec tout le positif que ça pourrait entraîner à ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire un mouvement affaibli et marginalisé. Mais pourquoi existe-t-il encore?

Commentaire

Le truc est simple. Comme on na pas lu, on ne critique pas le message mais le messager ou, plus précisément, ceux que l’on associe au messager et que l’on prend bien soin de noircir tout en soulignant leur marginalité. C’est exactement la même tactique qu’utilisent les prêtresses féministes comme Pierrette Bouchard ; décidément les affinités ne manquent pas entre les porteurs de la faucille et du marteau, du drapeau noir  et les brûleuses de soutiens gorges. Il faudrait bien que Farucco nous dise à quelle époque et dans quels médias il lisait  les messages des mascus prônant le patriarcat hégémonique-  Le Devoir de 1920 ? La société qui nous intéresse est  celle dans laquelle nous vivons et  qui existe depuis la fin des années 1960. Nous aimerions qu’il nous cite un seul texte qui va dans le sens qu’il indique.  Comment se fait-il qu’une société dominée par la doctrine féministe soit préférable à une société patriarcale (si tant est qu'elle ait existé au Québec) ou, mieux encore, à une société mieux équilibrée ? Farucco  a raison sur un point; les opinions des hommes ne sont pas prises en compte dans les grands médias de nos jours. Il faut être de quel «genre» pour s’en réjouir ?  Pour notre part, la seule mention  de la parution de nos ouvrages  dans les médias  a été précisément celle de Fessou et ce n’est pas parce que les autres n’ont pas reçu l’information. Ce disciple de Hegel a une curieuse lecture de l'histoire. Selon sa propre logique les hommes de devaient pas avoir à se constituer en associations puisqu'ils étaient dominants. Donc, si  de plus en plus d'hommes se regroupent aujourd'hui, parce qu'ils ne sont plus dominants on doit comprendre qu'il s'agit d'un phénomène qui n'est pas prêt de disparaître mais qui va plutôt  s'accentuer. Comment se fait-il qu'il soit désirable pour les femmes de promouvoir leurs intérêts génériques en obtenant des privilèges de l'État mais que cela ne le soit pas pour les hommes, du simple point de vue du maintien de l'équilibre dans la société ?   Enfin, quand on est aussi transcendant que l’Union communiste libertaire on peut bien se permettre de considérer les autres groupes comme des marginaux et juger qu’ils ne doivent plus exister. Il n’y a rien comme un communiste anarchiste pour soutenir la liberté de penser. Incidemment. étant donné que l'organe du Parti communiste québécois «Combat» n'est pas publié plus depuis plus de 50 ans ne devrait-on conclure que cette pensée ne devrait plus pouvoir s'exprimer ?    

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«La réponse semble résider dans le fondement même du masculinisme: la victimisation du pauvre homme. Il doit s'adapter à tout, tout en subissant les affres d'un féminisme triomphant qui n'a fait que du tort aux mecs, selon eux.  Suivant cette logique digne d'un mauvais sketch d'humoriste, plus nous les attaquons, plus ils se sentent réconfortés dans leurs positions, prenant pour exemple sur toutes les tribunes qu'ils peuvent ces mêmes attaques. Ces individus s'organisent donc autour d'un seul et unique point de réflexion: homme = victime. Les gamins ont de la difficulté à l'école: la faute au système "adapté aux femmes". Le divorce entraîne encore des procès où les femmes obtiennent encore quelques fois la garde des enfants: la faute aux juges "manipulés par les féministes". On pourrait continuer comme ça longtemps. Les mascus vont donc à la pêche dans ces pauvres hommes victimes. Pour ce qui est du constat d'échec, je ne crois pas qu'il s'applique ici pour nous. Il n'y a plus personne de sérieux ou de bonne foi qui oserait encore dire ouvertement que le masculinisme est le pendant "homme" du féminisme. Il est aussi fini le temps où l'on entendait dire, dans les médias de masses, que les masculinistes sont légitimes et représentent un "cri du coeur" justifié des hommes. Nous faisons face ici à un  mouvement affaibli qui vaut toujours la peine d'être dénoncé. Vous voulez en apprendre plus sur le masculinisme au Québec? Le mouvement masculiniste au Québec, Blais Mélissa et D.Déry Francis, Les éditions du Remue-Ménage, 2008, 264 pages.

Commentaire

En somme, les anarchistes libertaires, comme les féministes, doivent avoir le monopole de la victimisation. La preuve qu’il ne les a pas lus est qu’’à aucun endroit dans nos ouvrages avons-nous  présenté les hommes comme des victimes. Nous avons exposé des faits qui démontrent que les hommes subissent aussi des inégalités de fait  et nous avons dénoncé certaines situations  où il apparaît  que les hommes sont nettement défavorisés par rapport aux femmes. Dans ces cas l' État devrait donc, en toute logique,  aussi établir des préférences pour les hommes de manière à instaurer  l'égalité. Pour quelle raison ne le fait-il pas ? Par exemple, les femmes occupent 70% des emplois dans les secteurs public et parapublic  grâce à une loi qui leur accorde priorité  sur les hommes en  matière de recrutement et de promotion. Elles ont reçu, grâce à une autre loi,  au coût de 8 milliards $ de fonds publics, des hausses de rémunération (et d’échelles)  en équité salariale parce que la ministre des Finances a gelé le salaire des hommes durant deux ans et gonflé la dette publique, en invoquant une discrimination systémique du marché contre les femmes laquelle n’a jamais été prouvée scientifiquement. Et l’anarchiste libertaire est favorable à ces interventions de l’État !  Nous ne voyons pas en quoi il se distingue du social-démocrate fémino-syndicaliste et du libéral racoleur électoral par excellence  qui, modestement,  s’est autoproclamé Grand Bâtisseur. Or, ce que nous disons c'est que cette soit disant recherche de l'égalité de fait entre les femmes et les hommes  par  L'État

est non seulement  une utopie en soi  mais a été, au Québec, une démarche univoque destinée à ne favoriser que les femmes aux dépens des hommes. Si nous ouvrages ont un aussi grand nombre de pages c'est parce que nous voulions multiplié les données concrètes car autrement on aurait soutenu que les preuves de ce que nous avancions étaient trop ténues.   Enfin, très connaissant dans la matière il recommande la lecture de l’œuvre de. Dupuis-Déry,  dont toutes citations des «masculinistes» rapportées ont été niées ou contestées par leurs auteurs.  Quand on est dans le domaine de la foi, les faits n’ont aucune valeur et c'est ainsi que la foi devient la mauvaise foi.       

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 PS Le blogueur anarchopragmatisme lui fait remarquer que « Cette discrimination est systématique dans l'appareillage étatique culbécois. Il ne faut pas nier une telle évidence. -«Ceci [système d'éducation adapté aux femmes] est la réalité!» -«Le maqueuelinisme est le pendant masculin du fémi-favoritisme, Farruco lui  répond : C'est bien beau les formules choc à 3 cents, mais c'est jamais appuyé d'exemples concrets non tirés par les cheveux. Mais, ne t'en fais pas trop, t'es anonyme sur l'ouèbe et y'a rien à craindre des âneries que tu lances ici! » Si seulement Farucco,  qui lui n'est pas anonyme du tout, avait lu nos bouquins il aurait  eu des dizaines d’exemples concrets. Il préfère demeurer ignorant.    

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(1)  Voix de faits Blogue de combat UCL. L’UCL est l’Union communiste libertaire. Une suggestion, il suffirait d'ajouter le qualificatif «conservatrice» pour compléter une sorte de spectre arc-en-ciel.  Quand on ignore le sens des mots on peut commettre toutes les antinomies du monde, voter Québec solidaire et Louise Harel et ne jamais sortir de Hochelaga-Maisonneuve ou de Limoilou. Sur le site il est dit: «Voix de faits» veut favoriser l’émergence d’une gauche de combat, critique et radicale.   . . .La er