VMR-0- La victimisation est une manœuvre «rentable»  au Québec

 

 

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

accueil

 

  

 Dans notre système politique, animé par l’idéologie de l’État Providence depuis plus d’un demi- siècle,  il est très profitable d’être ou de sembler  être, individuellement ou comme groupe, une victime de quelqu’un, de quelque chose, des autres. Bien qu’au Québec,  l’État  ait multiplié les interventions destinées à prémunir  les individus contre toutes sortes d’adversités par de multiples programmes d’assurance collective  et à les indemniser, au besoin, par d’autres moyens, on dirait qu’il n’y a jamais de fin à la découverte de nouvelles victimes.

Les médias à fort tirage nous rapportent régulièrement les histoires à fendre l’âme  de tel individu qui souffre, à qui il est arrivé un malheur et qui mériterait de recevoir une généreuse aide financière de la population parce qu’il ne peut obtenir justice devant les tribunaux en vertu du Code civil (malgré l’aide juridique), ou parce qu’il ne peut recevoir ici les traitements médicaux ultra spécialisés, dispendieux  et expérimentaux  non couverts par l’assurance-maladie, ou parce qu’il ne bénéficie pas des services des 5 000 organismes sociaux financés par l’État pour des raisons qu’ils n’ont pas à nous donner. Il y est aussi question des membres de divers groupes minoritaires,  discriminés, opprimés et indignés, ici ou ailleurs, dont la situation déplorable doit être corrigée par une intervention vigoureuse des tribunaux en vertu d’une Charte des droits de l’État national, étranger,  ou onusien.  

Incidemment, ces médias ont peine, au contraire, à faire mention des individus qui ont réussi des exploits, remporté des succès dans leur  champ d’activité (sauf  dans le monde des arts et du sport) comme si l’on craignait que leur réussite n’éveille que de la jalousie  dans le reste de la population. Autrement dit, pour ces médias  le malheur se vend mieux que la réussite.  

On doit aussi penser que pour les victimes, réelles ou présumées, la divulgation de la situation apparemment désavantageuse peut être, en bout de piste, rentable (c’est-à-dire, avantageuse, fructueuse, intéressante, payante, productive, ou profitable, selon le cas), soit   individuellement  soit en groupe, financièrement ou politiquement, selon le cas.

Bien plus, catégorisé au départ comme victime, l’individu ou le groupe n’est pas tenu responsable de ce qui lui arrive même si son comportement antérieur a pu conduire au malheur qui le frappe. Par contre, l’État lui, ne  peut échapper à  l’obligation qui lui est faite, au nom de la solidarité sociale, de corriger la situation. Les contribuables qui défraient le coût de la réparation n’osent pas s’objecter car ils sont conscients que la famille traditionnelle qui se chargeait de plusieurs de ces cas n’existe plus  et ils comptent bien pouvoir recevoir aussi sur cette aide de l’État s’ils devaient traverser les mêmes épreuves.

 Il n’est donc pas étonnant que se produisent des événements qui nous font nous demander s’il existe une limite à la rentabilisation de la victimisation non pas que les  montants en jeu soient nécessairement toujours faramineux mais parce qu’ils se situent à la marge de ce qui est raisonnable.  Nous présentons plusieurs exemples qui  nous semblent entrer  dans cette dernière catégorie. Nous avouons que la raison de l’établissement de cette chronique remonte à un constat que nous avions  fait, il y a quelque temps déjà à propos du mouvement féministe.

 

APF-27 La victimisation et l’indignation,  les deux génératrices  de l’activisme féministe

 

 

 

 

 

  PREMIER exemple

 Indemnisé pour une prise de température rectale contre son gré

 

«Parce que la température rectale d'un patient a été prise alors que celui-ci s'y opposait, l'hôpital Sacré-Cœur doit payer un peu plus de 18 600 $ à l'individu. Ce dernier, John Beshara, 56 ans, était prisonnier à la prison de Bordeaux au moment des faits, en septembre 2006. Il soutient avoir vécu cela comme un viol de sa personne, une agression sexuelle.

M. Beshara, un héroïnomane qui était en manque de méthadone, avait été amené de la prison à l'hôpital Sacré-Cœur en fin d'après-midi, le samedi 9 septembre 2006. Il était malade et disait avait consommé de 5 à 6 comprimés qui lui avaient été refilés par un autre détenu. Il vomissait et son état passait de l'agitation à la torpeur. À son arrivée à l'urgence, sa température rectale avait été prise sans problème. M. Beshara était menotté à un lit. Le lendemain matin, quand, à la demande du médecin, l'infirmier Clément R. Turgeon a voulu reprendre sa température de la même manière, M. Beshara a refusé.

John Beshara et son avocat George Calaritis.... (Photo Martin Chamberland, La Presse)L'infirmier a fait part de ce refus au médecin de l'urgence, qui a répondu qu'il avait besoin de cette donnée. M. Turgeon est retourné auprès du patient pour prendre la température. M. Beshara s'est débattu, a injurié les personnes présentes, a craché, a arraché son soluté. Les agents des services correctionnels l'ont maîtrisé, et l'infirmier a pris sa température rectale, une opération qui a pris une dizaine de secondes.

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.1.jpg(John Beshara et son avocat George Calaritis )

 

 

 

 

 

 

 

M. Beshara a reçu son congé dans les heures suivantes, et a été ramené à la prison, où il a fait l'objet d'une mesure disciplinaire en raison de son comportement à l'hôpital. Il a été confiné pendant deux jours dans une cellule dépourvue de tout. Il est à noter que M. Beshara purgait une peine de 20 fins de semaine de prison pour vol au moment des faits. Dans la foulée de cette affaire, M. Beshara a porté des plaintes, notamment à l'hôpital, au Protecteur du citoyen et devant les instances disciplinaires.

Une poursuite De plus, en septembre 2009, à deux jours de la prescription, M. Beshara, représenté par l'avocat George Calaritis, a intenté une poursuite civile contre l'hôpital, le médecin et l'infirmier de l'urgence, les Services correctionnels. Il réclamait 200 000 $ en dommages moraux et punitifs. L'affaire s'est étirée pendant plus de quatre ans. En 2010, devant son ordre professionnel, l'infirmier Turgeon a plaidé coupable à deux infractions en lien avec cette affaire: ne pas avoir respecté le refus de soin d'un patient, et ne pas avoir consigné ses notes au dossier

Finalement, alors que le procès devait s'ouvrir, en décembre dernier, M. Beshara a retiré sa plainte contre le médecin et l'infirmier à l'hôpital du Sacré-Coeur. De leur côté, l'infirmier Turgeon et l'hôpital ont reconnu que M. Beshara avait le droit de refuser le soin, et qu'ils auraient dû l'écouter. Arguant qu'il n'y avait pas eu dommages physiques, ni de preuve de dommages moraux, ils ont offert 15 000 $ de compensation et 3 600 $ en intérêts. Restait à déterminer si la somme était suffisante, et si les Services correctionnels devaient être tenus responsables, eux aussi. 

L'audience s'est tenue en décembre devant le juge de la cour supérieure Benoît Émery. Au début février, le juge a statué que la somme offerte par l'hôpital était amplement suffisante, et a conclu que les services correctionnels n'avaient pas commis de faute. «Ils avaient à composer avec une personne agressive, qui avait arraché son cathéter, qui saignait, qui crachait et se débattait. Ils avaient un devoir : celui d'assurer la sécurité de M. Beshara et des personnes présentes», a noté le juge. M. Beshara, qui était présent au palais de justice de Montréal, lundi, assure qu'il aurait accepté qu'on prenne sa température par la bouche, ou sous le bras.»1

«Bien que le juge ait rappelé que le geste posé par l'infirmier n'était pas une agression sexuelle, il a quand même accordé 18 607,03 $ au plaignant à titre de dommages. Car l'hôpital avait admis que l'acte de l'infirmier avait été posé sans le consentement du patient » 2

 Commentaires

1- Il n’est pas facile de suivre la logique de la Cour. Elle reconnaît que le geste posé par l’infirmier n’était pas une agression sexuelle, qu’il n’y avait pas eu faute des services correctionnels, que le patient  était une personne agressive, qui avait arraché son cathéter, qui saignait, qui crachait et se débattait, qu’il  pas subi de  dommages physiques ou moraux  mais qu’il a été quand même une  victime et doit être dédommagé soit parce que lui s’est senti violé, soit  parce qu’il n’a pas donné son consentement.  Et le Témoin  de Jéhovah à qui on a injecté  du sang malgré son  opposition  sera--t- il aussi indemnisé ? . 

2- On comprend que le juge rejette l’argument  du plaignant  à l’effet  sa perception d’avoir été violé devrait suffire  à  prouver l’existence d’un  tort. Il est inadmissible qu’une prise de température puisse être considérée comme une atteinte à l’intégrité  et à la dignité d’une personne. C’est le cas par exemple, d’une personne qui a simplement des nausées et qui a vomi. Le tribunal doit certainement recourir au « test de la personne raisonnable»  sinon tous les dépressifs, hypocondriaques, pessimistes, schizophrènes, paranoïaques  feraient fortune. Cela dit,  il y a des jugements  à l’effet que la preuve d’une agression sexuelle envers une femme a reposé sur la seule  perception de celle-ci quant à un acte posée à son endroit : exemple, l’affaire de cette  femme dont l’élastique de la petite culotte avait été tiré… contre son gré par un méchant prédateur. Mais ce n’est pas parce qu’il arrive  que le tribunal pousse assez loin  sur le bouchon  en matière de protection de la femme  en  doit pénal qu’il doive étendre ce préjugé à tous les cas qui se présentent devant lui.

3- Par ailleurs on se demande comment  un héroïnomane qui, la veille, était en pleine crise pouvait donner un consentement valide à une invasion aussi bénigne de son intégrité corporelle  qu’une prise de température rectale ?  Comment, dans de telles circonstances, peut-on imaginer qu’il aurait été possible de lui placer un thermomètre dans la bouche, sous l’aisselle?  

4- L’explication d’un tel jugement tiendrait  peut-être au fait  que la Charte québécoise consacre un chapitre aux droits judiciaires dont plusieurs articles concernent  les détenus (23 à 38) mais, en réalité,  aucun de ces derniers ne s’applique au cas qui nous occupe.

5  Une autre explication tiendrait au fait qu’il existe un groupe de pression  capable d’influencer  la population et les décideurs publics en faveur d’un traitement  plus favorables des détenus. En effet, le président  de l’Office des droits des détenus, une association  vouée à la défense des détenus, Jean-Claude Bernheim (criminologue, c’est  logique) a déclaré relativement à cette affaire  « il y a parfois un écart entre la théorie et la pratique quand il s’agit de détenus».3 laissant ainsi entendre que la justice n’est pas nécessairement la même pour les détenus, une autre  minorité qui serait victimisée, et les autres citoyens.

Il faut savoir qu’une autre minorité qui lui est d’ailleurs reliée d’une certaine façon  – celle des victimes d’actes criminels-- bénéficie au Québec, depuis 1971, d’un ensemble de programmes et services  instaurés  pour leur venir en aide (les 15 CAVAC =centre d’aide aux victimes d’actes criminels, et l’IVAC=indemnisation  des victimes d'actes criminels).   

6- Enfin, une des explications plausibles est que nos tribunaux ont intérêt à défendre les droits individuels même au-delà de ce qui est raisonnable tout simplement parce que ces contestations assurent la pérennité de la profession juridique.    

7- Bien entendu, il n’est pas question  nulle part que cet individu qui, non seulement ne contribue en aucune manière au développement de la société mais, au contraire, lui occasionne des dépenses, soit tenu de rembourser justement à cette société les frais que son incapacité à se prendre en mains lui occasionne.  Comble d’ironie, il a sans doute bénéficié de l’aide juridique pour mener ce combat judiciaire.

 

  deuxième exemple

 «Un policier du SPVM qui menace d’attacher un sans-abri à un poteau en plein hiver à -25 degrés °C   est passible de sanctions disciplinaires

 

Le policier de Montréal qui a menacé, jeudi après-midi, un sans-abri de...«Le policier de Montréal qui a menacé, jeudi après-midi, un sans-abri de l'attacher à un poteau pendant une heure doit être rencontré par ses supérieurs vendredi. Des mesures disciplinaires allant d'un avis verbal à des journées de suspension pourraient être prises à son endroit, a spécifié en entrevue le porte-parole du Service de police de la ville de Montréal, Ian Lafrenière. Depuis jeudi soir, une vidéo d'un segment de l'intervention, tournée semble-t-il par un passant, fait grand bruit sur les médias sociaux. On y voit un agent interpeller un sans-abri et lui demander de tempérer ses ardeurs lorsqu'il demande de l'argent aux passants, puisque certains auraient porté plainte contre lui au 9-1-1. L'agent poursuit en affirmant que si un autre citoyen contacte la police à son sujet, il jure de «l'attacher à un poteau pendant une heure».

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.2.jpgEn entrevue, M. Lafrenière a qualifié les propos de l'agent «d'inacceptables» et d'inexplicables». Il a toutefois tenu à spécifier que la vidéo ne montre que la fin de l'intervention auprès du sans-abri. Selon M. Lafrenière, le policier en cause a d'abord proposé à l'itinérant, qui était légèrement vêtu, de monter à bord de la voiture de police ou de l'accompagner dans un centre d'hébergement, ce qu'il aurait refusé. «Il faut regarder l'ensemble de l'intervention, croit M. Lafrenière. On voit bien le policier qui intervient avec cette personne-là dès le départ, mais c'est vraiment la fin, le choix des mots qu'on s'explique très mal.» Il déplore d'ailleurs que cette bévue porte ombrage au travail mené par les policiers de Montréal auprès de ceux et celles qui vivent dans la rue depuis le début de cet épisode de froid polaire. «Depuis lundi, on a deux policiers sur chaque quart qui sont volontaires, qui restent au travail pour faire le lien avec les personnes itinérantes pour s'assurer que tout le monde se porte bien avec ces températures très froides», fait valoir M. Lafrenière. Au courant de la nuit de vendredi, des policiers ont réussi à localiser l'itinérant et à le convaincre de se rendre à l'hôpital. «Il se porte bien», a signalé M. Lafrenière.» 3

 

Commentaires

1-  Cette affaire a été présentée presque comme un autre cas de brutalité policière entre une autre  minorité victimisée, les itinérants. Or, il faut bien prendre garde de considérer, d’abord, à la fois la loi et les faits avant de sauter à  cette conclusion.

2- Le Code criminel et la Charte obligent  le citoyen, a fortiori un policier,  à porter secours à une personne en danger. Or, lorsque l’individu refuse l’aide, le citoyen, comme le policier,  est dépourvu sauf si l’individu crée du désordre sur la place publique auquel cas le policier peut intervenir. Dans ce cas, il a proféré une menace aussi  grave qu’irréaliste   mais il pouvait très bien  croire qu’elle aurait l’effet désiré sur cette personne manifestement très désorganisée.   

3- On serait curieux de savoir comment, en fin de compte, les autres policiers ont réussi à convaincre l’itinérant de se rendre à l’hôpital, sans le menacer d’aucune façon. L’ont-ils supplié à genoux. 

4- La rectitude politique exigeait, sans doute, que  le chef de police menace de sanctions le policier qui avait menacé l’itinérant.  Comme le policier j’a jamais exécuté sa menace envers l’itinérant,  le policier,  devrait bénéficier du même traitement. 

5-  Le cas de l’individu qui a été abattu parce qu’il se montrait agressif avec un marteau dans une rue de Montréal est plus inquiétant, tout comme le fait que sept de ses confrères aient été hospitalisés pour choc nerveux après  l’évènement. Il est vrai qu’il se dirigeait vers une policière qui  venait de trébucher et qu’un  collègue voulait sans doute la défendre.4

Tout cela ne se serait pas produit, croyons-nous, si  comme il y a une trentaine d’années, les policiers devaient  obligatoirement  avoir un fort gabarit. Leur  seule présence imposait le respect de l’ordre et ceux qui se risquaient  à les défier  le regrettaient sérieusement.  Depuis on a pratiquement  laissé tomber les exigences physiques  pour pouvoir embaucher des policières, avec les résultats que l’on connaît  maintenant. Voici  la force de frappe du service de  Police de Montréal... 

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.3.jpgCà fait très peur aux oiseaux mais çà va prendre combien d’autres morts avant que l’on se rende compte que 19/2 c’est juste de la télévision

 

 

 

 

troisiÈme  exemple

«Un  avocat demande de «gracier» Wilbert Coffin 5

 

Même s'il est convaincu que le procès de Wilbert Coffin s'est déroulé sans irrégularité, l'avocat et professeur de droit à la retraite Clément Fortin demande au ministre de la Justice et procureur général du Canada, Scott MacKay, de «gracier» le prospecteur gaspésien, pendu le 10 février 1956 pour le meurtre de trois chasseurs américains.

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.4.jpgW. Coffin.bmp«Cependant, pour accomplir ne serait-ce que partiellement les promesses que plusieurs députés fédéraux ont faites à la famille Coffin, la grâce accordée à Wilbert Coffin mettrait fin à cette très triste affaire», écrit Clément Fortin au ministre MacKay.(…) Ces  promesses sont venu es de huit députés fédéraux de quatre partis différents, dont  Justin Trudeau, maintenant chef du Parti libéral

Clément Fortin est convaincu que si les jurés du procès de Coffin avaient su que l'accusé éprouvait des problèmes de consommation d'alcool, ils auraient rendu un verdict d'homicide involontaire et Coffin n'aurait pas été pendu. En entrevue au Soleil hier, M. Fortin, qui a écrit un docuroman sur l'affaire Coffin, fait valoir qu'aujourd'hui, s'il était jugé, le prospecteur aurait pu invoquer un choc post-traumatique dans sa défense. «Il a été à la guerre [la Seconde Guerre mondiale] pendant cinq ans et ça l'a dérangé. Je me suis toujours dit, quand j’ai écrit mon  docu-roman, que c’était une victime de la guerre, dans ce contexte. Les mentalités ont changé. Le choc post-traumatique n’existait pas dans l’esprit des gens»  

 Eugene Lindsay, son fils Richard et l'ami de ce dernier, Frederick Claar, sont arrivés en Gaspésie au début de juin 1953 pour chasser l'ours. Personne ne les a revus après le 10 juin. Coffin avait été vu ce jour-là avec le jeune Lindsay à Gaspé. Il est parti pour Montréal le lendemain. Coffin, qui est revenu pour participer aux recherches, est arrêté le 10 août 1953. Son procès débutera le 12 juillet 1954. Il est représenté par un avocat, Raymond Maher, qui a peu d'expérience et qui a de forts liens avec le régime en place, l'Union nationale de Maurice Duplessis. L'avocat ne fera pas témoigner Coffin; en fait, il ne présente aucune défense. Wilbert Coffin est jugé coupable le 2 août 1954 et condamné à la pendaison. Son exécution sera remise sept fois. Il s'évade même de la prison de Québec le 6 septembre.»

Commentaires

1- En somme, il faudrait gracier M. Coffin n on pas parce qu’il était innocent mais  parce qu’il était ivre au moment du crime et/ou parce qu’il avait été  post-traumatisé par son service militaire. Dans le premier cas, l’avocat Fortin  n’est pas au fait de la récente jurisprudence qui rejette la proposition voulant que  l'état d'ivresse constitue une excuse à  la commission d'un acte criminel. Dans le second cas, on a du mal à croire qu’un  individu puisse involontairement commettre trois assassinats, sous l’effet d’un traumatisme, alors que la personne qui est censée en être atteinte en question se rend à Montréal le lendemain et revient participer aux recherches.

2- Bref, on ne se contente plus des victimes vivantes on va en cherche dans l’au-delà.  Cela n’a pas empêché 8 députés fédéraux d’appuyer la requête de Fortin, dont Justin Trudeau, c’est donc rentable politiquement.    

 

  QUATRIÈME  exemple

«L'Assemblée nationale coiffée du drapeau arc-en-ciel

(Québec) Le drapeau arc-en-ciel flotte depuis mardi soir sur l'une des tours de l'Assemblée nationale du Québec. Il y restera hissé en guise de soutien à la communauté gaie pendant toute la durée des Jeux olympiques de Sotchi. Les députés du Parlement québécois ont entériné à l'unanimité une motion de Québec solidaire proposant d'affirmer de cette manière «la solidarité du Québec envers la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et transsexuelle, d'ici et d'ailleurs». 

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\811458-drapeau-arc-ciel-flotte-ete.jpgL'Assemblée nationale coiffée du drapeau arc-en-cielLes Jeux de Sotchi «se tiennent dans un pays réellement homophobe», a fait valoir la cochef de Québec solidaire, Françoise David. Il faut «que les personnes homose-xuelles, lesbiennes, gaies, transgenres et les autres, qui vivent tellement d'ostracis-me en Russie, qui sont arrêtées, parfois torturées, sachent qu'elles ne sont pas seules», a-t-elle dit. 

Pour Manon Massé, candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, à Montréal, ce geste symbolique est important non seulement «pour envoyer un message à l'extérieur du Québec, mais aussi pour envoyer un message à l'intérieur du Québec».

Mme Massé a déploré que des Québécois fassent encore preuve d'intolérance, et certains parfois même de violence, envers des personnes homosexuelles. 

Jusqu'ici, plusieurs villes dans le monde avaient déjà hissé le drapeau arc-en-ciel. Le sujet a paru dès le départ plus délicat pour ce qui est des parlements, tant pour des questions de protocole que pour des raisons politiques et diplomatiques.6  »

 

Commentaires

1- Personne, dans les partis dirigés par une personne dont l’orientation sexuelle n’est pas celle  qui est ici concernée, ne s’est demandé si l’ensemble de la population québécoise appuyait vraiment une telle démarche. Par simple décence démocratique on aurait pu au  moins  se baser sur un sondage d’opinion valide. 

2- Le fait que seulement quelques municipalités dans le  monde - abritant sans doute des communautés gaies significatives, comme Montréal -  aient posé un geste similaire aurait dû, il nous semble, indiquer aux dirigeants de ces autres partis que, dans le cas d’un événement international, leur intervention faisait vraiment «provinciale». 

3- Ces autres partis ont du raisonner qu’ils n’avaient pas le choix de se comporter ainsi au Québec  à l’aube d’élections et que les Russes, s’ils l’apprenaient, comprendraient que, fondamentalement, il s’agissait d’un message de racolage électoral destiné à l’interne.

4- La victimisation alléguée ici est, comme c’est souvent  le cas de la propagande des groupes de pression, nettement exagérée. Essentiellement,  la Douma a adopté une loi qui interdit  la promotion de l’homosexualité et de la pédophilie auprès des  mineurs et prohibe l’adoption d’enfants russes  par des couples homosexuels étrangers  et cela « au nom du respect des valeurs traditionnelles et à cause d’une chute importante de la natalité».7  Rien de tout cela  ne constitue un ostracisme, un pogrom. 

5- Au Québec, où nous établissons des taux records de divortialité, d’avortements, de dénatalité, où les couples désireux d’adopter ne trouvent pas d’enfant et où les tribunaux ont à se pencher régulièrement sur des cas de pédophilie,  il y a des personnes qui circulent librement dans les écoles, à l’invitation du ministère de l’Éducation, officiellement  pour combattre l’homophobie, une démarche qui, on en conviendra,  peut, subtilement, se transformer en une promotion de l’homophilie.

6-  Il faut espérer que, si jamais le Québec devient indépendant, les partis politiques auront eu le temps d’apprendre à respecter les choix des autres gouvernements s’ils veulent que les  choix de  leur gouvernement reçoivent le même traitement de leur part. 

7- Étant donné que les gens ordinaires,  constitués en familles traditionnelles, ne sont pas près d’avoir leur propre emblème  aucun parti politique ne sera là pour exiger de le hisser le jour où la dernière du genre disparaîtra. 

 

cinquième exemple

 Le syndrome de la femme battue

Angélique Lyn Lavallée (1990- 55.C.C.C- 3ed. 97) Angélique Lyn Lavallée.bmp  Cette dame avait tué son mari en le tirant derrière la tête alors qu’il quittait la pièce, après…l’avoir menacée.  (R. c. Lavallée, [1990] 1 R.C.S. 852)

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.6.jpgC’est ce jugement de la Cour suprême  qui  a  établit le droit de la femme battue de tuer son mari qui l’a agressée pour se prémunir contre d’éventuelles agressions.  Acquittée   

 

 

Micheline Vaillancourt,  une femme qui a tué son mari avec un fusil pendant qu'il dormait est condamnée en première instance par un jury très majoritairement féminin mais est absoute par la Cour d'appel; un fait très rare surtout que la défense était accompagnée d'un groupe de 50 femmes déterminées à faire accepter le concept du syndrome de la femme battue aussi appelé le motif de «la légitime  défense anticipée»

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\Micheline Vaillancourt.gifMicheline Vaillancourt.bmp«C'est moi qui a tiré, ça fait quatre mois qu'il me menace» a-t-il dit au policier le jour de son arrestation.» Elle se rappelle que le meurtre de son mari, en septembre 1995, était sa seule porte de sortie. «Il m'avait juré qu'il m'abattrait si je demandais le divorce» Acquittée   (J. de Québec 28 avril 2006)

 

 Micheline Veilleux, accusée en novembre 2003 d'avoir étranglé son ex-conjoint à Québec. Guénard dormait dans sa chambre avec un taux d'alcoolémie de 0.21.

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\Micheline Veilleux.jpgMicheline Veilleux.jpgPourtant, c'est elle qui avait demandé aux policiers de se rendre à son appartement parce qu'il était mort. Elle leur avait dit alors : «Je l'ai un peu aidé, je l'ai étranglé (avec le cordon de sa robe de chambre) » après avoir vérifié que son cœur ne battait plus. Elle aurait aussi dit également aux policiers « Enfin, j'en ai tué un pour vrai », lors d'un interrogatoire enregistré sur bande vidéo. Jury de sept femmes et cinq hommes. Acquittée   (Le Soleil, 11 nov. 2003 p. A-4)

 

 Rita Graveline qui a tué son mari d’un coup de fusil pendant qu’il dormait en 1999 a plaidé à la fois «automatisme», lié au syndrome de la femme battue (amnésie dissociative sans aliénation mentale, comme un somnambule), et légitime défense ; une incohérence en soi.C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.9.jpg Rita Graveline.jpgElle avait été brutalisée pendant trente ans au su et vu des ses parents, enfants et voisins; tout à coup elle a «disjoncté» et ne se souvient plus de rien. Acquittée    (Le Soleil -28 avril 2006 p.15)

 

Audrey Trépanier, non voyante, finaliste à Star Académie,  attire dans un hôtel son ex-ami (aussi non–voyant) lui fait  ingurgiter un cocktail de médicaments et tente de lui

 Audrey Trépanier.bmptrancher la gorge. Elle est condamnée à 2 ans  moins un jour dans la collectivité, à cause de son état (LCN 28 février 2007). 

Note Chose certaine, la justice, elle, n’est certainement plus aveugle; elle distingue les sexes.

Marie Jeanne Gendron.bmp

 

Marie-Jeanne Gendron, accusée d’avoir tué son  mari Michel Dugas, avec la complicité de son fils, aura donc le choix des moyens de défense; à peine incarcérée, sa sœur déclare qu’il était un homme violent; ah oui ! Michel Dugas avait quitté son domicile de Saint-René-de-Matane le 18 juin 1999, sans jamais avoir été revu. C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\Marie Jeanne Gendron.jpgSon corps a été retrouvé neuf ans plus tard, enterré dans la cour de sa maison. Condamnée à 18 ans de prison. (Le Soleil 10 novembre 2009). Note Son avocat ne lisait pas les journaux.

 

Armande Côté Le 22 juillet 2006, Armande Côté avait signalé le 9-1-1, vers 21h00 pour rapporter qu’elle avait découvert son mari blessé à leur domicile. Celui-ci a  été transporté à l’hôpital.  Les policiers ont plus tard été informés par les médecins qu’un

objet métallique se trouvait dans son crâne.Armande Côté.jpg  Sans informer Mme Côté qu’ils croyaient que la victime avait été atteinte d’une blessure par balle, ils lui expliquent qu’ils veulent seulement déterminer ce qui s’est produit et vérifier la sûreté des lieux. À 3h du matin, Mme Côté est transportée au poste de police et ce n’est qu’à 5h23 qu’elle est informée du droit à l’avocat. Avant cela, aucune mise en garde relative aux accusations de tentative de meurtre sur la victime n’est donnée à Mme Côté. Un peu plus tard, Mme Côté fût interrogée toute la journée et ce jusqu’à 20h00 alors qu’elle n’avait pas dormi. C’est alors que sous la pression considérable des policiers, Mme Côté a fait plusieurs déclarations incriminantes. «Rien ne permet de justifier la commission d’un acte horrible. On ne peut également accepter que l’on méprise les fondements de notre droit. Cela mettrait directement en doute son intégrité. La tolérance de gestes aberrants par les policiers est inacceptable» L’Honorable juge Guy Cournoyer écrivait dans son jugement du 30 novembre 2007: « [23]  J’estime aussi que durant cet interrogatoire le droit à l’avocat de Mme Côté et son droit au silence n’ont pas été respectés lors de son interrogatoire par les enquêteurs Bellemare et Samson. Cette déclaration doit être exclue en vertu du par. 24(2) de la Charte en raison de l’atteinte à l’équité du procès. » Me Carole Gladu, une des avocates d'Armande Côté : «Ce qui amène une femme à tuer son conjoint, c'est toute l'impuissance qu'elle vit.» «Nathalie Villeneuve, présidente du regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale «La violence psychologique blesse autant, sinon plus, que la violence physique. Elle reste dans la tête et elle ne s'oublie pas.» Acquittée    (J. de Québec 5 octobre 2011)-.

 Commentaires

 1-Manifestement le «syndrome de la femme battue» est devenu un permis de tuer à la suite d’un jugement de la Cour suprême et ce malgré toutes les affirmations au contraire de celles qui l’invoquent.8  

 2- En toute équité, toute personne qui reçoit des menaces de mort devrait être acquittée d’avoir tué celui qui les a proférées.

 3- L'inversion des rôles est assez étonnante,  la victime est celle qui a tué et le bourreau est celui qui est mort. 

 4- De deux choses l'une, ou bien nous devons accepter que les femmes aient le droit de tuer leur mari  de manière préventive et nous devons cesser d'entretenir, au coût de 60 millions de dollars/année, 103 maisons d'hébergement pour femmes violentées  (trois fois plus qu'en Virginie cet état américain qui a aussi une population totale de 7 millions d'habitants)9 dont l'inefficacité est patente ou bien nous continuons d'entretenir ces maisons et nous  demandons que, par un jugement libre de toute pression du  mouvement féministe, la Cour suprême abroge le droit de tuer qu'elle a accordé aux femmes violentées.

 

Sixième exemple

Faux bébés, faux cancer du sein 10

Barbara Bienvenue a fait croire qu’elle était enceinte de quintuplés (avec  une  taille pareille, on ne pouvait pas se douter qu’il s’agissait de 5 barils d’ailes de poulet). Puis elle a fait croire à un réseau de femmes qu’elle  était atteinte d’une forme rare de cancer qu’elle ne pouvait faire  traiter qu’en dehors du pays, ce qui lui a permis d’encaisser 5 000$ de ces braves femmes. C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.13.jpgMalheureusement elle a pesé top fort sur le bouchon. Elle a fait savoir supposément par une tierce personne qu’elle était maintenant dans le coma à un certain hôpital après avoir ingurgité une surdose de médicaments. Vérification  faite, elle était inscrite dans aucun  hôpital de la région et le réseau divulgue rapidement  l’information. Sur le coup, Mme Bienvenue  sort du coma et tente de bloquer la nouvelle sur Facebook. Trop tard.   

 

Commentaires

1- Les Québécois sont, à la fois, généreux et naïfs, de bonnes poires.

2- Cette assertion est confirmée, sur un autre plan. Ils s’apprêtent à voter pour les deux mêmes partis politiques qui, depuis des décennies, leur promettent encore de nouveaux «investissements» et de «nouveaux services» alors qu’ils sont endettés à plus de la moitié de la richesse qu’ils produisent (le PIB) et  que ce sont eux qui vont défrayer ces «dépenses» (un  mot tabou) avec leurs impôts même s’ils en payent déjà plus que partout ailleurs au Canada.    

3- Il ne reste plus à ces dames de déposer un recours à L’IVAC en tant que victimes d’un acte criminel.

 

  septième exemple

«Cri du cœur d’un  père endeuillé11

 «Neuf mois après avoir perdu sa fille Élodie, 18 ans, dans la tragédie de Lac-Mégantic, Richard Turcotte déplore le manque d'aide aux familles, qui n'ont toujours pas reçu un sou du programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC). Élodie était serveuse au Musi-Café le soir où le train de la MMA a changé à tout jamais le paysage de Lac-Mégantic. (…) M. Turcotte et sa femme ont dû se résoudre à vivre de l'assurance emploi. «Mais ce n'est pas éternel. Un moment donné, on avait des factures à payer. Il a fallu retourner à nos emplois.». Depuis, tous les matins, tous deux doivent traverser le site de l'incendie pour se rendre à leur travail. «Sur place, il y a toujours quelqu'un pour nous parler d'Elodie ou du drame. Comment voulez-vous qu'on fasse notre deuil? On l'a dans la face tous les jours. À Mégantic, on vit tous la même chose. On est tous chamboulés», lance-t-il.

AIDE INSUFFISANTE  «Ce qu'on a besoin, c'est d'aide psychologique et de pouvoir prendre du repos. Ne pas se retrouver face au drame tous les jours. Et ce n'est pas dans deux ans qu'on en aura besoin, c'est maintenant», martèle-t-il. «Tout le monde a été dédommagé pour le matériel. Les commerces ont reçu de l'aide pour repartir. Mais nous, les familles, on a besoin de panser nos plaies. C'est bien beau reconstruire, mais il faut aussi reconstruire nos têtes et nos cœurs.»

EN COLÈRE Aujourd'hui, M. Turcotte est en colère contre l'IVAC et les fonctionnaires. «Ils ont décidé de ne rien nous donner en attendant de voir la suite des procédures judiciaires, même s'ils pouvaient le faire. Ils m'ont aussi dit que mes fils ne pouvaient pas être comptés parmi les victimes parce qu'ils ne sont pas allés sur les lieux du drame, cette nuit-là. Je leur avais pourtant demandé de rester près du téléphone, au cas où Élodie appelletrait. Ils ont passé toute la nuit à angoisser. Ils ont perdu leur sœur. Jamais je n'accepterai que quelqu'un me dise que ce ne sont pas des victimes», termine-t-il.

---000--

Il faut ajouter cette autre information qui apparaît sur la même page et qui, de toute évidence,  explique celui qui précède

«L'avocat Marc Bellemare juge méprisante l'attitude de l'IVAC envers les victimes de la tragédie de Lac-Mégantic-tic, qui se retrouvent livrées à elles-mêmes depuis les tristes événements de juillet dernier.

L’ex-ministre de la justice ne mâche pas ses mots dans ce dossier. Pour lui l’IVAC se traîne les pieds et prive les familles des disparus de l’aide  à laquelle  ils auraient droit.« C’est évident dans ce dossier qu’il ya eu négligence criminelle. On  le sait depuis des  mois. Encore en fin  de semaine on apprenait que la SQ recommande des accusations. C’est amplement suffisant pour agir» a-t-il dit. Me Bellemare  souligne d’ailleurs que dans l’article 13 de la Loi de L’IVAC il est précisé que l’indemnisation ne peut pas être écartée du fait que les accusations de nature criminelle  n’ont pas été déposées ou même que l’accusé est éventuellement acquitté.

«Moi, çà m’écœure. On laisse traîner les choses. Il y a des dizaines de familles qui ont besoin d’aide présentement.  La première ministre Marois et le ministre ST-Arnaud doivent ordonner immédiatement à l’IVAC que les réclamations soient traitées et réglées sans égard au cheminement des éventuelles accusations criminelles». Insiste-t-il Pour lui, les autorités ont tout intérêt à laisser traîner les choses puisque les indemnités versées rétroactivement par l’IVAC ne portent pas intérêt.« Présentement les familles s’appauvrissent privées de remboursement de frais psychologiques et de remplacement de revenu alors qu’on sait très bien qu’un stress post-traumatique doit être traité sans dé.lai après la tragédie » souligne Me Bellemare.

 Commentaires

1-Chaque année des dizaines de parents perdent un enfant dans des conditions autres que celles qui sont prévues dans les lois d’indemnisation (les accidents d’automobile et de travail, les actes criminels), comme dans le cas de maladies, de noyades, de suicide. Ces parents ne cessent pas pour autant de travailler, même lorsque les enfants sont en  bas âge, ce qui n’est pas le cas ici.  

2- L’article 13 mentionné par Me Bellemare dit bien que la réclamation doit être déposée le plus tôt possible mais il dit aussi que le gouvernement peut ajourner sa décision en attendant un  jugement. Il se lit comme suit. «13. La demande prévue à l'article 11 peut être formulée, qu'une personne soit ou non poursuivie ou déclarée coupable de l'infraction ayant causé un préjudice matériel, des blessures ou la mort; la Commission peut cependant, de son propre chef ou à la demande du procureur général, ajourner sa décision en attendant le résultat final d'une poursuite en cours ou de toute poursuite qui pourra être intentée ultérieurement

La question se pose de savoir si Me Bellemare serait d’accord pour signer un document dans lequel il  accepterait que le gouvernement aille rechercher les sommes versées aux prestataires de l’IVAC si jamais on n’arrivait pas à obtenir une condamnation  pour négligence criminelle de la part de la compagnie de chemin de fer. N’est-il pas légitime de croire que la  Commission détournerait  l’objectif même de la loi si elle se mettait  à indemniser sans preuve d’acte criminel ?    

3-Un bureau d’avocats doit forcément recruter des clients et rien de mieux, dans ce but, que d’épouser les récriminations des victimes contre l’administration publique.        

 

 Huitième exemple

Recours collectif contre le Séminaire St-Alphonse et la communauté religieuse des Rédemptoristes

 

Les défendeurs  ne contestent pas le fait qu’il y ait eu des agressions sexuelles entre 1960 et 1987 et reconnaissent qu’il doit y avoir réparation  mais ils arguent–1- que le recours collectif est très tardif car rien n’empêchait les requérants d’agit avant 2008 au  moment où Frank Tremblay a dénoncé les gestes à la police- (la honte et le secret ne sont pas des raisons valables) -2-qu’il n’y a pas de preuve médicale ou psychologique de dommages dans les témoignages des séminaristes entendus.

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.14.jpgPour leur part, les demandeurs ont établi une grille de barèmes en fonction du nombre d’actes : 1 à 3 agressions: 50,000$-- 4  à 10 :75,000$, -- plus de 10 :100,000 –selon le nombre d’agresseurs : 1 : 25 000$ -2 :50 000$,3 et plus :75 000$ et selon la nature des actes  :attouchements :50 000, masturbation :100 000$,fellation : 150 000$ sodomie :200 000$ 12

 

 

  Commentaires

1-Le dommage est certain et la réparation nécessaire. Toutefois, si la pédophilie est un crime et que la prison est le remède, en quoi des indemnisations monétaires vont-elles aider à la guérison du malade et des victimes? On peut aussi penser que les barèmes de ces indemnisations sont susceptibles de varier en fonction  de «l’indice de richesse » du «criminel». Le traitement de l’Affaire Nathalie Simard prédispose aux réclamations de chercheurs d’or mais comme les pédophiles ne sont pas tous bien nantis, la solution financière crée des iniquités entre les victimes. 

2-Si la pédophilie est une maladie incurable la protection  de la société par l’emprisonnement du «malade» ne devrait-elle pas  durer toute la vie de ce dernier

 

 Neuvième exemple

Traumatisée par les événements du 8 mai 1984, une ex-cuisinière au Parlement, indemnisée près de 28 ans plus tard, reproche à Denis Lortie d'avoir brisé sa vie.  «Le 30e anniversaire de la tragédie l'a chamboulée de nouveau dans les derniers jours. La clame de 60 ans, qui réside dans l'arrondissement Charlesbourg à Québec, a décidé de sortir de l'ombre. Elle veut donner de l'espoir à d'autres potentielles victimes de séquelles psychologiques qui n'ont jamais reçu un seul sou. Inapte au travail, Gaétane Champagne a remporté son long combat en janvier 2012 contre l'IVAC (Indemnisation des victimes d'actes criminels). Épaulée par l’avocat Marc Bellemare  elle a réglé son litige à l'amiable et a obtenu une compensation financière qui lui permet de souffler un peu. «Dans ce temps-là, on n'avait pas d'aide psychologique. J'ai été laissée à moi-même. Le gouvernement ne m'a pas aidée et je suis repartie chez nous. Le lendemain, je suis rentrée travailler, mais j'étais très nerveuse. Mes peurs grossissaient. J'ai pris un mois de vacances puis j'ai remis ma démission», a-t-elle confié en entrevue.C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La vic.15.jpg

Quand le tireur fou a fait irruption dans l’Assemblée nation ale elle s’était réfugiée dans une cuisine du restaurant Le Parlementaire avec des confrères de travail. «Moi, j'étais à ma pause café quand c'est arrivé, j'ai entendu un bruit de mitraillette. On a vu des policiers descendre en courant puis ils nous ont dit de nous barricader. J'étais séquestrée. Et j'ai été deux heures à paniquer en me demandant si j'allais en sortir vivante». Deux policiers, dit-elle, se sont obstinés pour décider s'il fallait ou non les laissés sortir Le premier croyait qu'ils risquaient d'être blessés alors que le deuxième jugeait les risques encore plus importants s'ils ne bougeaient pas. Elle était certaine de se faire tuer. Finalement, Mme Champagne a quitté les lieux, seule, à bord  de sa voiture. «En sortant du complexe G, j'ai embarqué sur le boulevard René-Lévesque à contresens. J'étais tellement énervée.».  Elle fuit les endroits clos comme les ascenseurs. La dame a fréquemment besoin d'un accompagnateur. Elle n'a jamais mis les pieds au Parlement et évite encore la haute-ville »13

Commentaires

1-Elle est  barricadée dans la cuisine et Lortie se trouve  à des lieues, dans la salle de l’Assemblée. Elle est protégée par deux policiers armés et n’a jamais vu de ses yeux, une personne être tuée par Lortie. Donc, elle n’a pas été témoin de la tuerie et aucune des personnes tuées ou blessées ne fait partie de ses proches. Pourtant, il nous semble que ce sont  là des conditions nécessaires à une indemnisation.

2- Il y a une centaine de meurtres par année au Québec dont  au  moins un  dans son voisinage, au cours de toutes ces années,  et pourtant elle n’en est pas été marquée. Un seul incident a suffi pour la rendre  invalide.

3- Au cours des 28 dernières années, elle n’a jamais travaillé. Elle a donc été jugée inapte au travail même s’il y a plein d’emplois qui sont exercés à l’extérieur. Donc, pendant 28 ans elle  a bénéficié de l’aide sociale.

4-. En 28 ans, elle n’a jamais trouvé ni le  moyen ni le temps  de se rendre au CLSC de son quartier pour obtenir un rendez-vous gratuit avec un psy.

5-Nous sommes très heureux de lui avoir payé ses lunettes rouges et toutes ces fringues qu’elle s’est procurées en allant magasiner dans des centres d’achats. Étonnamment  ces endroits clos  ne la traumatisent pas, pas plus que  sa chambre et son salon qui se trouvent dans  un bloc-appartements sans doute muni d’un ascenseur.

6- Il faut se réjouir que  la compensation accordée par L’IVAC permette à Mme Champagne de «souffler un peu».C’est très essoufflant d’attendre un chèque. Elle a surement fait preuve de résilience mais certainement pas du genre de celle  qui à permis à cette société de se développer.

7- Plus grave, on ne comprend pas l'’IVAC de céder après avoir refusé durant tout ce  temps. L’explication tient-elle à l’arrivé du Parti Libéral au pouvoir et aux accointances de Me Bellemare avec ce parti ? Chose certaine il obtient une très bonne couverture de la part du Journal de Québec, une espèce de publi-reportage pour la deuxième fois (voir septième exemple en quelques semaines).

  

 Dixième exemple

La Marche des « Perséides», pour pleurer les enfants morts notamment par interruption de grossesse

«À l'occasion de la fête des Mères, plus de 150 personnes ayant vécu, de près ou de loin, un deuil périnatal ont marché à la mémoire des bébés décédés.Les participants se sont rassemblés devant la faculté de médecine de l'Université Laval, hier, avant de sillonner quelques-unes des rues de Québec. L'objectif de cet événement, orchestré par l'Association Les Perséides, est de sensibiliser la population à la réalité des parents endeuillés, un sujet «encore tabou dans notre société».

«Ce ne sont pas toutes les grossesses qui se terminent bien, lance d'emblée la présidente de l'Association, Sabrina Courant. Certains parents sont confrontés au deuil avant la naissance. Par contre, il n'y avait pas d'entité ou d'organisation pour les soutenir. C'est pour ça que le mouvement des Perséides a vu le jour. Les parents se rencontrent une fois par mois pour se parler», précise-t-elle.

C:\Documents and Settings\Andre\Mes documents\HOMME D'AUJOURDHUI\La marche des Perséides.jpgTÉMOIGNAGES ÉMOUVANTS Il faut dire que, chaque aimée, une grossesse sur cinq ne se rend pas à terme au Québec, que ce soit en raison d'une fausse-couche, d'une interruption de grossesse, d'un accouchement prématuré, de malformations, de maladies ou encore d'une mort inexpliquée.

«Cette marche symbolique réunit plusieurs parents, grands-parents et proches de la famille afin de vivre le deuil de leur petit être si cher à leurs yeux. Les témoignages sont remplis d'émotion. Ayant moi-même failli perdre un enfant à la naissance, cet événement revêt un sens très important à mes yeux», confie Isabelle Guilbeault, porte-parole de cette troisième manifestation.

FONDS RÉCOLTÉS

La Marche des Perséides a également permis de récolter 1200$ en soutien aux parents endeuillés. «Chaque rencontre a un thème. Du matériel est distribué, comme des textes. Je me souviens que l'un des thèmes était l'envol, alors on a acheté des plumes qu'on a laissées partir au vent. Les fonds nous permettent de poser des gestes significatifs comme ceux-là», explique Mme Courant.»14    Cette organisation  a aussi un site web15

 Commentaires

1-Le fait que l’on sente le besoin  de se réunir avec des inconnus  pour se parler de la mort d’un enfant à la naissance nous apparaît révélateur d’une société chez laquelle l’internet a remplacé la famille traditionnelle. Il faut partager ses malheurs avec le monde.

2- On doit s’étonner  de ce que l’interruption  de la grossesse soit incluse dans la liste des naissances dont on est endeuillé. En effet l’interruption  de la grossesse- un euphémisme pour cacher «l’avortement»- ne peut être que volontaire. Comment peut-on, alors,   s’attrister d’un  événement que l’on a causé soi-même ? La réponse est sans doute parce que l’on ne vise que les interruptions généralement acceptées dans la plupart des pays, c’est-à-dire, celles qui sont faires dans les cas où la vie de l’enfant ou de la mère est en danger) ou lorsque l’embryon a des malformations ou lorsque la grossesse est la conséquence d’un viol. Ce faisant, cependant,  on oblitère insidieusement le fait qu’au Canada l’avortement n’est encadré d’aucune façon  ni quant à la période où il peut survenir ni quant à ses justifications. On masque le débat qui s’éternise entre les «pro-choix» et les «pro-vie» tout en menaçant le Parti Conservateur  des pires avanies s’il tente d’établir un compromis sensé entre les deux thèses comme e souhaite, pourtant, au moins une chroniqueuse 16.

3-En somme on épouse la thèse féministe selon laquelle seule la femme peut décider de donner naissance et quand elle le veut et toute interruption de grossesse est légitime. À cet égard, il est assez ironique de constater des hommes participent à cette marche alors qu’ils sont exclus, légalement, de toute décision relative à la procréation; ils ne peuvent imposer ni une gestation  ni un avortement. Un homme a le droit de vendre sa semence pour venir en aide à des couples infertiles ou homosexuels (on le glorifie même dans un film «starbuck») mais une femme ne peut louer  son utérus pour les mêmes fins parce qu’il est sacré.        

4- Quand on soutient Les Perséides parce que l’on «a failli perdre un  enfant à la naissance», on peut dire que tout le monde est éligible à faire partie du groupe.

5- Quand on collecte des fonds du public pour faire «un envol de plumes»  il est clair que tout geste, y compris l'épilation de l'aisselle,  peut devenir significatif. .

 

Conclusion

Comprenons-nous bien. Il ne s'agit pas, ici :

1- d'opposer la générosité à l'égoïsme, la solidarité sociale à l'individualisme. Il nous semble que l'indemnisation par la collectivité  d'une personne qui prétend avoir été brimée dans ses droits individuels devrait prendre en compte la turpitude de celle-ci, autrement nous encourageons l'irresponsabilité.

2- d'absoudre les comportements excessifs des autorités policières mais on doit éviter de verser dans l'angélisme qui fait que toute action de leur part est condamnée même lorsqu'elle  est bénigne, a un objectif bienveillant et que «la victime» perturbe l'ordre public. A s'indigner pour des vétilles on fait disparaître l'ordre public et on en vient à  banaliser les vrais abus d'autorité.  

3- de décourager la dénonciation d’erreur judiciaires mais  encore convient-il de ne pas appliquer à ces dernières des règles qui n’étaient pas en vigueur à l’époque, en l’absence de toute preuve circonstancielle différente; nous avons déjà assez de lenteurs judiciaires avec les affaires d’aujourd’hui sans reprendre des procès dont les acteurs sont disparus.    

4- de restreindre l'activité politique des groupes minoritaires mais on  doit craindre que le gouvernement local, par simple clientélisme électoral, se mette à dénoncer un gouvernement étranger  sous la pression  de groupes minoritaires locaux dont les homologues se disent victimes d'oppression dans cet autre pays. On n'antagonise pas des alliés potentiels pour des vétilles.

 5- d'être insensible à la protection  des droits individuels  mais il faut s'opposer à ce que cette préoccupation en vienne, soit à considérer le bourreau comme la victime, soit  à absoudre la victime qui a tué son  bourreau par mesure de défense «préventive».  On encourage ainsi l’irresponsabilité et on instaure des relations sociales déséquilibrées.   

6- de critiquer la générosité émotive de plusieurs Québécois mais il y a lieu de les inciter à une prudence élémentaire à l’égard de personnes qui  se disant victimes sollicitent des sommes d’argent de la population sans offrir de garanties de leur probité.   

7- de restreindre l’accès des individus aux divers programmes d’indemnisation de victimes d’accidents (automobile, travail) ou, en l’occurrence, d’actes criminels mais on doit s’inquiéter de la fragilité dont certains font preuve devant l’adversité au point de sembler ne pouvoir vivre sans cette indemnisation. On peut aussi considérer comme malvenues les pressions exercées par un bureau d’avocats pour un règlement hâtif par l’administration  des affaires dont il s’occupe au point de dénaturer l'intervention.        

8- de laisser les pédophiles libres de gâcher la vie des enfants qu’ils agressent mais on devrait d’abord dissiper les doutes quant à la nature de la pédophilie.­ Si elle est une maladie mentale incurable on voit mal comment la correction  satisfaisante pourrait être autre que l’internement à vie dans une institution  psychiatrique. Par ailleurs, il est apparent que l’indemnisation financière est inéquitable entre  les victimes en ce que l’on y recourt que dans les cas où le ou les auteurs ont des avoirs importants.    

9- d’empêcher les individus de manifester pour les causes qui leur tiennent à cœur  ni de solliciter des fonds du public mais il serait certainement souhaitable que les médias qui publicisent leurs  activités jettent un peu de lumière sur le côté «ombragé» des justifications et des actions menées avec les fonds recueillis

______

(1)http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201402/10/01-4737489-prise-de-temperature-rectale-lhopital-condamne-a-payer-18-600-.php

(2) http://www.droit-inc.com/article12003-18-607-pour-une-prise-forcee-de-temperature-rectale

(3) http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201401/03/01-4725357-le-policier-qui-a-menace-un-sans-abri-rencontre-par-ses-superieurs.php

(4) http://m.radio-canada.ca/regions/Montreal/2014/02/03/004-homme-agite-marteau-tir-policier-berri.shtml

(5) Le Soleil, 5 Mars 2014 p.23

(6)http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201402/11/01-4737933-lassemblee-nationale-coiffee-du-drapeau-arc-en-ciel.php

Ont pris part à la cérémonie Québec, la députée de Gouin, Mme Françoise David, conjointement avec le ministre de la Justice, M. Bertrand St-Arnaud, la députée de Bourassa-Sauvé, Mme Rita de Santis, le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, M. Daniel Breton, le député de Saint-Jérôme, M. Jacques Duchesneau et le député de Blainville, M. Daniel Ratthé,  http://www.lelezard.com/ communique-2861632.html

(7)  http://www.huffpostmaghreb.com/2014/02/08/poutine-homosexualite_n_ 4749955. html  et http://www.bing.com/videos/search?q=l'homosexualit%c3%a9+en+Russie &docid= 4729997 199016765&mid=A5FFFB8E71A5A2AA7797A5FFFB8E71A5A2AA7797&view=detail&FORM=

VIRE8#view=detail&mid=A5FFFB8E71A5A2AA7797A5FFFB8E71A5A2AA7797

(8). Une Nathalie Duhamel s'en prend à Lysianne Gagnon qui considérait que le syndrome de la femme battue était un recul du principe de l'égalité devant la loi. Les juges Bertha Wiklson, Claire L'Heureux-Dubé et Beverly McLachlin, actuelle juge en chef de la Cour Suprême ont crée «ce droit nouveau ».

Voir «L’homicide conjugal au féminin, le droit au masculin» par Micheline Carrierhttp://sisyphe.org/spip.php?article636  lundi 29 septembre 2003

Voir www.elizabethfry.qc.ca/fran/journal/crimes/pri1999/art01.ht)

Voir http://hommedaujourdhui.ca/L'Affaire% 20Armande%20Cote, ou% 20comment%20tuer.htm

(9)Voir  sur ce site Les maisons d’hébergement  pour femmes violentées …ou en difficulté.- Des services de plus en plus nombreux et coûteux pour des besoins de moins en moins grands.  -sDSP-3- c- 2-

(10) J.de Q 19 mars 2014 p.4, 20 mars p.22, Le Soleil,20 mars p.13

(11) J. de Q. 24 mars 2014 p.5

(12)  voir note 10 J. de Q., 22 mars 2014 p. 43

(13) Le Journal de Québec, 10 mai 2014 p. 1 et 3  (c’est la une)

(14) Le Journal de Québec 12 mai p. 23  

(15) Sur le site Les Perséides on peut lire  «Vous n'êtes pas seul(e)...

 L'association Les Perséides est active dans la grande région de Québec depuis 2003.  Les Perséides est un groupe d'entraide pour les parents ayant perdu un enfant soit à la naissance, par fausse couche, interruption de grossesse, grossesse ectopique ou encore pendant sa première année de vie. Restez en contact avec les brefs moments de votre bébé. En vous souvenant, vous garderez ce qui est précieux et tellement spécial, comme un trésor pour toujours. Faites confiance à votre cœur brisé.  Avec le temps vous reconnaîtrez sa sagesse et vous trouverez la sérénité.

Publications «Le deuil périnatal - Le vivre et l'accompagner», «Les rêves envolés», «Lorsque la vie éclate »

(16) Lise Ravary ; «Encore l’avortement ». Elle propose l’avortement sans condition  dans le premier trimestre  puis des restrictions de plus en plus sévères à mesure que la gestation se prolonge mais sans les préciser. Elle s’en prend surtout à Justin Trudeau qui oblige ses députés libéraux à être pro-choix –  En  somme, elle est une des rares femmes à accepter que l’on débatte des fameux dogmes féministes.  On attend encore l’homme qui aura le courage de faire de même mais surtout qui aura la chance de conserver son emploi. Le Journal de Québec 12 mai 2014p17